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Monde Cour suprême : Amy Coney Barrett, candidate rêvée de la droite religieuse américaine

21:28  22 septembre  2020
21:28  22 septembre  2020 Source:   france24.com

Potential Trump Supreme Court pick Barrett connu pour ses opinions religieuses conservatrices

 Potential Trump Supreme Court pick Barrett connu pour ses opinions religieuses conservatrices Par Andrew Chung et Lawrence Hurley © Reuters / MATT CASHORE / NOTRE DAME FILE PHOTO: La juge Amy Coney Barrett pose sur une photographie non datée obtenue de l'Université Notre Dame WASHINGTON ( Reuters) - En envisageant Amy Coney Barrett pour la Cour suprême des États-Unis, le président Donald Trump s'est tourné vers un juge d'appel fédéral connu pour ses opinions religieuses conservatrices qui, selon les libéraux, pourraient contribuer à faire reculer le droit à l'avortement.

Amy Coney Barrett fait figure de favorite. Le leader de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell a déclaré plus tard lundi qu’il y avait suffisamment de temps pour une nomination avant l’élection présidentielle du 3 novembre, et qu’un vote serait organisé au Sénat pour confirmer cette

En début de carrière, Amy Coney Barrett a travaillé pour le juge conservateur de la Cour suprême Antonin Scalia, dont elle a épousé une vision «originaliste» du droit , qui impose de lire la Constitution comme elle a été pensée lors de son écriture. Cette universitaire, louée pour ses argumentaires

Les liens d'Amy Coney Barrett avec une communauté religieuse controversés pourraient handicaper sa candidature pour accéder à un poste de juge à la Cour suprême américaine. © via REUTERS - Handout . Les liens d'Amy Coney Barrett avec une communauté religieuse controversés pourraient handicaper sa candidature pour accéder à un poste de juge à la Cour suprême américaine.

La juge Amy Coney Barrett est la favorite pour remplacer Ruth Ginsburg à la Cour suprême des États-Unis. Cette femme, mère de famille nombreuse, coche toutes les cases aux yeux de la droite religieuse américaine. Mais son profil ultra-religieux pourrait aussi servir d'épouvantail pour l'électorat modéré, à six semaines de la présidentielle.

Trump s'apprête à nommer Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis: Rapports

 Trump s'apprête à nommer Amy Coney Barrett à la Cour suprême des États-Unis: Rapports © La juge de la Cour d'appel américaine Amy Coney Barrett serait la plus jeune juge de la Cour suprême et sa ...

En début de carrière, Amy Coney Barrett a travaillé pour le juge conservateur de la Cour suprême Antonin Scalia, dont elle a épousé une vision « originaliste » du droit , qui impose de lire la Constitution comme elle a été pensée lors de son écriture. Cette universitaire, louée pour ses argumentaires

Cour suprême de Donald Trump avant la présidentielle du 3 novembre, consolidant ainsi la majorité du parti pour procéder à ce vote controversé. Si un vote sur la future candidate « arrive dans l’hémicycle du Sénat, je compte voter sur la base de ses qualifications », a écrit l’ex-candidat à la

"Je me la réserve pour [remplacer] Ruth Ginsburg". C'est ce que le président américain Donald Trump a confié à ses conseillers à propos d'Amy Coney Barrett en 2018, la dernière fois qu'un poste à la Cour suprême s'était libéré. Après le décès, le 18 septembre, de la très respectée doyenne de la plus haute juridiction américaine, le nom de cette juge de Cour d'appel est tout naturellement revenu sur le devant de la scène.

"Le dogmatisme vous habite profondément"

Depuis, Donald Trump n'a rien fait pour apaiser les craintes des libéraux qui voient en Amy Coney Barrett leur pire cauchemar. Elle a d'ailleurs été la première des candidates à ce poste à être reçue, lundi 21 septembre, à la Maison Blanche par le président, qui avait confirmé la veille sa volonté de nommer une femme pour remplacer Ruth Ginsburg.

