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Monde Israël appelle ses pèlerins bloqués à la frontière Bélarus-Ukraine à rentrer chez eux

16:25  17 septembre  2020
16:25  17 septembre  2020 Source:   msn.com

Dans les rues de Minsk, la colère contre Loukachenko ne faiblit pas

  Dans les rues de Minsk, la colère contre Loukachenko ne faiblit pas Dimanche, une nouvelle manifestation contre le président Alexandre Loukachenko a eu lieu à Minsk, au Bélarus. 1/20 DIAPOSITIVES © BelaPAN / Reuters Manifestation à Minsk, au Bélarus, le 20 septembre 2020. Manifestation à Minsk, au Bélarus, le 20 septembre 2020. 2/20 DIAPOSITIVES © TUT.BY / Reuters Manifestation à Minsk, au Bélarus, le 20 septembre 2020. Manifestation à Minsk, au Bélarus, le 20 septembre 2020. 3/20 DIAPOSITIVES © BelaPAN / Reuters Manifestation à Minsk, au Bélarus, le 20 septembre 2020.

Cette image fournie par le service de presse des gardes-frontières ukrainiens montre des pèlerins juifs hassidiques bloqués à la frontière ukraino-bélarusse le 16 septembre 2020 © Handout Cette image fournie par le service de presse des gardes-frontières ukrainiens montre des pèlerins juifs hassidiques bloqués à la frontière ukraino-bélarusse le 16 septembre 2020

Israël a appelé jeudi les pèlerins juifs hassidiques naufragés à la frontière ukraino-bélarusse à rentrer, leurs chances de participer à des célébrations traditionnelles en Ukraine étant nulles du fait de restrictions liées au nouveau coronavirus.

De retour de la frontière ukrainienne, les pèlerins juifs en colère contre Israël

  De retour de la frontière ukrainienne, les pèlerins juifs en colère contre Israël "J'ai le coeur en mille morceaux". "Nous sommes allés prier pour tout le peuple (d'Israël) mais l'Etat d'Israël n'a rien fait pour nous", lance-t-il, n'hésitant pas à parler de "haine" de la part de son pays qui lui a "brisé le coeur".Papillotes encadrant son visage et masque sanitaire recouvrant une partie de sa barbe blanche, M. Maizlik a la voix brisée par l'émotion lorsqu'il raconte les épreuves traversées la semaine semaine, bloqué entre le Bélarus et l'Ukraine.

Jusqu'à 2.000 de ces pèlerins arrivés d'Israël, mais aussi de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, sont au Bélarus et tentent de rejoindre l'Ukraine pour un pèlerinage. Plus d'un millier sont notamment coincés dans un "no man's land" dans des conditions précaires.

Les autorités ukrainiennes n'ont eu cesse de répéter qu'ils n'entreront pas dans le pays, ses frontières étant fermées aux étrangers à cause de la pandémie de Covid-19, accusant par ailleurs le voisin bélarusse d'exacerber la crise.

"L'Ukraine a annoncé qu'elle n'autoriserait pas l'entrée sur son territoire (...). J'appelle nos citoyens à revenir en Israël et à respecter les mesures de quarantaine à leur arrivée", a tranché jeudi le ministre israélien de l'Enseignement supérieur et de l'Eau Zeev Elkin.

Bloqués à la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine, des pèlerins juifs rebroussent chemin

  Bloqués à la frontière entre la Biélorussie et l’Ukraine, des pèlerins juifs rebroussent chemin Des pèlerins juifs, coincés depuis des jours du côté biélorusse de la frontière avec l’Ukraine à cause de restrictions dues au nouveau coronavirus, ont rebroussé chemin ce vendredi 18 septembre 2020, renonçant à un important pèlerinage. Chaque année à l’époque du Nouvel an juif – cette année du 18 au 20 septembre -, des dizaines de milliers de pèlerins se rendent à Ouman, dans le centre de l’Ukraine, pour se recueillir sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), fondateur d’une branche du judaïsme ultra-orthodoxe, le hassidisme.Mais, cette année, ce pèlerinage a été contrarié par le coronavirus.

Voulant participer à un pèlerinage à Ouman, dans le centre de l'Ukraine, ces juifs hassidiques pensaient pouvoir contourner, en passant par le Bélarus, les restrictions mises en place par Kiev face à la recrudescence des cas de nouveau coronavirus sur le territoire ukrainien.

IMAGES Images de la frontière entre le Bélarus et l'Ukraine où plus de 1.000 pèlerins juifs sont coincés en raison des restrictions liées au coronavirus. © Maksym SALIY IMAGES Images de la frontière entre le Bélarus et l'Ukraine où plus de 1.000 pèlerins juifs sont coincés en raison des restrictions liées au coronavirus.

Le millier de personnes coincées au poste-frontière de Novi Yarylovychi, que les autorités ukrainiennes ont "complètement fermé", n'ont donné aucun signe jeudi matin de vouloir rebrousser chemin, selon Kiev qui les approvisionne en eau et en nourriture.

