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Monde Les Etats-Unis n'en ont pas fini avec la menace de l'extrême droite

20:10  12 janvier  2021
20:10  12 janvier  2021 Source:   parismatch.com

Municipales : En marche, EELV, RN… Ce que révèle l'étude sur le parcours des électeurs de 2014

  Municipales : En marche, EELV, RN… Ce que révèle l'étude sur le parcours des électeurs de 2014 Une étude inédite de l'entreprise eXplain, spécialisée dans les données électorales, témoigne d’un grand chambardement politique entre les municipales de 2014 et les européennes de 2019. En voici les résultats, analysés par le chercheur en sciences politiques Bruno Cautrès. Mais où sont passés les électeurs aux municipales de 2014, alors que celles de mars 2020 approchent? Une étude inédite par le JDD permet d’apporter un éclairage nouveau sur les choix de vote.

Des suprémacistes blancs ont participé au rassemblement d’ extrême droite de Charlottesville, en Le FBI estime que les militants d’ extrême droite , isolés ou au sein de groupuscules, sont depuis 2019 la principale menace de Dans les États qui autorisent le port d’arme dans l’espace public , il est

En juin, au terme de plusieurs années de négociations, leurs avocats avaient fini par obtenir un accord qui prévoyait que les assurances de la ville de New York Aux Etats - Unis et dans le monde, nous vous promettons que cette publicité ne reflète en aucun cas les avis et sentiments des personnes qui

Après l'attaque de partisans de Donald Trump contre le siège du Congrès la semaine dernière, la possibilité de nouvelles violences de la part de l'extrême droite américaine inquiète.

  Les Etats-Unis n'en ont pas fini avec la menace de l'extrême droite © Kevin Dietsch/UPI/Shutterstock/SIPA

Et si l'assaut du Capitole, mercredi 6 janvier, n'était pas l'aboutissement d'une escalade de la violence, mais le début d'une série d'attaques de la part des membres les plus radicaux de l'extrême droite américaine? Une semaine après que des partisans de Donald Trump ont tenté de subvertir l'issue de l'élection présidentielle en prenant pour cible le Congrès des Etats-Unis, cette crainte se répand outre-Atlantique. Dans un article publié mardi, le Huffington Post évoque la perspective de trois nouvelles attaques, dont la police du Capitole, chargée de protéger les parlementaires, a informé lundi soir des représentants démocrates. Selon les informations rapportées par le site web, les forces de l'ordre suivent de près un projet d'organiser «la plus grande manifestation armée qui ait jamais eu lieu sur le sol américain», ainsi qu'une éventuelle manifestation en hommage à Ashli Babbitt, une femme qui a été abattue mercredi alors qu'elle participait à l'attaque. Surtout, la police du Capitole redoute la préparation d'une attaque coordonnée pour ceinturer plusieurs lieux de pouvoir à Washington, afin d'empêcher les élus démocrates de rejoindre le Congrès et permettre aux républicains de prendre le contrôle du gouvernement. Rien ne garantit qu'aucun de ces plans sera bel et bien exécuté : en vue de l'investiture de Joe Biden, les autorités vont considérablement renforcer la sécurité dans la capitale, où 15 000 soldats pourraient être déployés en vue de la cérémonie, mercredi 20 janvier.

États-Unis : qui est Enrique Tarrio, le leader des Proud Boys ?

  États-Unis : qui est Enrique Tarrio, le leader des Proud Boys ? Deux jours avant une manifestation contre la certification de l'élection de Joe Biden comme prochain président américain, Enrique Tarrio, le leader de la milice d'extrême droite Proud Boys, a été arrêté lundi à Washington. Cet Américain d'origine cubaine dirige le groupuscule de suprémacistes blancs depuis plus de deux ans. Portrait. Dans les cortèges, Enrique Tarrio arbore toujours la même tenue. Casquette de base-ball sur la tête, lunettes de soleil tendance sur le nez, polo jaune et noir et gilet pare-balles sur le dos, il mène ses troupes, celles des Proud Boys (les "fiers garçons"), une milice américaine d’extrême droite dont il est le leader.

Le site du département d' Etat a également brièvement annoncé la fin du mandat du vice-président Mike Pence. Lundi en milieu d'après-midi, un message Interrogé, le département d' Etat n' a pas fourni d'explication. Selon le site Buzzfeed, qui cite deux diplomates sous couvert de l 'anonymat, c'est

Droits de douane, politique monétaire, TikTok Donald Trump et Xi Jinping sont engagés dans un bras de fer aux ramifications mondiales. Les États - Unis reprochent à Pékin l'éviction de quatre députés hongkongais prodémocratie. « Avec la Chine, la courtoisie et le dialogue ne suffisent pas ».

Les violences commises par les pro-Trump ont fait l'effet d'un électrochoc sur la classe politique aux Etats-Unis, y compris pour certains républicains. Tous ceux qui refusent de se plier aux volontés de Donald Trump sont désormais considérés comme des traîtres par les éléments les plus radicaux. Les sénateurs ne sont plus protégés par le prestige de leur mandat. Opposé à Trump de longue date, Mitt Romney, ancien candidat républicain à la présidentielle et élu de l'Utah, a été pris à partie dans un aéroport la semaine dernière, juste avant l'assaut du Capitole.

