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Monde "Pourquoi voulez-vous nous tuer?": une survivante des manifestations de Lagos raconte

10:40  28 octobre  2020
10:40  28 octobre  2020 Source:   msn.com

Avec Instagram, les hashtags et le bitcoin, les jeunes Nigérians renforcent les manifestations anti-police

 Avec Instagram, les hashtags et le bitcoin, les jeunes Nigérians renforcent les manifestations anti-police Par Alexis Akwagyiram © Reuters / TEMILADE ADELAJA Des manifestants se rassemblent à côté d'un panneau d'affichage électronique affichant le slogan "Mettre fin aux brutalités policières", lors d'une manifestation à Lagos LAGOS ( Reuters) - Ozioma Egemasi dit que la police nigériane l'a giflé, fouetté et frappé avec la crosse d'un pistolet lorsqu'il a refusé de leur verser un pot-de-vin. Puis il les entendit discuter de l'opportunité de le tuer. © Reuters / TEMILADE ADELAJA .

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L'annonce d'un couvre-feu dans la région de Campanie a donné lieu à des manifestations Ces profondes difficultés économiques étaient l'une des raisons principales de ces manifestations . Raconter l'actualité. Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont

Des passants longent des carcasses de bus calcinés au terminus Ojodu Berger déserté pendant des manifestations contre les brutalités policières, à Lagos le 26 octobre 2020 © PIUS UTOMI EKPEI Des passants longent des carcasses de bus calcinés au terminus Ojodu Berger déserté pendant des manifestations contre les brutalités policières, à Lagos le 26 octobre 2020

Cela fait une semaine que Clara ne dort plus. Cette survivante de la tuerie du péage de Lekki à Lagos voulait "rester cachée", mais elle s'en veut trop finalement de ne pas raconter ce qu'il s'est réellement passé, explique-t-elle à l'AFP. "J'ai l'impression de cacher la vérité".

L'armée nigériane a nié toute implication dans la répression sanglante du 20 octobre contre plus de 1.000 manifestants pacifiques, allant jusqu'à assurer que toutes les vidéos de cette tuerie, diffusées pour certaines en "direct" sur les réseaux sociaux et vues par plus de 150.000 personnes, avaient été "photoshoppées".

Nigéria: deux semaines de manifestations en spirale

 Nigéria: deux semaines de manifestations en spirale Pendant deux semaines, le Nigéria a été secoué par des manifestations qui ont éclaté contre les violences policières et se sont transformées en manifestations antigouvernementales plus larges menées par la jeunesse du pays, conduisant à une répression meurtrière.

Il savait d’ailleurs, par expérience, qu’elles éprouvaient pour lui, toutes, mondaines ou cabotines, un entraînement singulier, une sympathie instantanée, et il ressentait, de ne point connaître celles dont pourrait dépendre son avenir, une impatience de cheval entravé. Bien souvent il avait songé à faire

………es de service aujourd’hui. Michel …………..saxophoniste. Pourquoi vous ………….tristes ? Qui …………prêt à la leçon ? Comptine: J’ai un bonbon, Tu as un ballon; Il a un gâteau, Elle a un château. Nous avons des pommes, Vous avez des gommes, Ils ont des soeurs, Elles ont des fleurs .

Amnesty International y a dénombré 10 morts et la Cour pénale internationale a fait savoir qu'elle surveillait de près la situation, après avoir reçu des "informations concernant des crimes présumés".

Le 20 octobre, cela faisait dix jours que Clara (un prénom d'emprunt), une auditrice financière de 24 ans, se levait tous les matins à 06H00 et se rendait au gigantesque péage de Lekki, au coeur de la mégalopole économique du Nigeria pour manifester contre les violences policières.

Au fil des jours, le péage était devenu un lieu de fête, de recueillement, de prières, où se succédaient jour et nuit plusieurs milliers de personne, sans aucune présence des forces de l'ordre.

Mais après des jours de blocage, la contestation populaire dégénère en violences dans plusieurs quartiers de Lagos et les autorités décident d'imposer un couvre-feu à 16H00.

"C'était violent, c'était terrible": le "mardi sanglant" de Lagos

  Des fêtes et rassemblements des derniers jours, il ne reste que des bris de verre et des graffitis pour dénoncer les violences policières et réclamer une "meilleure gouvernance" au Nigeria. "On n'avait pas d'armes, on n'avait même pas de bâton, tout ce qu'on brandissait c'était des drapeaux du Nigeria", raconte à l'AFP Larry Matthew, manifestant d'une trentaine d'années qui erraient encore dans les rues de Lekki 24 heures après les faits. "On leur criait qu'on voulait la paix, mais les soldats n'ont rien voulu savoir", poursuit-il en colère.

8. Jonathan a voulu pratiquer au concours de guitare organisé par la mairie pour gagner le premier prix: une guitare Vantusso. 9. Jon a tiré da sa poche un petit instrument étrange pour jouer un vieil air de musique que son père lui avait appris.

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- "Ils mentent" -

Clara, avec quelques amis et une foule de manifestants, décident toutefois de défier les ordres et les menaces de répression: "On est resté mais on voulait vraiment s'assurer que ce serait une manifestation pacifique, on a retiré toutes les pierres que l'on trouvait au sol, on a interdit la vente d'alcool...", dit-elle.

