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Monde Panique chez les Républicains: Trump débine l'élection

15:45  25 septembre  2020
15:45  25 septembre  2020 Source:   challenges.fr

Donald Jr et Eric Trump, deux fils en campagne pour leur père

  Donald Jr et Eric Trump, deux fils en campagne pour leur père Donald Jr et Eric Trump, les deux fils aînés du président américain, multiplient les engagements pour sa réélection et attisent, sur les réseaux sociaux, les esprits les plus vifs. 1/12 DIAPOSITIVES © Rusty Jones / Zuma Wire / Abaca Donald Trump Jr à Hendersonville, en Caroline du Nord, le 10 septembre 2020. Donald Trump Jr à Hendersonville, en Caroline du Nord, le 10 septembre 2020. 2/12 DIAPOSITIVES © Rusty Jones / Zuma Wire / Abaca Donald Trump Jr à Hendersonville, en Caroline du Nord, le 10 septembre 2020.

Donald Trump © AFP - MANDEL NGAN Donald Trump

JOURNAL DE CAMPAGNE #4 - Une première fois passe encore, mais à la deuxième attaque frontale de Trump contre la légitimité a priori du résultat de la présidentielle, un vent glacé a commencé à souffler dans les rangs des Républicains. Trop, c'est trop.

Cette fois, on ne rigole plus. Quand Donald Trump avait dégainé la première fois, refusant, mardi 22 septembre, de garantir une transition pacifique du pouvoir à cause de fraudes (imaginaires) dans le vote par correspondance, les médias avaient mis la pédale douce: une provoc de plus, ne pas lui donner trop de place sauf à tomber dans le panneau. Et puis la machine s'est emballée.

«Nous allons devoir voir ce qui se passe»: les commentaires de Trump sur le transfert pacifique du pouvoir, a expliqué

 «Nous allons devoir voir ce qui se passe»: les commentaires de Trump sur le transfert pacifique du pouvoir, a expliqué La campagne Trump a déjà intenté des poursuites contre le vote par correspondance dans des États clés comme la Pennsylvanie et le Nevada. Le mois dernier, CNN a cité , un haut responsable de la campagne Trump sans nom, qui a déclaré que «le plan de match est de combattre [les nouvelles lois sur le vote par correspondance] à chaque tournant», et a rapporté que le Comité national républicain prévoyait de consacrer jusqu'à 20 millions de dollars.

Jeudi, le président en a remis une couche avec un plaisir malin, répétant ses accusations contre un vote qui sera "une grosse arnaque" et affirmant: "Nous voulons être sûrs que cette élection soit honnête, et je ne suis pas sûr qu'elle puisse l'être".

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Cocktail Molotov

Et du coup, c'est la panique chez les Républicains. Après le premier coup de semonce, ils s'étaient transformés en contorsionnistes du Cirque du Soleil (ok, on a du mal à imaginer Mitch McConnell dans ce rôle mais vous voyez l'idée) pour garantir que la transition de pouvoir serait parfaitement pacifique, mais sans évoquer ce qui les poussait à le faire: le cocktail Molotov jeté par leur boss.

Les exigences de signature retardent inutilement les prestations d'invalidité de la sécurité sociale

 Les exigences de signature retardent inutilement les prestations d'invalidité de la sécurité sociale Exemple: L'administration de la sécurité sociale (SSA) exige que toutes les personnes qui demandent une assurance invalidité de la sécurité sociale avec l'aide d'un représentant remplissent leurs demandes en soumettant une copie papier, à l'encre- formulaire signé. En mettant de côté tous les défis que cela peut présenter pour une personne à mobilité réduite, ce processus ajoute des semaines, voire des mois, à l'attente d'une personne pour ce soutien financier vital.

Mais avec la deuxième bombinette, on change de braquet: la provocation ne peut plus être escamotée. Pour les Démocrates, c'est Noël avant Noël: quel magnifique cadeau électoral! "Vous n'êtes pas en Corée du Nord, vous n'êtes pas en Turquie, vous n'êtes pas en Russie, Mr. le Président et soit dit en passant, vous n'êtes pas non plus en Arabie saoudite", s'est exclamée Nancy Pelosi, la speaker de la Chambre. "Vous êtes aux Etats-Unis d'Amérique. C'est une démocratie, pourquoi n'essayez-vous pas, juste pour un moment, d'honorer votre serment d'allégeance à la Constitution des Etats-Unis?"

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Facture dans les sondages

Il n'y a pas que les Démocrates, les experts et historiens de tout poil montent eux aussi au créneau. "C'est peut-être le coup le plus grave qu'il ait jamais porté à la démocratie américaine", estime Douglas Brinkley, doyen des historiens présidentiels. Et les Républicains n'ont pas besoin de mobiliser leurs sondeurs, même s'ils le font, pour comprendre que les propos de pyromane de Trump risquent de faire des dégâts.

États-Unis. Donald Trump est-il prêt à tricher pour rester président ?

  États-Unis. Donald Trump est-il prêt à tricher pour rester président ? L’élection sera-t-elle équitable ? En reconnaîtra-t-il le résultat en cas de défaite ? Beaucoup d’ingrédients, dans le parcours du président américain, contribuent à l’inquiétude. À cinq semaines de l’élection présidentielle américaine, Donald Trump ne cesse de semer le trouble, répétant ces derniers jours que le scrutin sera faussé, qualifiant le vote par voie postale d’arnaque et refusant de dire s’il acceptera de transmettre pacifiquement le pouvoir à Joe Biden en cas de défaite.Ces propos en disent long sur sa vision du monde, qu’il paraît ne pas envisager autrement que sous l’angle du mensonge et du trucage.

C'est une habitude, chez lui. Ce serait même presque drôle si l'on n'était pas plutôt dans l'ambiance Le Cri d'Edward Munch: à chaque fois que Trump reprend la main, il laisse son indiscipline, son ego et son instinct inepte tout bousiller. Il s'était tricoté une occasion en or de rameuter la base conservatrice avec le remplacement de la juge Ginsburg à la Cour suprême, et le voilà qui affole le gros de l'électorat. Une première fois, pourquoi pas, la provoc crée une diversion permettant de ne pas parler du coronavirus. Mais, comme toujours, il surjoue et cette fois on ne rit plus: le processus démocratique est attaqué bille en tête par le plus haut personnage de l'Etat, sur la base d'accusations totalement infondées.

Attendons de voir la facture dans les sondages. Vous voulez parier? Elle risque d'être salée. Les Républicains le savent. Ce qu'ils ne savent pas, c'est comment faire taire le patron.

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