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Monde Puigdemont, président à distance pour la Catalogne ?

09:35  11 janvier  2018
09:35  11 janvier  2018 Source:   liberation.fr

Garou se confie sur sa relation avec sa fille Emelie, 16 ans : « C’est très compliqué à l’adolescence »

  Garou se confie sur sa relation avec sa fille Emelie, 16 ans : « C’est très compliqué à l’adolescence » Entre la distance et les années qui passent, le chanteur Garou avoue que sa relation avec sa fille, aujourd'hui âgée de 16 ans, n'est pas toujours simple.Le chanteur québécois Garou sera à l'honneur du show de France 2 "Gare au Garou" ce 4 janvier. Il présentera un grand show sur France 2, en direct de Toulouse, et en compagnie des animateurs Thomas Thouroude et Sidonie Bonnec. Dans une interview au magazine Nous Deux, il y a quelques mois, ce papa de 44 ans s’est confié sur sa relation parfois difficile avec sa fille, Emelie, 16 ans, née de sa romance avec un mannequin suédois.

Le responsable destitué aspire à retrouver son fauteuil la semaine prochaine, mais sans quitter son exil belge. Une formule inédite qui suscite le scepticisme et se heurte à des écueils juridiques. Puigdemont , président à distance pour la Catalogne ?

La Cour constitutionnelle espagnole a annoncé, samedi 27 janvier, avoir bloqué préventivement l’investiture comme président de la Catalogne de Carles Puigdemont , exilé en Belgique, alors qu’il fait l’objet de poursuites judiciaires en Espagne.

Le responsable destitué aspire à retrouver son fauteuil la semaine prochaine, mais sans quitter son exil belge. Une formule inédite qui suscite le scepticisme et se heurte à des écueils juridiques.

Carles Puigdemont suivait sur Internet, depuis Bruxelles, le 21 décembre, la soirée électorale des régionales anticipées. © Francois Lenoir Carles Puigdemont suivait sur Internet, depuis Bruxelles, le 21 décembre, la soirée électorale des régionales anticipées.

Dans une semaine, le 17 janvier, le Parlement catalan élu le 21 décembre tiendra sa première séance. Ensuite, les députés devront élire le président de la région, qui succédera à Carles Puigdemont, démis de ses fonctions le 31 octobre à la suite de sa déclaration unilatérale d’indépendance de la Catalogne. Sur le papier, l’équation est claire : les trois listes indépendantistes cumulent 70 députés, deux de plus que la majorité absolue. Elles devraient logiquement investir Puigdemont, candidat du parti arrivé en tête, le parti démocratique européen de Catalan (PdeCat). Or le sortant, exilé en Belgique pour échapper aux poursuites de la justice espagnole, n’a aucune intention de rentrer à Barcelone. Et son intention de diriger la Catalogne via Skype est loin de faire l’unanimité, même dans ses propres rangs.

Messi, l’incroyable clause

  Messi, l’incroyable clause Le Barça pourrait perdre très gros en cas d’indépendance de la Catalogne. Les supporters indépendantistes du Barça pourraient faire face à un sacré cas de conscience. Car si la Catalogne finissait par obtenir son indépendance, les Blaugranas pourraient voir partir leur icône. À en croire le très sérieux El Mundo, qui en fait sa une ce vendredi, Lionel Messi aurait en effet profité de sa dernière prolongation pour insérer une clause pour le moins inédite dans son contrat.

Les deux principales formations indépendantistes de Catalogne souhaitent investir au poste de président régional Carles Puigdemont , actuellement installé en Belgique. Mais Mariano Rajoy a prévenu qu'il n'accepterait pas d'investiture « à distance ».

Vendredi, le groupe parlementaire de l’ancien président de la région Carles Puigdemont a déposé une proposition de réforme de loi pour que son chef de file soit investi à la tête de la Catalogne à distance depuis Bruxelles où il est en exil.

