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Monde Nouveaux combats au Karabakh, la Turquie accusée d'attiser le conflit

13:25  02 octobre  2020
13:25  02 octobre  2020 Source:   lepoint.fr

Pas de répit au Karabakh, inquiétude croissante pour les civils

  Pas de répit au Karabakh, inquiétude croissante pour les civils Les affrontements se poursuivent au Nagorny Karabakh, au lendemain de bombardements ayant fait des victimes civiles. 1/12 DIAPOSITIVES © Aziz Karimov / Reuters A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. 2/12 DIAPOSITIVES © Aziz Karimov / Reuters A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020. 3/12 DIAPOSITIVES © Aziz Karimov / Reuters A Barda, dans le Nagorny Karabakh, le 5 octobre 2020.

Malgré les appels de la communauté internationale à cesser les combats , le conflit persiste au Arméniens et Azerbaïdjanais sont restés sourds à de nouveaux appels à la trêve, échangeant toute la nuit L'Arménie avait déjà accusé la Turquie , qui soutient Bakou, d'envoyer des «mercenaires» au

Alors que les combats se poursuivent dans la région du Haut- Karabagh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, la porte-parole du ministère arménien de la Défense, Shushan l'est de l'Arménie – et ce alors que la communauté internationale se mobilise pour trouver un règlement au conflit .

  Nouveaux combats au Karabakh, la Turquie accusée d'attiser le conflit © Fournis par Le Point

Les combats entre Arméniens et Azerbaïdjanais sur le front du Nagorny Karabakh faisaient rage vendredi, et les griefs se multipliaient contre la Turquie, accusée d'avoir "franchi une ligne rouge" avec l'envoi de "jihadistes" en soutien à l'Azerbaïdjan.

Dans la nuit, les combats ont continué, chaque camp affirmant infliger des pertes importantes à l'autre. A Stepanakert, capitale du Karabakh, les habitants ont dû se mettre à l'abri plusieurs fois de crainte de bombardements, mais aucune partie ne semble avoir pris l'avantage.

Pourquoi la Turquie se positionne-t-elle sur un activisme régional très offensif?

  Pourquoi la Turquie se positionne-t-elle sur un activisme régional très offensif? Que ce soit en Syrie, en Libye, en Méditerranée orientale avec la Grèce et Chypre ou auprès de l’Azerbaïdjan dans le conflit au Haut-Karabakh, la Turquie fait entendre sa voix avec force. Regard sur l’activisme régional de la Turquie avec le spécialiste Jean Marcou, alors que le chef de la diplomatie turque a réitéré son soutien à l’Azerbaïdjan, mardi 6 octobre, lors de son déplacement à Bakou. Jean Marcou est titulaire de la chaire Méditerranée et Moyen-Orient à Science Po Grenoble.RFI : La Turquie est très active sur de nombreux dossiers régionaux, comme on le voit encore aujourd’hui avec ses prises de position dans le conflit du Haut-Karabakh.

Karabakh , où des combattants « djihadistes » auraient été déployés selon Emmanuel Macron, laissant craindre une nouvelle escalade du conflit . seule l’Arménie l’affirmant jusqu’ici, accusant la Turquie d’avoir déployé ses avions F-16, de fournir des pilotes de drones et des spécialistes militaires.

Au quatrième jour des combats meurtriers dans le Haut- Karabakh , dans le Caucase du Sud, Erevan et Bakou continuent de se rejeter la responsabilité des L’épisode interroge toutefois sur l’implication militaire de la Turquie , membre de l’OTAN, soupçonnée de souffler sur les braises du conflit .

Le président français Emmanuel Macron, qui entretient déjà des relations difficiles avec son homologue Recep Tayyip Erdogan a affirmé dans la nuit de jeudi à vendredi que 300 combattants "jihadistes" ont quitté la Syrie pour rejoindre l'Azerbaïdjan en passant par la Turquie. Une "ligne rouge" selon lui.

La Russie avait fait état d'informations similaires, sans accuser cependant directement Ankara, avec qui elle a une relation compliquée mais pragmatique.

Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a en outre accusé la partie turque d'être impliquée militairement dans le conflit au côté de l'Azerbaïdjan avec "des véhicules militaires, des armes, ainsi que des conseillers militaires" et en transportant des "milliers de mercenaires et de terroristes" vers le front du Karabakh, dans un entretien au quotidien français Le Figaro.

Haut-Karabakh : Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivent les combats malgré les appels internationaux

  Haut-Karabakh : Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivent les combats malgré les appels internationaux Les affrontements se poursuivaient mercredi alors que Moscou et Paris ont appelé dans la soirée à un arrêt "complet" des combats. La communauté internationale craint une internationalisation du conflit qui risquerait de déstabiliser la région. L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont montrés déterminés à poursuivre les combats, mercredi 30 septembre, au quatrième jour d'affrontements meurtriers au Haut-Karabakh, un territoire azerbaïdjanais séparatiste soutenu par Erevan, ignorant les appels internationaux au cessez-le-feu.Stepanakert, la capitale de cette république autoproclamée, était largement plongée dans le noir mercredi soir.

