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Monde La désignation des membres du gouvernement burundais crée des remous

07:25  30 juin  2020
07:25  30 juin  2020 Source:   rfi.fr

Burundi: un nouveau gouvernement controversé

  Burundi: un nouveau gouvernement controversé La désignation des membres du nouveau gouvernement burundais crée des remous, un gouvernement resserré qui passe de 21 à 15 membres pour un pays qui fait face à une crise économique. Bujumbura assure qu’il s’agit d’un gouvernement de technocrates mais quelques noms inquiètent les défenseurs des droits de l’homme. C’est le cas notamment de celui du ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, sous sanctions internationales et dont le nom serait cité dans les enquêtes de la Cour pénale internationale.

La désignation des membres du nouveau gouvernement burundais crée des remous , un gouvernement resserré qui passe de 21 à 15 membres pour un Du côté de Bujumbura, on insiste sur la compétence des membres de ce gouvernement restreint et sur leur représentativité, quand il

La polémique née autour du « burkini » ne cesse de provoquer des déflagrations politiques, désormais jusqu’au sein du gouvernement . Jeudi 25 août, plusieurs ministres ont exprimé publiquement leurs réserves par rapport à la position dictée par Manuel Valls. Dans un entretien accordé à La Provence

Le général Evariste Ndayishimiye, qui se présente comme l'héritier du président sortant, en meeting dans la province de Gitega, le 27 avril 2020 (illustration). © REUTERS/Evrard Ngendakumana Le général Evariste Ndayishimiye, qui se présente comme l'héritier du président sortant, en meeting dans la province de Gitega, le 27 avril 2020 (illustration).

Le gouvernement est resserré de 21 à 15 membres pour un pays qui fait face à une terrible crise économique. Bujumbura assure qu’il s’agit d’un gouvernement de technocrates mais quelques noms inquiètent les défenseurs des droits de l’homme.

Du côté de Bujumbura, on insiste sur la compétence des membres de ce gouvernement restreint et sur leur représentativité. Et ce même s'il n'y a qu'un ministère qui est tenu par autre parti politique que le CNDD-FDD. Mais il y a, énumère-t-on, deux magistrats, un policier, un membre de la société civile et même une femme de l’ethnie Twa, une première… Et des bons connaisseurs de leurs dossiers comme le nouveau ministre des Affaires étrangères qui, souligne-t-on, s’est fait un nom comme ambassadeur à New York dans une période très difficile.

Burundi: revirement du gouvernement sur le Covid, "le plus grand ennemi"

  Burundi: revirement du gouvernement sur le Covid, Le nouveau président burundais Évariste Ndayishimiye a déclaré mardi le Covid-19 comme "le plus grand ennemi des Burundais", imposant une volte-face complète à son pays qui avait jusqu'ici largement ignoré l'épidémie. "Je déclare la pandémie de Covid-19 comme le plus grand ennemi des Burundais, car c'est clair qu'elle est devenue aujourd’hui leur principale préoccupation", a lancé le chef de l'Etat après la prestation de serment de son nouveau gouvernement à Bujumbura.

La venue du porte-voix du régime burundais crée aussi des remous au sein de la diaspora burundaise établie au Canada, dont Un membre de la communauté burundaise du Canada ainsi que le professeur à la faculté de droit de l'Université de Montréal Amissi Manirabona compléteront le panel.

Le nouveau gouvernement burundais compte quinze membres et est dominé par les tenants de la ligne dure du régime. Au lieu d’avoir un gouvernement qui rassemble, c’est un gouvernement composé exclusivement par des membres du CNDD-FDD.

Un général sous sanctions

Pourtant, ce casting inquiète la société civile, comme Me Armel Niyongere, le coordonnateur d’un collectif d’avocats de victimes de la répression au Burundi. « Le collectif des avocats des victimes et parties civiles n'entend pas se prononcer sur le choix politique. Il peut cependant constater que nombre de membres du gouvernement nouvellement nommés ont été cités dans le cadre d'enquête menées par la CPI. Si des mandats d'arrêt sont émis, il faudra en assurer l'exécution. »

Pour Carina Tersakian, de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, l’un des points les plus sombres, c’est la présence à l’Intérieur et à la Sécurité publique d'un général, Gervais Ndirakobuca, sous sanctions internationales. « C'est quelqu'un qui a participé à de très graves violations des droits humains, notamment depuis le début de la crise au Burundi en 2015. »

Pour Bujumbura, ces sanctions contre des officiels burundais sont injustes comme injustifiés. Le pays avait claqué la porte de la CPI juste avant l’annonce publique de l’ouverture d’une enquête.

La France rejette une nouvelle enquête sur le meurtre d'Habyarimana au Rwanda .
© [File: Hereward Holland / Reuters] Des enquêteurs français examinent l'épave de l'avion Dassault Falcon 50 de Habyarimana [File: Hereward Holland / Reuters] Les juges d'appel français ont rejeté une demande de réouverture une enquête sur l'assassinat en 1994 du président rwandais Juvénal Habyarimana, qui a déclenché le génocide qui a tué 800 000 personnes.

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