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Monde La Cédéao appelle les putschistes à «l'aider à aider le Mali»

05:35  08 septembre  2020
05:35  08 septembre  2020 Source:   liberation.fr

Au Mali, « la nouvelle équipe ne dispose pas d’un blanc-seing et doit répondre aux demandes du peuple »

  Au Mali, « la nouvelle équipe ne dispose pas d’un blanc-seing et doit répondre aux demandes du peuple » Le pays doit retrouver au plus vite une normalité économique, sociale et politique, et un système démocratique performant, précise une trentaine d’intellectuels. Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». Tribune.

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Aide et contact. Les nouveaux hommes forts, des officiers putschistes , ne sont donc apparus que plus tard, dans une intervention très préparée. Autour d’une table, cinq gradés aux bérets des différentes armes, en signe d’unanimité, ont annoncé, selon la formule consacrée, avoir «pris leurs

Rencontre entre les dirigeants de la junte et les médiateurs de la Cédéao à Bamako, le 22 août. © STRINGER Rencontre entre les dirigeants de la junte et les médiateurs de la Cédéao à Bamako, le 22 août.

Réunis à Niamey lundi, les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont exigé la nomination d'un Président et d'un Premier ministre civils avant le 15 septembre.

A la descente de l’avion, les elbow bumps («bonjours du coude») se sont substitués aux traditionnelles poignées de main. Après plusieurs mois de réunions en visioconférence en raison de la pandémie de Covid-19, les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) étaient réunis lundi à Niamey pour un sommet consacré à la situation politique et sécuritaire de la région. Pour la troisième fois en dix-huit jours, les pays membres de l’organisation régionale (huit d’entre eux étaient présents) ont examiné l’évolution de la situation sociopolitique au Mali, où les forces armées ont renversé le 18 août le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK).

Mali: la classe politique appelle les Maliens à décider de leur destinée

  Mali: la classe politique appelle les Maliens à décider de leur destinée Au sortir du sommet extraordinaire de la Cédéao, le deuxième en moins de dix jours, les chefs d'État de l’organisation sous-régionale ont décidé du maintien du régime de sanctions contre le Mali. Pour eux, la transition ne devra durer que douze mois et la levée des mesures restrictives sera conditionnée au retour à un pouvoir civil. À Bamako, pour les politiques intérrogés, c’est aux Maliens de choisir leur destinée. De notre correspondant àDe notre correspondant à Bamako, Kaourou Magassa

Le Mali sollicite l ' aide de la Cédéao . Avancée du Mujao dans le Nord Mali . L'ambassadeur du Burkina auprès de l'UE parle du Mali . Les dirigeants de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest envisagent une transition politique au Mali après le putsch de la semaine dernière.

Le capitaine putschiste Amadou Sanogo a lancé un appel à la communauté internationale pour aider le Mali à combattre la rébellion touareg. Pourtant c’est cette même junte qui, hier, n’avait rien mis en œuvre pour recevoir le groupe de contact de la CEDEAO conduit par son président en exercice le

Inflexible, la Cédéao a exigé de la junte que le Président et le Premier ministre soient des civils et qu’ils soient nommés avant le 15 septembre. Lors de son discours d’ouverture, le chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou, président sortant de l’organisation, a une nouvelle fois demandé la mise en place d’une transition d’une durée de douze mois maximum. «Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques. La junte militaire doit nous aider à aider le Mali.»

«Pour un pays, le putschisme est une grave maladie»

Depuis le coup d’Etat, la forme et la durée de la transition sont deux sujets de frictions entre les deux parties. Lors de son dernier sommet, le 28 août, la Cédéao avait déjà été claire dans ses recommandations : «Aucune structure militaire ne devrait être au-dessus du président de la transition.» Les pays membres de la Cédéao avaient également conditionné la levée des sanctions (fermeture des frontières avec le Mali et arrêt des flux financiers et commerciaux) à la mise en œuvre d’une transition à leur convenance. «Pour un pays, le putschisme est une grave maladie. Pour en guérir, une seule ordonnance : les sanctions», avait mis en garde le président nigérien. A l’issue de cette nouvelle réunion, les dirigeants ouest-africains ont donc décidé de maintenir les sanctions.

