•   
  •   

Monde Liban: Démissions au gouvernement, la colère de la rue persiste

15:25  10 août  2020
15:25  10 août  2020 Source:   fr.reuters.com

«Le Liban c'est la famille de la France»

  «Le Liban c'est la famille de la France» Emmanuel Macron est arrivé à Beyrouth le 6 août pour témoigner de l'amitié de la France au pays du cèdre après un drame de plus dans «ce pays bien-aimé», pour reprendre les mots du journaliste Jean‑Dominique Merchet. Une catastrophe qui fait la une des médias français et qui émeut, comme tous les drames traversés par le Liban. Pourquoi ce pays nous touche-t-il à ce point? Les liens historiques de la France avec lui sont connus: «Le Liban c'est la famille de la France», résume le ministre des Affaires étrangères Jean‑Yves le Drian. «Une évidence qui s'impose, parce que c'est le Liban, parce que c'est la France», dit le président français à son arrivée.

L'explosion de quelque 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées depuis des années sur le port de la ville a fait au moins 158 morts et plus de 6.000 blessés mais elle a aussi ravivé la colère d 'une large partie de la population après des mois de crise politique et économique.

D’après lui, des «marionnettistes» venus de République tchèque ont ordonné à l’opposition de «faire sortir les gens dans la rue et de demander des De son côté, toujours repris par BelTA, Xi Jinping a lui aussi adressé ses félicitations au président réélu. «Au nom du gouvernement chinois et du

LIBAN-SECURITE-EXPLOSION:Liban: Démissions au gouvernement, la colère de la rue persiste

LIBAN: DÉMISSIONS AU GOUVERNEMENT, LA COLÈRE DE LA RUE PERSISTE © Reuters/Mohamed Azakir LIBAN: DÉMISSIONS AU GOUVERNEMENT, LA COLÈRE DE LA RUE PERSISTE

par Michael Georgy

BEYROUTH (Reuters) - Les Libanais sont appelés à manifester lundi devant le palais présidentiel de Baabda à Beyrouth pour réclamer la démission du chef de l'Etat, Michel Aoun, six jours après l'explosion qui a détruit une partie de la ville et alors que les démissions se multiplient au sein d'un gouvernement de plus en plus critiqué.

Le Liban, un pays à genoux

  Le Liban, un pays à genoux Les crises successives et la catastrophe du 4 août, qui a détruit une partie de Beyrouth, plongent le Liban dans un désordre qui risque d’atteindre le point de non-retour. De notre correspondant à Beyrouth, « Meubles, voiture, bijoux, nous avons tout vendu. Nous partons avec les enfants au Canada ! » Au lendemain de la double explosion qui a détruit une partie de Beyrouth, le 4 août, Hiba et son époux ont décidé de quitter le Liban pour « recommencer à zéro sous des cieux plus cléments ».Les histoires de jeunes ou de familles qui veulent partir foisonnent. Chacun connaît un voisin, un ami ou un proche qui a choisi d’aller refaire sa vie ailleurs.

Liban : le gouvernement annonce des réformes "radicales". "Semaine de la colère " au LIBAN , les manifestants de nouveau dans la rue - Продолжительность: 1:28 FRANCE 24 3 102 просмотра.

Le Liban est sans gouvernement depuis la démission fin octobre du Premier ministre Saad Hariri. Et malgré la nomination le 19 décembre de son remplaçant, Hassan Diab, un nouveau cabinet peine à voir le jour. La rue réclame que ce dernier ne soit composé que de technocrates indépendants.

L'explosion de quelque 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées depuis des années sur le port de la ville a fait au moins 158 morts et plus de 6.000 blessés mais elle a aussi ravivé la colère d'une large partie de la population après des mois de crise politique et économique.

Désormais appelé à démissionner en bloc, le gouvernement formé en janvier avec l'appui du Hezbollah, le parti-milice chiite soutenu par l'Iran, devait se réunir dans la journée, selon plusieurs sources ministérielles et politiques.

Après ceux de l'Information et de l'Environnement dimanche, la ministre de la Justice, Marie-Claude Najm, et le ministre des Finances, Ghazi Wazni, ont démissionné lundi, ont rapporté les médias locaux.

"C'est tout le régime qui doit changer", a déclaré à Reuters Joe Haddad, un ingénieur. "Un nouveau gouvernement ne fera aucun différence. Ce qu'il faut, ce sont des élections rapides."

Liban. Pour l’Iran, l’aide « ne doit pas être conditionnée à un changement politique »

  Liban. Pour l’Iran, l’aide « ne doit pas être conditionnée à un changement politique » L’aide au Liban, dévasté par l’explosion au port de Beyrouth, « ne devrait pas être conditionnée à un changement politique », a déclaré vendredi 14 août le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, alors que les États-Unis et la France pressent en ce sens. L’aide au Liban, dévasté par l’explosion au port de Beyrouth, ne devrait pas être conditionnée à un changement politique, a déclaré vendredi 14 août le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, alors que les États-Unis et « Ce n’est pas humain d’exploiter la douleur des gens à des fins politiques »Le ministre iranien des Affaires étrangè

Le chef du gouvernement a estimé dans un discours télévisé que seules "des élections anticipées peuvent permettre de sortir de la crise structurelle". Deux jours après une visite du président français Emmanuel Macron, une visioconférence des donateurs en soutien au Liban aura lieu dimanche

Les contestataires réclamaient un gouvernement de technocrates, totalement indépendants de la classe politique, fustigeant un système politique confessionnel ayant longtemps alimenté selon eux la corruption et le clientélisme. Or l'équipe gouvernementale actuelle a été formée le 21 janvier au terme

Le Premier ministre, Hassan Diab, a annoncé samedi qu'il allait demander la tenue d'élections législatives anticipées.

Les manifestations du week-end à Beyrouth, qui ont rassemblées plusieurs milliers de personnes, sont les plus importantes depuis le début en octobre du mouvement de protestation contre la crise économique, la corruption et la mauvaise gestion des services publics par une élite politique accusée de détourner à son profit les finances publiques.

Dimanche, les donateurs internationaux du Liban ont promis d'envoyer rapidement et sans condition près de 253 millions d'euros d'aide à Beyrouth. Mais ils ont précisé que la poursuite de leur soutien dépendrait de la mise en oeuvre de réformes institutionnelles.

(Avec le bureau de Beyrouth, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot)

Le Liban a des amis, mais ils demandent des comptes .
Le président de la République française était jeudi 6 août à Beyrouth après les explosions. Emmanuel Macron a promis l’aide internationale. Mais quelles sont les relations aujourd’hui entre le Liban et le reste du monde ? Pourquoi la France est-elle en première ligne pour aider le Liban ? Les relations sont historiques et profondes entre le Liban et la France, l’ancienne puissance mandataire (1918-1946).  Le Liban n’est pas seul » , a tweeté Emmanuel Macron, premier chef d’État à se rendre à Beyrouth depuis le drame.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 1
C'est intéressant!