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Monde Guerre du Tigré : selon le gouvernement, l'armée éthiopienne a «pris le contrôle total» de Mekele

19:25  29 novembre  2020
19:25  29 novembre  2020 Source:   liberation.fr

Ethiopie: le Tigré tire de nouveau des roquettes en région voisine Amhara

  Ethiopie: le Tigré tire de nouveau des roquettes en région voisine Amhara Des roquettes tirées par les forces du Tigré, qui affrontent l'armée fédérale éthiopienne, ont à nouveau visé la région voisine d'Amhara quelques heures après que le gouvernement central a affirmé que ses troupes se rapprochaient de Mekele, capitale de la région dissidente. Les autorités du Tigré avaient également reconnu avoir tiré le lendemain des roquettes sur Asmara, capitale de l'Erythrée voisine qui borde toute la frontière nord du Tigré, accusant les autorités érythréennes de laisser les forces d'Addis Abeba utiliser son territoire et l'armée érythréenne de leur prêter main-forte dans des combats au Tigré.

« Le gouvernement fédéral a maintenant pris le contrôle total de la ville de Mekele », a déclaré Abiy Ahmed dans un communiqué posté sur Twitter. La vérification sur le terrain des affirmations de l'un et l'autre camps demeure très difficile, précise l'AFP, le Tigré étant quasiment coupé du monde depuis

« Le gouvernement fédéral a maintenant pris le contrôle total de la ville de Mekele » , a déclaré M. Abiy dans un communiqué posté sur Twitter. Samedi matin, les autorités tigréennes affirmaient via la télévision locale Tigray TV que des « tirs à l ’ arme lourde » touchaient Mekele , une information que

Un membre de la police du Tigré à un checkpoint près de Mekele, le 9 septembre. © EDUARDO SOTERAS Un membre de la police du Tigré à un checkpoint près de Mekele, le 9 septembre.

Abiy Ahmed affirme que les troupes fédérales se sont emparées de la capitale de la région rebelle. Il avait lancé une opération militaire contre les autorités locales le 4 novembre.

Que s’est-il passé à Mekele ? Une nouvelle fois, le black-out imposé sur la région du Tigré – toutes les communications ont été coupées, les journalistes ont interdiction d’y accéder – commande la prudence. Comme depuis le début de la guerre, déclenchée le 4 novembre, c’est le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, qui impose son récit des événements. Samedi, il a annoncé dans un communiqué posté sur Twitter que «le gouvernement fédéral [avait] maintenant pris le contrôle total de la ville de Mekele», la capitale du Tigré, marquant l’accomplissement de la «phase finale» de l’opération militaire contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Conflit du Tigré en Éthiopie: l'étau se resserre autour de la ville de Mekele

  Conflit du Tigré en Éthiopie: l'étau se resserre autour de la ville de Mekele En Éthiopie, le conflit continue dans la province du Tigré, toujours coupée du monde depuis le début des combats, le 4 novembre dernier. L'armée fédérale affirme avancer vers la capitale régionale dissidente, Mekele, et s'apprêter à l'envahir. Le Premier ministre Abiy Ahmed a donné trois jours au TPLF, le parti qui dirige la région, pour se rendre, et l'armée a mis en garde les habitants de la ville, ce qui a provoqué un avertissement de l'ONU.Le langage martial utilisé par le porte-parole de l'armée éthiopienne a provoqué l'inquiétude. « Nous voulons envoyer un message à la population de Mekele, a déclaré le colonel Dereje Tsegaye lors d'un point presse, dimanche 22 novembre.

La guerre des mots s’est rapidement transformée en une guerre ouverte au Tigré , à 700km Pas de négociations pour l’instant selon l ’ armée , même si des sources diplomatiques assurent que Certains parlent de Mekele , la capitale provinciale, d’autres parlent de positions militaires du parti TPLF (Front

Il oppose le gouvernement fédéral éthiopien et le gouvernement régional du Tigré . Et pousse des dizaines de milliers d'Ethiopiens à fuir au Soudan voisin. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé samedi soir que l ' armée avait pris le « contrôle » de Mekele , la capitale du Tigré situé au

Le parti armé, qui contrôle la région d’une main de fer, est ouvertement opposé au gouvernement central d’Addis-Abeba depuis que les élections législatives de cet été ont été repoussées, entraînant un allongement du mandat des députés – et du Premier ministre – jugé inconstitutionnel par le TPLF. Entre Abiy Ahmed, qui a rogné les prérogatives d’un parti naguère tout puissant en Ethiopie, et les autorités régionales de Mekele, qui ont organisé leurs propres élections en septembre, le feu couvait en réalité depuis des années. Des deux côtés, la guerre se préparait.


