•   
  •   

Monde Macron durcit le ton face à Loukachenko

11:35  28 septembre  2020
11:35  28 septembre  2020 Source:   liberation.fr

Coronavirus : quelle différence entre les tests PCR et salivaires ?

  Coronavirus : quelle différence entre les tests PCR et salivaires ? La Haute Autorité de Santé a donné vendredi son feu vert aux tests salivaires. Ceux-ci seront disponibles en France dans les prochaines semaines, mais ne s'adresseront pas à tout le monde. En effet, ces tests se révèlent peu performants dans le cas des patients asymptomatiques qui, eux, devront donc continuer à se faire tester par voie respiratoire nasopharyngée. Les personnels des laboratoires seront bientôt soulagés : les tests salivaires pour détecter le coronavirus arrivent en France. La Haute Autorité de Santé a donné son feu vert, vendredi, mais pas pour tout le monde.

Le Président est en déplacement pour deux jours en Lituanie, où se trouve actuellement en exil la cheffe de l'opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui attend beaucoup de l'Union européenne dans son combat démocratique. Macron durcit le ton face à Loukachenko .

Le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à la résidence de l'ambassadeur de Franceà Beyrouth Je lui ai dit que la Russie a un rôle à jouer, et ce rôle peut être positif s'il pousse Loukachenko à respecter la vérité des urnes et à libérer les prisonniers politiques.

Emmanuel Macron lors du sommet de l'Union européenne à Bruxelles en juillet. © POOL New Emmanuel Macron lors du sommet de l'Union européenne à Bruxelles en juillet.

Le Président est en déplacement pour deux jours en Lituanie, où se trouve actuellement en exil la cheffe de l'opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui attend beaucoup de l'Union européenne dans son combat démocratique.

«Il est clair que Loukachenko doit partir», a affirmé Emmanuel Macron ce week-end, au Journal du dimanche. Ce qui ne l’est pas, en revanche, c’est où, quand et comment. La stratégie envisagée par le Président, à la veille d’une visite officielle en Lituanie (où s’est réfugiée Svetlana Tikhanovskaïa, la cheffe de l’opposition biélorusse), semble de s’appuyer sur la bonne volonté de Vladimir Poutine, puisque «la Russie a une relation de très grande proximité avec la Biélorussie». «Il se trouve que j’ai parlé à Vladimir Poutine le jour où il recevait Loukachenko à Sotchi, je lui ai dit que la Russie a un rôle à jouer, et ce rôle peut être positif, s’il pousse Loukachenko à respecter la vérité des urnes et à libérer les prisonniers politiques. C’était il y a quinze jours, nous n’y sommes pas.»

Biélorussie : la mobilisation contre Loukachenko se poursuit, Tikhanovskaïa à Bruxelles ce lundi

  Biélorussie : la mobilisation contre Loukachenko se poursuit, Tikhanovskaïa à Bruxelles ce lundi Biélorussie : la mobilisation contre Loukachenko se poursuit, Tikhanovskaïa à Bruxelles ce lundiLa veille déjà, une marche des femmes avait rassemblé des milliers de personnes dans les rues de la capitale. Elle avait également donné lieu à des centaines d'interpellations. Mais les pressions policières n'ont pas empêché la réussite de ce nouveau rendez-vous dominical et un défilé sur l'avenue des Vainqueurs jusqu'au palais de l'Indépendance, résidence de celui que l'on qualifie de « dernier dictateur d'Europe ».

Alors qu'il a affirmé son opposition au président Loukachenko , Emmanuel Macron est attendu ce lundi en Lituanie pour confirmer son soutien aux opposants biélorusses. Une présence symbolique face aux forces russes. La rédaction vous conseille.

