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Monde Iran : un haut scientifique du nucléaire assassiné, Israël montré du doigt

21:05  27 novembre  2020
21:05  27 novembre  2020 Source:   liberation.fr

Qui a assassiné le père du nucléaire iranien ?

  Qui a assassiné le père du nucléaire iranien ? Le scientifique Mohsen Fakhrizadeh, qui avait développé le programme militaire de l'Iran, a été abattu vendredi à l'est de la capitale. Téhéran accuse Israël.Physicien et officier du corps des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, Mohsen Fakhrizadeh a été assassiné ce vendredi après-midi dans le village d'Absard, situé à l'est de la capitale. D'après le ministère iranien de la Défense, l'homme, âgé de 59 ans, qui est le chef du département recherche et innovation au ministère, a été pris pour cible par plusieurs assaillants alors qu'il se trouvait à l'intérieur de son véhicule, en compagnie de ses gardes du corps.

Evoquant une possible implication d' Israël , les autorités iraniennes ont dénoncé la mort dans une attaque d'un scientifique de haut rang dans le domaine du nucléaire . Détails à suivre

Le scientifique a succombé à ses blessures à l'hôpital. Détails à suivre. l'auteur viole l'étiquette en ligne, en montrant différentes formes de comportement agressif, humiliant et diffamatoire ("trolling"); l'auteur montre un manque de respect pour la langue; par exemple, tout le texte ou sa grande partie

Mohsen Fakhrizadeh, considéré comme le père du programme d’enrichissement nucléaire de la République islamique, a été tué vendredi après-midi dans l’attaque de son véhicule par des hommes armés. © WANA NEWS AGENCY Mohsen Fakhrizadeh, considéré comme le père du programme d’enrichissement nucléaire de la République islamique, a été tué vendredi après-midi dans l’attaque de son véhicule par des hommes armés.

Présenté par l'AIEA comme le responsable des efforts passés de l'Iran pour se doter de la bombe nucléaire, Mohsen Fakhrizadeh a été abattu par un commando armé près de Téhéran.

Un assassinat spectaculaire, dans un contexte explosif et aux conséquences incertaines. Un scientifique iranien de haut rang, Mohsen Fakhrizadeh, considéré comme le père du programme d’enrichissement nucléaire de la République islamique, a été tué vendredi après-midi dans l’attaque de son véhicule par des hommes armés, a annoncé le ministère iranien de la Défense.

Alors que l'Iran promet de venger un scientifique tué, les pourparlers de paix saoudo-israéliens auraient échoué

 Alors que l'Iran promet de venger un scientifique tué, les pourparlers de paix saoudo-israéliens auraient échoué la méfiance partagée des pays à l'égard de Téhéran. © AFP via Getty Images / MAYA ALLERUZZO / POOL Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo (à gauche) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu font une déclaration commune après leur rencontre à Jérusalem le 19 novembre 2020.

Un scientifique nucléaire iranien de haut rang a été tué mardi 12 janvier dans l'explosion d'une moto piégée près de son domicile de Téhéran. l'Iran accuse Israël et les Etats-Unis alors que le pays est menacé de sanctions internationales pour sa politique nucléaire .

Israël est effectivement pointé du doigt après l'assassinat d'un scientifique syrien à l'ouest de Hama. Un scientifique syrien a été assassiné cette semaine dans l'ouest du gouvernorat de Hama, a annoncé samedi soir un communiqué militaire.

Officiellement chef du département recherche et innovation du ministère, Fakhrizadeh circulait dans la région d’Absard, à l’est de la capitale Téhéran, lorsque son véhicule a été pris pour cible. «Lors de l’affrontement entre son équipe de sécurité et les terroristes, Mohsen Fakhrizadeh a été grièvement blessé et conduit à l’hôpital. Malheureusement, l’équipe médicale n’a pas réussi à le ranimer», souligne le communiqué officiel.

