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Monde Crise catalane : Madrid lance un ultimatum à Barcelone

09:33  12 octobre  2017
09:33  12 octobre  2017 Source:   lemonde.fr

Du FC Barcelone à la Sagrada Familia, la Catalogne est en grève

  Du FC Barcelone à la Sagrada Familia, la Catalogne est en grève La Catalogne est en grève pour défendre ses "droits" et dénoncer les violences policières en marge du référendum interdit sur l'indépendance.Du FC Barcelone à la fameuse Sagrada Familia, la Catalogne est en grève ce mardi 3 octobre. Le mouvement veut dénoncer les violences policières survenues en marge du référendum interdit sur l'indépendance ce dimanche. La police et la garde civile étaient intervenues dans une centaine de bureaux de vote pour saisir urnes et matériel électoral, non sans violence.

Les temps s’accélèrent dans la crise catalane . L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous. Crise catalane : Madrid lance un ultimatum à Barcelone .

Madrid a annoncé qu'en cas de refus de renoncer à l'indépendance ce lundi, l'exécutif catalan A force de donner des ultimatums qu'il n'applique pas, c'est le gouvernement espagnol qui est en train de perdre la face! Barcelone quadrillée par l'armée, comme Santiago du Chili en 1973 ?

Le gouvernement espagnol donne jusqu’à lundi aux autorités catalanes pour dire si elles déclarent l’indépendance. Si la réponse positive, elles auront jusqu’à jeudi pour y renoncer.

Les temps s’accélèrent dans la crise catalane. Mercredi 11 octobre Madrid a posé un ultimatum au président de la Généralité Carles Puigdemont pour qu’il clarifie sa position sur sa déclaration d’indépendance et renonce à ses intentions sécessionnistes.

Le gouvernement de Mariano Rajoy prépare ainsi le terrain à une utilisation de l’article 155 de la Constitution de l’Espagne, qui lui permettrait de déclencher la procédure de suspension de l’autonomie de la région.

Catalogne : Madrid poursuit des policiers catalans pour sédition

  Catalogne : Madrid poursuit des policiers catalans pour sédition Ils ont été convoqués "en vue de leur inculpation", dans le cadre d'une "enquête pour sédition".Première réplique. La justice espagnole a lancé mercredi 4 octobre des poursuites contre des membres de la police catalane et des responsables indépendantistes, après le référendum d'autodétermination interdit de dimanche.

D'après le média catalan Sport, Florentino Pérez, le président du club, a lancé un ultimatum à Zinédine Zidane. Une défaite face aux Français ne lui serait pas pardonnée. Réunion de crise : Zidane a réuni toute l’équipe pour discuter des problèmes et trouver des solutions.

Cette décision fait suite à l'expiration de l' ultimatum au président indépendantiste catalan Carles Puigdemont, Madrid la création d'un Etat fédéral, peut régler la crise entre Madrid et Barcelone . «J'espère, s'il nous regarde, qu'il nous écoute, qu'il arrête tout, qu'il ne lance pas la déclaration

Les autorités catalanes ont jusqu’au 16 octobre 10 heures, pour préciser si oui ou non elles ont proclamé une république indépendante en marge de la loi espagnole. Mardi, lors de son intervention au Parlement de Barcelone, M. Puigdemont avait volontairement semé la confusion en déclarant de manière symbolique l’indépendance de la région tout en gelant sa mise en œuvre moins d’une minute après, afin de permettre un très hypothétique dialogue avec Madrid.

Si le gouvernement indépendantiste répond positivement ou ne répond pas, il disposera de trois jours supplémentaires, jusqu’au jeudi 19 octobre, pour faire marche arrière. Si le deuxième délai n’est pas respecté, Madrid pourra alors déclencher la mise sous tutelle de la région par le biais de l’article 155.

