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Monde Les manifestations continuent aux Etats-Unis malgré les menaces de Donald Trump

08:50  03 juin  2020
08:50  03 juin  2020 Source:   france24.com

Malgré le coronavirus, Trump somme les États américains de rouvrir les lieux de culte

  Malgré le coronavirus, Trump somme les États américains de rouvrir les lieux de culte Les églises seront-elles à nouveau pleines aux États-Unis ? Donald Trump souhaite en tous cas qu'elles puissent accueillir les fidèles. Le président américain a ordonné ce vendredi 22 mai aux gouverneurs de rouvrir les lieux de culte. Les autorités sanitaires appellent à la prudence, car le coronavirus n’a pas terminé sa propagation aux États-Unis, qui s’approchent du seuil fatidique des 100 000 morts. Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet« Je déclare les églises les synagogues les mosquées comme des lieux essentiels », a annoncé ce vendredi le président américain, avant de menacer les gouverneurs : « J’appelle les gouverneurs à ouvrir les lieux de

« Donald Trump a fait de ce pays un champ de bataille rongé par de vieux ressentiments et de nouvelles craintes. ► À lire aussi : Manifestations aux États - Unis : une répétition générale de la présidentielle? Le candidat démocrate a insisté sur les lourdes responsabilités qu’impliquait la charge

Coups de sang, expression bravache, réponse martiale aux manifestations , parfois ponctuées de violences, dénonçant le racisme au sein de certaines institutions américaines, l'attitude de Donald Trump se raidit face à la crise qui saisit son pays.

Young woman protesting against police brutality and systemic racism in the US wears mask reading 'I can't breathe', New York City, June 2nd 2020. © Jessica Le Masurier Young woman protesting against police brutality and systemic racism in the US wears mask reading 'I can't breathe', New York City, June 2nd 2020.

Le mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières s'est poursuivi mardi pour la huitième nuit consécutive aux Etats-Unis, malgré les couvre-feux et le ton martial de Donald Trump.

Neuf jours après la mort à Minneapolis de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc, la vague de contestation historique ne connaît pas de répit aux États-Unis. Plus d'une centaine de villes américaines sont concernées par les manifestations de colère dans les cinquante états, avec des milliers d'arrestations et plusieurs morts.

États-Unis: Trump signe un décret visant les opérateurs de réseaux sociaux

  États-Unis: Trump signe un décret visant les opérateurs de réseaux sociaux Aux États-Unis, Donald Trump vient de signer un décret visant à réviser le statut des plateformes de réseaux sociaux. Une décision qui intervient 24 heures après que Twitter a étiqueté deux tweets du président américain avec la mention « Contenu trompeur ». De notre correspondante à New York, Loubna Anaki Pour Donald Trump, il s’agit avant tout de « protéger la liberté d’expression de l’une des plus grandes menaces de l’histoire américaine ». LeDe notre correspondante à New York, Loubna Anaki

Etats - Unis : Donald Trump veut priver les réseaux sociaux de leur protection. Le président américain a signé, jeudi, un décret visant à limiter la protection dont Washington menace de priver Hongkong de plusieurs privilèges accordés par les Etats - Unis . Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo

Lors d’une manifestation anti- Trump , le 14 novembre à Seattle. Jason redmond / afp. Près d’une semaine après l’élection de Donald Trump , à quoi sert de continuer à protester ? « On cherche à se montrer qu’on n’est pas tout seul », dit un ingénieur d’origine indienne venu de la Silicon Valley avec

Au moins 60 000 personnes ont rendu hommage mardi au défunt lors d'un rassemblement pacifique à Houston, ville du Texas où il a grandi et où il doit être enterré la semaine prochaine. "Nous voulons qu'ils sachent que George n'est pas mort en vain", a lancé le maire de la ville, Sylvester Turner.

À Washington, plusieurs milliers de personnes, dont la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, ont manifesté jusque tard dans la soirée, bravant le couvre-feu décrété par la municipalité à partir de 19H00. Les abords de la Maison Blanche ont été bloqués par des barrières de métal, empêchant toute confrontation directe avec les forces de l'ordre.

La capitale américaine, où plus de 300 manifestants ont été arrêtés lundi soir, "était l'endroit le plus sûr de la planète la nuit dernière", a salué sur Twitter Donald Trump, assumant le positionnement de président de "la loi et de l'ordre". Le président américain a également a rendu hommage, mardi soir, à un ancien policier tué sur une scène de pillage à St-Louis (Missouri).

Comment les Chinois observent très attentivement les manifestations américaines

  Comment les Chinois observent très attentivement les manifestations américaines Dans un contexte de tensions entre Washington et Pékin, les manifestations qui font suite à la mort de George Floyd aux États-Unis peuvent être l’occasion pour le pouvoir chinois de critiquer leur rival. Aucune déclaration publique pour le moment, mais la presse officielle évoque depuis deux jours largement les émeutes, et en profite pour décrédibiliser le gouvernement de Donald Trump. Avec notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget SurAvec notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget

Des milliers de personnes se sont de nouveau rassemblées dimanche dans plusieurs villes des Etats - Unis pour exiger que justice soit rendue après la mort de George Floyd au lendemain d’une nuit marquée par des émeutes, tandis que le président Donald Trump fustigeait les « anarchistes ».

