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Monde Conflit au Tigré : Abiy justifie son devoir de "maintenir l'ordre" devant les émissaires de l'UA

01:15  28 novembre  2020
01:15  28 novembre  2020 Source:   france24.com

Les forces éthiopiennes marchent sur la capitale rebelle du Tigrayan

 Les forces éthiopiennes marchent sur la capitale rebelle du Tigrayan Le Premier ministre éthiopien a déclaré que son armée avançait vers la capitale de la région nord du Tigray où les soldats rebelles combattent le gouvernement central. Le gouvernement a accusé les forces de Tigray d'avoir détruit des ponts près de la ville de Mekelle pour arrêter l'avancée. Des centaines de personnes seraient mortes au cours de près de deux semaines d'affrontements.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a demandé mercredi à la communauté internationale de ne pas interférer dans le conflit au Tigré , à quelques heures de la fin de l ’ultimatum M. Abiy justifie l’intervention contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), au pouvoir dans cette région et

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Le Premier ministre d'Éthiopie, Abiy Ahmed, lors d'un évènement en l'honneur des forces militaires, le 17 novembre 2020. © Eduardo Soteras, AFP Le Premier ministre d'Éthiopie, Abiy Ahmed, lors d'un évènement en l'honneur des forces militaires, le 17 novembre 2020.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a redit vendredi qu'il était de son devoir de "maintenir l'ordre" en Éthiopie, au terme d'une avec les envoyés spéciaux chargés par l'Union Africaine (UA) d'une médiation dans le conflit au Tigré.

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  Ethiopie: le Tigré tire de nouveau des roquettes en région voisine Amhara Des roquettes tirées par les forces du Tigré, qui affrontent l'armée fédérale éthiopienne, ont à nouveau visé la région voisine d'Amhara quelques heures après que le gouvernement central a affirmé que ses troupes se rapprochaient de Mekele, capitale de la région dissidente. Les autorités du Tigré avaient également reconnu avoir tiré le lendemain des roquettes sur Asmara, capitale de l'Erythrée voisine qui borde toute la frontière nord du Tigré, accusant les autorités érythréennes de laisser les forces d'Addis Abeba utiliser son territoire et l'armée érythréenne de leur prêter main-forte dans des combats au Tigré.

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Pour le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, le conflit au Tigré est une opération de "maintien de l'ordre". Il a réaffirmé cette défense vendredi 27 novembre, au terme d'une rencontre organisée à Addis Abeba avec les envoyés spéciaux chargés par l'Union Africaine (UA) d'une médiation dans le conflit au Tigré.

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  Après l'ultimatum de l'Éthiopie aux rebelles du Tigré, l'ONU alerte sur le sort des civils Les Nations unies ont exhorté, lundi, l'Éthiopie à assurer la protection des civils, après que le Premier ministre Abiy Ahmed a fixé aux forces rebelles de l'État du Tigré un ultimatum de 72 heures pour capituler, avant une offensive contre la capitale locale Mekelle. Au lendemain de l'ultimatum posé par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed aux forces rebelles de l'Etat du Tigré pour capituler avant une offensive contre la capitale locale Mekelle.

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Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné jeudi à l'armée de lancer l'offensive finale contre les autorités dissidentes du Tigré à Mekele L'armée a reçu l ' ordre de "mener la ( ) dernière phase" de l 'opération lancée le 4 novembre contre les dirigeants du Front de libération du Peuple du Tigré

Abiy Ahmed a ordonné jeudi à l'armée de lancer la "dernière phase" de l'opération militaire déclenchée le 4 novembre, avec l'attaque de Mekele, la capitale de cette région dissidente du nord de l'Éthiopie.

Les dirigeants tigréens, issus du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), sont retranchés à Mekele, désormais encerclée par les forces fédérales et qui comptait avant le début du conflit quelque 500 000 habitants.