Pacte

Mardi soir, Puigdemont et Marta Rovira, numéro 2 du parti indépendantiste ERC (gauche républicaine de Catalogne), se sont rencontrés à Bruxelles. Le numéro 1, le vice-président destitué Oriol Junqueras, visé par une enquête pour «rébellion et sédition», est en effet emprisonné depuis le 2 novembre près de Madrid. L’entrevue entre les deux principales forces séparatistes a débouché sur un pacte, mais mercredi matin, les deux parties semblaient en avoir une interprétation différente. Les partisans de l’ancien président donnent pour acquis qu’il suivra la séance inaugurale par visioconférence, et que son discours d’investiture sera lu par un(e) autre élu(e) du PdeCat. Pour ERC, cette hypothèse doit auparavant être validée par les letrados, les experts juridiques du Parlement régional. Ce point oppose toujours les spécialistes : le statut d’autonomie de la région n’a pas prévu le cas d’un aspirant président physiquement absent lors de sa propre investiture.

Catalogne : l'ex-vice-président Oriol Junqueras ne sera pas libéré

  Catalogne : l'ex-vice-président Oriol Junqueras ne sera pas libéré Le Tribunal suprême espagnol a annoncé, vendredi, le maintien en détention préventive de l'ex-vice-président du gouvernement de Catalogne, Oriol Junqueras, accusé de sédition, rébellion et malversation. Oriol Jonqueras n'assistera pas à la séance inaugurale du nouveau Parlement régional de Catalogne. En effet, la Cour suprême d'Espagne a décidé, vendredi 5 janvier, de maintenir en prison l'ancien vice-président indépendantiste catalan, incarcéré pour "rébellion" présumée.

L'ancien président catalan Carles Puigdemont (g) lundi 22 janvier 2018, à l'université de Copenhague. D’ici à la fin du mois, un débat sur la candidature à distance de Carles Puigdemont devrait avoir ► (Re) lire : Catalogne : déplacement à risque pour Carles Puigdemont au Danemark.

Carles Puigdemont a renoncé à redevenir président de la Catalogne . En janvier et en février, le Tribunal constitutionnel espagnol avait empêché la candidature à distance de M. Puigdemont — alors installé en Belgique pour se soustraire à la justice espagnole —, et celle de l’ex- président de

Le PdeCat tient à la reconduite de son leader, même s’il faut pour cela bricoler un scénario abracadabrant. La restauration du président destitué par Madrid montrerait que le peuple catalan, par la voie pacifique du suffrage universel, annulait les effets de l’article 155 de la Constitution espagnole, employé par le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, pour mettre fin à l’équipée indépendantiste du gouvernement catalan. Mais au-delà de la validité ou non de la candidature Puigdemont, il y a d’autres variables à prendre en compte. L’une d’elles est l’attitude de la Candidature d’union populaire (CUP), formation de gauche radicale et indépendantiste qui a obtenu quatre sièges. Sans eux, le bloc formé par PdeCat et ERC n’atteint pas la majorité absolue. En 2015, le ralliement de la CUP avait permis l’élection de Carles Puigdemont. Mais l’alliance avait coûté cher au PdeCat, qui avait dû renoncer à présenter son candidat Artur Mas, que les radicaux accusaient de représenter le monde des affaires et de la banque. Mas, ancien président régional, devenu président du parti, a présenté sa démission lundi.

Arguties

Dans les jours qui viennent, le débat politico-juridique catalan va être intense. Et d’autres questions se posent. Les sept députés indépendantistes emprisonnés ou exilés pourront-ils voter par procuration ? L’impossibilité de nommer un président indépendantiste peut-elle favoriser Ines Arrimadas, dont le parti de centre droit, Ciudadanos, est arrivé en tête des suffrages le 21 décembre ? Arguties juridiques et marchandages politiques vont se succéder avec une date butoir : le 31 janvier. Si à la fin du mois la Catalogne n’a toujours pas de président(e), il ne restera qu’une issue : organiser de nouvelles élections régionales.

Espagne: Puigdemont serait arrêté malgré son immunité s'il rentrait, prévient le parquet général .
Et le président du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, a assuré que diriger la Catalogne depuis Bruxelles serait « illégal »Le parquet général en Espagne a averti ce samedi l’ex-président indépendantiste catalan Carles Puigdemont que son immunité de député n’empêcherait pas son arrestation s’il rentrait de Belgique en Espagne pour se faire investir à la tête de la région. Simultanément, le président du gouvernement espagnol, le conservateur Mariano Rajoy, a assuré que diriger la Catalogne depuis Bruxelles serait « illégal » et justifierait un maintien de la région sous la tutelle de Madrid.

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