Lors de la visite d'une usine dans l'Indiana, Donald Trump a prévenu que les entreprises américaines délocalisant pour réduire leurs coûts de production en subiraient «les conséquences». «Les entreprises ne vont pas continuer à quitter les Etats - Unis sans qu'il y ait des conséquences.

À Los Angeles, le maire Eric Garcetti a posé avec des policiers un genou à terre, symbole depuis 2016 de la dénonciation des violences policières contre la minorité afro-américaine.

Le calme régnait à Minneapolis, épicentre de cette flambée de colère. "Je veux qu'on lui rende justice parce qu'il était bon, peu importe ce que les gens pensent, c'était quelqu'un de bien", a lancé en pleurs la compagne de George Floyd, Roxie Washington, lors d'une conférence de presse.

À New York, où plusieurs grands magasins de la célèbre 5e Avenue ont été pillés lundi soir, le couvre-feu nocturne a été avancé à 20H00 et prolongé jusqu'à dimanche. Cela n'a pas empêché plusieurs centaines de manifestants, noirs et blancs, de protester pacifiquement en scandant "George Floyd, George Floyd" ou encore "Black Lives Matter!" ("la vie des Noirs compte"), cri de ralliement contre les violences policières visant les Afro-Américains.

Manifestations aux États-Unis: qui sont les «gauchistes radicaux» pointés par Trump?

  Manifestations aux États-Unis: qui sont les «gauchistes radicaux» pointés par Trump? Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs dizaines de villes américaines pour demander justice pour George Floyd, cet Afro-américain tué lors de son arrestation par la police. Les marches ont dégénéré, par endroits. Donald Trump a dénoncé les agissements de « gauchistes radicaux », les « antifas ». Les marches américaines pour demander justice pour George Floyd et plus largement pour dénoncer le racisme, ont dégénéré par endroits. Bâtiments incendiés, pillages… Un couvre-feu a été imposé à Los Angeles, Houston et à Washington, où la police a dispersé des manifestants près de la Maison Blanche.

Alors que l'autopsie officielle de la mort de George Floyd, il y a une semaine, confirme l'homicide et que les manifestations s'étendent à travers le pays, D Gauthier Rybinski, chroniqueur international fait le point sur les réactions de Donald Trump face à cette situation.

ÉTATS - UNIS - Ni les appels au calme, ni les menaces de Donald Trump d’envoyer l’armée, n’auront suffi à calmer la colère après la mort de George Floyd. Ce samedi 30 mai, pour le deuxième jour consécutif à l’échelle nationale, les manifestations se sont poursuivies dans une trentaine de villes

"Dominer les rues"

Dans une allocution musclée, le président américain avait annoncé lundi soir le déploiement de "milliers de soldats lourdement armés" et policiers à Washington pour mettre fin "aux émeutes" et "aux pillages". Et il avait appelé les gouverneurs à "dominer les rues" tout en menaçant d'envoyer l'armée "pour régler rapidement le problème à leur place" s'ils n'agissaient pas selon ses directives.

Juste avant son discours, les forces de l'ordre avaient dispersé à coups de gaz lacrymogènes de nombreux manifestants des abords de la Maison Blanche pour permettre au président de se rendre à pied devant une église emblématique dégradée la veille.

La maire de Washington Muriel Bowser a protesté contre l'envoi des militaires "dans les rues américaines contre les Américains", une attaque reprise par de nombreux gouverneurs démocrates. Car la crise, dans un pays déjà extrêmement divisé, prend une tournure de plus en plus politique.

Biden accuse Trump d'avoir transformé le pays en "champ de bataille"

Le candidat démocrate à la présidentielle du 3 novembre, Joe Biden, a accusé mardi Donald Trump d'avoir "transformé ce pays en un champ de bataille miné par de vieilles rancunes et de nouvelles peurs". Lors d'un déplacement à Philadelphie, il a promis de "guérir les blessures raciales qui meurtrissent notre pays depuis si longtemps".

Face aux protestations, qui interviennent dans des Etats-Unis où les inégalités sociales et raciales sont déjà exacerbées par la pandémie de Covid-19, Donald Trump est resté silencieux jusqu'ici sur les réponses aux maux dénoncés par les manifestants. Et n'a que très brièvement évoqué la "révolte" des Américains face aux conditions de la mort de George Floyd.

Cet homme de 46 ans est décédé le 25 mai en répétant "I can't breathe" ("Je ne peux pas respirer"), gisant par terre, menotté et avec le cou sous le genou d'un policier. Les autopsies ont confirmé que la mort était due à la pression au niveau de son cou.

Avec AFP

Donald Trump menace la Cour pénale internationale de sanctions économiques .
Cette intimidation intervient alors que La Haye vient d'autoriser l'ouverture d'une enquête pour crimes de guerre et crime contre l'humanité en Afghanistan.Il s'agit d'une riposte directe à la décision en appel prise en mars par la juridiction de La Haye d'autoriser l'ouverture d'une enquête pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Afghanistan malgré l'opposition de l'administration Trump. L'enquête souhaitée par la procureure de la Cour, Fatou Bensouda, vise entre autres des exactions qui auraient été commises par des soldats américains dans le pays où les États-Unis mènent depuis 2001 la plus longue guerre de leur histoire.

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C'est intéressant!