D’après l’agence de presse semi-officielle Tasnim, «les terroristes ont fait exploser une autre voiture» avant d’ouvrir le feu sur le véhicule transportant le scientifique et ses gardes du corps. Sur Twitter, l’agence officielle Fars a publié des photos du site présumé de l’embuscade, montrant une berline noire au pare-brise criblé de balles, la carcasse calcinée d’une voiture et des traces de sang sur la route.

Iran: Rohani accuse Israël de vouloir semer le "chaos" en tuant un scientifique

  Iran: Rohani accuse Israël de vouloir semer le Israël "mercenaire" des Etats-Unis: le président iranien, Hassan Rohani, a accusé samedi l'ennemi juré de son pays de vouloir semer le "chaos" avec"Une fois de plus, les mains impitoyables de l'arrogance mondiale, avec le régime sioniste usurpateur comme mercenaire, sont souillées du sang d'un fils de cette nation", a dénoncé M. Rohani dans un communiqué publié sur son site officiel, faisant référence à l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh. L'Iran utilise en général l'expression "arrogance mondiale" pour désigner les Etats-Unis.

Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné à mort dimanche un homme accusé d'avoir assassiné en 2010 le scientifique nucléaire iranien Massoud Ali Mohammadi pour le compte d' Israël , a rapporté l'agence officielle Irna.

Quatre assassinats de scientifiques nucléaires iraniens ont lieu entre 2010 et 2012. Les victimes sont Massoud Ali Mohammadi et Majid Shahriari en 2010, Darioush Rezaeinejad en 2011 et Mostafa Ahmadi Roshan en 2012.

Lors d’une présentation en 2018 au cours de laquelle il avait accusé l’Iran d’enfreindre l’accord nucléaire signé avec les grandes puissances, le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait désigné Fakhrizadeh comme le responsable des efforts iraniens pour se doter d’une arme nucléaire, ce que Téhéran a toujours démenti. «Souvenez-vous de ce nom, Fakhrizadeh», avait-il déclaré.

Identifié par l’AIEA

Dans un rapport de 2011, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) présentait le scientifique, par ailleurs commandant des gardiens de la révolution, comme une figure essentielle du programme nucléaire de l’Iran. Il était d’ailleurs le seul dont le nom apparaissait dans l’annexe très détaillée du rapport, qui concluait à l’époque que Téhéran semblait avoir travaillé à la conception d’une bombe nucléaire.

tué Un scientifique iranien a été averti une fois par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: `` Souvenez-vous de ce nom ''

 tué Un scientifique iranien a été averti une fois par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu: `` Souvenez-vous de ce nom '' Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a discuté du travail de l'un des plus grands scientifiques nucléaires iraniens lors d'une conférence de presse en 2018 sur le développement nucléaire supposé du pays programme.

Massoud Ali Mohammadi, professeur de physique nucléaire à l’université de Téhéran, a été tué par l’explosion commandée à distance d’une moto piégée alors qu’il quittait son A qui profite ce crime? Aux Etats-Unis et à Israël , le deux plus grands opposants au programme nucléaire iranien, bien sûr!

Restaurer l'accord nucléaire iranien. Pendant sa campagne présidentielle, Joe Biden a promis de réintégrer l'accord, "si Téhéran respecte ses Ces cookies peuvent être définis sur notre site et utilisés pour créer un profil de vos centres d’intérêt et vous montrer des publicités pertinentes sur d’autres

Dans ce rapport, puis dans son évaluation finale sur l’Iran publiée fin 2015, l’AIEA notait que Fakhrizadeh était en charge du projet Amad, un programme de recherche sur l’uranium, sur des explosifs de forte puissance et sur la modification des têtes explosives de missiles. Un programme lancé à la fin des années 1980 et interrompu brutalement en 2003. Donald Trump et son allié israélien Netanyahou accusent régulièrement l’Iran de chercher à relancer en secret sa quête de l’arme atomique. Mais ni l’AIEA, ni les services de renseignements occidentaux - y compris américains - ne partagent cette conclusion.

