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Monde Acculé, Jair Bolsonaro provoque un climat de fièvre politique au Brésil

08:50  03 juin  2020
08:50  03 juin  2020 Source:   lemonde.fr

Une vidéo polémique de Bolsonaro indigne la classe politique brésilienne

  Une vidéo polémique de Bolsonaro indigne la classe politique brésilienne Au Brésil, la révélation d’une vidéo d’une réunion ministérielle, ce vendredi 22 mai a fait l’effet d’une bombe. Des passages de cet enregistrement, datant du 22 avril, montrent un président qui assume sa volonté d’interférer dans le judiciaire pour protéger sa famille, et des ministres qui veulent profiter de la focalisation médiatique sur le coronavirus pour faire passer toutes sortes de décrets comme pour exploiter l’Amazonie. La classe politique n’a pas tardé à réagir. Avec notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino« La vérité » sur le gouvernement, voilà ce que représente cette vidéo selon l’ancien ministre de la justice, Sergio Moro.

Le Brésil compte désormais 31 199 morts, après avoir enregistré un chiffre record de décès au cours des dernières 24 heures, a annoncé le ministère de la santé. Lire aussi Acculé , Jair Bolsonaro provoque un climat de fièvre politique au Brésil .

Nostalgique de la dictature militaire, ultra-conservateur et climato-sceptique On le surnomme le "Trump tropical". Jair Bolsonaro est le nouveau

Après plus de 500 jours au pouvoir, et en pleine pandémie, le président est aujourd’hui menacé de destitution dans plusieurs procédures parallèles.

Jair Bolsonaro arrive à cheval pour saluer la foule, devant le palais présidentiel à Brasilia, le 31 mai. © Fournis par Le Monde Jair Bolsonaro arrive à cheval pour saluer la foule, devant le palais présidentiel à Brasilia, le 31 mai.

Jusqu’où ira Jair Bolsonaro ? La question s’est posée avec force ces derniers jours au Brésil, à la suite des multiples déclarations menaçantes formulées par le président d’extrême droite et son entourage, laissant entrevoir la possibilité d’un coup de force, voire d’une intervention de l’armée et d’une rupture démocratique.

Brésil: trois grands médias boycottent les points de presse de Bolsonaro

  Brésil: trois grands médias boycottent les points de presse de Bolsonaro Trois des principaux médias du pays ont suspendu leur participation aux points de presse informels que le président tient à l'extérieur du palais présidentiel. Leurs journalistes y subissent fréquemment le harcèlement des partisans de Jair Bolsonaro. Le groupe Globo, le groupe radio-télé Band et le journal Folha de Sao Paulo ont annoncé lundi qu'ils cessaient de couvrir les points de presse informels que le président Jair Bolsonaro tient à l'extérieur du palais présidentiel, en raison du harcèlement de ses partisans et du manque de sécurité.

Depuis un an, le Brésil est dirigé par un président d’extrême-droite, Jair Bolsonaro . Lors de sa campagne électorale, cet ancien capitaine de l'armée de

Jair Bolsonaro a été élu président du Brésil , dimanche 28 octobre, avec 55,13 % des voix contre 44,87 % pour son concurrent, Fernando Haddad. Il y a encore quelques mois, un tel scénario semblait difficilement imaginable. Et, pourtant, profitant d’ un climat général de défiance vis-à-vis des

Après plus de 500 jours au pouvoir, et en pleine pandémie, le chef de l’Etat est aujourd’hui menacé de destitution dans plusieurs procédures parallèles.

La première se joue à la Chambre des députés, où une trentaine de recours à son encontre ont été déposés. La deuxième concerne l’enquête en cours, menée par le procureur général de la République, sur les ingérences supposées du président au sein de la police fédérale. La dernière concerne la validité même des élections de 2018, remportées par M. Bolsonaro, contestées en justice par au moins cinq actions différentes.

Acculé, le président se défend à sa manière : toutes griffes dehors. Le 22 mai, la justice a ainsi rendu publique la vidéo d’une récente réunion ministérielle, censée rester confidentielle. On y voit un Jair Bolsonaro multipliant insultes et dérapages, tonnant contre les autres pouvoirs et se disant prêt à armer ses partisans si besoin. « S’ils étaient armés, ils iraient dans la rue (…) Je veux que tout le monde soit armé ! Un peuple armé ne sera jamais l’esclave de personne ! », lance-t-il alors.

