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Monde Le Liban s’enfonce un peu plus dans la crise politique

17:25  27 septembre  2020
17:25  27 septembre  2020 Source:   nouvelobs.com

La France à la manœuvre pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban

  La France à la manœuvre pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban Le Liban reste plongé dans l'incertitude, plusieurs jours après l'expiration du délai fixé pour former un nouveau gouvernement. Malgré les efforts déployés par la France, le blocage politique persiste autour de l'attribution du portefeuille des Finances, que le tandem chiite composé du Hezbollah et du mouvement Amal refuse de céder. Les négociations pour former un nouveau gouvernement se poursuivent au Liban malgré l'expiration du délai de 15Les négociations pour former un nouveau gouvernement se poursuivent au Liban malgré l'expiration du délai de 15 jours, promis par les différent camps politiques et annoncé par le président français Emmanuel Macron, le 1er septembre lors de sa visite à Beyrouth.

La crise politique s’est aggravée avec l’annonce, samedi soir par Mohammad Safadi, qu’il renonçait à devenir le prochain Premier ministre libanais Son retrait pourrait retarder l’adoption de réformes que le Liban s ’est engagé à mettre en oeuvre dans l ’espoir de convaincre les pays donateurs de lui

Узнать причину. Закрыть. Le Liban s ' enfonce dans la crise . Liban : le Parlement vote la confiance au gouvernement, des manifestations font plus de 370 blessés - Продолжительность: 1:41 euronews (en français) 6 939 просмотров.

  Le Liban s’enfonce un peu plus dans la crise politique © Copyright 2020, L'Obs

Le Liban se réveille dimanche sans la moindre perspective de sortie de crise après le renoncement du Premier ministre désigné Moustapha Adib, incapable de former un gouvernement en raison de querelles politiciennes sur les portefeuilles, malgré les pressions internationales.

Ce renoncement semble marquer l’échec de l’initiative lancée après la tragique explosion du 4 août au port de Beyrouth, par le président français Emmanuel Macron qui doit tenir en soirée à Paris une conférence de presse au sujet du Liban, pays en proie à la crise économique, sociale et politique la plus grave de son histoire.

Au Liban, une puissante explosion dans un bâtiment appartenant au Hezbollah

  Au Liban, une puissante explosion dans un bâtiment appartenant au Hezbollah L’explosion a fait plusieurs blessés dans le village de Aïn Qana, au sud du Liban.D’après la directrice du centre de recherches Carnegie à Beyrouth, Maha Yahya, la déflagration a été entendue jusqu’à la ville de Saïda, située à plusieurs kilomètres de cette bourgade.

Après la crise politique , celle du coronavirus a fini de mettre l’économie libanaise à terre. Les manifestations, parfois violentes, se multiplient.

Le Liban a décidé de s’offrir une nouvelle crise . Samedi 26 septembre, Mustapha Adib, l’homme choisi pour former le cabinet censé succéder à celui d’Hassan Diab, balayée par l’explosion du port de Beyrouth, a jeté l’éponge, victime des sempiternelles divisions de la classe politique locale.

La périlleuse équation libanaise d’Emmanuel Macron

Les partis politiques libanais s’étaient engagés auprès d’Emmanuel Macron, venu à Beyrouth début septembre, à former un cabinet composé de ministres « compétents » et « indépendants » dans un délai de deux semaines.

Mais samedi, Moustapha Adib, chargé le 31 août de former un nouveau gouvernement, a jeté l’éponge, mettant en avant l’inexistence d’un consensus entre les forces politiques en dépit de l’urgence de mettre le pays sur la voie des réformes économiques vitales.

« La page Moustapha Adib tournée, et maintenant? », s’interroge en une le quotidien francophone L’Orient-Le Jour, parlant de « saut dans l’inconnu, voire même d’une autoroute vers l’enfer ».

« Un renoncement aux graves répercussions et les regards tournés vers Macron », titre le quotidien arabophone Annahar.

Le Liban n'aura pas d'aide financière sans réformes, rappelle Le Drian

  Le Liban n'aura pas d'aide financière sans réformes, rappelle Le Drian Le Liban n'aura pas d'aide financière sans réformes, rappelle Le Drian © Reuters/POOL LE LIBAN N'AURA PAS D'AIDE FINANCIÈRE SANS RÉFORMES, RAPPELLE LE DRIAN PARIS (Reuters) - Le Liban n'obtiendra pas d'aide internationale s'il ne met pas en place les réformes gouvernementales dont il a besoin pour se redresser, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Des heurts ont éclaté ce mardi au Liban , en marge des rassemblements dans le centre de Beyrouth. Les blocs de béton posés aux croisements des avenues n'ont pas découragé les centaines de manifestants venus aux abords du Parlement pour tenter d'en bloquer l'accès, malgré le dispositif de

C’est une nouvelle journée de mobilisation qui s’annonce au Liban ce mardi, alors que le nouveau gouvernement Les manifestants restent mobilisés contre une classe politique accusée d’avoir mené le pays à la ruine. Une crise de confiance qui vise aussi le système bancaire, englué dans une crise

Les craintes vont crescendo d’une dégradation supplémentaire de la situation dans le pays, où la classe dirigeante est accusée de corruption, d’incompétence et d’indifférence par une grande partie de la population.