Il est clair que Loukachenko doit partir », martèle Emmanuel Macron dans Le JDD, à la veille de sa première visite en Lituanie et en Lettonie. Dans cet hebdomadaire, le président français se dit également « impressionné par le courage des manifestants (biélorusses). Ils savent les risques qu'ils

«Immature»

Une prise de position tardive, sept semaines après l’élection frauduleuse d’Alexandre Loukachenko, le 9 août, mais «très appréciée» par Svetlana Tikhanovskaïa, qui espère rencontrer le chef d’Etat français lors de cette visite. «Maintenant, nous devons discuter de l’organisation de nouvelles élections, a-t-elle réagi auprès de Libération. Nous espérons que la France aura le courage de faire pression sur Loukachenko pour faire libérer les prisonniers politiques, qui ne doivent pas faire l’objet de négociations.» Moins content, Loukachenko a répondu à Macron, qu’il trouve «immature» (puisqu’il n’a pas, comme lui, vingt-six ans de présidence au compteur), de «commencer par résoudre les problèmes qui se sont beaucoup accumulés» en France.

Covid-19 : les Français encore loin d'avoir atteint l'immunité collective

  Covid-19 : les Français encore loin d'avoir atteint l'immunité collective Selon une étude menée par Santé publique France avec l'Institut Pasteur, seuls 4,9% des Français ont été infectés par le coronavirus avant mi-mai. © Pascal GUYOT / AFP Seuls 4,9% des Français ont été infectés par le coronavirus avant la mi-mai. À la fin du confinement, mi-mai, seuls 4,9% des Français avaient été infectés par le coronavirus, soit 3,3 millions de personnes. Et seulement 3,3% de la population avaient développé des anticorps neutralisants lors de cette première vague qui a frappé la France entre février et mai.

«Moins regarder autour»: Loukachenko rétorque à Macron qui l'a appelé à partir.

A deux jours du sommet du G20 au Japon, Emmanuel Macron a durci le ton mercredi sur la question du climat, pomme de discorde persistante avec les Etats-Unis, prévenant que la France n'accepterait pas de communiqué final qui ne mentionnerait pas l'accord de Paris de 2015.

Depuis Vilnius, l’opposante se démène pour trouver des soutiens, même symboliques, alors que les Etats-Unis font profil bas, que l’Union européenne s’est très vite cassé les dents sur la question des sanctions, refusées en bloc par Chypre, et que l’appétit russe pour son voisin a été acéré par la crise. Or, peu importe de quel côté elle se tourne, Svetlana Tikhanovskaïa, qui souhaite à tout prix préserver la souveraineté de la Biélorussie, se retrouve prise dans des négociations qui dépassent largement ses intérêts, au profit de ceux de la Russie. Même Emmanuel Macron, qui se voulait engagé dans un dialogue avec le Kremlin, se retrouve dans une situation inconfortable depuis l’affaire Navalny, l’empoisonnement au Novitchok de l’opposant ayant tendu les relations entre Paris et Moscou.

Menace d’une invasion russe

Seuls les pays baltes, Lituanie en tête, et la Pologne, ont pris fait et cause pour l’opposition biélorusse : si Svetlana Tikhanovskaïa parvenait à renverser Loukachenko, la menace d’une invasion russe, crainte constante de ces gouvernements (et régulièrement ravivée par des exercices militaires à la frontière), serait considérablement amoindrie. «Nous n’avons pas le temps de tergiverser, nous devons trouver un accord, prendre des sanctions, mener une enquête sur le terrain, défend Linas Linkevicius, le ministre lituanien des Affaires étrangères. Les déclarations, même fortes, ne suffisent pas. L’Union européenne doit donner son soutien politique et économique à l’opposition.» Car, estime Linas Linkevicius, à ne rien faire, «l’Union est en train de perdre sa crédibilité. Nous devons envoyer un message clair à la Russie, qui ne doit intervenir en aucun cas en Biélorussie».

Biélorussie. Loukachenko a prêté serment en secret pour un 6e mandat présidentiel

  Biélorussie. Loukachenko a prêté serment en secret pour un 6e mandat présidentiel Alors qu’il est confronté à une vague de protestation sans précédent, Alexandre Loukachenko a prêté serment en catimini et sous protection pour un sixième mandat. Il affirme avoir été élu à 80 % alors que des milliers de manifestants et manifestantes demandent sa démission. Le président biélorusse Alexandre Loukachenko, confronté à un mouvement de contestation post-électoral sans précédent, a prêté serment mercredi 23 septembre pour un sixième mandat, a indiqué l’agence étatique Belta à l’issue d’une cérémonie tenue secrète.

