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Monde Nagorny Karabakh: à Martakert bombardée, un maire en temps de guerre

13:55  20 octobre  2020
13:55  20 octobre  2020 Source:   msn.com

Nagorny-Karabakh. La Russie fait le forcing pour stopper une guerre qui l’embarrasse

  Nagorny-Karabakh. La Russie fait le forcing pour stopper une guerre qui l’embarrasse L’Arménie et l’Azerbaïdjan sont convenus, à Moscou, d’un cessez-le-feu à compter de ce samedi midi, après deux semaines de violents combats dans la région disputée du Nagorny-Karabakh. La Russie a pesé de tout son poids pour arracher cette trêve fragile. Pour Vladimir Poutine, il est inconcevable qu’une guerre entre deux de ses alliés déstabilise son flanc sud et profite à son « frère ennemi » : la Turquie. Explications en quatre points. Un cessez-le-feu entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan devait entrer en vigueur ce samedi 10 octobre, à midi, heure locale pour mettre fin à deux semaines d’intenses combats au Nagorny Karabakh, région séparatiste à majorité arménienne en terr

Le Nagorny Karabakh , majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

D'après le directeur de l'OSDH, Rami Abdel-Rahmane, la plupart des combattants sont issus de la minorité turcophone des Turkmènes en Syrie. Selon Aymenn Jawad al-Tamimi, spécialiste des mouvements jihadistes, les combattants envoyés au Nagorny Karabakh sont "un mélange d'anciens

Micha Gyurjian, le maire de Martakert, au Nagorny Karabakh, dans un bâtiment de sa ville détruit par un bombardement, le 19 octobre 2020 © ARIS MESSINIS Micha Gyurjian, le maire de Martakert, au Nagorny Karabakh, dans un bâtiment de sa ville détruit par un bombardement, le 19 octobre 2020

Assis dans un bureau en sous-sol, avec deux téléphones filaires devant lui, Micha Gyurjian, le maire de Martakert, administre tant bien que mal cette ville régulièrement bombardée depuis fin septembre dans le nord-est du Nagorny Karabakh.

Micha Gyurjian, le maire de Martakert, au Nagorny Karabakh, devant une maison de sa ville détruite par un bombardement, le 19 octobre 2020 © ARIS MESSINIS Micha Gyurjian, le maire de Martakert, au Nagorny Karabakh, devant une maison de sa ville détruite par un bombardement, le 19 octobre 2020

La bourgade, vidée de ses quelque 5.000 habitants, se trouve à une dizaine de kilomètres de la ligne de front.

Haut-Karabkah: la capitale Stepanakert bombardée malgré le cessez-le-feu

  Haut-Karabkah: la capitale Stepanakert bombardée malgré le cessez-le-feu Stepanakert, la capitale régionale du Haut-Karabakh sous contrôle des séparatistes arméniens, a été la cible de bombardements qui ont fait sept morts dans la nuit selon des sources officielles azerbaïdjanaises. Pourtant un cessez-le-feu négocié à Moscou était entré en vigueur après deux semaines de combats intenses. L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés de le violer. Sept lourdes explosions ont été entendues vers 23h30 heures locales, faisant trembler le sol dans toute la ville. Immédiatement après cette salve, les sirènes d'alerte ont sonné pendant plusieurs minutes pour appeler les habitants à se réfugier dans les caves et abris.

Les officiers qui arrivent du front de Martakert , dans le nord-est du Haut- Karabakh , ne prennent Dans une guerre conventionnelle comme celle à laquelle se livrent l’Azerbaïdjan et l’Arménie pour le A Martakert , dans le Haut- Karabakh , le 13 octobre. Des soldats dans les sous-sols d'un bâtiment, à

Le Nagorny Karabakh , majoritairement peuplé d'Arméniens chrétiens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan, musulman chiite turcophone, peu avant la dislocation de l'URSS en 1991, entraînant une guerre ayant fait 30.000 morts. Un cessez-le-feu, émaillé de heurts, était en vigueur depuis 1994.

Ce lundi matin vers 02H00, une roquette a détruit le mur d'une maison près d'un carrefour. Des éclats de pierres jonchent le goudron.

En début d'après-midi, le maire, 61 ans, accompagne les journalistes de l'AFP pour un tour de sa ville presque fantôme, peuplée d'une poignée d'habitants, de chiens, de chats et de cochons qui errent.

Micha Gyurjian, le maire de Martakert, au Nagorny Karabakh, dans une maison de sa ville détruite par un bombardement, le 19 octobre 2020 © ARIS MESSINIS Micha Gyurjian, le maire de Martakert, au Nagorny Karabakh, dans une maison de sa ville détruite par un bombardement, le 19 octobre 2020

Plus de 30% des habitations ont été détruites selon lui. Les forces azerbaïdjanaises "frappent tous les jours. Comment voulez-vous compter exactement dans ces conditions", dit-il.

Ici pas de sirène pour alerter avant un bombardement. "Nous n'avons plus d'électricité. Quand nous voulons réparer, il y a des bombardements".

Nagorny-Karabakh. Les bombardements sapent les espoirs de trêve

  Nagorny-Karabakh. Les bombardements sapent les espoirs de trêve Un cessez-le-feu, négocié à Moscou par la Russie, aurait dû entrer en vigueur samedi 10 octobre. Mais ce dimanche encore, forces arméniennes séparatistes du Nagorny-Karabakh et armée azerbaïdjanaise s’accusent de poursuivre les bombardements de zones civiles. Toujours aucun échange de prisonniers ou de corps en ce dimanche 11 octobre. C’était pourtant un objectif annoncé du cessez-le-feu humanitaire, négocié la veille à Moscou, par les ministres arméniens et azerbaïdjanais des Affaires étrangères. Il aurait dû entrer en vigueur samedi 10 octobre à la mi-journée.

