•   
  •   

Monde Guinée: manque d'électricité, rackets policiers, les habitants de Kamsar et Dubreka mécontents

06:20  14 mai  2020
06:20  14 mai  2020 Source:   rfi.fr

Homme armé d'un couteau abattu par des policiers à Fullerton

 Homme armé d'un couteau abattu par des policiers à Fullerton FULLERTON (CBSLA) - Des officiers tentant d'interrompre une bagarre entre deux hommes à Fullerton ont été contraints d'ouvrir le feu sur un homme qui les a chargés avec un couteau. © Fourni par CBS Los Angeles La fusillade impliquant l'agent a eu lieu vers 21 h 30. Dimanche dans le secteur des avenues Lillie et Commonwealth.

Des manifestations dans plusieurs villes du pays ont causé la mort d'au moins sept personnes et occasionné plusieurs blessés mardi selon la police. Un scénario similaire à Dubreka , l’autre sortie de Conakry, fait un mort tandis que dans la ville minière de Kamsar , c’est le manque d ’ électricité qui

Comme les heurts de 2017, des manifestations sont signalées, ce lundi à Kolaboui, une des sous-préfectures de Boké, ville minière située à 300 Km au Nord de Conakry. En 2017, des manifestations similaires mais meurtrières (photo archives) ont éclaté à Boké avant de contaminer Kamsar .

Le barrage hydro-électrique de Kaleta, dans la préfecture de Dubreka, en Guinée. © AFP PHOTO/CELLOU BINANI Le barrage hydro-électrique de Kaleta, dans la préfecture de Dubreka, en Guinée.

Des habitants sont de nouveau sortis dans les rues de Kamsar et Dubréka ce mercredi 13 mai pour rouvrir de force certaines mosquées fermées depuis l’instauration de l’Etat d’urgence sanitaire le 26 mars 2020. Des dizaines de fidèles musulmans parmi lesquelles des jeunes, des femmes et des enfants ont scandé « Allahou Akbar » [Dieu est grand], des slogans hostiles au gouvernement et diverses revendications sociales.

De notre correspondant à Conakry

Ils sont plusieurs dizaines à défiler sur les vidéos amateurs reçues depuis Kamsar, principalement des jeunes et des femmes. L’ambiance semble pacifique et joviale.

Paris : la Cité blanche placée sous surveillance policière

  Paris : la Cité blanche placée sous surveillance policière Paris : la Cité blanche placée sous surveillance policièreVaste ensemble de 600 HLM

Les autorités guinéennes ont lancé ce vendredi 19 janvier 2018 le démarrage des travaux de construction du barrage hydroélectrique d'Amaria dans la préfecture du Dubreka en Guinée maritime, près de la capitale, Conakry.

Laurent Wauquiez parle des "territoires perdus" à Saint-Etienne et à Firminy, affirmant que les policiers ne peuvent pas y faire leur travail. Les habitants

Parmi les revendications, outre le manque d’électricité dans la ville minière, les habitants se rebellent contre les mesures sanitaires. Ils accusent les forces de l’ordre d’en profiter pour racketter et maltraiter les habitants. « On ne peut pas rester à la maison quand on vit au quotidien » dit l’un d’eux ; « le gouvernement ne fait rien pour nous alors on s’en remet à Dieu », lance un autre.

Et la foule de se diriger vers les mosquées, fermées depuis l’instauration de l’État d’urgence sanitaire. « Je remercie Dieu d’avoir guidé ces jeunes », raconte un muezzin, inquiet à l’approche des fêtes de fin du ramadan. « Ils ont ouvert la mosquée, nettoyé les salles, et nous avons prié. »

Des scènes similaires se sont produites à Dubreka. « J’ai tenté de leur expliquer qu’il s’agit d’un décret présidentiel et que c’est pour le bien de tout le monde », dit le premier vice-maire Karamoko Bangoura. Les forces de sécurité ne sont pas intervenues, aucun incident n’est signalé.

Selon Jamal Bangoura, secrétaire général aux affaires religieuses, la question relève du comité de pilotage contre le Covid. Il appelle au calme et à la retenue. Mardi, des manifestations contre les restrictions sanitaires et le manque d'électricité ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés dans plusieurs villes de Guinée.

Covid-19: manifestation de la faim dans la banlieue de Santiago du Chili .
Alors que le président chilien a décrété le confinement de la capitale, les habitants d’El Bosque, ville pauvre de la banlieue de Santiago du Chili, ont affronté la police ce lundi 18 mai pour protester contre les pénuries alimentaires liées au confinement. Les manifestants, souvent capuche sur la tête et masque sur le visage, ont lancé des slogans hostiles à un gouvernement de droite qui d'après eux les délaisse. « Ce n'est pas la quarantaine,Les manifestants, souvent capuche sur la tête et masque sur le visage, ont lancé des slogans hostiles à un gouvernement de droite qui d'après eux les délaisse.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 1
C'est intéressant!