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Monde Comment « The Comey Rule » s'immisce dans la présidentielle américaine

21:20  29 octobre  2020
21:20  29 octobre  2020 Source:   lepoint.fr

Le FBI dit qu'il n'a `` rien à ajouter '' à l'affirmation de Ratcliffe sur la désinformation russe

 Le FBI dit qu'il n'a `` rien à ajouter '' à l'affirmation de Ratcliffe sur la désinformation russe Le FBI a déclaré dans une lettre mardi soir qu'il n'avait "rien à ajouter" aux commentaires de cette semaine du directeur du renseignement national John Ratcliffe, qui a déclaré là Il n'y avait "aucune intelligence pour soutenir" que les efforts de désinformation russes étaient liés à des courriels récemment apparus qui ont été derrière des histoires critiques de Hunter Biden et de son père Joe Biden . © Gabriella Demczuk -Pool / Getty Images Nominé John L.

  Comment « The Comey Rule » s'immisce dans la présidentielle américaine © Fournis par Le Point

The Comey Rule est une minisérie historique dense et passionnante. Tel un miroir grossissant, elle reflète l'actualité politique du moment en nous plongeant dans le passé proche : la campagne présidentielle américaine de 2016 et le choc du camp démocrate après l'élection de Donald Trump. Ce biopic signé Billy Ray (réalisateur d'Agent double et scénariste de Capitaine Phillips) est adapté des mémoires de James Comey, qui fut directeur du FBI de 2013 à 2017. Cet homme de pouvoir très grand (2 m 03), pris dans la tourmente d'une élection controversée, est joué par le non moins colossal Jeff Daniels (1,90 mètre). Bien sûr, ce n'est pas la taille qui compte. Jim (pour les intimes) Comey est le premier à avouer que voir ce passage houleux de sa carrière mis en scène sur le petit écran lui a retourné l'estomac. En effet, The Comey Rule explore comment l'ex-superflic est devenu le double bouc émissaire d'une nation profondément polarisée, autant haï par le camp démocrate que le républicain. Soit le comble de l'ironie pour un haut fonctionnaire qui fait de son apolitisme une fierté. La minisérie n'est pas un énième réquisitoire contre les dérives de la démocratie bi-partisane ou la corruption des élites. Elle soulève une question simple, mais épineuse : James Comey est, certes, un géant, mais est-il un grand homme ?

Hitler sous le marteau: cartes de discours vendues aux enchères à Munich

 Hitler sous le marteau: cartes de discours vendues aux enchères à Munich MUNICH (Reuters) - Une liasse de papiers, griffonnée de notes dans une main vigoureuse, ici et là une phrase reconnaissable: "le problème juif", "travail, sacrifice" - ce sont les notes d'allocution d'Adolf Hitler, qui ont été écrasées vendredi dans une maison de ventes aux enchères de Munich. . présence de grandes quantités de souvenirs liés au chef nazi, responsable de certains des pires crimes de l'histoire.

Pour y répondre, deux épisodes de deux heures retracent méticuleusement The Comey Rule (Le Règne de Comey en français), de l'ascension à la déchéance. James Comey est nommé à la tête du FBI par Barack Obama (Kingsley Ben-Adir), qui explique l'avoir choisi pour sa capacité à différencier le bien du mal? Voilà les enjeux posés et la pression ne fera que monter. Nous suivons Comey et son cercle rapproché, notamment l'avocat Andrew McCabe joué par Michael Kelly, rescapé de House of Cards. Nous constatons aussi les rapports très codifiés qu'il entretient avec la procureure générale des États-Unis (Sally Yates, interprétée par Holly Hunter), le FBI étant supervisé par le département de la Justice. Si, à ce stade, vous craignez de vous perdre dans les méandres de l'administration américaine, sachez que la série est aussi dramatique que pédagogique.

Khloe Kardashian semble totalement méconnaissable car elle est accusée d'avoir à nouveau photoshopping son visage

 Khloe Kardashian semble totalement méconnaissable car elle est accusée d'avoir à nouveau photoshopping son visage Khloe Kardashian a suscité des spéculations sur le fait qu'elle avait à nouveau changé son apparence en publiant une photo d'elle-même sur Instagram Stories. La star de L'incroyable famille Kardashians a attiré l'attention des fans après avoir publié une photo pour promouvoir sa nouvelle société de suppléments, Dose & Co.

