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Monde Liban: Adib ne veut pas dévier de sa mission, le Hezbollah accuse les Etats-Unis

17:40  17 septembre  2020
17:40  17 septembre  2020 Source:   fr.reuters.com

Dans la crise libanaise, la stratégie divergente de Paris et Washington sur le Hezbollah

  Dans la crise libanaise, la stratégie divergente de Paris et Washington sur le Hezbollah Au Liban, Paris et Washington ont l'objectif commun de sortir le pays de la crise mais des positions opposées sur le Hezbollah. Après plusieurs mois de déclarations fracassantes contre le mouvement chiite, Washington suit de près l'engagement au Liban du président Emmanuel Macron, qui a tenu à établir une distinction entre l'aile "terroriste" du Hezbollah -sa branche armée-- et ses activités politiques. - "Dans la pureté" -Le président français s'est rendu à deux reprises à Beyrouth en moins d'un mois.

LIBAN-CRISE-GOUVERNEMENT:Liban: Adib ne veut pas dévier de sa mission, le Hezbollah accuse les Etats-Unis

LIBAN: ADIB NE VEUT PAS DÉVIER DE SA MISSION, LE HEZBOLLAH ACCUSE LES ETATS-UNIS © Reuters/MOHAMED AZAKIR LIBAN: ADIB NE VEUT PAS DÉVIER DE SA MISSION, LE HEZBOLLAH ACCUSE LES ETATS-UNIS

BEYROUTH (Reuters) - Mustapha Adib, Premier ministre-désigné du Liban, n'entend pas dévier de son objectif de former un "gouvernement de mission" en dépit des blocages que le Hezbollah a imputés jeudi à l'administration américaine.

La France à la manœuvre pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban

  La France à la manœuvre pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban Le Liban reste plongé dans l'incertitude, plusieurs jours après l'expiration du délai fixé pour former un nouveau gouvernement. Malgré les efforts déployés par la France, le blocage politique persiste autour de l'attribution du portefeuille des Finances, que le tandem chiite composé du Hezbollah et du mouvement Amal refuse de céder. Les négociations pour former un nouveau gouvernement se poursuivent au Liban malgré l'expiration du délai de 15Les négociations pour former un nouveau gouvernement se poursuivent au Liban malgré l'expiration du délai de 15 jours, promis par les différent camps politiques et annoncé par le président français Emmanuel Macron, le 1er septembre lors de sa visite à Beyrouth.

La classe politique libanaise, lors de la deuxième visite effectuée par Emmanuel Macron à Beyrouth à la suite de l'explosion catastrophique survenue sur le port de la capitale, s'était engagée le 1er septembre dernier à former dans les quinze jours un "gouvernement de mission", avait alors rapporté le président français.

Cet objectif n'a pas été tenu, le Hezbollah et ses alliés du mouvement Amal insistant pour que des représentants chiites soient nommés au gouvernement, notamment à la tête du ministère des Finances que le "tandem chiite" veut conserver.

Mustapha Adib, a-t-on appris jeudi de sources au sein de la classe politique, travaille à de nouvelles propositions intégrant une rotation du contrôle des ministères, dont certains sont tenus depuis des années par des membres d'un même courant politique.

Formation d'un gouvernement au Liban : le Hezbollah s'isole du reste de la classe politique

  Formation d'un gouvernement au Liban : le Hezbollah s'isole du reste de la classe politique Le tandem chiite composé du Hezbollah et du mouvement Amal bloquent la formation d'un nouveau gouvernement au Liban, de par leur exigence à voir le poste de ministre des Finances être attribué à une personne issue de leur communauté. Une posture qui isole ces deux forces politiques, y compris auprès de l'allié chrétien du Hezbollah, le président Michel Aoun. Le processus de formation du gouvernement reste bloqué au Liban. les négociations achoppent notamment sur la question de l'attribution du portefeuille des Finances, que le Hezbollah et le mouvement Amal, les deux principales forces politiques chiites, refusent de céder.

S'il s'avère impossible de former un gouvernement de "ministres spécialistes", il faudra opter pour une approche différente, a prévenu le Premier ministre-désigné, cité par une source politique.

Mais, a-t-il ajouté, "c'est incompatible avec la mission qui m'a été confiée".

De son côté, le Hezbollah a accusé les Etats-Unis d'être à l'origine du blocage politique. L'administration américaine a récemment imposé des sanctions à Ali Hassan Khalil, un conseiller de Nabih Berri, président du Parlement et chef de file du mouvement Amal.

Ali Hassan Khalil est un ancien ministre des Finances. Une autre figure gouvernementale, Youssef Fenianos, ex-ministre chrétien des Travaux publics, est également visé par ces nouvelles sanctions américaines.

Washington reproche aux deux hommes un soutien matériel au Hezbollah, que les Etats-Unis tiennent pour une organisation terroriste.

Liban: puissante explosion dans un bâtiment du Hezbollah dans le Sud

  Liban: puissante explosion dans un bâtiment du Hezbollah dans le Sud Une puissante explosion a secoué mardi un bâtiment du Hezbollah aux abords d'un village du Sud du Liban, provoquant d'épaisses volutes de fuméeUn habitant du village d'Aïn Qana a évoqué une maison faisant office de "centre du Hezbollah", précisant que des membres du mouvement chiite armé avaient bouclé le secteur.

Le groupe parlementaire du Hezbollah, soutenu par l'Iran, a déclaré qu'il refusait catégoriquement que "d'autres que nous nomment les ministres qui nous représenteront au sein du gouvernement".

La France, en pointe dans la volonté de doter le Liban d'un gouvernement à même de mettre en oeuvre les réformes nécessaires au déblocage d'une aide de plusieurs milliards d'euros promise en 2018, a dit regretter mercredi que les responsables politiques libanais ne soient "pas parvenus à tenir les engagements" mais a ajouté, dans un communiqué diffusé par l'Elysée, qu'il n'était pas trop tard.

Le Liban traverse sa plus grave crise depuis la guerre civile des années 1975-1990.

L'explosion massive qui s'est produite le 4 août dernier dans un entrepôt du port où 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium étaient stockées depuis des années a fait 192 morts et plus de 6.000 blessés. Elle a aussi jeté une lumière crue sur la corruption, l'incurie et l'incompétence dont une partie de la population accuse les élites.

(Ellen Francis et Tom Perry; version française Henri-Pierre André, édité par Jean-Michel Bélot)

Liban: le Premier ministre désigné renonce à former un nouveau gouvernement .
Le Premier ministre libanais désigné a annoncé samedi renoncer, faute de consensus, à former un nouveau gouvernement destiné à sauver le pays d'une"Je m'excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche de former le gouvernement", a déclaré Moustapha Adib lors d'un point de presse au palais présidentiel, présentant ses excuses aux Libanais pour son "incapacité" à réaliser leurs "aspirations à un gouvernement réformiste".

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