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Monde Brexit : no deal en vue selon Boris Johnson, sauf si Bruxelles fait un effort

15:40  16 octobre  2020
15:40  16 octobre  2020 Source:   capital.fr

Face aux conservateurs, Boris Johnson plein d'air et de mojo

  Face aux conservateurs, Boris Johnson plein d'air et de mojo Dans un discours virtuel et plat aux militants conservateurs, le Premier ministre britannique a tenté de reprendre la main en affirmant que son gouvernement repousserait la pandémie, comme le Royaume-Uni a repoussé tous les envahisseurs étrangers depuis mille ans. Il est le maître de cet exercice. Tous les ans, ce moment est attendu avec trépidation par les militants conservateurs. Le discours de Boris Johnson au congrès annuel du parti est toujours un événement. Le public s’y presse. Il sait qu’il y aura des blagues, des bons mots, de l’optimisme et de l’enthousiasme. C’est ce que les militants tories ont toujours aimé chez Boris Johnson.

Le Premier ministre Boris Johnson fait face à une fronde des parlementaires britanniques, qui veulent lui imposer de demander un délai supplémentaire pour le Brexit . Ils ont aussi rejeté une motion déposée par le Premier ministre Boris Johnson pour organiser des élections anticipées le 15 octobre.

Boris Johnson , qui estime que le Parlement fait obstruction à la décision du peuple britannique exprimée lors du référendum de juin 2016, a qualifié ce texte Pour le premier ministre britannique, c'est précisément la menace d'un « no deal » qui aurait pu pousser Bruxelles à négocier davantage.

Brexit : no deal en vue selon Boris Johnson, sauf si Bruxelles fait un effort © Pete Linforth/Pixabay Brexit : no deal en vue selon Boris Johnson, sauf si Bruxelles fait un effort

Boris Johnson avertit que le Royaume-Uni "doit se préparer" à un "no-deal", sauf "changement fondamental" de l'Union européenne. "Nous devons nous préparer à un arrangement qui ressemble à ce qui a été conclu avec l'Australie", ce qui revient à un "no deal".

Après un sommet européen sur les relations post-Brexit très décevant aux yeux du Royaume-Uni, qui a donné lieu à un dialogue de sourds entre Londres et l’Union européenne, Boris Johnson affiche sa fermeté, mettant les 27 membres de l’UE au pied du mur. Le Royaume-Uni "doit se préparer" à un "no-deal", à un échec des négociations commerciales post-Brexit avec l'Union européenne, à moins d'un "changement fondamental" d'approche des 27, a averti le Premier ministre Boris Johnson. "Nous devons nous préparer à un arrangement qui ressemble à ce qui a été conclu avec l'Australie", ce qui revient à un "no deal" où les échanges sont régis par les règles de l'Organisation mondiale du Commerce, a-t-il ajouté, relevant qu'il ne reste "plus que dix semaines avant la fin de la période de transition" suivant la sortie de l'UE, effective le 31 janvier dernier. Les négociateurs de l'UE seront à Londres lundi pour "intensifier" les pourparlers, a indiqué von der Leyen.

UK PM Johnson "vraiment satisfait" du travail accompli pour rouvrir les écoles

 UK PM Johnson LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mardi qu'il était "vraiment satisfait" du travail accompli pour se préparer à rouvrir les écoles à test de son gouvernement après qu'il n'a pas réussi à renvoyer tous les enfants à l'école plus tôt cette année.

Boris Johnson doit faire un geste. C'est la ligne des dirigeants des 27 pays de l'Union européenne réunis, jeudi 15 et vendredi 16 octobre, en Les deux parties s'accusent mutuellement de laisser planer le risque d'un " no deal " potentiellement dévastateur pour leurs économies, déjà fragilisées par

Boris Johnson en avait fait une date butoir : la rencontre entre le premier ministre À lire aussi : Brexit : Bruxelles et Londres ont-ils encore le temps de trouver un accord? Un point de vue partagé par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian qui a réfuté au passage que le

"Ils ont abandonné l'idée d'un accord de libre-échange, il ne semble y avoir aucun progrès de la part de Bruxelles donc ce que nous leur disons, c'est: venez nous voir en cas de changement fondamental d'approche, sinon cela nous va très bien de parler des détails pratiques" d'une sortie sans accord commercial, a déclaré Boris Johnson à la télévision britannique. Emmanuel Macron a de son côté affirmé dernièrement que la France était prête au scénario du no deal, et que les pêcheurs français ne seraient pas les sacrifiés du Brexit.

>> A lire aussi - Brexit : face au risque de No Deal, le Royaume-Uni veut stocker des médicaments

"On nous a dit que c'est au Royaume-Uni de faire tous les compromis dans les jours à venir. Ce n'est pas comme cela que doivent se passer des négociations", estimait suite au sommet le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab vendredi sur Sky news, dénonçant notamment "l'impact dévastateur" du partage des eaux britanniques sur son secteur de la pêche. Il s'est dit "déçu et surpris par le résultat du conseil européen" et a ajouté que le gouvernement ne pouvait désormais "pas donner une garantie en béton qu'un deal" serait conclu, remettant la balle dans le camp de Bruxelles.