Trump annonce Amy Coney Barrett comme candidate au siège de la Cour suprême

 Trump annonce Amy Coney Barrett comme candidate au siège de la Cour suprême Le président Trump a annoncé samedi qu'il avait choisi Amy Coney Barrett comme son choix pour occuper le siège de la Cour suprême laissé vacant par la défunte juge Ruth Bader Ginsburg mouvement qui pourrait considérablement déplacer la plus haute cour du pays vers la droite si elle est confirmée par le Sénat. «Aujourd'hui, j'ai l'honneur de nommer l'un des juristes les plus brillants et les plus doués de notre pays à la Cour suprême», a déclaré Trump dans la roseraie aux côtés de Barrett.

En début de carrière, Amy Coney Barrett a travaillé pour le juge conservateur de la Cour suprême Antonin Scalia, dont elle a épousé une vision «originaliste» du droit , qui impose de lire la Constitution comme elle a été pensée lors de son écriture. Cette universitaire, louée pour ses argumentaires

Le remplacement de la juge à la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg, décédée vendredi dernier, a alimenté la presse tout le week-end outre-Atlantique et qui continue à faire la Une des quotidiens La première se nomme Amy Barrett . Il s’agit d’une magistrate conservatrice âgée de quarante-huit ans.

Pour l'aile la plus conservatrice du parti républicain, l'éventuelle arrivée d'Amy Coney Barrett à la Cour suprême serait le couronnement du long travail de refaçonnage de l'appareil judiciaire sous l'ère Trump. Cette femme de 48 ans coche, en effet, toutes les cases de l'aile droit des conservateurs.

Son CV juridique est inattaquable. Elle est l'une des titulaires les plus respectée de la prestigieuse université de droit de Notre Dame, dans l'Indiana, où elle a été nommée trois fois "enseignante de l'année" depuis 2014. Avant cela, elle avait travaillé pour certains des juristes et juges conservateurs les plus célèbres du pays,  comme Antonin Scalia, qui a été le doyen de la Cour suprême américaine.

Depuis son arrivée à la Cour d'appel du 7e circuit (compétente pour l'Illinois, l'Indiana et le Wisconsin) en 2017, elle s'est aussi attirée le respect de ses pairs. Ils lui reconnaissent sa parfaite maîtrise des arcanes du droit et sa capacité à rester dans les clous juridiques sans rien renier, pour autant, de ses profondes convictions religieuses et conservatrices, rappelle le ScotusBlog, un site couvrant l'actualité de la Cour suprême américaine.

Qui est Amy Coney Barrett, la candidate de Trump à la Cour suprême?

 Qui est Amy Coney Barrett, la candidate de Trump à la Cour suprême? © Amy Coney Barrett est une juriste conservatrice possédant à la fois des diplômes universitaires et des diplômes de cour d'appel [Fichier: R ... Amy Coney Barrett est une juriste conservatrice détenant à la fois des diplômes universitaires et de la cour d'appel [Fichier: Rachel Malehorn / Wikipedia] Washington, DC - Peu de gens aux États-Unis ont peut-être entendu le nom d'Amy Coney Barrett avant cette semaine.

La doyenne des juges de la Cour suprême américaine , Ruth Bader Ginsburg, très appréciée du Parti démocrate, est décédée à l'âge de 87 ans le 18 septembre. La question de sa succession intervient alors que la campagne présidentielle bat son plein.

En début de carrière, Amy Coney Barrett a travaillé pour le juge conservateur de la Cour suprême Antonin Scalia, dont elle a épousé une vision «originaliste» du droit , qui impose de lire la Constitution comme elle a été pensée lors de son écriture. Cette universitaire, louée pour ses argumentaires

Mais au-delà de son pédigrée juridique impeccable, c'est surtout Amy Coney Barrett, la fervente catholique, que les milieux ultrareligieux américains veulent voir succéder à Ruth Ginsburg. Elle est devenue la coqueluche de cet électorat très important aux yeux de Donald Trump.