Erevan avait aussi accusé des alliés syriens de la Turquie d’avoir été recrutés pour combattre sur le front du Haut- Karabakh , ce que Bakou avait Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron ont appelé à un arrêt « complet » des combats au Karabakh et se sont dits prêts

La Turquie affirme ses ambitions régionales en soutenant l’offensive azerbaïdjanaise. Depuis le début des affrontements, dimanche 27 septembre, dans le Haut- Karabakh , enclave séparatiste majoritairement peuplée d’Arméniens, la Turquie affiche un soutien inconditionnel aux opérations

Puissances en concurrence

Une intervention directe turque constituerait un tournant majeur et une internationalisation de ce conflit dans une région, le Caucase du Sud, où de multiples puissances sont en concurrence: Russie, Turquie, Iran, pays occidentaux...

Le Nagorny Karabakh, en majorité peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, entraînant une guerre au début des années 1990 qui avait fait 30.000 morts. Le front est quasi-gelé depuis malgré des heurts réguliers, notamment en 2016.

Dimanche, les combats les plus meurtriers depuis des années ont repris, les deux camps s'accusant d'avoir provoqué les hostilités.

Depuis, l'Azerbaïdjan a juré de poursuive ses opérations jusqu'à la reconquête du territoire ou au "retrait total" des Arméniens. Erevan et les autorités du Karabakh ont dit être tout aussi déterminés au combat.

Les deux camps ont largement ignoré les appels de l'ensemble de la communauté internationale, à l'exception notable de la Turquie, de faire taire les armes, à l'instar d'une déclaration commune jeudi des présidents Emmanuel Macron, Vladimir Poutine et Donald Trump, dont les trois pays pilotent depuis le début des années 1990 la médiation de l'OSCE sur le Nagorny Karabakh.

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Les combats se sont intensifiés jeudi dans la région du Or, la Turquie est la plus fidèle alliée de l’Azerbaïdjan. Le « groupe de Minsk » chargé d’une Les 27 ont estimé vendredi qu’« il ne peut y avoir aucune solution militaire au conflit , ni aucune ingérence » au conflit du Haut- Karabakh , dans leurs

« Des militants de formations armées illégales sont transférés dans la zone de conflit du Haut- Karabagh [ ] notamment depuis la «Ankara a fourni à Bakou des véhicules militaires, des armes, ainsi que des conseillers militaires. Nous savons que la Turquie a formé et transporté des

Selon Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue turc Mevlut Cavusoglu ont convenu jeudi que leurs deux pays étaient prêts à une "coordination étroite pour stabiliser la situation" au Nagorny Karabakh. Ankara ne s'est cependant pas prononcé.

La Russie entretient des relations cordiales avec les deux anciennes républiques soviétiques, mais elle est plus proche de l'Arménie qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou.

Revendications contradictoires

Le ministère de la Défense du Karabakh a jugé la nuit de jeudi à vendredi "plus calme" que les précédentes et indiqué que ses forces "continuaient d'infliger des pertes sérieuses à l'ennemi".

Chouchane Stepanian, porte-parole de la Défense en Arménie, a assuré que l'armée azerbaïdjanaise "a échoué à percer les défenses arméniennes".

Le ministère azerbaïdjanais a affirmé lui l'inverse, assurant avoir pris des positions, citant "les hauteurs de Madaguiz", dans le nord, et avoir forcé les Arméniens à la retraite dans "la direction Jebraïl-Fizouli", dans le sud.

Selon les bilans très partiels communiqués depuis dimanche, 190 personnes sont mortes: 158 soldats séparatistes, 13 civils arméniens, et 19 civils azerbaïdjanais. Bakou n'a toujours pas communiqué de pertes militaires.

L'Arménie affirme ainsi que 1.280 soldats azerbaïdjanais sont morts, quand Bakou dit avoir tué au moins 1.900 militaires adverses.

Jeudi, la petite ville de Martouni, située à environ 25 kilomètres du front en territoire séparatiste, a essuyé ses plus graves tirs de roquettes depuis la reprise des hostilités.

Quatre civils ont été tués, selon les séparatistes, et 11 personnes blessées, dont au moins deux journalistes français du quotidien Le Monde et deux autres arméniens.

02/10/2020 09:14:21 -          Stepanakert (Azerbaïdjan) (AFP) -          © 2020 AFP

Villes sous le feu alors que les combats entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan s'intensifient .
Vidéo: Attaque au couperet de Paris: "Nous sommes en guerre contre le terrorisme islamique", déclare le ministre français de l'Intérieur (AFP) Votre navigateur ne supporte pas cette vidéo Echange des forces arméniennes et azerbaïdjanaises des tirs de roquettes alors que les combats se sont intensifiés au-dessus du Haut-Karabakh dimanche, avec la capitale de la région séparatiste et la deuxième plus grande ville d'Azerbaïdjan bombardées.

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C'est intéressant!