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Monde A l'ombre des "murs", une génération "sans avenir" dans les Territoires palestiniens

16:20  27 septembre  2020
16:20  27 septembre  2020 Source:   lepoint.fr

La dépression Sally fait une première victime dans le sud-est des États-Unis

  La dépression Sally fait une première victime dans le sud-est des États-Unis Des trombes d'eau se sont abattues entre mercredi et jeudi sur l'Alabama et la Floride, dans le sud-est des États-Unis, dans le sillage de la tempête Sally, qui a fait au moins un mort selon les autorités locales, et provoqué d'importantes inondations et coupures de courant. Une personne est décédée dans la ville côtière d'Orange Beach, en Alabama, a confirmé jeudi à l'AFP le lieutenant Trent Johnson, de la police locale. Sally a touché terreUne personne est décédée dans la ville côtière d'Orange Beach, en Alabama, a confirmé jeudi à l'AFP le lieutenant Trent Johnson, de la police locale.

"C'est aussi la ' génération du Mur '", remarque Claire Beaugrand: le mur de séparation érigé aux abords de la ligne verte depuis 2002. Depuis 1967, Plus de 14 000 Palestiniens de Jérusalem (et 240 000 pour l'ensemble des territoires ) ont perdu leur droit de résidence, "une véritable purification

Le conflit israélo- palestinien , qui passait pour « central » dans la région, n’empêche pas, ou plus, la normalisation des relations entre Israël et le monde arabe. Dans le nouveau Moyen-Orient, celui qui émerge au XXIe siècle, l’affaire palestinienne serait devenue marginale, un conflit périphérique.

  A l'ombre des © Fournis par Le Point

Sur les murs écaillés du camp de Jénine, les posters de jeunes "martyrs" ou de prisonniers palestiniens, keffieh au cou, AK-47 en mains, contemplent toujours les passants, comme si les fantômes de la seconde Intifada n'avaient jamais vraiment quitté les lieux.

Dents de morse, corps sec, noueux, arrondi par un petit ventre de sucre, Nidal Naghnaghyeh Turkeman salue un ancien de la "résistance" devenu vendeur de raisins en chaise roulante, puis les doyens du quartier ou les "shebabs", des jeunes déjà usés pour certains par des allers-retours dans les prisons israéliennes.

EN DIRECT - Coronavirus : nette dégradation de la situation sanitaire en France

  EN DIRECT - Coronavirus : nette dégradation de la situation sanitaire en France La situation sanitaire se dégrade en France, avec 123 morts et plus de 13.000 nouveaux cas en 24h selon le dernier bilan publié vendredi. De nouvelles mesures restrictives sont attendues à Lyon, samedi, après le renforcement des mesures sanitaires à Nice. Face à l'augmentation des contaminations, plusieurs pays durcissent leur mesures, voire reconfinent leur population. La situation sanitaire continue de se dégrader en France qui a enregistré, vendredi, 123 morts et plus de 13.000 contaminations supplémentaires au Covid-19 en 24h. Un record. Le nombre d'admissions en réanimation (100) est également en nette hausse.

De génération en génération , les formes de la lutte sont les mêmes, mais le but a changé. Dans la prison israélienne où il est alors incarcéré, les discussions entre militants palestiniens sont animées. Libérer les territoires occupés en 1967 ne résoudra rien, estime-t-il, à rebours du credo

Alors que l'armée israélienne a tué 44 manifestants palestiniens durant les dernières semaines, RT a rencontré des Israéliens pro- palestiniens . Selon cette militante, la dernière décennie a été déterminante dans l 'accroissement des tensions actuelles le long de la frontière de Gaza.

Nidal n'a rien d'un enfant de choeur. Adolescent, il a combattu durant la première Intifada (soulèvement palestinien, 1987-1993), puis à nouveau durant la seconde.

C'était il y a 20 ans. Le 28 septembre 2000. Dans un contexte tendu, marqué par l'impasse de la mise en oeuvre des accords de paix d'Oslo et l'échec d'une conférence à Camp David (Etats-Unis), le chef de l'opposition israélienne d'alors, Ariel Sharon, se rend sur l'Esplanade des Mosquées de Jérusalem, ou Mont du Temple pour les juifs.