Son baptême politique en tant qu'égérie de la droite religieuse remonte à 2017, lors son audition pour le poste de juge d'appel, qu'elle occupe toujours. Les démocrates qui n'en voulaient pas à cause de son profil trop anti-avortement, l'avaient alors violemment critiquée, lui reprochant "une histoire personnelle suggérant qu'elle ferait prévaloir ses convictions religieuses sur tout le reste". La sénatrice californienne Diane Feinstein avait même ajouté : "Le dogmatisme [religieux] vous habite profondément".

Une déclaration qui a fait d'Amy Coney Barrett, pour les Américains les plus religieux, la victime par excellence de la "bigoterie anti-religieuse" des libéraux américains. Des T-shirt et des mugs ornés de cette phrase avaient même été confectionnés et mis en vente, raconte le New York Time.

Amy Coney Barrett, candidate de Trump à la Cour suprême

  Amy Coney Barrett, candidate de Trump à la Cour suprême Le président a officiellement nommé samedi cette juge conservatrice de 48 ans pour succéder à Ruth Bader Ginsburg. Huit jours après le décès de la juge Ruth Bader Ginsburg, et alors que l’icône progressiste n’a pas encore été inhumée, Donald Trump a officialisé samedi depuis la Maison Blanche le nom de sa candidate pour lui succéder à la Cour suprême. Aux antipodes de «RBG», Amy Coney Barrett, juge fédérale à la cour d’appel des Etats-Unis, est une catholique de 48 ans, connue pour ses convictions religieuses traditionalistes.

La juge Amy Coney Barrett , pressentie pour remplacer Ruth Bader Ginsburg à la Cour suprême des Etats-Unis, est très appréciée par les conservateurs en raison de ses valeurs religieuses traditionnelles qui, selon ses détracteurs, orientent sa lecture du Droit .

Cour suprême : Trump promet une candidate dès la fin de semaine. La succession de la juge de la Cour suprême Ruth Bader Ginsburg sera annoncée «vendredi ou Donald Trump a confirmé lundi qu’ Amy Coney Barrett , une catholique de 48 ans, et une magistrate d’origine cubaine née en Floride

"Handsmaid's Tale"

Il faut dire qu'elle a sa foi chevillée au corps. Celle qui, avec son mari, élève sept enfants, dont deux adoptés à Haïti, porte haut les valeurs familiales si chères à cette frange de la population. Elle participe activement à la vie communautaire de sa ville, South Bend, où elle assiste régulièrement aux matchs de football américain de l'équipe locale.

Elle est aussi liée à un groupe religieux à la réputation sulfureuse, baptisé les People of Praise. Amy Coney Barrett n'a jamais confirmé être membre de cette communauté catholique, mais son père et celui de son mari en étaient des cadres dirigeants, a révélé le New York Times. Ce groupe, qualifié de sectaire par certains, applique des principes de vie qui ne sont pas sans rappeler ceux dépeints dans l'œuvre dystopique "The Handmaid's Tale" (La servante écarlate).

Comme dans la série, les membres doivent jurer obéissance à la communauté, et chacun se voit assigner un tuteur. Ces guides ont une vaste influence sur la vie de leur disciple, puisqu'ils ont un leur mot à dire sur leurs fréquentations amoureuses, leur choix de carrière, le lieu de résidence ou encore la décision d'acheter ou non un bien, raconte le New York Times.

La proximité d'Amy Coney Barrett avec cette communauté est devenue un angle d'attaque privilégié pour les démocrates depuis qu'elle fait partie des candidats sérieux à un poste à la Cour suprême. "C'est sûr que ce genre de groupe peut parfois être tellement envahissant qu'il devient difficile pour un membre de conserver son indépendance d'esprit", résume Sarah Barringer Gordon, professeur d'histoire du droit américain à l'Université de Pennsylvanie, interrogé par le New York Times.

