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Monde Les Palestiniens à la peine face à la stratégie de normalisation diplomatique israélienne

11:55  24 octobre  2020
11:55  24 octobre  2020 Source:   rfi.fr

Cisjordanie: Israël approuve plus de nouveaux 2.000 logements dans les colonies

  Cisjordanie: Israël approuve plus de nouveaux 2.000 logements dans les colonies Israël a approuvé mercredi la construction de plus de 2.000 nouveaux logements dans des colonies en Cisjordanie occupée, premier feu vert de ce type accordé depuis la normalisation des relations mi-septembre entre l'Etat hébreu et deux pays du Golfe.Le Conseil de planification supérieur de l'administration civile a donné son accord pour la construction de 2.166 logements en Cisjordanie, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère israélien de la Défense.Quelque 560 nouveaux logements vont être construits dans la colonie d'Har Gilo (1.

A l’issue de la guerre de 1967, Israël occupe toute la Palestine . Créée en 1964, l’Organisation de libération de la Palestine gagne son indépendance. M. Yasser Arafat en devient en 1969 le président jusqu’à sa mort en 2004 et la résistance va peu à peu s’engager dans la voie de la revendication d’un

L’expulsion. Selon l’historiographie israélienne traditionnelle, au contraire, les réfugiés (500 000 tout au plus) se sont pour la plupart enfuis (5) La remise en question ne se limite évidemment pas à la première guerre israélo-arabe : elle touche aussi l’attitude de la direction sioniste face au génocide

Des combattants du groupe palestinien Jihad Islamic brûlent des drapeaux américains et israéliens, lors d'une manifestation anti-israélienne, au sud de la Bande de Gaza, le 10 octobre 2020. © REUTERS/Suhaib Salem Des combattants du groupe palestinien Jihad Islamic brûlent des drapeaux américains et israéliens, lors d'une manifestation anti-israélienne, au sud de la Bande de Gaza, le 10 octobre 2020.

Alors que le Soudan est le troisième pays arabe en un peu plus de deux mois à ouvrir la voie à l'établissement de relations diplomatiques avec Israël, la direction palestinienne semble avoir du mal à trouver une stratégie pour contrer ce mouvement.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Guilhem Delteil

Lorsque les Émirats arabes unis avaient annoncé leur accord avec Israël à la mi-août, la direction palestinienne avait dénoncé une « trahison de Jérusalem et de la cause palestinienne », mettant en avant le sort de la troisième ville sainte de l'Islam. Cette fois-ci, la réaction palestinienne a été moins virulente. Dans un communiqué, la présidence dit « condamner » et « rejeter » cette normalisation, jugeant qu'une « paix juste (...) doit conduire à la fin de l'occupation israélienne ».

Bahreïn et Israël formalisent la normalisation de leurs relations

  Bahreïn et Israël formalisent la normalisation de leurs relations Une délégation officielle d'Israël est arrivée dimanche à Bahreïn pour signer un document établissant des relations diplomatiques avec cette monarchie arabe du Golfe, un mois après la signature à la Maison Blanche d'un accord de normalisation entre les deux pays.La délégation israélienne et des représentants de Bahreïn signeront en soirée à Manama "un communiqué conjoint sur l'établissement de relations diplomatiques complètes", qui permettra l'ouverture d'ambassades, a dit à l'AFP un responsable israélien sous le couvert de l'anonymat.

«Je garde de bons souvenirs du Maroc et je garde de bonnes relations avec le Royaume et des Marocains jusqu’à aujourd’hui». C’est ce qu’ a déclaré Yehuda Lancry dans une émission diffusée dimanche par la chaîne israélienne i24 News.

Le Wefaq rappelle sa fidélité à la Résistance. Les dirigeants du Wefaq se sont entretenus au téléphone avec des responsables de la Résistance palestinienne au sujet de la normalisation entre Manama et Tel-Aviv.

Avec cette condamnation, la direction palestinienne rappelle sa position mais se garde de critiques trop directes envers le Soudan. À ses yeux, le régime de Khartoum, qui s'est gardé de tout enthousiasme vendredi, a été contraint à cette reconnaissance d'Israël par l'administration Trump en échange du retrait du Soudan de la liste des États soutenant le terrorisme.

Désarroi

Mais cette condamnation moins ferme traduit aussi le désarroi des dirigeants palestiniens. En un peu plus de deux mois, trois pays, fortement encouragés par l’administration Trump, se sont détournés des décisions de la Ligue arabe. Ces évolutions ont été saluées par d'autres États de la région. Et jusqu'à présent, les Palestiniens n'ont même pas obtenu que l'organisation régionale se réunisse pour débattre de cette nouvelle donne.

Désormais, la direction palestinienne attend l'issue des élections américaines. Elle place ses espoirs dans une alternance à la Maison blanche : à ses yeux, une administration Biden serait plus encline à reprendre un processus de paix sur les bases d'une négociation et non de ce qu'elle juge être une tentative d'imposition de nouveaux paramètres. Mais le Premier ministre Mohamed Shtayyeh estimait cette semaine qu'en cas de réélection de Donald Trump, « il faudra que Dieu nous vienne en aide ».

Israël: avec la normalisation, la peur des "infiltrés" soudanais d'un retour forcé .
Avec l'annonce d'une normalisation des relations entre Khartoum et Israël, ils pourraient servir de trait d'union entre les deux nations. D'un côté, ils ont souhaité la normalisation des relations Soudan-Israël mais, de l'autre, plusieurs craignent d'en faire les frais.Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan est le troisième pays arabe depuis août à annoncer un tel accord. Si les deux premiers n'ont pas de diaspora en Israël, il en va autrement pour le Soudan.

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