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Monde Le «New York Times» expose ses débats déontologiques

00:55  15 octobre  2020
00:55  15 octobre  2020 Source:   liberation.fr

LA Times, annonce une «recherche ouverte» pour le successeur

 LA Times, annonce une «recherche ouverte» pour le successeur Norman Pearlstine, rédacteur en chef du © TheWrap Norm Pearlstine Le rédacteur en chef du Los Angeles Times, Norman Pearlstine, a annoncé lundi que la société entamait une «recherche ouverte» pour son successeur.

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Le new york times double son tarif de pige à la journée pour les photographes. La valse des postes a commencé à la rédaction du NYT , ce qui n’enchante pas tout le monde, provoquant des débats déontologiques jusque dans les pages de Télérama mais la

Les bureaux du «New York Times», à New York le 28 septembre. © Carlo Allegri Les bureaux du «New York Times», à New York le 28 septembre.

Une reporter star suspectée de laxisme journalistique, un grand projet éditorial accusé de raccourcis historiques : le quotidien américain a traité dans ses colonnes les polémiques qui agitent sa rédaction.

«Le sang était chaud, il se répandait partout. Et l’homme pleurait et criait à la fois. […] C’était dur. J’ai dû le poignarder plusieurs fois. Puis, on l’a mis sur une croix. Et j’ai dû laisser ma dague dans son cœur.» Dans le cinquième épisode du podcast du New York Times «Caliphate», un ancien combattant de l’Etat islamique raconte l’exécution d’un dealer en Syrie, l’un de ses premiers meurtres. L’homme, un Canadien de 25 ans à l’origine nommé Shehroze Chaudhry, se fait appeler Abu Huzayfah. Il est l’un des protagonistes centraux de cette série audio à succès menée par la journaliste star du NYT Rukmini Callimachi, quatre fois nommée pour le prix Pulitzer. Peu après la mise en ligne du podcast, en septembre 2018, les propos d’Abu Huzayfah parviennent jusqu’à la Chambre des communes du Canada, nourrissant le débat sur le rapatriement controversé des jihadistes canadiens depuis la Syrie. Depuis cet épisode, le Canada reste l’un des pays les plus réticents au retour de jihadistes capturés ou de leurs enfants : le premier rapatriement, une orpheline de 5 ans, n’a eu lieu que la semaine dernière.

Trump est un pari susceptible d'aider Biden à mener le sondage au jour du scrutin

 Trump est un pari susceptible d'aider Biden à mener le sondage au jour du scrutin Le rejet du débat virtuel de Mais environ une demi-heure après que la Commission sur les débats présidentiels a annoncé tôt jeudi matin qu'il changerait le débat de mairie prévu la semaine prochaine dans un format virtuel, Trump, dans une interview de 55 minutes à Fox Business, a déclaré qu'il «n'allait pas perdre mon temps dans un débat virtuel». La commission a évoqué des problèmes de santé.

Il accuse également le New York Times de tirer ses conclusions sur la base d’entretiens qui ne reflètent pas une enquête de terrain, mais plutôt l’objet de débats dans les médias à ce Le New York Times a répondu que les propos de M. Valls sur la réalisation de ce reportage étaient erronés.

Le quotidien américain The New York Times a présenté le 27 avril ses excuses après la publication d'un dessin ayant soulevé un tollé aux Etats-Unis Dans ses excuses publiées sur Twitter et à paraître également dans l'édition du 29 avril, la section Opinion du The New York Times a affirmé que le

Seulement, la crédibilité du témoignage d’Abu Huzayfah est partie en fumée ces derniers jours. Il serait un affabulateur. La police fédérale a ainsi annoncé le 25 septembre l’arrestation, après une longue enquête, de Shehroze Chaudhry pour «incitation à craindre des activités terroristes». Une suspicion de mythomanie jihadiste qui a poussé le New York Times, dans les jours suivants, à réexaminer en détails le podcast «Caliphate», et, plus largement, certains articles de son experte de l’Etat islamique, Rukmini Callimachi. Les méthodes tapageuses de la quadragénaire avaient déjà hérissé le poil de plusieurs collègues correspondants au Moyen-Orient. Dans la foulée, Callimachi s’est défendue sur Twitter en rappelant que le sixième épisode du podcast visait justement à mesurer les contradictions du discours d’Abu Huzayfah.

: la pluralité des électeurs préfère les débats en personne aux débats virtuels

: la pluralité des électeurs préfère les débats en personne aux débats virtuels Sondage De plus en plus d'électeurs préfèrent les débats en personne à une option virtuelle, selon un nouveau sondage Hill-HarrisX. © The Hill Sondage: La pluralité des électeurs préfère les débats en personne aux débats virtuels Quarante et un pour cent des électeurs inscrits dans l'enquête du 13 au 14 octobre ont déclaré que les débats présidentiels restants devraient se dérouler en personne. En revanche, 34% des personnes interrogées ont déclaré qu'elles devraient être virtuelles.

