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Monde De prédateur à proie : la Chine devient le terrain de chasse de nos multinationales

17:30  25 septembre  2020
17:30  25 septembre  2020 Source:   capital.fr

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  DOSSIER. Chine, l’éternel empire : plongée dans 2 000 ans de puissance Voici Xi Jinping, l’homme fort du régime de Pékin, secrétaire général du Parti communiste, assis sur le trône impérial, dans les habits d’un empereur Ming. Caricature ? Projection de nos peurs d’Occidentaux face à l’émergence irrépressible de la Chine ? Ce que notre hors-série veut montrer, c’est la force du schéma dynastique qui sous-tend le passé et le présent de la Chine. Le règne de Xi Jinping a fini par faire prendre conscience au monde queContrairement aux autres empires, l’État chinois ne se définit ni par l’expansionnisme ni par le despotisme. Yu Ying-shih, le plus grand historien de la Chine, raconte deux millénaires de civilisation.

De prédateur à proie : la Chine devient le terrain de chasse de nos multinationales © Pixabay De prédateur à proie : la Chine devient le terrain de chasse de nos multinationales

Face aux appétits chinois, de nombreuses grandes puissances occidentales ont durci les règles régissant les investissements directs à l'étranger (IDE), afin notamment que les entreprises de l'Empire du milieu ne profitent pas de la crise pour racheter à nos prix nos joyaux. Des mesures qui ont provoqué un effondrement des acquisitions chinoises en Occident.

Baccarat, Lanvin, Aéroport de Toulouse, FC Sochaux, Club Med, St Hubert, Skis Salomon… Alors que les entreprises chinoises ont multiplié les rachats d'entreprises occidentales sur la décennie écoulée, le début de la nouvelle décennie marque un tournant radical ! Sur janvier-mai 2020, les investissements étrangers en Chine ont en effet dépassé les investissements chinois à l'étranger, en conséquence des barrières érigées par les Etats pour s'en protéger, selon une étude du cabinet de conseil Baker McKenzie parue vendredi. De crainte que des entreprises jugées stratégiques, en particulier dans le secteur pharmaceutique, ne passent sous pavillon chinois à la faveur de la récession provoquée par la pandémie de Covid-19, plusieurs Etats ont durci les règles régissant les investissements directs à l'étranger (IDE).

Nicolas Sarkozy : cette partie de chasse qui a failli très mal finir

  Nicolas Sarkozy : cette partie de chasse qui a failli très mal finir Comme c'est la tradition à Chambord, des parties de chasse ont eu lieu sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. L'une d'entre elles, à laquelle participait l'ancien député Pierre Lellouche, a bien failli mal se terminer, comme l'a raconté Marcelo Wesfreid dans son livre "Le jardin secret de la République" paru chez Plon en septembre dernier. La chasse est l'activité favorite de nombreux politiques. En juillet dernier, dans les colonnes de Paris Match, c'est le président des Républicains Christian Jacob qui clamait haut et fort sa passion pour cette pratique.

Ils ont en particulier abaissé les seuils de prises de participation à partir desquels un feu vert des autorités est requis. C'est le cas de l'Australie qui a abaissé ce seuil à zéro, mais aussi de la France (25%), de l'Espagne (10%), de l'Allemagne, qui seront bientôt rejoints par la Grande-Bretagne. Seuls les Etats-Unis se sont tenus à l'écart de ce mouvement. Résultat, au cours des cinq premiers mois de 2020, les investissements chinois ont chuté de 93% en Europe et de 89% en Amérique du nord, pour tomber respectivement à 1,4 milliard et 700 millions de dollars.

>> A lire aussi - Aéroport de Toulouse, Baccarat... ces actionnaires chinois qui ont déçu

Des chiffres à mettre en rapport avec les acquisitions étrangères en Chine, qui ont atteint 9 milliards de dollars entre janvier et mai, dépassant "pour la première fois en dix ans" les IDE chinois à l'étranger. "C’est aujourd’hui l’Asie qui constitue la principale cible des appétits chinois, avec 4,3 milliards de dollars investis" entre janvier et mai, précise cette étude.

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