Le geste est perçu comme une provocation côté palestinien et de violents affrontements éclatent avec les forces israéliennes.

La seconde Intifada est en marche et embrase dans son sillage pendant cinq ans Israël, endeuillé par des attentats à répétition, mais aussi la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée, théâtre de violents affrontements comme dans le camp de réfugiés de Jénine (nord), assiégé pendant plus d'un mois, au printemps 2002.

Coronavirus à Toulouse : Quelle est la situation au CHU à l’amorce de la deuxième vague ?

  Coronavirus à Toulouse : Quelle est la situation au CHU à l’amorce de la deuxième vague ? Au CHU de Toulouse, l’activité liée au Covid-19, reprend lentement mais sûrement. La deuxième vague pointe et les soignants s’y préparent © F. Scheiber - Sipa Une équipe de réanimation du CHU de Purpan, à Toulouse, au chevet d'un malade du Covid. EPIDEMIE - Au CHU de Toulouse, l’activité liée au Covid-19, reprend lentement mais sûrement. La deuxième vague pointe Avec 54 patients* atteints du Covid-19, dont 13 en réanimation, alors qu’ils n’étaient plus qu’une dizaine au cœur de l’été, « la deuxième vague » monte lentement, mais « clairement », au CHU de Toulouse.

Pour effacer la présence palestinienne , Israël impose rapidement ses propres symboles de domination dans la vieille ville. La transformation de la zone résidentielle palestinienne de Silwan en site de tourisme archéologique de la ville juive de David n’est qu’un exemple.

La répression sanglante contre des milliers de civils palestiniens massés à la frontière israélienne lundi éclaire la spirale guerrière dans laquelle Israël Il faut remonter à 2014 pour constater un tel massacre dans les territoires palestiniens , à ceci près qu’ à l ’époque c’est une guerre qui sévissait à Gaza

Ici, il y avait un tireur d'élite. Là, un système de tunnels permettant aux combattants de circuler entre les maisons de béton de gris cru, raconte à l'AFP le revenant Nidal, réapparu ce printemps après 17 ans de prison pour sa participation à une attaque fatale à six Israéliens peu après le siège de Jénine.

Près de deux décennies plus tard, les portraits de jeunes prisonniers y côtoient ceux d'anciens "martyrs" de l'Intifada, une affiche jaunie de l'Irakien Saddam Hussein en chapeau melon et un graffiti tatoué du message "Le passé sera encore présent dans le futur".

"Quand je marche dans le camp, j'essaie de réconcilier ma mémoire avec ce que je vois aujourd'hui", murmure l'ancien combattant du Fatah en soulevant la poussière des venelles qui séparent les édifices de béton gris d'où, des toits, les Palestiniens aperçoivent au loin les collines et leurs villages d'antan en Israël.

«Racisme anti-palestinien»: Rendez-vous à l'université de Toronto

 «Racisme anti-palestinien»: Rendez-vous à l'université de Toronto © [Galit Rodan / Bloomberg] Des piétons traversent le campus de l'Université de Toronto sur cette photo du 28 avril 2020 [Galit Rodan / Bloomberg] Toronto, Canada - Des étudiants et des enseignants de l'Université de Toronto ont appelé au rétablissement de l'offre d'emploi d'un universitaire international après qu'elle aurait été annulée par la direction en raison de son travail sur les violations des droits de l'homme commises par Israël dans les territoires palestiniens occupés.

Du 20 octobre au 10 novembre 2019, CSF est intervenu dans les Territoires Palestiniens Occupés, dans les régions de Naplouse, Jénine, Ramallah et Hébron.

Des milliers de Palestiniens de la bande de Gaza ont afflué contre l’avis de Tsahal à la frontière avec Israël pour réclamer la restitution de leurs terres confisquées après 1948. Dans leur esprit, ces deux événements sont associés à leur fuite forcée et à la destruction de leurs villages d’origine.

