•   
  •   

Monde Nouveaux combats au Karabakh, la Turquie accusée d'attiser le conflit

11:45  02 octobre  2020
11:45  02 octobre  2020 Source:   msn.com

Des combats ouverts éclatent entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh

  Des combats ouverts éclatent entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans le Haut-Karabakh Des civils et des militaires ont été tués dans de violents combats qui ont éclaté dimanche dans la région du Haut-Karabakh, ont déclaré l'Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens, s'accusant mutuellement d'avoir lancé les hostilités. Alors que cette région séparatiste soutenue par Erevan a décrété "la mobilisation générale", le président azerbaïdjanais a promis de "vaincre". Ce pourrait être un nouveau conflit ouvert. Des combats violents ont éclaté dimanche 27 septembre dans le Haut-Karabakh, région frontalière disputée depuis des décennies entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, ont déclaré les deux parties, s’accusant mutuellement d’avoir

Malgré les appels de la communauté internationale à cesser les combats , le conflit persiste au Arméniens et Azerbaïdjanais sont restés sourds à de nouveaux appels à la trêve, échangeant toute la nuit L'Arménie avait déjà accusé la Turquie , qui soutient Bakou, d'envoyer des «mercenaires» au

Alors que les combats se poursuivent dans la région du Haut- Karabagh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan l'est de l'Arménie – et ce alors que la communauté internationale se mobilise pour trouver un règlement au conflit .


Vidéo: Conflit dans le Haut-Karabakh : pas de pourparlers en vue, Erevan et Bakou déterminés (France 24)


Un homme montre un fragment d'un obus tombé devant la maison de son frère dans la ville de Martuni le 1er octobre 2020. © - Un homme montre un fragment d'un obus tombé devant la maison de son frère dans la ville de Martuni le 1er octobre 2020.

Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais sur le front du Nagorny Karabakh faisaient rage vendredi, et les griefs se multipliaient contre la Turquie, accusée d'avoir "franchi une ligne rouge" avec l'envoi de "jihadistes" en soutien à l'Azerbaïdjan.

Karabakh : les combats ont fait au moins 39 morts en 24 heures

  Karabakh : les combats ont fait au moins 39 morts en 24 heures La région connaît un regain de tension depuis ce dimanche. Le bilan pourrait être bien plus lourd, l'Azerbaïdjan n'ayant pas encore communiqué.Quant à l'Azerbaïdjan, il n'a pas annoncé ses pertes militaires. Le bilan pourrait être bien plus lourd, les deux camps clamant avoir infligé des centaines de pertes à l'adversaire, et diffusant des images de blindés détruits notamment. Bakou affirme avoir tué 550 soldats ennemis, et Erevan dit en avoir éliminé plus de 200.

Le Haut- Karabakh restant l’arène de combats , le vice-Premier ministre arménien a publié ce 1er octobre La Russie et la Turquie se prononcent en faveur de la cessation immédiate des combats au Le ministère arménien de la Défense a annoncé pour sa part que le Haut- Karabakh avait été

Karabakh , où des combattants « djihadistes » auraient été déployés selon Emmanuel Macron, laissant craindre une nouvelle escalade du conflit . seule l’Arménie l’affirmant jusqu’ici, accusant la Turquie d’avoir déployé ses avions F-16, de fournir des pilotes de drones et des spécialistes militaires.

Dans la nuit, les combats ont continué, chaque camp affirmant infliger des pertes importantes à l'autre. A Stepanakert, capitale du Karabakh, les habitants ont dû se mettre à l'abri plusieurs fois de crainte de bombardements, mais aucune partie ne semble avoir pris l'avantage.

Le président français Emmanuel Macron, qui entretient déjà des relations difficiles avec son homologue Recep Tayyip Erdogan a affirmé dans la nuit de jeudi à vendredi que 300 combattants "jihadistes" ont quitté la Syrie pour rejoindre l'Azerbaïdjan en passant par la Turquie. Une "ligne rouge" selon lui.

La Russie avait fait état d'informations similaires, sans accuser cependant directement Ankara, avec qui elle a une relation compliquée mais pragmatique.