Meet the newest member of the New York Times editorial board. I'd say that these tweets were part of her resumè when she applied for the job L'ancien gouverneur républicain de l'Arkansas, Mike Huckabee, a quant à lui estimé que le New York Times perdrait toute crédibilité en gardant Sarah

Le New York Times présente ses excuses pour un dessin «comprenant des clichés antisémites». L'emblématique quotidien new -yorkais affirme qu'il souhaite depuis un moment «aligner» son édition internationale sur celle publiée aux Etats-Unis, qui ne comprend plus de dessins politiques depuis de

Finalement lundi, c’est un subtil exercice d’autocritique déontologique qu’a publié le New York Times. Le quotidien indique qu’il a missionné deux journalistes chevronnés pour vérifier dans les prochaines semaines les productions de Rukmini Callimachi ainsi que le témoignage principal de son enquête. Surtout, l’article tente de déterminer les causes de cette possible faillite journalistique : Rukmini Callimachi «représente, sous bien des aspects, le nouveau modèle de journaliste du New York Times, écrit le spécialiste maison des médias Ben Smith. Elle possède à la fois l’audace bravache, "old school", du grand reporter parachuté sur le terrain, conjuguée à une habileté plus moderne pour surfer sur les vagues narratives de Twitter et repérer le genre d’histoires qui explosent sur Internet».

s'efforce de devenir l'actualité

 s'efforce de devenir l'actualité La commission du débat Il est maintenant risible de revenir sur les deux débats de 2020 et de se rappeler comment les modérateurs ont harcelé le président Trump et le vice-président Pence au sujet du non-respect des règles convenues. Éviter les règles était considéré comme mauvais - jusqu'à ce que la commission elle-même décide de briser son propre calendrier convenu en annonçant unilatéralement que le deuxième débat présidentiel serait virtuel.

THE END - Le New York Times a annoncé lundi qu'il cessait de publier dans ses pages des dessins satiriques dans son édition internationale. Ce lundi 10 juin, le New York Times a annoncé que les dessins politiques qui s’invitaient encore dans son édition internationale allaient disparaître.

La publication par le New York Times d'une tribune explosive d'un haut responsable anonyme de l'administration Trump a déclenché un vif débat dans la rédaction « Le New York Times enfreint les règles pour le "Deep State"», a titré le site ultraconservateur Breitbart, en référence à «L'État profond»

Ecriture cinématographique

Son succès, écrit Ben Smith, elle le doit principalement à sa faculté à rendre haletants et accessibles de lointains conflits en Afrique ou au Moyen-Orient. Une écriture cinématographique qui semble ne pas s’embarrasser de ce qui pourrait venir contredire sa narration : «J’ai travaillé avec beaucoup de journalistes qui venaient chercher des faits, rapporte Karam Shoumali, un journaliste syrien qui lui a servi d’interprète en 2014. Avec Rukmini, j’avais l’impression que l’article était déjà pré-écrit dans sa tête, et qu’elle cherchait quelqu’un qui pourrait lui raconter ce qu’elle pensait déjà.»

«Le suivi du terrorisme se prête particulièrement aux tentations du journalisme narratif, poursuit Ben Smith. Les journalistes qui cherchent des récits terrorisants trouveront toujours des sources terroristes prêtes à terroriser.» Du reportage biaisé et un storytelling de série télé : cela donne des histoires juteuses mais pas tout à fait du journalisme factuellement irréprochable. C’est ce que semble conclure Ben Smith, qui ne charge pas seulement Callimachi : «Si certains l’ont dépeinte en rebelle solitaire dans la rédaction du Times, mes recherches suggèrent plutôt qu’elle tentait de répondre aux attentes des dirigeants du journal, qui la soutenaient.»

Un réseau de 1300 sites Web, des journaux qui tentent de combler le vide des organes de presse locaux fermés seraient une opération de paiement à l'acte payée par des agents républicains et des sociétés de relations publiques

 Un réseau de 1300 sites Web, des journaux qui tentent de combler le vide des organes de presse locaux fermés seraient une opération de paiement à l'acte payée par des agents républicains et des sociétés de relations publiques © Getty Images à près de 1 300 de juin à octobre de l'année dernière, alors que les journaux locaux continuent de subir des fermetures dans tout le pays. Getty Images Un réseau de 1 300 sites Web essayant de combler le vide des journaux locaux fermés serait une opération payante payée par des agents républicains et des sociétés de relations publiques, a rapporté dimanche le New York Times .

Un article du New York Times , soutenant que les assistants de Donald Trump pensent que la Russie et la Chine écoutent les conversations sur son iPhone, s'est attiré les foudres du président américain, mais aussi les moqueries de Pékin et Moscou. Le journal américain New York Times a réussi une

Le New York Times a annoncé lundi qu’il ne publierait plus de caricatures politiques dans son édition internationale. Une décision qui intervient après la publication vivement critiquée d’un dessin jugé antisémite. Les caricatures sont déjà bannies de l’édition américaine depuis plusieurs années.

