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Monde A Ménaka, dans le nord du Mali, les armes ont commencé à se taire

12:50  01 décembre  2020
12:50  01 décembre  2020 Source:   msn.com

Mali: Aqmi nomme son nouveau dirigeant pour succéder à Abdelmalek Droukdel

  Mali: Aqmi nomme son nouveau dirigeant pour succéder à Abdelmalek Droukdel D'après plusieurs sites spécialisés, al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a nommé un de ses cadres à la tête de l'organisation pour remplacer Abdelmalek Droukdel, tué en juin dernier, lors d'une opération militaire française, dans le nord du Mali. Le nouveau chef s'appelle Abou Oubéïda Youssef. C'est un membre influent d'Aqmi. Notre correspondant à Bamako a visionné la vidéo qui annonce la nomination du nouvel émir d'Aqmi ainsi que d’autresAvec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

Nous sommes à Ménaka , ville du nord -est du Mali , près de la frontière nigérienne. Un campement de réfugiés nigériens à Ménaka , en février. PAUL LORGERIE. Coincée dans cette zone des trois frontières, là où Emmanuel Macron a annoncé l’envoi de 600 troupes supplémentaires pour renforcer

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Des miliciens de groupes armés en patrouille autour de Ménaka, dans le nord du Mali, le 21 novembre 2020 © SOULEYMANE AG ANARA Des miliciens de groupes armés en patrouille autour de Ménaka, dans le nord du Mali, le 21 novembre 2020

Perdue dans le désert du nord-est malien, la ville de Ménaka, au coeur d'une région minée par l'insécurité, connaît depuis quelques semaines une "paix relative" grâce à l'opération "Ménaka sans armes", fruit d'une coopération encore fragile entre militaires maliens et étrangers et divers mouvements armés longtemps rivaux.

Des miliciens du Gatia et du MSA devant leur quartier général à Ménaka, le 21 novembre 2020 © SOULEYMANE AG ANARA Des miliciens du Gatia et du MSA devant leur quartier général à Ménaka, le 21 novembre 2020

Proche de la frontière nigérienne, à 1.500 km de Bamako, Ménaka était tombée en 2012, avec le reste du nord du Mali, sous la coupe d'une coalition formée par la rébellion à dominante touareg et des mouvements islamistes, début d'une spirale de violences dans laquelle l'immense pays sahélien est toujours plongé.

L'interdiction des armes à feu par les libéraux est peu susceptible de freiner la violence armée, déclare le syndicat de la GRC, appelant à une politique `` fondée sur des preuves ''

 L'interdiction des armes à feu par les libéraux est peu susceptible de freiner la violence armée, déclare le syndicat de la GRC, appelant à une politique `` fondée sur des preuves '' OTTAWA - Le syndicat représentant la GRC affirme que l'interdiction des armes à feu du gouvernement libéral est peu susceptible de freiner la violence armée au Canada, et appelle Ottawa introduire plutôt des mesures «factuelles» pour assurer la sécurité publique.

Le maire d'Anderamboukane, dans le nord -est du Mali , à la frontière avec le Niger, a été tué lundi par des militaires maliens qui ont ouvert le feu sur un "véhicule suspect" à Ménaka , la principale ville de la région, a annoncé le ministère de la Défense. Le pays est sous état d'urgence quasiment sans

BAMAKO (Reuters) - Trois bases de l ' armée française dans le nord et l'est du Mali ont été, lundi matin en l'espace de quelques heures, la cible Le maire de Ménaka , Nanout Kotia, a dit avoir entendu des explosions en provenance de la base militaire, située en dehors de la ville, sans pouvoir donner plus

Vue aérienne du centre de Ménaka, le 22 novembre 2020 © SOULEYMANE AG ANARA Vue aérienne du centre de Ménaka, le 22 novembre 2020

Les islamistes avaient rapidement évincé les rebelles et instauré la charia (loi islamique) dans les villes conquises, avant d'en être chassés par une opération militaire internationale initiée par la France en 2013.

Signataires d'un accord de paix en 2015 avec le gouvernement, ex-rebelles indépendantistes et groupes armés pro-Bamako se sont disputés depuis lors le contrôle de Ménaka, qui a changé de mains à plusieurs reprises.

Malgré l'accord de paix, jusqu'il y a peu, il régnait entre ces groupes une "ambiance digne de +règlement de comptes à OK Corral+" dans et autour de Ménaka, souligne un diplomate en poste à Bamako.

Trafics en tous genres, fusillades et cambriolages rythmaient la vie des quelque 20.000 habitants (recensement 2009) de la ville. La région demeure un bastion de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et à l'organisation Etat islamique.

Burundi dit qu'il a quitté le rôle de l'UA Mali pour clarifier le nom de

 Burundi dit qu'il a quitté le rôle de l'UA Mali pour clarifier le nom de Buyoya de L'ex-président du Burundi, Pierre Buyoya, a déclaré mercredi qu'il avait démissionné de son poste d'envoyé de l'Union africaine au Mali pour effacer son nom de l'implication présumée dans le meurtre de son successeur. © ISSOUF SANOGO L'ancien envoyé de l'Union africaine au Mali, Pierre Buyoya, photographié à gauche lors d'un sommet ouest-africain en Côte d'Ivoire en mars 2014.