Consultations nationales au Mali: la junte à la recherche d'un consensus difficile

  Consultations nationales au Mali: la junte à la recherche d'un consensus difficile Les concertations nationales organisées par la junte militaire commencent à Bamako et dans les capitales régionales ce samedi 5 septembre. Partis politiques, syndicats, société civile, groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, tous sont conviés pour, dans un premier temps, se mettre d’accord sur les objectifs de ces consultations, qui se poursuivront en fin de semaine prochaine. En substance, les forces vives maliennes doivent définir l’architecture de la transition à venir. La junte entend dégager des positions de consensus, une tâche qui s’annonce très compliquée tant les positions divergent dans le pays.

Le chef de la junte au pouvoir, Amadou Sanogo, a demandé, ce vendredi, un soutien extérieur afin d' aider l 'armée à faire face à l 'avancée des rebelles "Nous réitérons notre invitation à la Cédéao d'approfondir davantage son analyse de la situation du Mali ", a-t-il poursuivi, évoquant "le mal" dont

Sous les vivats de milliers de personnes rassemblées vendredi à Bamako pour fêter la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta, les militaires ayant pris le pouvoir au Mali ont remercié "le peuple malien pour son soutien", à la veille de l'arrivée d'une mission ouest-africaine.

La junte, qui avait initialement suggéré une période de transition de trois ans sous la conduite du colonel Assimi Goïta, le chef du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a de son côté revu ses exigences à la baisse et ramené sa proposition à deux ans. Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), une coalition hétéroclite de personnalités politiques, religieuses et de la société civile, propose quant à lui une transition de dix-huit à vingt-quatre mois, avec des civils à la tête des institutions. «Outre la durée de la transition, il faut s’interroger sur le projet qui va être mis en œuvre au Mali. Une personnalité politique pourra-t-elle répondre aux attentes des citoyens dans si peu de temps ? s’interroge la politologue Niagalé Bagayoko. La population, dont une partie s’est soulevée pour exprimer son rejet de la classe politique, n’est pas dupe et souhaite aujourd’hui une meilleure gouvernance.»

Sous la pression de la Cédéao, la junte a lancé samedi une vaste consultation nationale pour définir l’architecture de la transition. Censée rendre les rênes du pays aux civils, elle a réuni militaires, partis politiques, société civile, anciens groupes rebelles et syndicats. Grande absente des concertations, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’ex-rébellion à dominante touareg, a jugé de son côté que «les mesures de confiance nécessaires à la construction d’un partenariat pour des responsabilités partagées ne semblent pas d’actualité».

Le président malien déchu Ibrahim Boubacar Keïta a quitté l'hôpital

  Le président malien déchu Ibrahim Boubacar Keïta a quitté l'hôpital L'ancien président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un coup d'État militaire le 18 août, a quitté la clinique où il était hospitalisé après avoir subi selon les médecins un court AVC, et pourrait se rendre aux Émirats arabes unis pour des soins complémentaires. Deux jours après son hospitalisation en raison d'un court AVC, le président déchu du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, est sorti jeudi 3 septembre de la clinique. L'ancien chefDeux jours après son hospitalisation en raison d'un court AVC, le président déchu du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, est sorti jeudi 3 septembre de la clinique.

Les soldats putschistes voient d'un mauvais œil la présence au Mali d'une force d'interposition. Les djihadistes progressent toujours. Or cette dernière s'oppose à l 'intervention de la Cédéao en arguant que l'organisation africaine retient, dans le but d'agir elle-même, des armes qui auraient dû

« Nous voulons aider le peuple frère du Mali , et non l’asphyxier », explique un responsable de l’instance dirigeante de la Communauté Mais si la position de la Cédéao doit radicalement changer, il faut « que la junte accepte une transition de pas plus de 12 mois, un président et un Premier ministre

Des soins aux Emirats arabes unis

Si la Cédéao avait fait du rétablissement d’IBK une condition de sa participation au dialogue avec les militaires, le sujet n’est plus à l’ordre du jour. Samedi en fin d’après-midi, la junte a accepté de permettre à l’ancien chef de l’Etat de quitter Bamako pour effectuer des soins médicaux aux Emirats arabes unis «pour une durée maximum d’un mois», extensible à trois mois sur avis médical. En contrepartie, la Cédéao s’est engagée à un retour d’IBK si la justice a besoin de lui au Mali.


Vidéo: Liban: un nouveau gouvernement dans les 15 jours (Macron) (AFP)

Mali: premier raté pour la transition promise par la junte, qui se brouille avec le M5 .
La mise à l'écart du M5 a provoqué la colère de ses leaders, qui ont accusé la junte de chercher à "confisquer" le changement.

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