- Situation "n'a pas changé" -

"La situation n'a pas changé. Ils sont environ 1.000 à la frontière ukrainienne et jusqu'à 2.000 si l'on compte ceux qui se trouvent sur le territoire bélarusse", a déclaré jeudi Andriï Demtchenko, porte-parole des gardes-frontières ukrainiens, qui assure que la situation est "calme".

Pourquoi des milliers de pèlerins juifs sont coincés à la frontière ukrainienne

  Pourquoi des milliers de pèlerins juifs sont coincés à la frontière ukrainienne Pourquoi des milliers de pèlerins juifs sont coincés à la frontière ukrainienneלמרות מאמצים רבים שנעשו כדי לסייע לישראלים שניסו להיכנס לאוקראינה דרך בלרוס או מולדובה הגיעה הבוקר תשובה סופית שלילית משלטונות אוקראינה. אוקראינים הודיעו שלא יאפשרו לא כניסה דרך מעברי גבול ולא שום משלחת מצומצמת. אני קורא לאזרחינו לחזור לארץ ולהישמע להנחיות הבידוד בחזרתם.

"Ils dansent, chantent et prient", a-t-il ajouté.

Chaque année à l'époque du Nouvel an juif, des dizaines de milliers de pèlerins se rendent à Ouman pour se recueillir sur la tombe de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), le fondateur d'une branche du judaïsme ultra-orthodoxe, le hassidisme. Le pèlerinage est prévu pour durer du 18 au 28 septembre.

Cette image fournie par le service de presse des gardes-frontières ukrainiens montre des pèlerins juifs hassidiques bloqués à la frontière ukraino-bélarusse le 16 septembre 2020 © Handout Cette image fournie par le service de presse des gardes-frontières ukrainiens montre des pèlerins juifs hassidiques bloqués à la frontière ukraino-bélarusse le 16 septembre 2020

Cette année, les pèlerins à Ouman sont tout juste 2.000 selon l'un d'entre eux, Moshe Garcin, 44 ans, qui est arrivé avec "le dernier avion" avant la fermeture des frontières ukrainiennes le 27 août.

"Le Bélarus, c'est bloqué, fermé. Les gens commencent à rentrer en Israël", a-t-il affirmé à l'AFP par téléphone.

"Toutes les douanes sont fermées, ils ne font rentrer personne. Ils ont même commencé à fermer les douanes via la Pologne et d'autres pays par lesquels on aurait pu passer vers l'Ukraine", a-t-il ajouté.

Le pèlerinage juif d'Ouman piégé par les restriction dues au coronavirus

  Le pèlerinage juif d'Ouman piégé par les restriction dues au coronavirus En temps normal, rien ne distingue Ouman d'une autre ville moyenne ukrainienne. Mais un week-end par an, cette localité accueille un pèlerinage majeur pour la communauté juive hassidique, des célébrations gâchées cette année par le coronavirus.Vêtus du traditionnel costume noir, des dizaines de milliers de pèlerins prennent d'ordinaire possession des rues d'Ouman pour les festivités marquant le nouvel an juif, se recueillant et célébrant la mémoire de Rabbi Nahman de Breslev (1772-1810), grande figure de cette branche du judaïsme.C'est dans cette ville d'aujourd'hui 80.

Cette crise s'est doublée mercredi d'une brouille diplomatique entre l'Ukraine et le Bélarus, Kiev accusant Minsk de vouloir instrumentaliser la situation, sur fond de tensions entre les deux capitales après la présidentielle bélarusse contestée du 9 août.

Cette image fournie par le service de presse des gardes-frontières ukrainiens montre pèlerins juifs hassidiques bloqués à la frontière ukraino-bélarusse le 16 septembre 2020 © Handout Cette image fournie par le service de presse des gardes-frontières ukrainiens montre pèlerins juifs hassidiques bloqués à la frontière ukraino-bélarusse le 16 septembre 2020

La présidence ukrainienne a appelé les autorités bélarusses à "cesser d'exacerber" cette crise à la frontière et "à ne pas colporter des déclarations mensongères porteuses d'espoir pour les pèlerins" quant à son ouverture.

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a lui demandé mardi "l'ouverture d'un couloir" humanitaire jusqu'à Ouman pour les pèlerins.

burs-pop/alf/ial/

Belarus: « Il est clair que Loukachenko doit partir », affirme Macron .
Le président français se dit également « impressionné par le courage des manifestants » au Belarus, lors d’un entretien avec le « Journal du dimanche ». « Ce qui se passe en Biélorussie, c’est une crise de pouvoir, un pouvoir autoritaire qui n’arrive pas à accepter la logique de la démocratie et qui s’accroche par la force. Il est clair que Loukachenko doit partir », déclare Emmanuel Macron, cité dimanche par le journal.

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