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Monde L'Arabie saoudite donne un coup d'accélérateur à un programme nucléaire civil

13:36  14 mars  2018
13:36  14 mars  2018 Source:   afp.com

Ryad a accueilli des centaines de joueurs pour une compétition d'e-sport

  Ryad a accueilli des centaines de joueurs pour une compétition d'e-sport Des centaines de personnes ont participé de jeudi à samedi à Ryad à la plus grande compétition d'e-sport tenue en Arabie saoudite, royaume ultraconservateur qui ouvre doucement son économie aux divertissements, ont indiqué ses organisateurs. Ces derniers ont annoncé avoir reçu 31.500 candidatures pour 1.300 places disponibles dans cette compétition de jeux vidéos, signe de l'importance de la communauté de joueurs dans ce pays de plus de 30 millions d'habitants, dont la moitié a moins de 25 ans.

Dubaï - L ' Arabie saoudite , qui veut sortir de sa dépendance au pétrole, a décidé d'accélérer ses ambitieux projets dans le nucléaire civil mais la partie s'annonce serrée compte tenu des besoins pressants du royaume et des tensions autour du programme iranien.

L ' Arabie saoudite , qui veut sortir de sa dépendance au pétrole, a décidé d'accélérer ses ambitieux projets dans le nucléaire civil mais la partie s'annonce serrée compte tenu des besoins pressants du royaume et des tensions autour du programme iranien.

Photo d'une cheminée de centrale nucléaire, prise le 12 octobre 2017. Ultra-dépendante du pétrole, l'Arabie saoudite a annoncé vouloir accélérer la mise en oeuvre de son propre programme dans le nucléaire civil © Fournis par AFP Photo d'une cheminée de centrale nucléaire, prise le 12 octobre 2017. Ultra-dépendante du pétrole, l'Arabie saoudite a annoncé vouloir accélérer la mise en oeuvre de son propre programme dans le nucléaire civil

L'Arabie saoudite, qui veut sortir de sa dépendance au pétrole, a décidé d'accélérer ses ambitieux projets dans le nucléaire civil mais la partie s'annonce serrée compte tenu des besoins pressants du royaume et des tensions autour du programme iranien.

Mardi soir, à moins d'une semaine d'une importante visite à Washington du puissant prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le gouvernement a officiellement "approuvé la politique nationale sur le programme de l'énergie atomique".

Visite du prince héritier saoudien en Égypte : MBS et Sissi renforcent l'alliance entre Riyad et Le Caire

  Visite du prince héritier saoudien en Égypte : MBS et Sissi renforcent l'alliance entre Riyad et Le Caire L'Arabie saoudite et l’Égypte ont annoncé, lundi, lors de la première visite officielle à l'étranger du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, leur intention d'approfondir leurs liens économiques. Le Caire a déroulé, lundi, le tapis rouge au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui a choisi l’Égypte, un allié stratégique du royaume wahhabite, pour sa première visite officielle à l'étranger, depuis sa nomination en juin. Le Caire a déroulé, lundi, le tapis rouge au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui a choisi l’Égypte, un allié stratégique du royaume wahhabite, pour sa première visite officielle à l'étranger, depuis sa nomination en juin.

Le gouvernement d’ Arabie saoudite a approuvé mardi un programme pour l’énergie nucléaire , a indiqué l’agence officielle SPA, alors que le royaume s’apprête à attribuer ses premiers contrats pour la construction de centrales nucléaires civiles .

Le gouvernement d' Arabie saoudite a approuvé mardi un programme pour l'énergie nucléaire , a indiqué l'agence officielle SPA, alors que le royaume s'apprête à attribuer ses premiers contrats pour la construction de centrales nucléaires civiles .

Les intentions de Ryad portent sur la construction des 16 premiers réacteurs nucléaires du royaume au cours des deux prochaines décennies, selon des responsables qui citent un coût total d'environ 80 milliards de dollars (65 milliards d'euros).

Pour l'Arabie saoudite, qui a grandement souffert ces dernières années de la chute des prix du brut, l'objectif est de produire 17,6 gigawatts d'ici 2040, soit un peu plus de 10% de la production totale d'électricité.

En octobre, le ministre de l'Energie Khaled al-Falih a indiqué devant un forum sur l'électricité à Ryad que le programme saoudien commencerait par la construction de deux réacteurs, produisant chacun entre 1,2 et 1,6 gigawatts.

- Travaux prévus dès 2019 -

Dès le mois prochain, Ryad devrait ainsi présélectionner deux à trois entreprises internationales parmi cinq groupes originaires de Chine, de Corée du Sud, de Russie, de France et des Etats-Unis, a récemment précisé à l'agence Bloomberg Abdel Malek al-Sabery, consultant au King Abdullah City for Atomic and Renewable Energy (Kacare).

Arabie saoudite: "Interdit de danser ou de se trémousser" en concert

  Arabie saoudite: "Interdit de danser ou de se trémousser": cette consigne écrite figure sur les billets d'entrée d'un prochain concert d'une pop star égyptienne en Arabie saoudite où elle a suscité la risée de nombreux internautes. Ce concert sera donné le 30 mars par le chanteur égyptien Thamer Hosny à Jeddah, la grande ville de l'ouest saoudien située sur la mer Rouge."Mesdames et messieurs, veuillez attacher vos ceintures", a ironisé un utilisateur de Twitter. "Les couloirs et les sièges seront équipés de détecteurs. Quiconque songe à se trémousser sera expulsé", a-t-il ajouté.