«Venant du président Macron , interprète un diplomate lituanien, c’est à la fois une réaffirmation claire de Biélorussie: représailles contre les contestataires de l’«idéologie Loukachenko ». Darmanin déclare la France en guerre avec les islamistes mais c'est face aux orthodoxes de Moscou que

Emmanuel Macron le 21 septembre à Paris (image d'illustration). Le président français a abordé l'affaire Navalny au cours de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU, demandant à la Russie «que toute la lumière soit faite sur la tentative d'assassinat contre un opposant politique».

L’opposition biélorusse se retrouve elle-même prisonnière des intentions de Poutine : si le président russe a pour le moment choisi de soutenir Loukachenko, Svetlana Tikhanovskaïa ne peut pas lui tourner le dos, car, même indépendante, la Biélorussie sera toujours dépendante de la Russie. «Je suppose que nous allons devoir créer un groupe ad hoc, avec la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Autriche, le Royaume-Uni, la Pologne et la Lituanie, sous mandat de l’OSCE, pour sortir de cette crise», analyse Pavel Latouchko, ancien ambassadeur de France et membre du Conseil de coordination, l’organe issu de l’opposition pour mener à bien la transition démocratique en Biélorussie.

Changement de régime

Alors que la plupart des pays occidentaux ne reconnaissent plus la légitimité d’Alexandre Loukachenko à la tête de la Biélorussie, ils butent sur la question des sanctions, considérée par l’opposition comme une étape essentielle au changement de régime : «Les personnes responsables de la falsification des élections, des actions brutales contre la population, des morts, de la torture, doivent faire l’objet de sanctions personnelles, insiste Pavel Latouchko. Les institutions contrôlées par les auteurs de violences ou de fake news doivent faire l’objet de sanctions économiques.» C’est aussi ce que demandent les Biélorusses, confrontés tous les week-ends aux violences policières, alors qu’ils manifestent pacifiquement.

Bélarus : manifestation dispersée à Minsk contre l'investiture surprise de Loukachenko

  Bélarus : manifestation dispersée à Minsk contre l'investiture surprise de Loukachenko Arrestations et canons à eau : la police bélarusse a dispersé mercredi une manifestation de l'opposition à Minsk contre la prestation de serment inattendue du président bélarusse Alexandre Loukachenko, confronté à un mouvement de contestation historique. - Couronne en carton - De nombreux protestataires portaient de fausses couronnes en carton sur la tête, dans une allusion à la prestation de serment du président Loukachenko. "Nous ne t'avons pas choisi !", "Tu n'a pas pris tes fonctions, tu es juste devenu complètement sénile !", pouvait-on lire sur des affiches portées par des protestataires.Fait exceptionnel, la cérémonie d'investiture de M.

La chef des Femens à la table de Macron , au G7 ! Pacte de Marrakech : la prochaine trahison de Macron !

Macron face à la crise - C à Vous - 17/04/2020.


Vidéo: Biélorussie : "Loukachenko doit partir", dit Macron avant une visite en Lituanie (France 24)

EXCLUSIF. Emmanuel Macron sur la situation en Biélorussie : "Il est clair que Loukachenko doit partir" .
A la veille de son départ pour Vilnius et Riga, Emmanuel Macron confie au JDD son analyse sur la situation en Biélorussie. Aucun président de la République ne s'était rendu dans les Pays baltes depuis Jacques Chirac en 2001. Mais parmi ces trois pays qui ont accédé à l'indépendance au lendemain de la chute du communisme en URSS, la Lituanie abrite depuis cet été une partie de l'opposition au régime du président biélorusse Loukachenko, dont sa cheffe Svetlana Tikhanovskaïa.

usr: 3
C'est intéressant!