À première vue, James Comey est un leader inspirant, capable de mobiliser ses troupes et de garder la tête froide pour prendre des décisions difficiles. Proche de sa famille (il est marié et père de quatre filles) et attentif au bien-être de ses employés, il prône un équilibre vie professionnelle/vie privée typique de la présidence Obama. La performance de Jeff Daniels, acteur charismatique révélé au cinéma dans les années 1980 chez Jonathan Demme (Dangereuse sous tous rapports) et Woody Allen (La Rose pourpre du Caire) et brillamment recyclé à la télévision dans The Looming Tower et The Newsroom, mais qui est surtout un homme de théâtre, ne fait pourtant usage ni de perruques ni de prothèses. Sans artifice, le comédien incarne la force tranquille de Comey comme s'il était possédé de l'intérieur.

  Comment « The Comey Rule » s'immisce dans la présidentielle américaine © Fournis par Le Point Brendan Gleeson,  grimé en Donald Trump dans The Comey Rule. © Ben Mark Holzberg / SHOWTIME / Ben Mark Holzberg/CBS Television

La perte de Hillary Clinton

Lors de son mandat à la tête du FBI, James Comey se retrouve en charge de l'enquête sur la candidate Hillary Clinton, qui avait utilisé sa messagerie privée non sécurisée lorsqu'elle était secrétaire d'État. Après l'analyse de milliers d'e-mails et le constat d'une grave négligence, l'affaire et le scandale semblent réglés. Cette investigation est au c?ur de la première partie de The Comey Rule, nous conduisant jusqu'au moment décisif où l'intégrité de Comey bascule du côté obscur de la force : il est tellement soucieux de préserver la neutralité de l'agence gouvernementale la plus célèbre et respectée du pays (voire du monde) qu'il entraîne, malgré lui, Hillary Clinton vers sa perte.

FBI soutiennent Christopher Wray dans des lettres à Trump, Biden et préviennent que le licencier pourrait `` endommager '' le bureau

 FBI soutiennent Christopher Wray dans des lettres à Trump, Biden et préviennent que le licencier pourrait `` endommager '' le bureau Les agents du Les agents du FBI ont exprimé leur soutien mercredi au directeur en difficulté Christopher Wray, avertissant le président Donald Trump et le candidat démocrate Joe Biden que son retrait prématuré pourrait «nuire à la stabilité» au sein du premier organisme d'application de la loi du gouvernement fédéral.

En effet, quelques jours avant le vote historique du 8 novembre 2016, pour lequel la démocrate est pressentie victorieuse, le Bureau rouvre le dossier. Comme le montre très bien la série, s'ensuit un dilemme cornélien pour le FBI : faut-il rendre l'information publique ? Le consciencieux Comey et son équipe (des démocrates et républicains anti-Trump pour la plupart) pèsent le pour et le contre. Au final, le chef du Bureau envoie une lettre au Congrès, sachant qu'elle sera diffusée aux médias, et Clinton est décrédibilisée aux yeux d'une large partie de l'électorat. Quand la conclusion de l'enquête tombe in extremis avant le vote, ne révélant aucun nouvel élément, le mal est déjà fait : Trump passe et Comey est jugé responsable de la défaite de Hillary.

La narration classique (sous forme de long flash-back) présente de manière haletante l'enchaînement inexorable des événements. Si la responsabilité de la candidate démocrate n'est pas évacuée, le spectateur n'en a pas moins envie de crier sur Comey : « But why, oh why ! ? » Même sa femme (toujours excellente Jennifer Ehle), une féministe pro-Clinton qui maîtrise les tenants et aboutissants du paysage électoral, essaye de convaincre son mari de lâcher du lest. Mais il reste intraitable. Bien que le résultat du vote soit irréversible, regarder The Comey Rule est une expérience aussi stupéfiante qu'éprouvante, comme si nous étions tombés dans une faille spatio-temporelle (façon Dark) où il serait encore possible de voir élire la première femme présidente des États-Unis. Sauf que Billy Ray n'est pas Ryan Murphy : sa série n'a pas pour but de rectifier le cours de l'histoire, mais de la re-contextualiser. La catharsis fait rapidement place au cri de ralliement au parti démocrate, à l'aube d'une élection décisive.