© Fournis par Le Point. Après deux jours d'intenses bombardements, le calme régnait mardi matin à Stepanakert, capitale de la république autoproclamée du Nagorny Karabakh , a constaté un journaliste de l' AFP .

À lire aussi : Nagorny Karabakh : frappes sur la capitale séparatiste. Le président français Emmanuel Macron a de son côté «salué» samedi soir la trêve humanitaire, ajoutant que cette dernière avait été conclue «à l'issue d'une médiation française conduite au cours des derniers jours et des

La traversée de la commune se fait au son de tirs sporadiques de canons depuis des positions, toutes proches, des forces séparatistes arméniennes, en direction de l'Azerbaïdjan.

Au détour d'une petite route, on aperçoit furtivement deux tanks de fabrication russe, à l'arrêt, et quelques soldats autour.

Vêtu d'un treillis camouflé, veste ouverte sur un t-shirt qui souligne son embonpoint, bonnet noir sur la tête, le maire fait visiter une maison détruite il y a quatre jours.

Les tôles défoncées du toit sont éparpillées dans le jardin et sur une treille où pendent quelques grappes de raisins noirs. Les murs sont brûlés et en partie écroulés.

Plus loin, Micha Gyurjian s'arrête devant sa maison, qui surplombe une petite route. Une bâtisse large à un étage touchée le 10 octobre.

- "La mauvaise heure" -

"Mon fils était là, il revenait du front pour se reposer. Il a eu le temps de partir avant une frappe aérienne", dit-il, enchaînant les cigarettes. Ses deux fils sont à la guerre, sa femme est à Erevan, la capitale arménienne.

Nagorny Karabakh. Erdogan dément la présence de combattants syriens pro-turcs

  Nagorny Karabakh. Erdogan dément la présence de combattants syriens pro-turcs Face aux accusations selon lesquelles des combattants syriens soutenus par Ankara ont été envoyés au Nagorny Karabakh, Recep Tayyip Erdogan a démenti mais s’est dit prêt à fournir « tout type de soutien » à l’Azerbaïdjan. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rejeté mercredi 14 octobre les accusations selon lesquelles des combattants syriens soutenus par Ankara ont été envoyés au Nagorny Karabakh pour combattre aux côtés de l’Azerbaïdjan face aux troupes séparatistes arméniennes.« Certains nous disent + Vous avez envoyé des (combattants) syriens là-bas +.

Séparatistes arméniens du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise s'affrontaient toujours lundi, en violation d'une trêve humanitaire négociée sous l'égide de la Russie, qui a appelé les belligérants à enfin respecter "strictement" le cessez-le-feu. Le ministre arménien des Affaires étrangères était à

Les autorités du Nagorny Karabakh disent avoir regagné des positions perdues la veille, ce que l'Azerbaïdjan dément, affirmant avoir encore progressé et détruit "une colonne motorisée arménienne et une unité d'artillerie". De son côté, le ministère de la défense azerbaïdjanais a assuré que des

Les murs ont tenu mais les fenêtres ont été soufflées, les arbres dans le jardin sont brulés.

La visite se poursuit, les images sont les mêmes.

Dans le jardin d'une autre maison détruite, le cadavre d'un chien attire les mouches.

L'homme regarde sa montre: 14H30. "La mauvaise heure. Ils (les Azerbaïdjanais) peuvent commencer à bombarder", dit-il en montant dans sa voiture.

Dans le centre-ville, il rejoint dans un sous-sol des membres de son équipe municipale, une demi-douzaine d'hommes, presque tous en treillis camouflé. Trois petites pièces sommairement meublées qui servent de bureau, de dortoir, et de cuisine.

Assis à son bureau devant les deux téléphones filaires, à côté d'un fusil kalachnikov posé contre un mur, il raconte que les bombardements sur la ville ont commencé dès le début de la guerre le 27 septembre.

Au total il dénombre trois morts et quatre blessés.

"Nous avions juste terminé de refaire une route, des gens achetaient des appartements, les cultures (de la pomme-grenade) s'étendaient", regrette celui qui est maire depuis 2011, après avoir été chef de la police de la route de la ville.

"Je ne m'imaginais pas que cela recommence. Mais là ce sont des armes différentes. Des bombardements aériens, de drones, alors qu'avant on se battait au fusil", note désabusé l'ancien combattant du premier conflit (1988-1994) avec l'Azerbaïdjan.

L'un des deux téléphones devant lui sonne, il décroche. C'est un habitant qui a quitté la ville depuis un moment.

"Ça va... ça va... c'est calme", dit l'homme, peu bavard, avant de raccrocher en allumant une nouvelle cigarette.

"Nous allons tout reconstruire quand cela s'arrêtera. Quand cela va s'arrêter ? Quand nous aurons gagné, parce que nous défendons notre terre", assure-t-il, l'oeil rougi de fatigue.

epe/alf/ode

Arménie et Azerbaïdjan s’engagent à nouveau sur un « cessez-le-feu humanitaire » dès lundi .
Washington l’a annoncé dimanche 25 octobre. Les deux parties engagées dans le conflit au Haut-Karabakh s’engagent à respecter un « cessez-le-feu » humanitaire dès lundi 26 octobre 2020.L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont de nouveau engagés à respecter à partir de lundi 26 octobre un « cessez-le-feu humanitaire » dans le conflit au Nagorny Karabakh, a annoncé le département d’État américain après des négociations à Washington.

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