La communauté internationale, inquiète des conséquences d'un assaut pour les civils et de possibles "crimes de guerre", tente de faire pression sur Abiy Ahmed. Mais celui-ci a fermement rejeté toute "interférence dans les affaires internes" de son pays.

"Responsabilité constitutionnelle de maintenir l'ordre"

Ethiopie: les dirigeants du Tigré rejettent l'ultimatum et refusent de se rendre

  Ethiopie: les dirigeants du Tigré rejettent l'ultimatum et refusent de se rendre Le président du Tigré a rejeté lundi l'ultimatum lancé la veille par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed aux dirigeants de cette région dissidente de l'Ethiopie qui leur donnait 72 heures pour se rendre.Près de trois semaines après le début d'une opération militaire visant à rétablir son autorité sur cette région du nord de l'Ethiopie, le pouvoir fédéral projette d'"encercler" prochainement Mekele, capitale du Tigré et siège du gouvernement local issu du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qu'il veut remplacer par des "autorités légitimes".Il y a dix jours, M.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné jeudi à l'armée de lancer l'offensive finale contre les autorités dissidentes du Tigré à Mekele L'armée a reçu l ' ordre de "mener la ( ) dernière phase" de l 'opération lancée le 4 novembre contre les dirigeants du Front de libération du Peuple du Tigré

Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné jeudi, à l'issue d'un ultimatum de 72 heures, le lancement de l 'offensive finale contre les autorités dissidentes du Tigré , encerclées à Mekele, la capitale d'un demi-million d'habitants de cette région du Nord de l 'Ethiopie.

Entre autres initiatives, l'UA, dont le siège est à Addis Abeba, a nommé trois envoyés spéciaux, les anciens présidents mozambicain Joaquim Chissano, libérienne Ellen Johnson Sirleaf et sud-africain Kgalema Motlanthe, arrivés mercredi dans la capitale éthiopienne. Le gouvernement éthiopien s'est engagé à les rencontrer "par respect", mais avait par avance décliné poliment cette offre de médiation, comme toutes les précédentes.

Vendredi, le Premier ministre a ainsi exprimé dans un communiqué sa "gratitude" envers le chef de l'État sud-africain, Cyril Ramaphosa, qui assure la présidence tournante de l'UA, et envers les envoyés spéciaux, pour leur engagement à proposer "des solutions africaines aux problèmes africains". Mais il a aussi rappelé que son gouvernement avait "la responsabilité constitutionnelle de maintenir l'ordre (au Tigré) et à travers le pays", soulignant la patience dont il a longtemps fait preuve face aux "provocations" et à "l'agenda de déstabilisation" du TPLF.

Ethiopie: appels à protéger les civils à l'approche de la bataille de Mekele

  Ethiopie: appels à protéger les civils à l'approche de la bataille de Mekele Les appels à la médiation et à la protection des populations civiles du Tigré se faisaient plus pressants mardi, au deuxième jour de l'ultimatum donné par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed aux dirigeants de la région dissidente pour se rendre. L'"opération militaire" lancée le 4 novembre par le pouvoir fédéral éthiopien contre les autorités du Tigré, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), est entrée dans une phase décisive selon Addis Abeba.

L'ONU, le Vatican et la France appellent à la paix

Dans la soirée, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a exhorté vendredi dans un communiqué "les parties" en Éthiopie "à saisir l'opportunité vitale" d'une médiation africaine "pour résoudre pacifiquement le conflit" au Tigré.

Jeudi, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Demeke Mekonnen, avait parallèlement continué la tournée diplomatique entamée il y a une dizaine de jours pour défendre la position du gouvernement, en rencontrant à Paris le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

À l'issue de cet entretien, le chef de la diplomatie française a déclaré dans un communiqué condamner les "violences à caractère ethnique" et a appelé à des "mesures de protection des populations civiles".

Le pape François a lancé "aux parties au conflit un appel à cesser les violences, sauvegarder les vies, en particulier des civils, afin que les populations puissent retrouver la paix", a indiqué vendredi le Vatican dans un communiqué.