Outre l'émergence des réseaux sociaux, bien des choses ont changé depuis le dernier soulèvement palestinien. Gaza est contrôlé par le Hamas islamiste et sous blocus israélien, une large "barrière de sécurité" sépare Israël de la Cisjordanie, les Américains ont reconnu Jérusalem comme capitale de l'Etat hébreu, des monarchies du Golfe "normalisent" leurs relations avec Israël tandis que les dirigeants palestiniens tentent de panser leurs divisions.

"S'exiler ou se battre"

Nidal a perdu deux frères dans l'Intifada et n'a pas vu grandir ses filles, Yara et Sara, jumelles nées un mois avant le siège de Jénine. Pendant ses cinq premières années de prison, elles n'ont pu voir leur père. Puis seulement deux fois par an derrière une vitre.

"Au début, nous le rejetions. Nous n'arrivions pas à lui trouver une place dans nos coeurs", confie Sara, 18 ans et étudiante en "technologie de l'information" à l'université locale.

Les soeurs n'ont pas de souvenirs précis de la dernière Intifada, mais se souviennent qu'à l'école et dans la rue, leur père, âgé aujourd'hui de 48 ans, passait, et passe encore, pour un "héros" chez les jeunes.

A l'ombre des "murs", une génération "sans avenir" dans les Territoires palestiniens

  A l'ombre des Sur les murs écaillés du camp de Jénine, les posters de jeunes "martyrs" ou de prisonniers palestiniens, keffieh au cou, AK-47 en mains, contemplent toujours les passants, comme si les fantômes de la seconde Intifada n'avaient jamais vraiment quitté les lieux. Dents de morse, corps sec, noueux, arrondi par un petit ventre de sucre, Nidal Naghnaghyeh Turkeman salue un ancien de la "résistance" devenu vendeur de raisins en chaise roulante, puis les doyens du quartier ou les "shebabs", des jeunes déjà usés pour certains par des allers-retours dans les prisons israéliennes.

Le secrétaire général de l'ONU a demandé une enquête indépendante sur les événements de vendredi, au cours desquels l'armée israélienne a ouvert le feu sur des manifestants, provoquant 16 morts et plus de 1400 blessés. Au lendemain d'une journée sanglante, les Palestiniens enterrent

Deux Palestiniens ont trouvé la mort dans des affrontements avec les forces de l’ordre israéliennes près de Jérusalem, au lendemain de violences meurtrières provoquées par les nouvelles mesures de sécurité à l ’entrée de l’esplanade des Mosquées.

"Aujourd'hui, nous sommes toujours dans l'Intifada, il y a chaque jour des attaques, des blessés et rien n'est réglé", poursuit Sara, sa soeur opinant du foulard à ses côtés. Et puis "il n'y a pas de futur (en Palestine), les deux seules options sont l'immigration ou le combat".

A l'heure où Israël normalise ses relations avec des pays du Golfe, la génération née après les accords d'Oslo dit vivre souvent une autre "normalisation", celle de "l'occupation" israélienne, l'armée israélienne contrôlant 60 % de la Cisjordanie.

Ces jeunes ont grandi à l'ombre des "murs", n'ont jamais goûté à l'espoir de la paix, ont hérité du mot "occupation" pour nommer Israël et s'interrogent sur la manière de donner suite aux combats de leurs parents pour défendre une Palestine qui tarde à sortir de terre.

Ces derniers mois, les dirigeants palestiniens ont appelé à des manifestations contre le "plan Trump" pour le Proche-Orient, le projet israélien d'annexion de pans de la Cisjordanie, puis contre la normalisation des relations de certains pays avec Israël. A chaque fois, les jeunes ont été aux abonnés absents.

"La jeunesse palestinienne se sent vraiment isolée, elle est privée de toute participation à la vie publique. Il n'y a pas eu d'élections pendant 15 ans et puis, avec la crise économique (...), les jeunes pensent davantage à essayer de trouver un emploi", note l'analyste palestinien Ghassan Khatib.