Brésil : des heurts entre partisans et adversaires de Bolsonaro

  Brésil : des heurts entre partisans et adversaires de Bolsonaro Les policiers n'ont pas pu empêcher des affrontements entre les deux camps malgré l'usage de grenades lacrymogènes. Au moins trois personnes ont été arrêtées.Lire aussi Coronavirus au Brésil : la piteuse performance de Bolsonaro

jair bolsonaro . Monde. Brésil . Monde. Brésil . Avec la démission de Sergio Moro, la droite se retourne contre Jair Bolsonaro . Bolsonaro essuie un revers politique contre le virus. La légèreté du président d’extrême droite dans le contexte de l’épidémie provoque la colère des citoyens.

Il y a un an, le 28 octobre 2018, l'extrême droite arrivait au pouvoir au Brésil avec l'élection du président Jair Bolsonaro . Depuis, cet ancien capitaine de l'armée, qui ne cache pas sa nostalgie de la dictature, a beaucoup fait parler pour ses positions très radicales.

Manifestes en faveur de la défense de la démocratie

La situation s’est tendue un peu plus encore le 27 mai. Ce jour-là, sur ordre du Tribunal suprême fédéral (STF), plus haute instance judiciaire du pays, la police mène une série de perquisitions chez une trentaine de proches de blogueurs, chefs d’entreprises, activistes ou députés, proches du clan présidentiel. Tous sont soupçonnés d’avoir participé activement à la diffusion massive d’appels à la haine et de fausses informations à l’encontre de plusieurs institutions et figures publiques, en particulier durant la campagne de 2018.

L’opération a ulcéré Jair Bolsonaro. « C’est terminé, putain ! (…) Des journées [comme celle-ci] ne se reproduiront plus ! (…) il y a des limites ! », s’est enflammé le président, rejoint par son fils Eduardo, député au Parlement. Ce dernier a appelé à « punir » les juges du STF et à prendre une « mesure énergique », et tant pis si son père est « taxé de dictateur ». « Ce n’est plus le moment de se demander si [le point de rupture] va arriver, mais quand », a lancé l’élu, volontiers menaçant.

Au Brésil, les pro et anti-Bolsonaro s'affrontent

  Au Brésil, les pro et anti-Bolsonaro s'affrontent Au Brésil, les pro et anti-Bolsonaro s'affrontent : les partisans du président d'extrême droite protestent contre les mesures de confinement décidées par de nombreux gouverneurs contre l'avis de Bolsonaro, ses adversaires crient au fascisme.Une altercation mineure a rapidement été interrompue par la police, les manifestants se tenant principalement de part et d'autre de la route longeant le front de mer sur la plage de Copacabana.

Raciste, homophobe, misogyne les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le nouveau président brésilien. Ce dimanche, Jair Bolsonaro , candidat

Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro a été élu haut la main président du Brésil , dimanche, avec plus de 55 % des voix contre 45 % à son adversaire de gauche Fernando Haddad. La jeune démocratie brésilienne bascule ainsi dans une grande inconnue avec son premier président

Esbroufe ? Tentative d’intimidation ? Ou véritable menace ? Ces déclarations ont en tout cas un peu plus électrisé un pays. Plusieurs manifestes en faveur de la défense de la démocratie ont été lancés en ligne, dont l’un, baptisé « estamos juntos » (nous sommes ensemble), a été signé par un large spectre de politiques et d’artistes, de droite comme de gauche. Le texte est cependant mort-né : il n’a pour l’instant pas retenu les faveurs de l’ancien président Lula, leader de l’opposition, qui refuse obstinément d’apposer son nom aux côtés de dirigeants de droite, selon lui responsables de la destitution de sa successeure Dilma Rousseff.

Lassés par ces petits jeux politiciens, certains ont donc décidé sans attendre de prendre la rue. Dimanche 31 mai, plusieurs centaines de manifestants antifascistes ont marché sur l’avenue Paulista de Sao Paulo aux cris de « democracia ! » La plupart étaient des supporteurs de clubs de football, dont le Corinthians, ancienne équipe du légendaire Socrates, opposant à la dictature militaire. Ils se sont heurtés aux forces de police, armées de gaz lacrymogène, mais aussi à des partisans très remontés de Jair Bolsonaro.