Le «1619 Project» remis en question

L’affaire Callimachi n’est pas la seule à troubler ces temps-ci la rédaction du New York Times, un empire médiatique pourtant florissant, bénéficiaire avec plus de six millions d’abonnés. Vendredi dernier, l’éditorialiste conservateur du journal Bret Stephens publiait un billet critiquant l’ambitieux «1619 Project» daté de l’été 2019. Ce grand format interactif, récompensé d’un Pulitzer pour sa créatrice Nikole Hannah-Jones, vise à mettre au centre de l’histoire des Etats-Unis l’esclavage et les contributions des Afro-américains, avec, pour point de départ, l’arrivée des premiers esclaves africains en Virginie en 1619. Une date qui, selon les auteurs du projet, viendrait supplanter la traditionnelle date de naissance des Etats-Unis, fixée à 1776, la signature de la Déclaration d’indépendance.

C’est le postulat au cœur de cette entreprise audacieuse : 1619, ce sont les vrais débuts de l’Amérique. «Métaphoriques», plaide après coup Nikole Hannah-Jones. Seulement, l’historien de l’économie Phillip W. Magness, critique de longue date du projet (il est allé jusqu’à écrire un ouvrage entier visant à le démonter), a noté le mois dernier une correction entre la première version du «1619 Project», et celle actuellement en ligne : la disparition de l’affirmation de l’année 1619 comme «vraie date de naissance» de l’Amérique. En lieu et place, une version atténuée, évoquant plutôt 1619 comme l’année où «les contradictions qui définissent l’Amérique sont apparues pour la première fois au monde».

évitent les débats lors de la dernière campagne électorale. Les débats

 évitent les débats lors de la dernière campagne électorale. Les débats Les sénateurs peuvent souvent produire certains des moments les plus mémorables d'une campagne. Mais à peine deux semaines avant les élections du 3 novembre, il est peu probable que quatre États tiennent même des débats sur les personnes à envoyer au Sénat américain. © Manuel Balce Ceneta / AP Photo Le sénateur Bill Cassidy (R-La.) S'adresse aux journalistes après une réunion politique républicaine du Sénat le 17 septembre au Capitole.

Cette correction en douce sonne comme un aveu d’erreur journalistique pour Bret Stephens, qui reprend dans son exposé les principales objections d’historiens contre le grand format : la lutte contre l’esclavage ou en faveur des droits civiques présentés comme exclusivement menés par des Noirs, ou encore l’affirmation que les colons ont mené la guerre d’indépendance dans le but de conserver l’esclavage. «Le "1619 Project" est une thèse qui cherche ses preuves, et non l’inverse», écrit l’éditorialiste. Comme pour Rukmini Callimachi, le projet est ici accusé de dérouler un fil narratif pré-établi, en repoussant les contradictions qui viendraient le nuancer. «Le plus large problème ici, ajoute Stephens, c’est que les éditeurs du Times, peu importe la profondeur de leurs recherches sur le sujet, ne sont pas dans la position de trancher des disputes historiques.»

«Un cadeau fait à Trump»

Par deux fois, en quelques jours, le New York Times a donc pris le parti, plutôt noble, de déposer sur la place publique ses débats internes. A chaque fois étaient concernés des nouveaux formats, de nouvelles écritures empruntant des procédés à la fiction, distillant ainsi une part de divertissement qui peut entrer en conflit avec l’austère information. Le journalisme narratif n’en est cependant pas à sa première dispute éthique : les barons du «nouveau journalisme» (tels Tom Wolfe ou Gay Talese…) sont depuis leurs débuts attaqués sur leurs méthodes qui font, parfois, primer la bonne histoire sur le reste.

Ces accusations débordent aujourd’hui vers le politique : une des vocations du «1619 Project» était de devenir un outil éducatif dans les écoles américaines. Ce que Donald Trump a torpillé le mois dernier, suggérant de supprimer le financement des établissements qui auraient recours au projet du New York Times, voire en proposant en contre-feu d’instituer une «commission 1776» pour «promouvoir une éducation patriotique». Bien que les partisans de Trump n’ont pas attendu ces discordes déontologiques pour classer en «fake news» les médias de référence comme le New York Times, voilà que ces derniers étalent aujourd’hui publiquement des pratiques journalistiques loin d’être exemplaires. Ou comme l’écrit Bret Stephens : «Un cadeau fait à Donald Trump.»

`` It's Alive and Recovery '': les New-Yorkais critiquent Trump pour avoir qualifié la ville de `` ville fantôme '' .
Le président Donald Trump a critiqué la gestion par New York de la pandémie de coronavirus lors du débat présidentiel de jeudi, provoquant une réponse des médias sociaux des résidents de New York. © Justin Sullivan / Getty Le président Donald Trump a fait sensation sur les réseaux sociaux jeudi après avoir qualifié New York de «ville fantôme» lors des débats présidentiels.

usr: 1
C'est intéressant!