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Monde Biélorussie. Nouvelles manifestations face à un Loukachenko intraitable

15:15  23 août  2020
15:15  23 août  2020 Source:   ouest-france.fr

EN IMAGES. Biélorussie : les manifestations ne faiblissent pas après la réélection de Loukachenko

  EN IMAGES. Biélorussie : les manifestations ne faiblissent pas après la réélection de Loukachenko Quatre jours après la réélection du président sortant Alexandre Loukachenko, la contestation ne faiblit pas en Biélorussie. Deux personnes sont mortes dans les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants et plus de 6 700 ont été arrêtées depuis dimanche 9 août. Retour en images sur les événements qui secouent ce pays d’Europe de l’est. © TATYANA ZENKOVICH / EPA-EFE Des forces de l’ordre bloquent des manifestants après les premiers résultats de l’élection en Biélorussie qui donnent Alexandre Loukachenko vainqueur, dimanche 9 août. La répression continue en Biélorussie.

Des manifestants anti-gouvernement au Square de l’Indépendance à Minsk le 22 août. © VASILY FEDOSENKO / REUTERS Des manifestants anti-gouvernement au Square de l’Indépendance à Minsk le 22 août.

Une manifestation est prévue ce dimanche 23 août à partir de 11 heures à Minsk. Deux semaines après la réélection controversée du président sortant Alexandre Loukachenko, les protestations ne faiblissent pas dans le pays.

L’opposition bélarusse a appelé à une grande manifestation dimanche, maintenant la pression sur le président Alexandre Loukachenko, qui, confronté à un mouvement de contestation historique, a juré de régler le problème, fruit d’un complot occidental selon lui.

PORTRAIT. Qui est Svetlana Tikhanovskaïa, la Biélorusse prête à faire tomber Loukachenko ?

  PORTRAIT. Qui est Svetlana Tikhanovskaïa, la Biélorusse prête à faire tomber Loukachenko ? Svetlana Tikhanovskaïa est devenue, en quelques mois, la figure de proue de l’opposition face à l’autoritaire président biélorusse Alexandre Loukachenko. Elle qui se décrit comme « une femme ordinaire » se dit aujourd’hui prête à « agir en tant que leader national ». Cette professeure d’anglais incarne l’espoir de tout un peuple. Suffisant pour écarter le dernier dictateur européen ? Le 29 mai 2020, sa vie a basculé. Ce jour-là, Svetlana Tikhanovskaïa voit son mari, Sergueï Tikhanovski, se faire arrêter pour « trouble à l’ordre public ».

Au pouvoir depuis 26 ans, le chef d’État de 65 ans a même mis en état d’alerte l’armée, accusant l’Otan de manœuvrer à ses frontières.

Ses détracteurs espèrent eux renouveler l’exploit du 16 août, lorsque plus de 100 000 personnes sont descendues dans les rues de Minsk, portant la bannière blanche et rouge de l’opposition, pour dénoncer la réélection frauduleuse le 9 août de Loukachenko, ainsi que la brutale répression des manifestations ayant suivi.

Je suis si fière des Bélarusses maintenant, car, après 26 ans de peur, ils sont prêts à défendre leurs droits, a confié samedi à l’AFP la cheffe de file de l’opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, qui estime avoir remporté le scrutin.

Je les appelle à continuer, à ne pas s’arrêter, parce que c’est vraiment important maintenant de rester unis dans la lutte pour nos droits, a ajouté la professeure d’anglais de formation de 37 ans qui s’est réfugiée en Lituanie voisine, sous la menace, selon ses partisans.

Cinq infographies pour comprendre la Biélorussie de Loukachenko

  Cinq infographies pour comprendre la Biélorussie de Loukachenko Cinq infographies pour comprendre la Biélorussie de LoukachenkoD'un côté, Loukachenko, donc, au pouvoir depuis 1994. De l'autre, une opposition hétéroclite qui semble gagner du terrain de jour en jour au détriment de celui qu'on appelle « le dernier dictateur d'Europe », que même les populations âgées, ouvrières ou agricoles, traditionnellement derrière lui, semblent ne plus suivre.

Outre la manifestation prévue à Minsk à partir de 11 h GMT, une chaîne humaine doit relier Vilnius, la capitale lituanienne, à la frontière avec le Bélarus.

Loukachenko droit dans ses bottes

Après deux semaines de protestations, cette grande manifestation doit prouver que l’opposition peut imposer à Loukachenko un bras de fer dans la durée, afin de le forcer à négocier son départ.