Le bras de fer Muselier-Véran

  Le bras de fer Muselier-Véran L’aggravation de la crise sanitaire et l’annonce de la fermeture des bars et restaurants ont tendu les relations entre les élus et le ministre. © Eric TSCHAEN/Pool/ABACAPRESS.COM La colère de Renaud Muselier n’est pas retombée. Le président (LR) du conseil régional de Paca s’est senti trahi par le « mauvais coup » du ministre de la Santé : « Jusqu’à ses annonces sans concertation, je m’efforçais d’être dans le zéro polémique. Là, on s’est fichu de nous.

"La crise de cette génération commence vraiment durant la seconde Intifada car au même moment le processus de paix (d'Oslo) s'est effondré et le combat violent des Palestiniens a échoué. La jeunesse palestinienne a commencé à comprendre que ni le processus de paix ni le combat armé ne fonctionnait, ce qui a mené à un déclin de l'espoir (...) Et ça ne fait aujourd'hui que s'approfondir", dit-il.

Dans les ruelles de Jénine, Oday, un coiffeur de 20 ans, roule en scooter sur une patinoire de poussière avec au volant son pote Mahdi, 17 ans et coupe en brosse. Priorité: travailler, accumuler des sous pour "aider" la famille, puis se "marier".

Les grands discours sur le plan Trump, l'annexion, la normalisation ont peu de prise sur eux. "Nous parlons plus de ce que l'armée israélienne fait, des démolitions (de maison), des attaques, des blessés", lance Oday.

Le "mur" des générations

Aujourd'hui, 60 % de la population palestinienne a moins de 30 ans. Mahmoud Abbas, chef du parti laïc Fatah et de l'Autorité palestinienne, s'apprête à souffler ses 85 bougies, ce qui en fait l'un des plus vieux leaders du monde arabe.

"La vie devait être meilleure pour la génération d'avant car il n'y avait pas de murs, pas de checkpoints et ils avaient des opportunités d'emploi", souffle Aya, 18 ans, étudiante en soins spécialisées à l'université al-Quds, à Abou Dis.

Aya vit à Jérusalem-Est mais la "barrière de sécurité", une épaisse structure de béton sinueuse et constellée de tags en arabes à la hauteur d'Abou Dis, coupe le passage entre sa maison et son campus et la force à passer par des checkpoints.

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A Gaza, Saja, 20 ans, vit elle derrière une épaisse barrière hyper-sécurisée qui ceint ce territoire palestinien de deux millions d'habitants affligé par un taux de chômage dépassant les 65 % chez les jeunes.

Si Gaza n'est plus en mode "Intifada", cette langue de terre saline, sous blocus, a quand même connu trois guerres depuis avec Israël. Et nombre de jeunes intègrent des mouvements armés comme le Hamas et le Jihad islamique.

"Ici, nous n'avons pas de futur. Il y a le blocus, on ne peut pas voyager, le Hamas et le Fatah sont divisés, et il n'y a pas de travail pour les jeunes. Alors on est frustrés et on n'a pas non plus l'espoir de voir un Etat palestinien dans un avenir proche".

Et comme ailleurs dans les Territoires palestiniens, des doyens de la dernière Intifada souhaitent voir leurs cadets reprendre la lutte. Mais comment ?

Deux frères morts, deux filles qu'il n'a pas vues grandir, du sang sur ses propres mains et toujours pas d'Etat palestinien, le jeu en valait-il la chandelle Nidal ?

"J'essaie encore de connaître mes filles, de bâtir des ponts avec elles et, comme moi, elles pensent que la lutte doit continuer car elles souffrent", dit-il, convaincu, peut-être à tort, d'une "troisième Intifada encore plus grosse" à venir.

27/09/2020 10:01:05 -          Jénine (Territoires palestiniens) (AFP) -          © 2020 AFP


Vidéo: DVAM - Uniforme - 0 -- (Le Figaro)

Le Liban et Israël annoncent des pourparlers sur les frontières disputées .
Le Liban annonce des pourparlers à venir avec Israël sur les frontières disputées "En ce qui concerne la question des frontières maritimes, des réunions se tiendront de manière continue au siège des Nations Unies à Naqoura, sous la bannière des Nations Unies" a indiqué le président du Parlement libanais, Nabih Berri, Berri, lors d'une conférence de presse.

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usr: 1
C'est intéressant!