Moscovici: la Catalogne indépendante "ne serait pas membre de l'UE"

  Moscovici: la Catalogne indépendante Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, a affirmé jeudi que la Catalogne, si elle était indépendante en sortant de l'Espagne, "ne serait pas membre de l'Union européenne".Interrogé, lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP, sur le fait de savoir si Bruxelles reconnaîtrait ou non une Catalogne ayant déclaré son indépendance, l'ancien ministre français a répondu: "là, les choses sont assez claires. Imaginons qu'il y ait une indépendance, à ce moment-là, la Catalogne indépendante ne serait pas membre de l'Union européenne".

Les murs de Barcelone sont à l'image de l'Espagne: marqués par la crise sans précédent qui dure entre Madrid et la Catalogne depuis le mois de septembre. Le soir même, le roi Felipe VI a lancé une charge cinglante contre les dirigeants indépendantistes.

Lire aussi : Crise catalane : Madrid lance un ultimatum à Barcelone . Plus tôt dans la journée, avant que ne soit évoqué le recours à l’article 155, M. Puigdemont avait affirmé dans une interview à CNN qu’il était disposé à un dialogue « sans condition préalable ».

« Le référendum illégal n’est pas légitime »

« Un référendum hors la loi ne peut entraîner dans sa chute une communauté de 7,5 millions de personnes ni celle du quatrième pays de l’Union européenne [UE] », a déclaré Mariano Rajoy lors d’une séance spéciale du Parlement espagnol.

Dans son discours, il a démonté, point par point l’argumentaire des indépendantistes. « Le référendum illégal n’est pas légitime », a martelé le premier ministre. « Aucun résultat supposé ne peut être utilisé » pour justifier l’imposition d’une « indépendance dont personne ne veut », une décision qui n’est « ni spontanée, ni démocratique ». Il a qualifié le scrutin de « farce électorale ».

Le responsable conservateur a aussi rejeté l’idée d’une médiation, impossible dans un contexte de « désobéissance », et surtout d’une médiation internationale, comme l’ont demandé les responsables catalans. « Aucun pays au monde n’a pris au sérieux ce qui s’est passé le 1er octobre », a affirmé M. Rajoy.

Madrid s'attaque à la police catalane

  Madrid s'attaque à la police catalane La justice espagnole a mis en examen Josep Lluís Trapero, chef de la police régionale. De notre envoyée spéciale à BarcelonePour Madrid, la question ne semble plus faire de doute: la police catalane a désobéi aux ordres. Josep Lluís Trapero, le chef des Mossos d'Esquadra depuis avril, a été mis en examen mercredi par la justice espagnole, dans le cadre d'une enquête pour «sédition». Le «mayor» comparaîtra vendredi «en vue de son inculpation», au côté d'une adjointe, Teresa Laplana.

Le chef de l’exécutif catalan Carles Puigdemont a jusqu‘à ce lundi 10 heures pour clarifier ses intentions après la proclamation d’indépendance, aussitôt suspendue mardi dernier. S’il confirme la proclamation, l’exécutif espagnol donnerait une dernière chance au gouvernement catalan

Sport annonce sur sa Une du jour que le FC Barcelone aurait posé un ultimatum à Antoine Griezmann, lui demandant de se décider dans les prochains jours pour son avenir et régler son départ de l’Atlético Madrid .

Quant au droit à l’autodétermination, « il n’est inclus dans aucune constitution démocratique » a souligné le premier ministre et ne peut s’appliquer « que dans les cas de nations soumises à une autorité coloniale ».

Avec une pointe de nostalgie, il a regretté un nationalisme catalan « constitutionnel et européiste », celui de l’ancienne Convergence démocratique de Catalogne (CDC), aujourd’hui transformé en PdeCat (Parti démocrate européen catalan) de Carles Puigdemont, et accusé, sans le nommer, l’ancien président de la Généralité, Artur Mas, d’avoir poussé cette formation, à son origine modérée et conservatrice, à la dérive indépendantiste.

Soutien du PSOE à Madrid

S’il doit prendre des mesures exceptionnelles, Mariano Rajoy n’agira pas seul. Il s’est en effet assuré du soutien du Parti socialiste (PSOE) et de son secrétaire général, Pedro Sanchez, en échange de quoi il a accédé pour la première fois à réviser la Constitution et renégocier les relations entre Madrid et les dix-sept régions espagnoles.