Le président bélarusse est jusqu’ici resté droit dans ses bottes, et a pu compter sur la fidélité des forces armées, de la police et des services secrets, même s’il a dû enregistrer des défections dans les médias d’État et des entreprises publiques ou encore au sein de la diplomatie.

Les partisans du président ont aussi prévu dimanche des manifestations de soutien avec des cortèges de voitures.

Samedi, Alexandre Loukachenko a lui profité d’une inspection des unités militaires déployées à Grodno, près de la frontière polonaise, pour dénoncer le mouvement de protestation le visant comme un complot ourdi à l’étranger.

Biélorussie. Une « Marche de la Liberté » attendue à Minsk

  Biélorussie. Une « Marche de la Liberté » attendue à Minsk Une « Marche de la Liberté » était attendue dimanche 15 août dans la capitale biélorusse, Minsk, une semaine après une élection présidentielle contestée ayant entraîné un mouvement de protestation contre le président Alexandre Loukachenko. Une Marche de la Liberté était attendue dimanche 15 août dans la capitale biélorusse, Minsk, une semaine après une élection présidentielle contestée ayant entraîné un immense mouvement de protestation contre la répression et le président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans.

Il a dès lors placé les forces armées en état d’alerte pour défendre l’intégrité territoriale de notre pays, menacée selon lui par d'importants agissements des forces de l’Otan à proximité des frontières, sur les territoires polonais et lituanien.

Des accusations sans fondement selon l’Alliance, qui dément tout renforcement militaire dans la région.

Avant le scrutin, le président bélarusse accusait la Russie de Vladimir Poutine d’opérer en sous-main pour le faire tomber, mais face à la vague de protestation, il a opéré un virage à 180°, se targuant du soutien du Kremlin dans sa lutte face aux tentatives occidentales de déstabilisation.

Svetlana Tikhanovskaïa a condamné une tentative de détourner (l’attention) des problèmes intérieurs.

Clamant avoir remporté la présidentielle avec 80 % des voix, le président a proclamé vendredi qu’il allait régler le problème de la contestation.

Moscou soutient Loukachenko

La veille, les autorités bélarusses avaient elles engagé des poursuites pour atteintes à la sécurité nationale contre le conseil de coordination formé par l’opposition pour promouvoir une transition politique post-électorale.

Comment de petits actes de défi se sont transformés en un mouvement massif contre le dernier dictateur d'Europe

 Comment de petits actes de défi se sont transformés en un mouvement massif contre le dernier dictateur d'Europe Puis la jeune femme de 23 ans a téléphoné à sa mère et à quelques-uns de ses amis. Tous ont donné le même conseil: ne réécrivez pas du tout l'attaque. Copiez-le simplement et collez-le textuellement à partir du matériel source, un élément soulevé par l'Agence télégraphique biélorusse, et supprimez votre nom de famille de la signature. Haluza a suivi le conseil. «Je voulais me rendre hors de propos pour la propagande», a-t-elle dit.

Alexandre Loukachenko a aussi menacé de représailles les grévistes débrayant pour contester son pouvoir, sous forme de licenciements ou de fermeture de chaînes de production.

Cette tactique semble porter des fruits, le nombre de débrayages dans les usines d’État, piliers du système économico-social bélarusse, ayant baissé cette semaine.

Le président a aussi dit avoir remplacé les membres démissionnaires des rédactions de médias d’État par des journalistes venus de Russie.

Moscou a pour sa part signifié son soutien à Alexandre Loukachenko, malgré des relations tendues ses derniers mois, et mis en garde contre toute forme d’ingérence occidentale.

L’Union européenne a elle prévu de sanctionner le pouvoir bélarusse.

Le secrétaire d’État adjoint américain Stephen Biegun se rendra quant à lui la semaine prochaine en Lituanie et en Russie pour discuter de la situation au Bélarus.

> Lire aussi : EN IMAGES. Biélorussie : les manifestations ne faiblissent pas après la réélection de Loukachenko

La Biélorussie se prépare à une manifestation massive, Loukachenko assure avoir obtenu l'aide de Poutine .
Après une semaine de protestations post-électorales contre la réélection du président Alexandre Loukachenko, les opposants au pouvoir biélorusses prévoient de manifester massivement, dimanche, dans plusieurs villes du pays. Face à la contestation, le chef de l'État a demandé l'aide de la Russie qui s'est dite "confiante", mais n'a pas mentionné de soutien sécuritaire. Les opposants au pouvoir entendent frapper un grand coup, dimanche 16 août, dans plusieurs villes biélorusses. Les chaînes sur l'application Telegram - moteur de la contestation - évoquent la journée de dimanche comme la plus importante depuis le début du mouvement.

usr: 4
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