•   
  •   

Monde Combats meurtriers au Haut-Karabakh, l'UE appelle au calme

19:25  28 septembre  2020
19:25  28 septembre  2020 Source:   rfi.fr

Des combats ouverts éclatent entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh

  Des combats ouverts éclatent entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh Des civils et des militaires ont été tués dans de violents combats qui ont éclaté dimanche dans la région du Haut-Karabakh, ont déclaré l'Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens, s'accusant mutuellement d'avoir lancé les hostilités. Alors que cette région séparatiste soutenue par Erevan a décrété "la mobilisation générale", le président azerbaïdjanais a promis de "vaincre". Ce pourrait être un nouveau conflit ouvert. Des combats violents ont éclaté dimanche 27 septembre dans le Haut-Karabakh, région frontalière disputée depuis des décennies entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ont déclaré les deux parties, s’accusant mutuellement d’avoir

Affrontements entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sur le territoire du Haut-Karabakh , le 28 septembre 2020. © Defence Ministry of Azerbaijan/Handout via REUTERS Affrontements entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sur le territoire du Haut-Karabakh , le 28 septembre 2020.

Les combats se poursuivent dans le Haut-Karabakh, et le ton continue de monter entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie. L’inquiétude est vive, car les deux pays pourraient basculer dans une guerre meurtrière avec pour enjeu ce territoire montagneux, disputé depuis l’effondrement de l’Union soviétique. Ce lundi 28 septembre, vingt-sept soldats séparatistes ont été tués dans les combats avec l'Azerbaïdjan.

Pourquoi l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’affrontent dans le Haut-Karabakh

  Pourquoi l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’affrontent dans le Haut-Karabakh Cette province arménienne rattachée à l’Azerbaïdjan a proclamé son indépendance à la chute de l’Union soviétique, en 1991. Elle est désormais au centre d’un conflit régional. © Fournis par Le Monde Des civils dans un abri de Stepanakert, la capitale de la république du Haut-Karabagh, le 28 septembre 2020. Pour le troisième jour consécutif, des combats meurtriers ont eu lieu, lundi 28 septembre, entre les forces du Haut-Karabakh, soutenues par l’Arménie, et les troupes d’Azerbaïdjan dans la région séparatiste du Haut-Karabakh, peuplée de 150 000 habitants, majoritairement arméniens.

De notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

De part et d’autre de la ligne de front, ce sont des moyens considérables qui sont déployés : aviation, blindés, artillerie lourde. Les combats sont les plus violents et les plus meurtiers depuis ceux de 2016, qui avaient fait une centaine de morts en quelques mois.

Pour l’heure, la situation sur le terrain reste confuse, l’Azerbaïdjan déclare s’être emparé de plusieurs localités, mais les autorités du Haut-Karabakh affirment avoir regagné les positions perdues. Impossible de vérifier de façon indépendante ces informations, mais une certitude : la situation est très inquiétante.

Et malgré les appels à la retenue qui se sont multipliés depuis dimanche 27 septembre, rien ne permet d’espérer pour le moment une accalmie. Au contraire, la réthorique guerrière employée ces derniers jours en Azerbaïdjan, comme en Arménie, font craindre le pire.

Karabakh: des combats féroces se poursuivent, nouvelle offensive de Bakou

  Karabakh: des combats féroces se poursuivent, nouvelle offensive de Bakou Des combats féroces opposant l'Azerbaïdjan aux séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh se poursuivaient mardi matin, Bakou passant à une nouvelle offensive, à quelques heures d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. Depuis dimanche, les forces de l'enclave séparatiste, soutenue politiquement, militairement et économiquement par l'Arménie, et celles de l'Azerbaïdjan s'affrontent dans les combats les plus meurtriers depuis 2016. "Les forces arméniennes ont riposté à une offensive azerbaïdjanaise dans plusieurs secteurs de la ligne de front et l'ennemi a subi d'importantes pertes" humaines, a indiqué mardi le ministère a

Un conflit entre les deux pays aurait des conséquences incalculables. Dans les années 1990, la guerre du Haut-Karabakh qui avait suivi l’effondrement de l’URSS, avait fait 30 000 morts et des centaines de milliers de déplacés.