Les combats s'intensifient dans le Haut-Karabakh, la Turquie met en garde l'Arménie

  Les combats s'intensifient dans le Haut-Karabakh, la Turquie met en garde l'Arménie Au moins 95 personnes ont été tuées dans les combats opposant les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan, selon le dernier bilan publié lundi soir. Le président turc, soutien de Bakou, a appelé Erevan à mettre fin à ce qu'il a qualifié d'"occupation" tandis que d'autres pays, dont la Russie, réclament une cessation immédiate des hostilités. Des combats toujours plus meurtriers ont fait rage lundi 28 septembre entre l'Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens du Haut-Karabakh.

L'Arménie avait accusé des alliés syriens de la Turquie d'avoir été recrutés pour combattre dans le Karabakh , ce que l'Azerbaïdjan avait démenti, reprochant Une internationalisation du conflit risque de déstabiliser une région où des puissances comme la Russie et la Turquie sont déjà en concurrence.

Le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est entré, ce 1er octobre, dans son cinquième jour et les deux camps restent manifestement sourds À la mi-journée, les combats se sont même intensifiés dans ce conflit qui, depuis dimanche, aurait fait des dizaines de morts et des centaines de blessés.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a en outre accusé la partie turque d'être impliquée militairement dans le conflit au côté de l'Azerbaïdjan avec "des véhicules militaires, des armes, ainsi que des conseillers militaires" et en transportant des "milliers de mercenaires et de terroristes" vers le front du Karabakh, dans un entretien au quotidien français Le Figaro.

Des taches de sang sont visibles dans la voiture de deux journalistes touchés par des tirs dans la ville de Martuni le 1er octobre 2020 © Hayk Baghdasaryan Des taches de sang sont visibles dans la voiture de deux journalistes touchés par des tirs dans la ville de Martuni le 1er octobre 2020

- Puissances en concurrence -

Une intervention directe turque constituerait un tournant majeur et une internationalisation de ce conflit dans une région, le Caucase du Sud, où de multiples puissances sont en concurrence: Russie, Turquie, Iran, pays occidentaux...

Le Nagorny Karabakh, en majorité peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre au début des années 1990 qui avait fait 30.000 morts. Le front est quasi-gelé depuis malgré des heurts réguliers, notamment en 2016.

Les batailles du Haut-Karabakh se poursuivent pour un troisième jour: Live news

 Les batailles du Haut-Karabakh se poursuivent pour un troisième jour: Live news © Les affrontements entre les deux anciennes républiques soviétiques, qui ont combattu une guerre dans les années 1990, ont été les derniers ...

La Turquie affirme ses ambitions régionales en soutenant l’offensive azerbaïdjanaise. Depuis le début des affrontements, dimanche 27 septembre, dans le Haut- Karabakh , enclave séparatiste majoritairement peuplée d’Arméniens, la Turquie affiche un soutien inconditionnel aux opérations

La Turquie considère que l'Arménie «occupe» le Haut- Karabagh par les biais de séparatistes hostiles à Bakou qui y ont autoproclamé une république en Le conflit armé du Haut- Karabakh a éclaté en février 1988 dans le contexte de l'effondrement de l'Union soviétique sur fond de conflit ethnique et

Dimanche, les combats les plus meurtriers depuis des années ont repris, les deux camps s'accusant d'avoir provoqué les hostilités.

Depuis, l'Azerbaïdjan a juré de poursuive ses opérations jusqu'à la reconquête du territoire ou au "retrait total" des Arméniens. Erevan et les autorités du Karabakh ont dit être tout aussi déterminés au combat.

Des Arméniens, y compris des volontaires, se mobilisent dans la capitale Erevan pour combattre les forces azerbaïdjanaises dans la région séparatiste du Haut-Karabakh. © Andrey BORODULIN Des Arméniens, y compris des volontaires, se mobilisent dans la capitale Erevan pour combattre les forces azerbaïdjanaises dans la région séparatiste du Haut-Karabakh. "Beaucoup de gens sont venus ici aujourd'hui, parce que tout le monde se rend compte qu'aujourd'hui, nous devons nous lever pour défendre notre patrie, puisque l'agresseur essaie de nous imposer ses règles", déclare l'un d'entre eux.