Vidéo: Conflit en Éthiopie : au moins 600 civils tués le 9 novembre au Tigré (France 24)

Celle-ci est-elle déjà terminée, comme le prétend le Premier ministre ? Un tel scénario est hautement improbable. Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs roquettes se sont abattues sur Asmara, la capitale de l’Erythrée, voisine du Tigré et considérée comme alliée d’Addis-Abeba. Même si les troupes fédérales sont effectivement entrées dans Mekele et se sont emparées de sites stratégiques, ce qui reste à confirmer, le TPLF, fort de dizaine de milliers de combattants aguerris et équipés, pourrait basculer dans une lutte de guérilla. N’est-ce pas ainsi que le mouvement armé tigréen a commencé, dans les années 70, jusqu’à renverser le régime de Mengistu Haile Mariam, en 1991 ?

Ethiopie: Abiy ordonne l'offensive finale contre les autorités du Tigré à Mekele

  Ethiopie: Abiy ordonne l'offensive finale contre les autorités du Tigré à Mekele Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a ordonné jeudi, à l'issue d'un ultimatum de 72 heures, le lancement de l'offensive finale contre les autorités dissidentes du Tigré, encerclées à Mekele, la capitale d'un demi-million d'habitants de cette région du Nord de l'Ethiopie. M. Abiy a justifié l'envoi de l'armée au Tigré en accusant le TPLF d'avoir attaqué deux bases de l'armée fédérale dans la région, ce que nient les autorités tigréennes. Aucun bilan précis des combats jusqu'ici n'est disponible, mais au moins plusieurs centaines de personnes ont été tuées. Plus de 40.

Le chef du gouvernement avait sommé peu avant les forces du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui gouverne cette région, de déposer les armes , faute de quoi l ' armée donnerait l'assaut à Mekele , son chef-lieu, où vivent 500.000 habitants.

L ' armée éthiopienne a affirmé samedi qu'elle contrôlerait dans "quelques jours" Mekele , la capitale de la région dissidente du Tigré (nord), où le gouvernement assure L ' armée fédérale a " capturé des points essentiels pour prendre le contrôle des forces de la junte du TPLF, et se dirige vers Mekele

Volontés de vengeance

La guerre a également réveillé des vieux démons identitaires. Des massacres à connotation ethnique ont été signalés dans le sillage des opérations militaires. L’effroyable tuerie de Mai-Kadra (plus de 600 morts civils), le 9 novembre, documentée par plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, n’est certainement pas un cas isolé. Une fois le brouillard de guerre retombé dans les vallées du Tigré, la liste des victimes, et des exactions commises par les deux parties, pourrait s’allonger, et avec elle les volontés de vengeance.

A Mekele même, agglomération d’un demi-million d’habitants avant la guerre, Abiy Ahmed affirme que l’armée «mène l’opération avec la précision et le soin nécessaires […] pour s’assurer que les civils ne sont pas ciblés» et qu’elle a pris le contrôle de l’administration régionale. Le chef de l’état-major, Berhanu Jula, indique que les troupes fédérales «chassent les membres du TPLF qui se cachent». Le leadership du TPLF, de son côté, maintient sa rhétorique guerrière : «Leur brutalité ne fait qu’ajouter à notre résolution à combattre ces envahisseurs jusqu’au dernier, a écrit samedi le dirigeant du parti, Debretsion Gebremichael, dans un message envoyé à l’agence Reuters. Il s’agit de défendre notre droit à l’autodétermination.»

Conflit en Éthiopie : "L’intention d'Abiy Ahmed n'est pas de mettre le Tigré à feu et à sang" .
Avec la prise de Mekele, capitale du Tigré, des mains des insurgés du TPLF, le Premier ministre éthiopien a proclamé samedi la victoire du gouvernement sur la province rebelle. Mais ces derniers n’ont pas dit leur dernier mot : des tirs de roquettes provenant du Tigré ont retenti en Érythrée, relançant les craintes d’un embrasement régional. Une étape décisive a été franchie en Éthiopie. Après quatre semaines de conflit armé entre le pouvoirUne étape décisive a été franchie en Éthiopie.

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