Malgré les signes de bonne foi des organisateurs pour que le rassemblement se déroule dans le calme, l'ambiance avait changé.

"Vers 14H00 on a remarqué des hommes en uniforme orange qui retiraient les caméras de surveillance. On leur a demandé ce qu'ils faisaient et ils ont dit que c'était parce que la LCC (Lekki Concession Company, société qui gère le péage) voulait éviter les actes de vandalisme", explique la jeune femme.

La LCC a depuis nié ces faits, assurant qu'il s'agissait de caméras pour scanner les plaques d'immatriculation. Mais Clara est catégorique: "Ils mentent. On a vu ces caméras tous les jours des manifs, elles étaient suspendues au-dessus du péages, pas au niveau des voitures".

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  Nigeria : un pays au bord de la crise de nerfs VIOLENCES. Lagos est en état de siège. Face aux manifestations, la répression se durcit. Le pays en appelle à l'Union africaine et la Cedeao. Décryptage.Lire aussi Le Nigeria fatigué des violences policières

7. Je vous conseille de vous reposer un peu. 8. Je pense que tu dois aider ton ami à choisir. 9. Il me semble qu’il ne faut pas le lui reprocher. Ce serait soviétique, contemporain, français et professionnel à la fois Et surtout un peu provoquant, ce qui fera du bien à certains Mdr.

Dans le centre de Toulouse, plusieurs centaines de Gilets jaunes étaient au rendez- vous malgré l'interdiction de manifester pour raison sanitaire. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène, tout comme à Lyon où la manifestation était aussi interdite.

A 16H00, lorsque que le couvre-feu est officiellement mis en place, les manifestants s'assoient par terre en chantant l'hymne national, et agitent des drapeaux vert et blanc du Nigeria.

"Ce n'est qu'à la nuit tombée que je me suis rendu compte que les panneaux publicitaires avaient été éteints et que les grands lampadaires" qui bordent l'autoroute n'avaient pas été allumés comme les autres soirs, se remémore-t-elle.

Elle décide avec d'autres d'organisateurs d'aller supplier les employés de la LCC de remettre en marche l'électricité. Ils refusent, assurant que c'était un ordre du "directeur".

- Panique -

"C'est à ce moment-là que j'ai entendu les premiers coups de feu", explique Clara. "J'ai vu cinq voitures militaires chargées d'hommes en tenue de camouflage. Ils tiraient. Plusieurs d'entre eux se sont avancés vers nous, et on a crié +Pourquoi vous voulez-nous tuer? Vous êtes nos frères!+".

Après une première vague de tirs, "il y avait du sang partout, tout le monde criait". Une accalmie, puis les salves ont repris. "Cette fois, il y avait des soldats et des autres, surement de la police, je ne suis pas sûre, ils ont tiré des gaz lacrymogènes. Une femme hurlait en yorouba qu'elle ne voulait pas mourir mais je n'ai pas pu l'aider. Il y avait des gens au sol qui bougeaient, d'autres qui ne bougeaient plus".

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 La police patrouille à Lagos au Nigéria après que le président a averti les manifestants Des coups de feu sporadiques ont été entendus à Lagos vendredi alors que les forces de sécurité patrouillaient la plus grande ville du Nigéria après des jours de troubles après la fusillade de manifestants qui a déclenché la condamnation dans le pays et à l'étranger.

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D. Comme il faut compter entre dix et quinze ans entre l’admission au concours d’un étudiant en PACES (première année commune aux études de Il ne s’agit pas de faire des impasses sur les petits coefficients, mais de concentrer vos efforts sur les bonnes matières, en fonction de leur poids dans la

Clara, comme d'autres témoins, assure avoir vu l'armée charger le corps d'un homme dans leur véhicule avant de partir. "Je ne peux pas dire combien ils en ont emmené, et je ne peux pas garantir que l'homme que j'ai vu dans leur véhicule était bien mort. Mais il était immobile et il était recouvert de sang".

Les forces armées ont continué à tirer, semant la panique. Des personnes se sont jetées dans l'eau de la lagune pour s'enfuir. D'autres, comme Clara, se sont cachés dans les fourrés avant de pouvoir s'enfuir au milieu de la nuit pour se réfugier dans un hôtel du coin.

Une semaine plus tard, Clara reste "traumatisée" et garde l'impression amère de s'être battue pour rien. D'avoir vu ses rêves d'un "meilleur Nigeria" noyés dans le sang.

"Pour une fois, nous avions mis toutes nos différences de côté, nous parlions d'une seule voix pour lutter contre les violences policières", conclut-elle. "C'est triste parce qu'on manifestait pour demander le droit de vivre, et ils sont arrivés, et ils nous ont tués".

spb/thm/sst

Le chef de la police nigériane ordonne la mobilisation de toutes les forces pour mettre fin à la violence qui sévit dans le pays .
T Le chef de la police Nigéria a appelé à la mobilisation immédiate de toutes les forces après deux semaines de manifestations qui ont fait des dizaines de morts. © Fourni par Washington Examiner La police nigériane a annoncé samedi que Mohammed Adamu, l'inspecteur général de la police, avait donné l'ordre à de déployer toutes les ressources pour mettre fin aux violences, selon Reuters .

usr: 1
C'est intéressant!