«Il est approprié de désigner Fakhrizadeh comme le père du programme passé d’armes nucléaires de l’Iran, celui qui s’est terminé en 2003 selon les Etats-Unis et l’AIEA. Il n’y a aucune preuve d’un programme actuel d’armes nucléaires en Iran», a ainsi souligné l'expert américain Richard Johnson. Chargé de la mise en oeuvre de l’accord avec Téhéran au sein du département d’Etat, ce spécialiste en prolifération nucléaire avait démissionné en mai 2018 après la décision de Donald Trump de s’en retirer.

Les questions pour Israël augmentent après l'assassinat d'un scientifique iranien

 Les questions pour Israël augmentent après l'assassinat d'un scientifique iranien Questions montées en Israël dimanche à la suite de l'assassinat d'un éminent scientifique nucléaire iranien, avec des experts spéculant sur la responsabilité d'agents israéliens et, dans l'affirmative, sur la manière dont Téhéran pourrait réagir.


Vidéo: Un spécialiste iranien du nucléaire assassiné près de Téhéran (France 24)

«Fakhrizadeh était au programme nucléaire iranien ce que Soleimani était à son réseau de relais [régionaux]. Il était déterminant dans son développement et dans la création d’une infrastructure pour le soutenir», a commenté de son côté Ariane Tabatabai, chercheuse au German Marshall Fund et à l’université Columbia. Les deux hommes avaient des rôles cruciaux, mais pas la même aura.

Le général des gardiens de la Révolution Qassem Soleimani, commandant de la puissante force Al-Qods, tué en janvier lors d’un raid américain à l’aéroport de Bagdad, était devenu au fil des ans une figure politique au-dessus de la mêlée en Iran. Le régime le dépeignait en grand protecteur du pays, lui qui menait les guerres sales de la République islamique à l’étranger. Lors de ses funérailles, des centaines de milliers d’Iraniens étaient descendus dans les rues pour lui rendre hommage. Fakhrizadeh ne jouit pas de cette popularité. Il était plutôt un homme de l’ombre, aux photos rares, là où Soleimani multipliait les selfies et les goodies à son effigie.

La mort du scientifique ne «changera pas fondamentalement le cours du programme nucléaire», poursuit Tabatabai. En revanche, son assassinat sur le territoire iranien constitue un revers terrible pour les services de sécurité, qui n’ont pas été capables de l’éviter malgré leur paranoïa, qui les conduit à exercer une pression extrême sur l’ensemble de la société civile. Au nom de la lutte contre les infiltrations ennemies.

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  L'ombre du Mossad derrière l'assassinat d'un scientifique iranien Des experts israéliens expliquent pourquoi l'État hébreu est vraisemblablement lié à l'élimination de Mohsen Fakhrizadeh, le père du nucléaire iranien.Lire aussi Qui a assassiné le père du nucléaire iranien ?

Israël accusé par l’Iran

Dans un message posté sur Twitter, le chef de la diplomatie iranienne, Javad Zarif, a accusé Israël d’avoir joué un «rôle» dans cette opération. «Des terroristes ont assassiné aujourd’hui un éminent scientifique iranien. Cette lâcheté – avec des indications sérieuses du rôle d’Israël – montre le bellicisme désespéré de ses auteurs», a-t-il écrit, exhortant la communauté internationale, et en particulier l’Union européenne, à «mettre un terme à ses honteuses positions ambivalentes et à condamner cet acte terroriste».

De son côté, le chef d’état-major iranien, le général de division Mohammad Baghéri, a promis qu’une «vengeance terrible» attendait les responsables de cet assassinat, qualifié de «coup amer et lourd». Vendredi soir, le gouvernement israélien n’avait fait aucun commentaire sur l’opération ou sur les accusations de Téhéran. A Washington, Donald Trump a partagé sur Twitter deux messages faisant état de l’assassinat du scientifique iranien, mais sans y ajouter de commentaire personnel.

