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Monde Le président malien Keïta démissionne, les militaires putschistes promettent des élections

13:05  19 août  2020
13:05  19 août  2020 Source:   nouvelobs.com

Crise au Mali : qui sont les putschistes et pourquoi ont-ils renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta ?

  Crise au Mali : qui sont les putschistes et pourquoi ont-ils renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta ? Des militaires ont pris le pouvoir mardi dans le pays, après avoir arrêté et poussé à la démission le chef de l'Etat. Menés par des officiers peu connus, ils réclament notamment davantage de moyens et des changements politiques. © Fournis par Franceinfo Le Mali n'a officiellement plus de chef d'Etat. Dans un pays ébranlé ces derniers mois par une profonde crise politique après des élections législatives contestées, des militaires ont pris le pouvoir, mardi 18 août, à Bamako, la capitale. Ils ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta (surnommé IBK), qui a annoncé sa démission dans la nuit de mardi à mercredi.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit du 18 au 19 août sa démission, expliquant n'avoir pas d'autre choix que de S'adressant d'une voix grave aux citoyens maliens et aux militaires de tout rang, il a déclaré avoir œuvré depuis son élection en 2013 à redresser le pays et à

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre Boubou Cissé ont été arrêtés ce 18 août par des militaires en révolte, qui les ont emmenés dans un camp militaire dans la banlieue de Bamako, a indiqué le directeur de la communication du chef du gouvernement malien .

  Le président malien Keïta démissionne, les militaires putschistes promettent des élections © Copyright 2020, L'Obs

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé sa démission dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août. Quelques heures plus tard, les militaires ayant pris le pouvoir ont annoncé vouloir mettre en place une « transition politique civile » devant conduire à des élections générales dans un « délai raisonnable ».

Plus de trois heures après l’annonce par le président Keïta de sa « décision de quitter toutes [ses] fonctions », à l’issue d’une journée de mutinerie qui s’est transformée en coup d’Etat militaire, des hommes en uniformes sont apparus sur la chaîne publique ORTM. Il était alors 3h40 du matin (heure locale).

Coup d’État au Mali : les pays voisins réclament le rétablissement d’IBK et envoient une délégation

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit sa démission, la dissolution du Dans la soirée de mardi, avant l'annonce de la démission du président Keïta , l'organisation régionale de l'Afrique de l'Ouest, la Cédéao, a condamné l'action de " militaires putschistes " et a pris une série

Quelques heures après, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi, sa démission. «Je voudrais à ce moment précis, tout Le président du pays sahélien, en proie à une grave crise politique, a été arrêté mardi par des militaires en révolte, dont des éléments

« Nous, forces patriotiques regroupées au sein du Comité national pour le Salut du Peuple, avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l’histoire », a déclaré celui qui a été présenté comme le porte-parole des militaires, le colonel major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air.

Il a dénoncé le « clientélisme politique » et « la gestion familiale des affaires de l’Etat », ainsi que la « gabegie, le vol et l’arbitraire », une justice « en déphasage avec les citoyens », une « éducation nationale qui patauge » ou encore des massacres de villageois, le « terrorisme et l’extrémisme ». Et d’ajouter :

« Nous ne tenons pas au pouvoir, mais nous tenons à la stabilité du pays, qui nous permettra d’organiser dans des délais raisonnables des élections générales pour permettre au Mali de se doter d’institutions fortes. »

« Qu’aucun sang ne soit versé »

Le président Keïta, arrêté en compagnie de son Premier ministre Boubou Cissé mardi en fin d’après-midi et emmené dans le camp militaire d’où était partie une mutinerie en début de journée, était apparu vers minuit sur la télévision publique ORTM.

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 Des médiateurs ouest-africains arrivent au Mali pour pousser au renversement du coup d'État © [Annie Risemberg / AFP] Goodluck Jonathan (deuxième à gauche) a été accueilli à l'aéroport de Bamako par des membres du soi-disant Comité national pour le salut du peuple du Mali [ Annie Risemberg / AFP] Une délégation de dirigeants ouest-africains est arrivée au Mali dans le but de faire pression pour un retour rapide à un régime civil à la suite d'un coup d'État militaire organisé après des semaines de manifestations anti-gouvernementales.

Le président malien a démissionné après une mutinerie de l'armée. / Dans une déclaration télévisée dans la nuit de mardi à mercredi, le président Keïta , arrêté quelques heures plus tôt par des militaires , a annoncé sa démission, la dissolution du gouvernement et celle de l'Assemblée nationale.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé dans la nuit sa démission, la dissolution du gouvernement et celle de l'Assemblée nationale. Masque sur la bouche, il est apparu vers minuit sur la télévision publique ORTM, après avoir été arrêté en fin d'après-midi en compagnie de son Premier

Le président du Mali et son Premier ministre arrêtés après une mutinerie

S’adressant d’une voix grave aux citoyens maliens et aux militaires de tout rang, le président [confronté à une forte opposition depuis plusieurs mois] avait déclaré avoir œuvré depuis son élection en 2013 à redresser le pays et à « donner corps et vie » à l’armée malienne, qui doit faire face depuis des années aux violences djihadistes.

« Je souhaite qu’aucun sang ne soit versé pour mon maintien aux affaires, a-t-il déclaré. C’est pourquoi je voudrais en ce moment précis, tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ces longues années et la chaleur de son affection, vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment. […] Et avec toutes les conséquences de droit : la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement. »

Réunion d’urgence de l’ONU

L’action des mutins a aussi suscité des protestations de l’ONU, de l’Union européenne et de la France, dont 5 100 militaires sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération « Barkhane », en particulier au Mali.

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a démissionné suite à la mutinerie, entraînant la chute du gouvernement et la destitution de l'Assemblée. Les militaires qui ont renversé le président ont annoncé la création du CNSP, le Comité National du Salut du Peuple. Ils promettent d’assurer la

Les putschistes assurent vouloir une "transition politique civile", afin d'organiser ensuite des élections générales dans un "délai raisonnable". Malian troops and citizens gather outside the private residence of Mali's President Ibrahim Boubacar Keita in Bamako, Mali Tuesday, Aug.

Dans la soirée, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a condamné « avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du gouvernement démocratiquement élu du président Ibrahim Boubacar Keïta », selon un communiqué. La Cédéao « dénie catégoriquement toute forme de légitimité aux putschistes et exige le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel », déclare le communiqué. L’organisation « exige la libération immédiate » du président malien et « de tous les officiels arrêtés ».

La France dans le piège du Sahel

La Cédéao annonce également dans son communiqué la suspension du Mali de tous ses organes de décisions et la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes et de toutes les transactions « économiques, commerciales et financières entre les [autres] pays membres de la Cédéao et le Mali ». Enfin, la Cédéao « demande la mise en œuvre immédiate d’un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs ».

Auparavant, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé à la « libération immédiate et sans conditions » du président malien et au « rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel ». Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira ce mercredi en urgence au sujet de cette crise, à la demande de la France et du Niger.

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Ibrahim Boubacar Keïta dit “IBK” a été contraint de démissionner dans la nuit, après avoir été arrêté plus tôt dans la journée avec son Premier ministre Boubou Visiblement fatigué, muni d’un masque de protection chirurgical, Ibrahim Boubacar Keïta a expliqué vers minuit, dans une allocution télévisée

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé, ont été «arrêtés» ce 18 août en fin d'après-midi à Bamako par des militaires en révolte, a affirmé à l'AFP un des chefs de la mutinerie.


Vidéo: Mali: le président Keïta annonce sa démission après un coup d’État militaire (Le Figaro)

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usr: 1
C'est intéressant!