Brexit : faut-il s’attendre à un accord au rabais ?

  Brexit : faut-il s’attendre à un accord au rabais ? Au vu du fossé persistant entre le Royaume-Uni et l’UE sur leurs relations post-Brexit, le scénario d’un accord au rabais tient la corde, juge Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Bank. Aux États-Unis, la saga du plan de relance devrait continuer cette semaine tandis qu’en Europe, tous les regards seront rivés sur le sommet européen qui aura lieu jeudi et qui se concentrera sur les négociations houleuses relatives au Brexit et sur d’éventuelles nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie et de la Turquie.

Boris Johnson connait déjà les travées du Conseil européen, à Bruxelles , pour les avoir arpentées de 2016 à 2018 en tant que secrétaire d'Etat aux Affaires Il faut faire avec, sans quoi vous ne faites plus rien. » Il a au passage envoyé une pique au futur locataire de Downing street, nouvel indice que

Pour les Européens, le gouvernement de Boris Johnson doit faire les gestes nécessaires pour parvenir à un accord sur la future relation euro-britannique et Nous savons bien que nous allons devoir faire un effort . Brexit : pour Boris Johnson , le Royaume-Uni peut vivre avec un « no deal ».

Bruxelles estime qu'un compromis sur un éventuel accord de libre-échange doit être trouvé d'ici à la fin octobre pour pouvoir être mis en oeuvre en janvier. Mais Boris Johnson avait fait du sommet de jeudi une date butoir, estimant que faute de compromis, les deux parties devraient l'"accepter et aller de l'avant". Les chefs d’État et de gouvernement de l'UE ont constaté "avec inquiétude que les progrès réalisés sur les questions clés qui intéressent l'Union ne sont toujours pas suffisants pour qu'un accord soit conclu" dans le peu de temps dont disposent encore les deux parties.

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Ils ont demandé à ce que Londres fasse "le nécessaire pour rendre un accord possible", semblant durcir leur position par rapport aux échanges survenus plus tôt dans la semaine entre Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Piqué au vif, le négociateur britannique David Frost s'est dit "déçu" par les demandes européennes et même "surpris que l'UE ne s'engage plus à travailler de manière intensive" au vu de ces conclusions.

Boris Johnson manquera l'accord du 15 octobre ou la date limite du Brexit

 Boris Johnson manquera l'accord du 15 octobre ou la date limite du Brexit © PA Johnson s'entretiendra avec von der Leyen mercredi soir Boris Johnson est sur le point de rater sa date limite du jeudi 15 octobre pour frapper un Brexit accord commercial avec le EU . Il est entendu que le Premier ministre prendra plutôt une décision sur l'opportunité de poursuivre les négociations après un sommet des dirigeants de l'UE qui se termine le 16 octobre.

Boris Johnson justifie d’ailleurs cette prorogation en affirmant que cette situation hors norme - plus "C’est très malin de la part du Premier ministre de faire comme si tout ça n’avait rien à voir avec le Sauf que cette année, les députés ont laissé entendre qu’ils n’allaient peut-être pas organiser ces

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé ce mercredi, lors d'un appel à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qu'un accord commercial post- Brexit était "désirable", tout en exprimant sa "déception" sur le peu d'avancées ces deux dernières semaines".

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"Ils veulent continuer à contrôler notre liberté législative et notre secteur de la pêche d'une manière qui est complètement inacceptable", a dénoncé vendredi Boris Johnson. Les pourparlers entre Londres et Bruxelles achoppent toujours sur trois sujets : l'accès pour les Européens aux poissonneuses eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence - malgré de récents progrès - et la manière de régler les différends dans le futur accord. Boris Johnson a déjà affirmé que son pays était prêt à un "no deal", qui marquerait l'introduction brusque de quotas et droits de douanes entre le bloc et le Royaume-Uni, et bloqueraient l'accès aux eaux britanniques pour les pêcheurs européens.

Boris Johnson énerve tout le monde .
De l'UE à Manchester, en passant par la mairie de Londres, les lords, Jersey et le footballeur Marcus Rashford, le Premier ministre britannique réussit à se mettre tout le monde à dos. Boris Johnson est fâché avec tout le monde. Il est fâché avec l’Union européenne, mais aussi avec la Chambre des lords, les chefs d’entreprise, avec l’Ecosse, le pays de Galles et l’Irlande du Nord, avec Manchester et sa région et aussi avec le maire de Londres. Il est même fâché avec l’île anglo-normande de Jersey et surtout avec le jeune footballeur anglais Marcus Rashford, ce qui, sans aucun doute, est le plus grave.

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