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Monde Brexit. Jusqu’à 7 000 camions bloqués et deux jours de retard en cas de « no-deal »

20:00  23 septembre  2020
20:00  23 septembre  2020 Source:   ouest-france.fr

Brexit : mieux vaut un "no deal" qu’un mauvais accord pour l’Union européenne, juge la France

  Brexit : mieux vaut un "Inquiet" sur les chances du Royaume-Uni et de l'Union européenne de parvenir à un accord post-Brexit, le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, indique que la France se prépare à encaisser l'éventuel choc d'un no deal.Le secrétaire d'Etat français a souligné qu'un "no deal" (absence d'accord) serait préférable à un mauvais accord pour les Européens. "Un mauvais accord, qui cèderait trop aux Britanniques, qui leur donnerait l'accès à notre marché sans respecter nos règles, sanitaires, climatiques etc... ce serait bien pire", a-t-il dit.

Des camions défilent devant ce panneau anti-Brexit « No hard border » (pas de frontière dure en français) à la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, en février 2020. © PAUL FAITH / AFP Des camions défilent devant ce panneau anti-Brexit « No hard border » (pas de frontière dure en français) à la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, en février 2020.

Si le Royaume-Uni et l’Union européenne ne parviennent pas à un accord commercial d’ici le 31 décembre, le gouvernement britannique affirme qu’il y aura des milliers de camions bloqués en Angleterre à cause des « nouvelles normes européennes » auxquelles les entreprises n’auront pas eu le temps de se préparer.

Brexit: Johnson précise le compromis trouvé avec les frondeurs de son parti

  Brexit: Johnson précise le compromis trouvé avec les frondeurs de son parti Brexit: Johnson précise le compromis trouvé avec les frondeurs de son parti © Reuters/UK PARLIAMENT/JESSICA TAYLOR BREXIT: JOHNSON PRÉCISE LE COMPROMIS TROUVÉ A LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique, soucieux de ramener au bercail les frondeurs de la majorité conservatrice, a promis jeudi qu'il demanderait au Parlement de Westminster l'autorisation de déroger à certaines clauses de l'accord de divorce conclu avec l'Union européenne.

Le gouvernement britannique a estimé ce mercredi 22 septembre que jusqu’à 7 000 camions pourraient se retrouver bloqués dans le Kent avec jusqu’à deux jours d’attente pour traverser la Manche au 1er janvier si Londres et Bruxelles ne parviennent à conclure un accord de libre-échange.

« Il ne s’agit pas d’une prédiction ou d’une prévision », mais d’un « prudent exercice pour établir ce qui pourrait se produire dans le pire scénario », a déclaré le ministre d’État Michael Gove au Parlement.

Les entreprises britanniques pas prêtes pour les « nouvelles exigences européennes

Depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, intervenue officiellement le 31 janvier, le pays suit toujours les règles de l’UE, lors d’une période de transition qui s’achèvera au 31 décembre.

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  Brexit : pour ménager la finance, l’UE fait un geste pour les marchés européens Les banques et établissements financiers de l'UE pourront faire appel aux chambres de compensation de la City pendant 18 mois à partir du 1er janvier 2021, quand le Royaume-Uni cessera d'appliquer les règles européennes. Bonne nouvelle pour la finance européenne, menacée par l'aléa du Brexit. Afin d'éviter des perturbations, les marchés financiers européens pourront continuer à utiliser temporairement les chambres de compensation de Londres, au delà de la de la période de transition post-Brexit, a décidé Bruxelles.

Le scénario évoqué par le ministre se fonde sur des estimations selon lesquelles seules « 50 à 70 % des grandes entreprises et seulement 20 à 40 % des petites et moyennes entreprises seraient prêtes pour l’application stricte des nouvelles exigences européennes » .

Ainsi seuls « 30 à 60 % » des camions arriveraient à la frontière en ayant accompli les formalités nécessaires pour leurs marchandises, selon Michael Gove. « Ils seraient ainsi renvoyés par les autorités françaises à la frontière, bloquant la traversée Douvres-Calais », a-t-il ajouté, évoquant la possibilité d’une file de « 7 000 camions dans le Kent », correspondant à un retard de deux jours, selon un document publié par le gouvernement.

« Il est mieux que tout le monde sache dès maintenant ce qui est nécessaire pour être prêts, plutôt que de faire face à des perturbations supplémentaires l’année prochaine », a ajouté Michael Gove.

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  Défaites électorales, démissions en cascade, réorganisation… Que se passe-t-il à La République en marche ? Le parti d'Emmanuel Macron a présenté un nouvel organigramme lors d'un bureau exécutif houleux, lundi soir. Il tente d'endiguer la crise dans laquelle il s'enfonce depuis plusieurs semaines. © Fournis par Franceinfo Des luttes intestines révélatrices d'une ambiance délétère. La République en marche (LREM) est frappée par une crise sans précédent où se multiplient les rebondissements.Le dernier en date : Mounir Mahjoubi, député de Paris et ex-secrétaire d'Etat au Numérique, est devenu le nouveau porte-parole du parti de la majorité, a appris le service politique de franceinfo, mardi 22 septembre.

Les négociations patinent toujours

Européens et Britanniques essaient de s’entendre depuis le début de l’année sur les termes de leur future relation commerciale, mais les discussions pour conclure un accord de libre-échange patinent, butant notamment sur les conditions de concurrence équitable et d’accès des bateaux de pêche européens aux poissonneuses eaux britanniques.

Le négociateur européen Michel Barnier est à Londres mercredi pour rencontrer une nouvelle fois son homologue David Frost, avant une nouvelle session de négociations formelles la semaine prochaine à Bruxelles.

La volonté de Londres d’adopter un projet de loi qui vise à permettre au gouvernement de s’affranchir de certaines dispositions de l’accord de Brexit, signé l’année dernière, a sérieusement crispé les discussions. Mardi soir, les députés britanniques ont adopté un amendement laissant au Parlement le dernier mot avant tout recours éventuel à ces dispositions controversées.

Brexit : un « no-deal » pénaliserait les services de renseignements européens .
Les données britanniques sur la sécurité devraient être supprimées des systèmes européens, avertit un ancien commissaire de l'UE, selon « The Guardian ».Selon lui, les données des services de renseignement britanniques seraient tout simplement supprimées des systèmes européens. Cela aurait un "impact immédiat" dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité à travers l'Europe, a-t-il ajouté.

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C'est intéressant!