« Irresponsabilité! »

Selon la Constitution, le chef de l’Etat doit désormais mener de nouvelles consultations parlementaires contraignantes pour désigner un Premier ministre.

Mais ce processus risque, une nouvelle fois, de s’éterniser, voire d’échouer alors que le Liban, où le mouvement pro-iranien Hezbollah domine la vie politique, a besoin de mener les réformes réclamées par la communauté internationale pour débloquer des milliards de dollars d’aide.

Au Liban, le Hezbollah est un véritable Etat dans l’Etat

« Il y avait une chance et il y avait beaucoup de pression pour former un gouvernement. Cela ne s’est pas produit, ce qui signifie que le problème est plus grand » que les considérations locales, affirme à l’AFP Sami Atallah, directeur du Centre libanais d’études politiques.

«Je m'excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche» : le Premier ministre libanais jette l’éponge

  «Je m'excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche» : le Premier ministre libanais jette l’éponge «Je m'excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche» : le Premier ministre libanais jette l’éponge« Je m'excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche de former le gouvernement », a déclaré Moustapha Adib lors d'une allocution télévisée, après de longues négociations pour choisir une équipe gouvernementale approuvée par les différentes forces politiques rivales du pays. « Alors que les efforts pour former le gouvernement touchaient à leurs fins, il m'est apparu clairement que ce consensus n'existait plus, et qu'une équipe (ministérielle) selon les critères que j'ai fixés était déjà vouée à l'échec », a-t-il justifié.

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La colère populaire continue de s'exprimer contre le secteur bancaire au Liban , pays englué dans une crise économique. De plus en plus précarisés, les

Il faisait allusion aux tensions géopolitiques, notamment entre les Etats-Unis et l’Iran, deux pays ennemis, sur le Liban. Washington considère le Hezbollah chiite comme une « organisation terroriste ».

La formation du gouvernement libanais a été, dans les faits, entravée par les revendications du Hezbollah et de son allié Amal qui réclamaient le portefeuille des Finances.

Selon les observateurs, l’obstination du tandem chiite est liée aux sanctions américaines imposées à un ministre du parti Amal, qui était aux Finances, et à deux compagnies affiliées au Hezbollah.

« Un tel degré d’irresponsabilité, quand le sort du Liban et de son peuple est en jeu! Politiciens, avez-vous vraiment saboté cette chance unique créée par la France? », s’est insurgé samedi le coordinateur spécial de l’ONU pour le Liban, Jan Kubis.

« Vague d’émigration »

Emmanuel Macron avait averti que si les promesses de former rapidement un gouvernement et de procéder à des réformes n’étaient pas tenues d’ici octobre, « il y aura des conséquences ».

Macron de retour à Beyrouth : pourquoi la France a des relations si particulières avec le Liban

Moustapha Adib avait succédé à Hassan Diab qui avait démissionné après l’explosion dévastatrice survenue le 4 août dans un entrepôt où étaient stockées d’importantes quantités de nitrate d’ammonium au port de Beyrouth: plus de 190 morts, plus de 6.500 blessés et des quartiers entiers détruits.

C’était le drame de trop dans un pays souffrant depuis des mois d’une dégringolade de la monnaie nationale, d’une hyperinflation et d’une paupérisation à grande échelle de sa population, sans oublier la pandémie de Covid-19.

L’explosion avait attisé la colère de la population contre la classe politique quasi inchangée depuis des décennies, un ras-le-bol accentué par la très faible mobilisation de l’Etat pour aider les sinistrés.

Lundi, Michel Aoun, un allié du Hezbollah, avait averti que le Liban se dirigerait vers « l’enfer » si un nouveau gouvernement n’était pas formé.

Pour le politologue Karim Bitar, « à défaut d’aller en enfer, nous assisterons probablement à une escalade de la violence, à une fragilisation de toutes les institutions publiques, à une aggravation de la crise économique et (...) à une vague d’émigration ».

Accord sur des pourparlers entre le Liban et Israël au sujet des frontières .
Le Liban et Israël, pays techniquement en guerre, ont annoncé jeudi des pourparlers sous la médiation de l'ONU sur leurs frontières maritimes disputées, un accord qualifié d'"historique" par les Etats-Unis.La date des négociations n'a pas été précisée par le Liban. Mais Israël a affirmé qu'elles auraient lieu après la fête juive de Souccot s'achevant le 10 octobre. Et le secrétaire d'Etat américain adjoint pour le Moyen-Orient, David Schenker, a dit qu'elles débuteraient pendant la semaine du 12 octobre.

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