« A Ménaka , Gao et Kidal, les camps des forces étrangères ont été attaqués lundi matin [le 30 novembre], probablement par les mêmes terroristes Le nord est l'un des foyers des violences et des agissements djihadistes auxquels le Mali est en proie depuis 2012, malgré l'engagement de forces

Deux attaques ont frappé le nord du Mali mercredi 20 septembre, l'une à Kidal, contre les Casques bleus de la Minusma, l'autre à Ménaka Dans le même temps, deux postes avancés des Casques bleus, situés aux abords de la ville, ont été attaqués par des hommes armés à bord de pickups.

Un marché de Ménaka, le 22 novembre 2020 © SOULEYMANE AG ANARA Un marché de Ménaka, le 22 novembre 2020

- "On ne dormait pas" -

Depuis le lancement en septembre de l'opération "Ménaka sans armes", une "paix relative" s'est toutefois installée à Ménaka, estime un représentant de la société civile locale, Alhousseni Aghaly.

"Avant, les gens ne dormaient pas, ne savaient pas à quoi s'en tenir ni à quel saint se vouer. Maintenant, on arrive à dormir, même si la peur persiste", a-t-il confié à un correspondant de l'AFP.

Carte du Mali localisant la région de Ménaka © AFP Carte du Mali localisant la région de Ménaka

Cette opération, lancée peu après le coup d'Etat militaire qui a renversé mi-août le président Ibrahim Boubacar Keïta, fait coopérer de manière inédite l'ensemble des forces en présence, à l'exception des groupes jihadistes, pour sécuriser la ville et ses abords.

Bénéficiant du soutien de la force antijihadiste française Barkhane et de la Mission de l'ONU (Minusma), elle représente l'application d'un pan essentiel des accords de paix de 2015, jamais réellement mis en oeuvre.

Mali: nomination massive de militaires à la tête des régions

  Mali: nomination massive de militaires à la tête des régions Suite au nouveau découpage régional, le nombre de régions maliennes passe de 15 à 20. À cette occasion, 13 militaires proches d’Assimi Goïta, le vice-président chargé des questions de défense et de sécurité et homme fort de la junte, ont été nommés à la place de civils pour diriger la plupart des régions. Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel Ils n’étaient jusque-là que cinq militaires sur les quinze gouverneurs de régions au Mali. Mais avec le nouveau découpage régional, ils sont désormais treize militaires et sept civils pour les vingt régions.

« Au Mali , l ’attentat de Bamako ne doit pas nous conduire à oublier l’essentiel : depuis janvier 2013, nous sommes Des actions sont très régulièrement menées dans le nord du pays. Sont également présents, au Mali , au moins trois autres groupes jihadistes ayant des liens étroits : Ansar Dine, Ansar

«À Ménaka , Gao et Kidal, les camps des forces étrangères ont été attaqués lundi matin, probablement par les mêmes terroristes Le Nord est l'un des foyers des violences et des agissements djihadistes auquel le Mali est en proie depuis 2012, malgré l'engagement de forces onusiennes et françaises.

Cette fois, un équilibre semble avoir été trouvé.

L'armée malienne et les Casques bleus de l'ONU patrouillent en ville. Quant aux combattants du Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA), du "Gatia", autre groupe pro-gouvernemental, et d'autres éléments de groupes signataires ex-rebelles, ils tiennent une dizaine de check-points aux alentours de Ménaka.

Miliciens du Gatia et du MSA en aptrouille à Ménaka, le 21 novembre 2020 © SOULEYMANE AG ANARA Miliciens du Gatia et du MSA en aptrouille à Ménaka, le 21 novembre 2020

"On a mis une ceinture tout autour de Ménaka pour que tout ce qui entre ou sort puisse être contrôlé", explique Moussa Ag Acharatoumane, le leader du MSA.

- "Intérêts convergents" -

Pourtant, Ménaka est encore loin d'être "sans armes".

Sur leurs pick-ups ou juchés par dizaines sur le toit d'un bâtiment en bordure de la ville, les combattants du MSA, turban sur la tête, tout comme les membres du Gatia, exhibent leurs fusils-mitrailleurs et leurs lance-roquettes.

De même, il ne faut pas trop tenir compte des motos qui contournent les check-points mis en place par l'opération, ni les tranchées annoncées par la Minusma qui n'ont pas (encore) vu le jour.

Pour le maire de Ménaka, Nanoute Koteya, dans un climat tendu, le plus important est bien ce début d'entente entre les ex-rebelles et les progouvernementaux, et leur cohabitation avec les Forces armées maliennes.

"Ce qu'il manquait commence à arriver", se réjouit-il.

"Il faudra voir ce que ça donne sur le long terme", nuance un notable local.

Cette cohésion apparente relève en grande partie d'une "convergence d'intérêts", ajoute le diplomate en poste à Bamako.

En se montrant à son avantage à Ménaka, l'armée malienne gagne en légitimité dans une région où elle a surtout connu de sévères humiliations.

Les dirigeants du MSA et du Gatia espèrent, de leur côté, faire valoir leur poids auprès des autorités de transition en place à Bamako et se renforcer sur la scène politique locale, souligne Adam Sandor, chercheur à l'organisme de recherche canadien Centre FrancoPaix.

saa-ah/siu/jhd

Guns se tait dans une ville troublée du nord du Mali .
Après des années de violence et d'anarchie au cours desquelles la ville malienne de Menaka a changé de mains entre rebelles et islamistes, un calme fragile est enfin revenu grâce aux patrouilles conjointes des troupes fédérales, des miliciens et des casques bleus de l'ONU.

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