« La Constitution peut être modifiée, mais seulement à travers les règles et procédures prévues par celle-ci », a dit le premier ministre lors de son intervention parlementaire. Il a offert à Barcelone de dialoguer « sur la quantité ou qualité des services publics, sur leur financement, sur comment contribuer à la solidarité sociale », mais toujours dans le cadre d’une autonomie.

Catalogne: la maire de Barcelone est contre une déclaration unilatérale d'indépendance

  Catalogne: la maire de Barcelone est contre une déclaration unilatérale d'indépendance Le président séparatiste de la région, Carles Puigdemont, menace de proclamer mardi l'indépendance de la Catalogne, plus d'une semaine après le référendum. © afp.com/JOSE JORDAN La maire de Barcelone, Ada Colau, à la sortie d'un bureau de vote dans sa ville, lors du référendum sur l'indépendance de la Catalogne, le 1er octobre 2017. Les divisions s'accentuent en Catalogne. L'influente maire de Barcelone s'est prononcée ce lundi contre une déclaration unilatérale d'indépendance du gouvernement catalan.

Annoncé du côté du FC Barcelone depuis plusieurs semaines déjà, Antoine Griezmann est toujours un joueur de l'Atlético Madrid pour l'instant. Une situation qui commence sérieusement à agacer les dirigeants catalans . En effet, les Blaugrana auraient lancé un ultimatum à l'international tricolore.

Le chef de l’exécutif catalan , Carles Puigdemont, avait jusqu‘à 10 heures ce lundi pour clarifier ses intentions après la proclamation. Migrants : le navire Open Arms accueilli à Barcelone .

M. Sanchez a annoncé qu’une commission pour la modernisation de l’organisation territoriale serait « mise en marche immédiatement », pour durer six mois, l’idée étant de chercher comment « la Catalogne reste en Espagne, pas comment elle s’en va ».

Le chef de file du PSOE a voulu préciser que son parti avait sa « propre interprétation » de l’article 155 et qu’il espérait que « le gouvernement en tiendrait compte ». Le jour venu, a-t-il ajouté « le doigt qui appuiera sur le bouton du 155 sera celui de Carles Puigdemont, non celui de l’Etat ».

Mise en application laborieuse

L’article 155 n’a jamais été utilisé. Il est clair dans ses intentions, mais flou dans les détails. Il autorise Madrid à prendre « les mesures nécessaires » si « une région autonome ne respecte pas les obligations de la Constitution ou d’autres lois », mais il ne précise ni les délais ni les mesures possibles, et ne mentionne pas la possibilité de suspendre le gouvernement ni de dissoudre le Parlement régional concerné.

Sa mise en application est laborieuse : le gouvernement devra présenter au Sénat, où le Parti populaire (conservateur au pouvoir) dispose d’une majorité absolue, un écrit détaillant les mesures envisagées et l’avertissement adressé au président catalan. La Commission générale des communautés autonomes devra alors émettre un avis et Carles Puigdemont aura un délai pour présenter ses réponses.

Dans son bras de fer avec Barcelone, Mariano Rajoy compte également sur le soutien de Ciudadanos, le parti centriste et anti-indépendantiste qui, depuis le début de la crise, réclame l’utilisation de l’article 155 et la convocation de nouvelles élections en Catalogne.

Podemos, la formation de la gauche radicale par contre s’y oppose. « Pour que les enfants que je n’ai pas encore aient une chance de voir une Catalogne en Espagne, il n’y a que la solution d’un référendum négocié », a déclaré son chef de file, Pablo Iglesias.

Le chef du gouvernement espagnol demande la destitution du président catalan et la tenue d'élections régionales dans les six mois .
Mariano Rajoy a fait cette annonce à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, alors que Barcelone et Madrid sont engagés dans un bras de fer depuis plusieurs semaines. © Fournis par Francetv info Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé, samedi 21 octobre, le limogeage du gouvernement régional de Catalogne, afin de convoquer de nouvelles élections pour empêcher la sécession de la Catalogne.

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