Le soutien turc à Bakou

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réclamé ce lundi la fin de « l'occupation » arménienne dans la région du Haut-Karabakh, relate la correspondante de RFI à Istanbul, Anne Andlauer. Le président turc a rappelé que son pays était prêt à soutenir « par tous les moyens », « le pays frère et ami qu'est l'Azerbaïdjan ». « Le temps est venu pour que cette crise qui a commencé avec l'occupation du Haut-Karabakh prenne fin. Aussitôt que l'Arménie aura quitté le territoire azerbaïdjanais qu'elle occupe, la région retrouvera la paix et la sérénité. »

Recep Tayyip Erdogan s’en est ensuite pris aux trois médiateurs du « Groupe de Minsk » – la Russie, les États-Unis et la France –, accusés d’avoir « tout fait pour ne pas résoudre ce conflit depuis 30 ans ». Le président turc a donné entièrement raison à Bakou : « L’Azerbaïdjan vous avait demandé de résoudre ce problème… À qui appartiennent les territoires sous occupation ? À l’Azerbaïdjan ! Estimant que l’heure des comptes était arrivée, l’Azerbaïdjan n’a pas eu d'autre choix que de prendre les choses en main ».

Karabakh: Bakou et Erevan affirment s'infliger de lourdes pertes

  Karabakh: Bakou et Erevan affirment s'infliger de lourdes pertes L'Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh affirment mardi s'être infligé de lourdes pertes, au troisième jour de combats meurtriers les opposant dans cette enclave, malgré des efforts internationaux pour y mettre fin. Plusieurs dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel, ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence mardi soir, pour tenter d'éviter unePlusieurs dirigeants étrangers, dont la chancelière allemande Angela Merkel, ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit en urgence mardi soir, pour tenter d'éviter une guerre ouverte entre Erevan et Bakou qui risquerait de déstabi

La Turquie, par la voix du porte-parole du parti au pouvoir, a en revanche fermement démenti les accusations de l’Arménie, qui faisaient état de l’envoi par Ankara d’armements et de mercenaires dans le Haut-Karabakh.

►À (re)lire : Le Haut-Karabakh, la poudrière non reconnue du Caucase

■ L’Union européenne demande la fin des ingérences au Haut-Karabagh

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell multiplie les contacts avec l’Arménie et l’Azerbaïdjan pour appeler au calme sur les confins du Haut-Karabakh. Le Haut-Représentant de la diplomatie européenne demande la fin des hostilités, la désescalade et l’observation stricte du cessez-le-feu.

La réaction de Reçep Tayyip Erdoğan a poussé l’Union européenne à réclamer urgemment la fin des ingérences extérieures, jugées inacceptables. « Il y a des contacts à plusieurs niveaux. L'urgence, c'est d'arrêter la confrontation des armes. Nous sommes très très engagés et très actifs d'entretenir les contacts avec tous les acteurs, tous les partenaires qui peuvent contribuer à la cessation des confrontations », affirme Peter Stano, porte-parole de Josep Borrell

Les accusations d’ingérence turque surviennent justement à quelques jours du sommet européen de jeudi et vendredi ou l’Union européenne doit se pencher sur les sanctions à l’encontre de la Turquie au sujet de Chypre et de la Libye.

►À écouter aussi : Haut-Karabakh: «La Russie a le pouvoir de tout arrêter»

Pas de répit au Karabakh, inquiétude croissante pour les civils .
Les affrontements se poursuivent au Nagorny Karabakh, au lendemain de bombardements ayant fait des victimes civiles. 1/12 DIAPOSITIVES © Aziz Karimov / Reuters A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. 2/12 DIAPOSITIVES © Aziz Karimov / Reuters A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. 3/12 DIAPOSITIVES © Aziz Karimov / Reuters A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020.

—   Partager dans le Soc. Réseaux
usr: 3
C'est intéressant!