Les deux camps ont largement ignoré les appels de l'ensemble de la communauté internationale, à l'exception notable de la Turquie, de faire taire les armes, à l'instar d'une déclaration commune jeudi des présidents Emmanuel Macron, Vladimir Poutine et Donald Trump, dont les trois pays pilotent depuis le début des années 1990 la médiation de l'OSCE sur le Nagorny Karabakh.

Haut-Karabakh : le Conseil de sécurité de l'ONU réclame un "arrêt immédiat des combats"

  Haut-Karabakh : le Conseil de sécurité de l'ONU réclame un Dans une déclaration unanime, le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé un "arrêt immédiat des combats", qui font rage depuis trois jours dans la région disputée du Haut-Karabakh, entre l'Azerbaïdjan et des forces séparatistes soutenues par l'Arménie. À l'issue d'une discussion à huis clos sur le Haut-Karabakh, le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé, mardi 29 septembre, une cessation immédiate des combats. Les 15 membres du ConseilÀ l'issue d'une discussion à huis clos sur le Haut-Karabakh, le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé, mardi 29 septembre, une cessation immédiate des combats.

Depuis la reprise des hostilités avec l'Azerbaïdjan, les Arméniens de la diaspora reviennent au pays et dans une capitale lancée dans une mobilisation générale. Comme un grand nombre de ses concitoyens, Serop a fait son service militaire dans le Karabakh .

Ces nouveaux combats ont suscité un certain élan patriotique dans ces ex-républiques soviétiques. Chaddin Roustamov, un conscrit La Russie, la France et les Etats-Unis - médiateurs du conflit au sein du Groupe de Minsk - ont appelé sans succès à un cessez-le-feu et à des négociations.

Carte localisant en Azerbaïdjan la région séparatiste du Nagorny Karabakh, en majorité peuplée d'Arméniens © Sophie RAMIS Carte localisant en Azerbaïdjan la région séparatiste du Nagorny Karabakh, en majorité peuplée d'Arméniens

Selon Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue turc Mevlut Cavusoglu ont convenu jeudi que leurs deux pays étaient prêts à une "coordination étroite pour stabiliser la situation" au Nagorny Karabakh. Ankara ne s'est cependant pas prononcé.

La Russie entretient des relations cordiales avec les deux anciennes républiques soviétiques, mais elle est plus proche de l'Arménie qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou.

- Revendications contradictoires -

Le ministère de la Défense du Karabakh a jugé la nuit de jeudi à vendredi "plus calme" que les précédentes et indiqué que ses forces "continuaient d'infliger des pertes sérieuses à l'ennemi".

Chouchane Stepanian, porte-parole de la Défense en Arménie, a assuré que l'armée azerbaïdjanaise "a échoué à percer les défenses arméniennes".

Le ministère azerbaïdjanais a affirmé lui l'inverse, assurant avoir pris des positions, citant "les hauteurs de Madaguiz", dans le nord, et avoir forcé les Arméniens à la retraite dans "la direction Jebraïl-Fizouli", dans le sud.

Selon les bilans très partiels communiqués depuis dimanche, 190 personnes sont mortes: 158 soldats séparatistes, 13 civils arméniens, et 19 civils azerbaïdjanais. Bakou n'a toujours pas communiqué de pertes militaires.

L'Arménie affirme ainsi que 1.280 soldats azerbaïdjanais sont morts, quand Bakou dit avoir tué au moins 1.900 militaires adverses.

Jeudi, la petite ville de Martouni, située à environ 25 kilomètres du front en territoire séparatiste, a essuyé ses plus graves tirs de roquettes depuis la reprise des hostilités.

Quatre civils ont été tués, selon les séparatistes, et 11 personnes blessées, dont au moins deux journalistes français du quotidien Le Monde et deux autres arméniens.

bur/im-alf/apo/at

Villes sous le feu alors que les combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan s'intensifient .
Vidéo: Attaque au couperet de Paris: "Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique", déclare le ministre français de l'Intérieur (AFP) Votre navigateur ne supporte pas cette vidéo Echange des forces arméniennes et azerbaïdjanaises des tirs de roquettes alors que les combats se sont intensifiés au-dessus du Haut-Karabakh dimanche, avec la capitale de la région séparatiste et la deuxième plus grande ville d'Azerbaïdjan bombardées.

usr: 0
C'est intéressant!