En 2018, le président américain a retiré les Etats-Unis de l’accord international conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances. Succès de la diplomatie de Barack Obama, le JCPOA (son acronyme anglais) plaçait sous tutelle internationale le programme iranien pour empêcher Téhéran de concevoir une arme en moins d’un an, en échange d’un allégement des sanctions à l’encontre du régime. Mais comme son allié Benyamin Nétanyahou, Trump a toujours considéré que cet accord était bien trop favorable à Téhéran, et n’offrait pas de garanties suffisantes pour empêcher l’Iran de se doter l’arme atomique.

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  Assassinat d'un physicien nucléaire à Téhéran : la faible marge de manœuvre pour une riposte iranienne Une riposte militaire à l'assassinat du spécialiste du nucléaire Mohsen Fakhrizadeh, imputé à Israël, risquerait de mettre à mal le retour à un processus de négociation entre Téhéran et Washington. Des voix s'élèvent même en Iran pour interdire les visites des inspecteurs de l'AIEA. D'autres appellent à frapper Israël. "Souvenez-vous de ce nom", avait lâché Benjamin Netanyahu en référence à Mohsen Fakhrizadeh devant la presse en mai 2018. Le Premier ministre israélien avait alors réuni une foule de journalistes pour dévoiler le contenu de milliers de documents liés au programme nucléaire iranien, dérobés par le Mossad dans un entrepôt en Iran, don

«Voie crédible de retour à la diplomatie»

Ces dernières années, les Etats-Unis ont rétabli puis renforcé les sanctions unilatérales à l’encontre de la République islamique, entraînant une vive aggravation des tensions dans le Golfe et en Irak, la relance par l’Iran de ses activités nucléaires, et des tensions diplomatiques entre Washington et ses alliés européens, déterminés à sauver le compromis international de 2015, mais très fortement contraints par le caractère extraterritorial des sanctions américaines.

Elu le 3 novembre pour succéder à Donald Trump, le démocrate Joe Biden, qui était vice-président de Barack Obama lors des négociations avec l’Iran, a annoncé sa volonté de proposer aux responsables iraniens une «voie crédible de retour à la diplomatie». En écho, le président iranien, Hassan Rohani, l’a exhorté cette semaine à revenir «à la situation qui prévalait» avant Donald Trump.

«Je suspecte que la réaction [à l’assassinat de Fakhrizadeh] à Washington est mitigée, analyse à chaud sur Twitter Karim Sadjadpour, spécialiste de l’Iran au sein du think-tank américain Carnegie Endowment for Peace. Les futurs diplomates du département d’Etat peuvent certainement craindre que cela puisse porter atteinte à la diplomatie Etats-Unis-Iran et à un éventuel retour au JCPOA, alors que les gens au Pentagone et à la CIA peuvent considérer que c’est un coup dur porté à un adversaire redoutable.»

Pour la chercheuse Ariane Tabatabai, «il reste à voir comment les développements de l’année écoulée, depuis l’assassinat de Soleimani à celui de Fakhrizadeh, vont affecter les décisions de l’Iran en matière nucléaire». A moins de deux mois de l’arrivée à la Maison Blanche de Joe Biden, désireux de replacer les Etats-Unis dans un cadre diplomatique multilatéral, Téhéran aurait sans doute tout intérêt à laisser passer l’orage.

Rouhani promet sa revanche pour l'assassinat de scientifiques alors qu'Israël se prépare à d'éventuelles attaques terroristes .
Le président iranien Le président iranien Hassan Rouhani a de nouveau juré de se venger de l'assassinat du plus grand scientifique nucléaire Mohsen Fakhrizadeh la semaine dernière, une opération pour laquelle Téhéran blâme Israël. © JALAA MAREY / AFP via Getty Images / Getty Des obusiers automoteurs israéliens sont positionnés sur le plateau du Golan annexé par Israël à la frontière avec la Syrie, le 28 novembre 2020.

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