US dit qu'il quittera l'ambassade de Bagdad si l'Irak ne freine pas les attaques: rapport

 US dit qu'il quittera l'ambassade de Bagdad si l'Irak ne freine pas les attaques: rapport Un responsable irakien a déclaré au Post que les États-Unis avaient demandé à son gouvernement d'être énergique contre les milices, indiquant que si le gouvernement irakien prenait les mesures appropriées, l'ambassade ne peut pas être fermée. Le départ de Bagdad devrait prendre 90 jours, ce qu'un diplomate familier de la situation a déclaré au journal donnerait à l'administration du président Trump le temps de réévaluer.

Détricoter le droit à l'avortement ?

La droite religieuse passera probablement l'éponge sur ces liens avec un groupe pour le moins excentrique tant que son agenda politique sera défendu à la Cour suprême par leur championne. À commencer par l'épineuse question du droit à l'avortement. Et Amy Coney Barrett n'a jamais caché qu'elle y était hostile. "Sa voix, en tant que femme, aura sûrement plus de poids en matière que celle d'un homme", souligne le Wall Street Journal. Mais durant sa carrière de juriste, elle a toujours affirmé qu'elle respecterait les précédents de la Cour suprême en la matière. Autrement dit, elle ne compte pas remettre en question le principe même du droit à l'avortement si elle devenait juge à la Cour suprême.

Mais elle pourrait contribuer à la détricoter. Elle a, en effet, écrit des avis divergents à certains jugements en faveur du droit à l'avortement qui indique sa conviction que les États ont une certaine latitude pour restreindre le recours à cette opération, rappelle le Scotusblog.

Elle est aussi très attachée à un autre cheval de bataille des conservateurs : le droit de posséder une arme. Amy Coney Barrett est ce qu'on appelle aux États-Unis une "originaliste", c'est-à-dire qu'elle interprète la Constitution en fonction de ce qu'elle pense être la volonté des pères fondateurs. Elle a appliqué cette doctrine dans un cas, en 2019, qui lui a valu les louanges du lobby des armes à feu. Elle s'était alors désolidarisée du reste de la Cour d'appel qui avait jugé qu'un homme avec un casier judiciaire n'avait pas le droit de détenir une arme. Pour Amy Coney Barrette, si les auteurs de la Constitution ne voulaient certes pas laisser une arme entre les mains d'un homme "dangereux", un casier judiciaire ne signifiait pas automatiquement que la personne était dangereuse avec une arme.

Amy Coney Barrett a donc toutes les qualités pour "faire bouger les lignes de la bataille culturelle", s'enthousiasme The Federalist, un site conservateur qui milite pour sa candidature. Mais il y a aussi un gros hic qui, en cette période de campagne électorale, pourrait lui être fatal. Ses atouts aux yeux des évangélistes pourraient devenir des handicaps pour les électeurs plus modérés dont Donald Trump va avoir besoin s'il veut espérer être réélu. Si elle était nommée, "on ne parlerait plus que d'avortement jusqu'à l'élection, ce qui galvaniserait les démocrates et nous empêcherait d'être audible auprès des électeurs moins sensibles à cette question", craint un cadre du parti républicain qui a préféré gardé l'anonymat, interrogé par le Washington Post.

Le choix pour Donald Trump risque donc d'être cornélien : réaliser le rêve de sa base électorale en faisant pencher pour longtemps la Cour suprême à droite grâce à une candidate de seulement 48 ans, ou choisir une juge moins controversée pour améliorer ses chances de réélection.

Dans le questionnaire du Sénat, Barrett ne s'engage pas à se récuser des affaires électorales de 2020 .
La candidate du président Donald Trump à la Cour suprême ne s'est pas engagée à se récuser des affaires liées au résultat de l'élection présidentielle de 2020, selon ses réponses écrites à un questionnaire du Comité judiciaire du Sénat. © Demetrius Freeman / Pool via AP La juge Amy Coney Barrett a déclaré qu'elle se récuserait des affaires impliquant son mari, Jesse Barrett, et sa sœur, Amanda Coney Williams, qui sont tous deux avocats.

usr: 1
C'est intéressant!