BRÉSILIE (Reuters) - Le président de la plus haute cour électorale du Brésil entendra mardi les arguments relatifs à deux affaires visant à annuler l'élection présidentielle de 2018 remportée par l'actuel président Jair Bolsonaro,

 BRÉSILIE (Reuters) - Le président de la plus haute cour électorale du Brésil entendra mardi les arguments relatifs à deux affaires visant à annuler l'élection présidentielle de 2018 remportée par l'actuel président Jair Bolsonaro, BRASILIA (Reuters) Le tribunal a déclaré mercredi dans un communiqué.

Le président Jair Bolsonaro lors de son investiture à Brasilia au Brésil le 1 janvier. Sergio moraes / reuters. Plutôt que la démocratie, l’intronisation officielle du président élu en octobre 2018 marque la victoire de l’extrême droite, des militaires, du climatoscepticisme et du libéralisme

Certains des manifestants anti- Bolsonaro étaient des supporters de football locaux, dont ceux de l'équipe Flamengo, basée à Rio, dont les Les manifestants pro- Bolsonaro brandissaient des drapeaux brésiliens, un groupe tenant une banderole disant " Le Brésil a besoin d'un nouveau départ"

Périlleux jeu d’échec

Car la crise a polarisé un peu plus le Brésil (48 % de la population jugent que M. Bolsonaro devrait démissionner, quand 50 % s’y opposent, selon institut de sondages Datafolha), mais aussi entraîné une radicalisation supplémentaire des partisans du chef de l’Etat.

Samedi 30 mai, une poignée d’extrémistes a ainsi effectué une marche aux flambeaux à Brasilia, à la manière des suprémacistes blancs et du Ku Klux Klan américain. De son côté, le député de Rio de Janeiro Daniel Silveira, fidèle du président, a directement menacé dans une vidéo les manifestants antifascistes, traités de « fils de pute communistes », disant espérer que l’un d’eux « se prendra une balle dans la poitrine » et affirmant qu’il pourrait lui-même réaliser le coup de feu et « décharger son arme » s’il se sentait menacé.

Dans ce contexte pour le moins tendu, ce sont les militaires qui ont la main. Publiquement, l’option d’un coup de force est certes balayée par les ministres en treillis. Mais en privé, soucieux d’ordre et de hiérarchie, ces derniers se montrent de plus en plus exaspérés par les velléités du pouvoir judiciaire.

Le 22 mai, le général Augusto Heleno, influent conseiller à la sécurité institutionnelle du président, a ainsi menacé les autres pouvoirs de « conséquences imprévisibles », en cas de saisie du portable de Jair Bolsonaro par la justice. Plusieurs réservistes réclament déjà haut et fort une action de l’armée, à travers l’utilisation de l’article 142 de la Constitution. Il lui permettrait, selon les partisans du chef de l’Etat, d’intervenir afin de garantir les « pouvoirs constitutionnels ».

Différence d'étiquette et de protocole pour les familles royales du monde entier

 Différence d'étiquette et de protocole pour les familles royales du monde entier RIO DE JANEIRO (Reuters) - Le président Jair Bolsonaro a menacé de retirer le Brésil de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vendredi, à moins qu'il ne cesse d'être une "organisation politique partisane".

Dans ce périlleux jeu d’échec, où chaque pièce est fragile comme du cristal et lourde comme du plomb, c’est à qui fera le premier faux mouvement ou le mouvement de trop. Chacun craint aujourd’hui la réaction du chef de l’Etat et de ses partisans, en cas de perquisition ordonnée au sein du palais présidentiel du Planalto, ou d’arrestation de l’un des membres de sa famille. Dans la fameuse réunion ministérielle dévoilée le 22 mai, Jair Bolsonaro a d’ores et déjà prévenu : « Je ne vais pas attendre que ma famille se fasse niquer. »

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Le Brésil retire des statistiques publiques sur le Covid-19 .
Le Brésil, troisième pays le plus endeuillé au monde avec plus de 35 026 morts, a cessé de communiquer sur le coronavirus et a effacé les statistiques de l'épidémie d'un site officiel. Plusieurs mois de statistiques ont disparu au Brésil. Le pays d’Amérique latine a retiré samedi 6 juin d'un site internet public plusieurs mois de statistiques sur l'épidémie de coronavirus dans le pays et a cessé de communiquer le nombre total de cas dePlusieurs mois de statistiques ont disparu au Brésil.

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