Ce soir à la télé. The Comey Rule ou Donald Trump face au FBI sur Canal +

  Ce soir à la télé. The Comey Rule ou Donald Trump face au FBI sur Canal + De l’enquête sur les mails de Clinton à la victoire de Trump, cette fiction fascinante proposée ce jeudi 29 octobre 2020 sur Canal +, retrace le parcours de l’ex-directeur du FBI, James Comey. Juillet 2013. Le procureur James Comey est nommé à la tête du FBI par le président des États-Unis, Barack Obama.À peine arrivé à son poste, il est confronté à une affaire sans précédent : enquêter sur des mails confidentiels de l’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton. À quelques mois de la campagne présidentielle opposant la candidate démocrate au républicain Trump, l’investigation s’enflamme.

  Comment « The Comey Rule » s'immisce dans la présidentielle américaine © Fournis par Le Point   Comment « The Comey Rule » s'immisce dans la présidentielle américaine © Fournis par Le Point Jeff Daniels dans The Comey Rule © Ben Mark Holzberg / SHOWTIME / Ben Mark Holzberg/CBS Television

Licencié par Trump

La deuxième partie de cette série engagée nous plonge dans les premiers mois de l'ère Trump avec un rebondissement qui met de nouveau James Comey dans une situation inconfortable : il doit désormais mener une investigation sur les liens éventuels entre l'équipe de campagne de l'ex-candidat républicain et la Russie (le documentaire The Social Dilemma sera un compagnon de visionnage idéal). Lorsqu'il en est informé, Donald Trump (joué par le fabuleux et terrifiant acteur irlandais Brendan Gleeson) se lance dans une vendetta anti-FBI, appliquant à sa façon le principe machiavélique « soit proche de tes ennemis ». Il force James Comey à poser avec lui pour les médias, poignée de main dominatrice incluse. Il le convie à un dîner en tête à tête à la Maison-Blanche au cours duquel, tel un chef de gang mafieux, il exige une loyauté sans faille. Comey, toujours diplomatique, promet au président une « honnêteté loyale ». Mais il est incapable de garder la distance nécessaire à l'exercice de sa fonction. Ses certitudes se retournent irrémédiablement contre lui : le système de poids et contrepoids (checks and balances) qu'il vénère est déséquilibré, les garde-fous tombant les uns après les autres. Pour mettre fin à ce bras de fer intenable, Trump se débarrasse sans ménagement de celui qu'il perçoit comme un menteur et un traître (« it's disgraceful », c'est honteux, aime-t-il répéter avec le son « s » sifflant comme un serpent). Comey apprend la nouvelle de son licenciement via les chaînes d'info en continu?

À la manière d'un cours de droit constitutionnel glaçant, la minisérie expose comment le président est devenu une menace pour l'un des fondements de la Constitution américaine : la séparation des pouvoirs. Or, malgré ses travers égocentriques, le dirigeant le plus absolutiste n'est ici paradoxalement pas Trump mais bel et bien Comey, si l'on considère la définition anglaise du terme : le directeur du FBI est ainsi guidé par des convictions inébranlables qu'il place au-dessus de tout. James Comey n'est ni un martyr, ni un antihéros, il est incorruptible, parfois jusqu'à l'excès. Selon Jeff Daniels, The Comey Rule raconte « une histoire d'amour entre un homme et une institution ». La fin est certes tragique, mais la série rend justice au chagrin de Comey, et au nôtre, nous rappelant que les déceptions politiques vont et viennent. À Washington, rien n'est pérenne, sauf les monuments mythiques qui bordent Pennsylvania Avenue. Ils survivront à Trump, qu'il soit réélu ou non.

Vert, noir, fermenté : tous les bienfaits du thé .
Le saviez-vous ? Le thé est la boisson la plus consommée dans le monde après l’eau. C'est un régal pour le palais qui soigne aussi bon nombre de maux. C’est bien connu, la nature regorge d’ingrédients miracles pour notre santé, comme le curcuma, le gingembre ou encore l’amande. Aujourd’hui, on s’intéresse aux bienfaits du thé. Si on peut le siroter de toutes les couleurs (verte, noir, blanc ou jaune), c’est sur le même arbuste, le Camelia Sinensis, que poussent ses feuilles.

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C'est intéressant!