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Monde Tunisie: commémoration maussade du soulèvement du 17 décembre 2010

06:55  17 décembre  2020
06:55  17 décembre  2020 Source:   msn.com

Printemps arabes: comment l'Occident a raté son rendez-vous avec l'Histoire

  Printemps arabes: comment l'Occident a raté son rendez-vous avec l'Histoire "Pour le Moyen-Orient, ce fut une opportunité manquée de faire les premiers pas vers la liberté et la démocratie. L'Occident a choisi d'être un interlocuteur silencieux". Ainsi parle le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei. "Cela n'a pas aidé les printemps arabes" ajoute cette figure de l'opposition libérale égyptienne, dix ans après le déclenchement en Tunisie du premier des soulèvements populaires de la région, à l'aube des années 2010."Cela n'a pas aidé les printemps arabes" ajoute cette figure de l'opposition libérale égyptienne, dix ans après le déclenchement en Tunisie du premier des soulèvements populaires de la région, à l'aube des années 2010.

Le 17 décembre 2010 , Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'est immolé par le feu sur la rue principale de cette ville du centre de la Tunisie , déclenchant un mouvement de contestation sans précédent. Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays, mais les manifestations finirent par chasser du pouvoir le président Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et par s'étendre à d'autres pays de la région, faisant tomber plusieurs autocrates. Si la démocratisation de la Tunisie est largement saluée, l'ambiance festive des premiers temps a disparu.

Le 17 décembre 2010 , Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'est immolé par le feu sur la rue principale de cette ville du centre de la Tunisie , déclenchant un mouvement de contestation sans précédent. Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays, mais les manifestations finirent par chasser du pouvoir le président Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et par s'étendre à d'autres pays de la région, faisant tomber plusieurs autocrates. Si la démocratisation de la Tunisie est largement saluée, l'ambiance festive des premiers temps a disparu.

Un homme devant un graffiti que la place Mohamed Bouazizi, dans le centre de Sidi Bouzid, le 27 octobre 2020 © Fethi Belaid Un homme devant un graffiti que la place Mohamed Bouazizi, dans le centre de Sidi Bouzid, le 27 octobre 2020

L'immolation d'un jeune homme il y a dix ans à Sidi Bouzid a mis la Tunisie sur la voie de la démocratie, mais dans cette ville marginalisée devenue berceau de la révolution

les habitants n'ont pas le coeur à la fête.

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'est immolé par le feu sur la rue principale de cette ville du centre de la Tunisie, déclenchant un mouvement de contestation sans précédent.

Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays, mais les manifestations finirent par chasser du pouvoir le président Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et par s'étendre à d'autres pays de la région, faisant tomber plusieurs autocrates.

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Le 17 décembre 2010 , Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'est immolé par le feu sur la rue principale de cette ville du centre de la Tunisie , déclenchant un mouvement de contestation sans précédent. Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays, mais les manifestations finirent par chasser du pouvoir le président Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et par s'étendre à d'autres pays de la région, faisant tomber plusieurs autocrates. Si la démocratisation de la Tunisie est largement saluée, l'ambiance festive des premiers temps a disparu.

Le 17 décembre 2010 , Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'est immolé par le feu sur la rue principale de cette ville du centre de la Tunisie , déclenchant un mouvement de contestation sans précédent. Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays, mais les manifestations finirent par chasser du pouvoir le président Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et par s'étendre à d'autres pays de la région, faisant tomber plusieurs autocrates. Si la démocratisation de la Tunisie est largement saluée, l'ambiance festive des premiers temps a disparu.

Si la démocratisation de la Tunisie est largement saluée, l'ambiance festive des premiers temps a disparu.

A Sidi Bouzid, le portrait géant de Bouazizi et la sculpture de sa cariole dans le centre-ville n'incarnent plus l'espoir d'une amélioration de la situation sociale.

Le 17 décembre est devenu une occasion de protester contre un pouvoir incapable de réaliser certains objectifs du soulèvement: travail et dignité. Des ministres ont régulièrement été accueillis par des jets de pierres.

- "Déviation" -

"Nous vous avons préparé la route vers la liberté, mais vous avez pris une déviation", peut-on lire sur de grandes affiches placardées en centre-ville.

Aucune visite officielle n'est programmée ce jeudi. Même le président Kais Saied, un universitaire revendiquant les idéaux de la révolution, largement élu en octobre 2019 sur fond de rejet des dirigeants au pouvoir depuis 2011, a annoncé qu'il ne viendrait pas, officiellement en raison d'"engagements urgents".

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L'immolation d'un jeune homme il y a dix ans à Sidi Bouzid a mis la Tunisie sur la voie de la démocratie, mais dans cette ville marginalisée devenue berceau de la révolution les habitants n'ont pas le coeur à la fête. , lance Jamel Bouzidi, un habitant de Sidi Bouzid quadragénaire.

Le 17 décembre 2010 , Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'est immolé par le feu sur la rue principale de cette ville du centre de la Tunisie , déclenchant un mouvement de contestation sans précédent. Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays A Sidi Bouzid, le portrait géant de Bouazizi et la sculpture de sa cariole dans le centre-ville n'incarnent plus l'espoir d'une amélioration de la situation sociale. Le 17 décembre est devenu une occasion de protester contre un pouvoir incapable de réaliser certains objectifs du soulèvement : travail et dignité.