Le gouvernement d' Arabie saoudite a approuvé mardi un programme pour l'énergie nucléaire , a indiqué l'agence officielle SPA, alors que le royaume s'apprête à attribuer ses premiers contrats pour la construction de centrales nucléaires civiles .

Alors que l’accord sur le nucléaire iranien est remis en cause par les Américains, ceux-ci entament des pourparlers avec l ’ Arabie Saoudite pour permettre aux entreprises américaines de participer à son programme nucléaire naissant Pourquoi le pays de l’or noir se met-il au nucléaire ?

En décembre, le nom de l'entreprise qui construira les deux premiers réacteurs sera connu, selon M. Sabery.

Les travaux de construction devraient débuter l'an prochain avec une mise en service qui n'interviendrait pas avant 2027.

Alors que le grand rival iranien a été accusé dans le passé de prolifération et que le président américain Donald Trump remet ouvertement en cause l'accord international de 2015 avec Téhéran, l'Arabie saoudite semble vouloir apparaître comme le bon élève du Moyen-Orient en matière de nucléaire.

Les autorités de Ryad se sont engagées à "limiter toutes les activités atomiques à des fins pacifiques, dans le cadre et selon les droits définis" par les traités internationaux, et ont promis "la transparence" et la sécurité" de leurs installations.

Mais les projets atomiques de Ryad suscitent d'ores et déjà des inquiétudes.

En février, le sénateur démocrate américain Ed Markey a demandé à l'administration Trump d'obtenir de Ryad l'acceptation d'un accord de non prolifération nucléaire, dit "accord 123", du type de ceux déjà signés avec la Corée du Sud, l'Inde et les Emirats.

Face au boycott, le Qatar présente un plan quinquennal de développement

  Face au boycott, le Qatar présente un plan quinquennal de développement Le Qatar a lancé mercredi un plan quinquennal de développement destiné à renforcer l'autosuffisance de l'émirat, frappé par des sanctions de quatre pays arabes qui lui reprochent de financer des organisations terroristes et d'être trop proche de l'Iran.L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Egypte et Bahreïn ont rompu leurs relations diplomatiques et commerciales avec le Qatar le 5 juin dernier.

En Égypte, l ' Arabie saoudite approuve le coup d 'État mené le 3 juillet 2013 par l'armée qui porte au pouvoir le général Abdel Fattah al-Sissi et Le programme devait à terme donner des conditions de vie moins précarisées à plus de 55 000 semi-nomades. Le programme a commencé en 1993.

Arabie saoudite . Iran : le programme nucléaire iranien est repris en janvier 2006. Il existe depuis cette période une controverse concernant l'utilisation de la technologie civile à des fins militaires[13], en particulier avec l'objectif avoué par l'Iran de produire lui-même de l'uranium enrichi.

Alors que l'annonce saoudienne coïncide avec le limogeage du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, jugé trop mou par M. Trump sur le dossier iranien, des experts se demandent si Washington se montrera inflexible avec l'allié saoudien ou s'il lèvera les restrictions américaines. La compagnie Westinghouse serait en effet sur les rangs pour les centrales saoudiennes.

- Pied d'égalité avec l'Iran ? -

En raison de la sensibilité du dossier, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir s'est contenté de demander que son pays soit traité sur un pied d'égalité avec l'Iran.

Dans un Moyen-Orient plus que jamais sous tension, les inquiétudes actuelles sont alimentées "par l'incertitude sur l'avenir de l'accord avec Téhéran et une volonté apparente de Washington d'assouplir les règles dans le cas saoudien, en échange d'avantages économiques", résume l'analyste James Dorsey.

À cela s'ajoute "une disposition des Chinois et des Russes à ignorer les risques liés à des contrôles moins stricts", poursuit-il.

S'il est mis en oeuvre, le programme saoudien serait le deuxième dans le Golfe après celui des Emirats arabes unis où un réacteur nucléaire, construit par le Sud-Coréen Kepco, entrera en service dès cette année.

L'enjeu énergétique est de taille pour l'Arabie saoudite, pays de 32 millions d'habitants où la consommation d'énergie augmente de plus de 5% par an et devrait doubler dans les 15 prochaines années.

Le royaume utilise actuellement du pétrole et du gaz pour produire de l'électricité et dessaler son eau, consommant 3,4 millions de barils de brut par jour selon l'organisme Kacare, créé en 2010 par Ryad dans l'idée de dynamiser sa stratégie en matière d'énergies nucléaire et renouvelables.

D'ici à 2040, 55% de l'approvisionnement énergétique proviendra des énergies solaire, éolienne, géothermique et nucléaire, d'après Kacare.

Pour satisfaire à la demande d'électricité, l'Arabie saoudite prévoit de réaliser des projets à hauteur de 67 milliards de dollars (54 milliards d'euros) au cours des cinq prochaines années, avance M. Falih.

Yémen : Amnesty condamne les ventes d'armes occidentales à l'Arabie saoudite .
Amnesty International a une nouvelle fois dénoncé vendredi les ventes d'armes occidentales à l'Arabie saoudite et à ses alliés impliqués dans la guerre au Yémen, estimant que ces livraisons bafouaient le traité sur le commerce des armes. "Il existe de vastes preuves que des flux irresponsables d'armes à destination de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite ont eu pour résultat un énorme préjudice pour des civils yéménites", a dénoncé dans un communiqué Lynn Maalouf, directrice de recherche d'Amnesty International pour le Moyen-Orient.

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