Aucun bilan précis des combats au Tigré n'étai jusqu'ici disponible, mais au moins plusieurs centaines de personnes ont été tuées. Plus de 43 000 Éthiopiens ont fui au Soudan voisin, selon HCR, l'agence onusienne chargée des réfugiés.

Abiy Ahmed enjoint au monde de ne pas s'immiscer dans les "affaires internes" de l'Ethiopie

  Abiy Ahmed enjoint au monde de ne pas s'immiscer dans les Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a demandé mercredi à la communauté internationale de ne pas interférer dans le conflit au Tigré, à quelques heures de la fin de l'ultimatum qu'il a donné aux dirigeants de cette région pour se rendre ou subir une attaque "sans pitié" sur leur capitale.Trois semaines après le début du conflit entre l'armée fédérale éthiopienne et les autorités dissidentes de cette région du nord du pays, la perspective d'un assaut contre Mekele fait craindre le pire pour ses quelque 500.000 habitants.

Vendredi, le HCR a indiqué avoir transporté par avion vers le Soudan 32 tonnes d'aide d'urgence – des couvertures, moustiquaires, et lampes solaires notamment. Une deuxième cargaison doit arriver lundi.

Vendredi, 24 heures après l'ordre donné à l'armée fédérale, il n'était pas possible de savoir si l'offensive contre Mekele avait effectivement commencé.

Les autorités régionales ont affirmé vendredi que l'armée fédérale bombardait "(leurs) villes et (leurs) villages", y "infligeant de lourds dégâts", sans évoquer spécifiquement Mekele.

"Notre lutte va continuer dans toutes les directions et se renforcer jusqu'à ce que l'autodétermination du peuple du Tigré soit garantie et que l'envahisseur soit chassé du Tigré", ont-elles déclaré dans un communiqué lu à la télévision tigréenne Tigray TV. "Nous appelons comme toujours le peuple du Tigré à se battre et à se défendre contre nos ennemis."

Situation obscure sur le terrain

La vérification sur le terrain et de source indépendante des affirmations de l'un et l'autre camp est difficile, le Tigré étant quasiment coupé du monde depuis le début du conflit.

Jeudi, la télévision officielle éthiopienne EBC a affirmé que les dirigeants du TPLF étaient retranchés dans divers lieux de Mekele, dont une cimenterie, un musée et un auditorium, communiquant "par radio militaire".

Fer de lance de la lutte armée contre le régime militaro-marxiste du Derg, renversé en 1991, le TPLF a ensuite contrôlé l'appareil politique et sécuritaire de l'Éthiopie durant presque 30 ans.

Progressivement écarté du pouvoir à Addis Abeba par Ahmed Abiy à partir du moment où celui-ci est devenu Premier ministre en 2018, le parti continue de dominer son fief du Tigré.

Les tensions entre M. Abiy et le TPLF n'ont cessé de croître, culminant en septembre avec l'organisation au Tigré d'un scrutin régional qualifié d'"illégitime" par Addis Abeba, puis avec l'attaque début novembre, selon le gouvernement, de deux bases de l'armée fédérale par les forces du TPLF, ce que dément ce dernier.

Avec AFP

Ethiopie: Abiy réaffirme devant les émissaires de l'UA son devoir de "maintenir l'ordre" .
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a réaffirmé vendredi qu'il était de son devoir de "maintenir l'ordre" en Ethiopie, au terme d'une rencontre organisée à Addis Abeba avec les envoyés spéciaux chargés par l'Union Africaine (UA) d'une médiation dans le conflit au Tigré. M. Abiy a ordonné jeudi à l'armée de lancer la "dernière phase" de l'opération militaire déclenchée le 4 novembre, avec l'attaque de Mekele, la capitale de cette région dissidente du Nord.

usr: 1
C'est intéressant!