"L'ambiance n'est pas à la célébration (...) parce qu'il y a ce constat que le pays va mal", explique à l'AFP le politologue Hamza Meddeb.

Certes "le pays a construit péniblement une démocratie, certes il a avancé dans les libertés politiques, mais dix ans après la révolution du 17 décembre/14 janvier, il y a un réel constat d'échec", poursuit-il.

Un Tunisien lit le journal devant la sculpture de la cariole de M. Bouazizi, le 27 octobre 2020 à Sidi Bouzid © FETHI BELAID Un Tunisien lit le journal devant la sculpture de la cariole de M. Bouazizi, le 27 octobre 2020 à Sidi Bouzid

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les législatives de 2019, se déchire sans parvenir à passer à l'action alors que l'urgence sociale s'accentue, avec les retombées dramatiques de la pandémie de nouveau coronavirus.

Le chômage dépasse les 15%, et touche largement les jeunes et les régions marginalisées. Les salaires, bas, sont grignotés par l'inflation, et l'instabilité politique annihile l'espoir de voir se concrétiser des réformes de fond.

Tunisie : dix ans après, que reste-t-il de la révolution ?

  Tunisie : dix ans après, que reste-t-il de la révolution ? DÉCRYPTAGE. Tout en étant le modèle démocratique tant vanté dans le monde arabe, la Tunisie est hantée par ses vieux démons. Dix ans après, c'est l'heure du bilan.Lire aussi Tunisie : Ben Ali, une mort sans gloire

L'immolation d'un jeune homme il y a dix ans à Sidi Bouzid a mis la Tunisie sur la voie de la démocratie, mais dans cette ville marginalisée devenue berceau de la révolution les habitants n'ont pas le coeur à la fête. , lance Jamel Bouzidi, un habitant de Sidi Bouzid quadragénaire.

L'immolation d'un jeune homme il y a dix ans à Sidi Bouzid a mis la Tunisie sur la voie de la démocratie, mais dans cette ville marginalisée devenue berceau de la révolution les habitants n'ont pas le coeur à la fête. , lance Jamel Bouzidi, un habitant de Sidi Bouzid quadragénaire.

Des jeunes sont partis par milliers combattre auprès de groupes jihadistes en Syrie, et les Tunisiens représentent actuellement la moitié des migrants arrivant illégalement en Italie: les traversées clandestines de la Méditerranée sont reparties à la hausse depuis 2017, face au manque de perspectives.

Des Tunisiens font la queue devant le principal bureau de poste de Sidi Bouzid, dont la façade représente M. Bouazizi, le 27 octobre 2020 © Fethi Belaid Des Tunisiens font la queue devant le principal bureau de poste de Sidi Bouzid, dont la façade représente M. Bouazizi, le 27 octobre 2020

A Sidi Bouzid, une scène a été montée pour un concert de rap, avec comme thème "10 ans, l'attente est longue".

"Cet événement, qui montre l'importance de la révolution pour nous, ne cache pas la colère (...) face à la classe politique", a déclaré à l'AFP Youssef Jilali, porte-parole des organisateurs.

- "Fatigués d'attendre" -

Selon M. Meddeb, "les Tunisiens sont vraiment en colère, et ce n'est pas le bon moment pour les responsables politiques d'aller sur terrain".

La semaine passée, le Premier ministre Hichem Mechichi été accueilli aux cris de "dégage" par des habitants de Jendouba, ville du nord-ouest du pays où un jeune médecin est décédé à cause de la défaillance d'un ascenseur dans l'hôpital délabré où il travaillait.

Des grèves, blocages de routes et manifestations se sont récemment multipliés pour réclamer des emplois, des investissements et des services publics de base.

"Nous avons arrêté d'attendre quoique ce soit de la classe politique!", lance Jamel Bouzidi, un habitant de Sidi Bouzid quadragénaire. "Nous sommes fatigués d'attendre".

Le principal parti --d'inspiration islamiste--, le mouvement Ennahdha, peine à constituer une majorité stable au sein d'une Assemblée où siègent une multitude de formations. Les débats dégénèrent régulièrement, et des coups ont été échangés la semaine passée.

Même M. Saied, qui a été élu "avec beaucoup d'espoir, est en train de décevoir une partie de l'électorat", souligne M. Meddeb.

"Les gens n'ont plus la patience d'entendre des discours, ils veulent des actions concrètes, là, maintenant et tout de suite!".

kl/cnp/vl/roc

Déchets italiens illégaux en Tunisie : plusieurs hauts responsables interpellés .
Le ministre de l'Environnement ainsi que plusieurs cadres de ce ministère et des douanes tunisiennes ont été placés en détention préventive lundi, dans le cadre d'une affaire de déchets jugés "dangereux" importés d'Italie. Comment les poubelles d'une région du sud italien sont-elles arrivées en bateau en Tunisie, pays déjà en difficulté avec ses propres déchets ? La question fait rage alors que la saisie de centaines de conteneurs laisse supposer une vaste affaire de corruption ayant conduit, lundi 21 décembre, à une douzaine d'interpellations.

usr: 1
C'est intéressant!