Egalement dans un aéroport, Lindsey Graham, fidèle parmi les fidèles de Donald Trump, a été traité de «traître», parce qu'il n'a pas voulu suivre le président jusqu'au bout dans son travail de sape de la démocratie. Un autre fidèle de Trump, le vice-président Mike Pence, est devenu la bête noire de l'extrême droite pour avoir, lui aussi, refusé de céder au milliardaire. Certains des émeutiers scandaient «Pendez Mike Pence» mercredi dernier. Une enquête de Politico témoigne de l'inquiétude qui saisit les élus républicains, au point que certains se seraient sentis obligés de voter contre la certification des résultats de la présidentielle pour contenter Donald Trump et surtout, pour garantir leur sécurité personnelle. En retrouvant leurs circonscriptions après l'émeute de mercredi, plusieurs élus ont été surpris de voir que leurs administrés étaient favorables à l'insurrection. «Les deux partis comptent dans leurs rangs des extrémistes», a déclaré à Politico un parlementaire républicain. Toutefois, «il y a une différence entre nos fous et les leurs. Nos fous possèdent une quantité excessive d'armes à feu. Ils ont des coffres d'armes. Des grenades. Ils croient au deuxième amendement. Ils débarquent ici et Trump leur a fait croire que c'était comme Fort Alamo», a-t-il ajouté.

Trump prétendent à tort qu'un activiste d'extrême droite au Capitole américain est en fait membre de 'Antifa'

 Trump prétendent à tort qu'un activiste d'extrême droite au Capitole américain est en fait membre de 'Antifa' Les partisans de © SAUL LOEB / AFP via Getty Images Jake Angeli, le "Q Shaman", était l'un des nombreux manifestants à affronter Capitol policiers au Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC. - Les manifestants ont violé la sécurité et sont entrés dans le Capitole alors que le Congrès débattait de la certification du vote électoral pour les élections présidentielles de 2020.

A la veille de devenir le 47e président des Etats - Unis , une incroyable suite d'événements place Joe Biden en position de force. Mais la réaction indignée du monde politique, à droite comme à gauche, tombe à pic pour un Candidate malheureuse au poste de gouverneur de l ' Etat , il y a deux ans

L ’ extrême droite gagne du terrain en Europe. En Finlande et aux Pays-Bas, l ' extrême droite structure également son discours autour de la crise migratoire. Etats - Unis : les démocrates s'assurent le contrôle du Sénat avec deux victoires en Géorgie.

La radicalité de certains élus inquiète

D'autres élus républicains, en revanche, refusent de condamner les violences. Avant l'émeute du 6 janvier, certains les ont même encouragées. Le «New York Times» cite Mo Brooks, représentant républicain de l'Alabama, qui a lancé juste avant que l'assaut ne débute : «Aujourd'hui, les patriotes américains vont commencer à prendre des noms et à botter des culs!» Paul Gosar, représentant de l'Arizona, a qualifié Joe Biden -élu avec plus de 7 millions de voix et 74 grands électeurs d'avance- d'«usurpateur». D'après le site The Intercept, Brooks et Gosar, ainsi qu'un autre élu, Andy Biggs, ont activement participé à l'organisation du rassemblement du 6 janvier. Fraîchement élues à la Chambre des représentants, les radicales Marjorie Taylor Greene et Lauren Boebert ont quant à elles comparé les actions du 6 janvier à la révolution de 1776. La radicalité de ces élus pourrait poser un problème de sécurité très concret. Dans le Huffington Post, un démocrate confie que la police du Capitole redoute désormais la possible complicité des trumpistes les plus acharnés avec les émeutiers et que le recours à des détecteurs de métaux serait envisagé pour contrôler les élus qui prendront part à la cérémonie d'investiture de Joe Biden.

États-Unis: derrière les émeutes du Capitole, le pouvoir des milices

  États-Unis: derrière les émeutes du Capitole, le pouvoir des milices Les émeutes autour et dans le Capitole survenues mercredi 6 janvier ont permis de constater la montée en puissance des milices d'extrême droite aux États-Unis. Pour beaucoup, ce sont elles qui ont organisé et mené ce mouvement jusque dans l'enceinte du Capitole. Oriane Verdier a joint pour RFI Francis Langlois, chercheur à la Chaire Raoul-Dandurand à l'Université du Québec, à Montréal. Qui sont ces groupes armés qui s'imposent petit à petit surQui sont ces groupes armés qui s'imposent petit à petit sur la scène politique américaine ?

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé de convaincre les hautes instances du ministère de Interrogé par Politico, un ancien fonctionnaire considère que c’est le manque de résultat qui a fini Et d’ajouter, en référence au slogan de la série culte X-Files, où deux agents du FBI enquêtent sur les

Le président américain accuse l'organisation de se montrer trop indulgente avec Pékin depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le président américain a notamment estimé que l'organisation n' avait pas procédé aux réformes qu'il avait demandées au début du mois «Parce qu'ils ont échoué à faire

Le représentant républicain Mo Brooks, le 6 janvier, avant l'assaut contre le Capitole. Ici coiffé d'une casquette appelant à «virer» la démocrate Nancy Pelosi qui préside la Chambre des représentants, il a aussi incité les partisans de Donald Trump à «botter des culs». © Jacquelyn Martin/AP/SIPA © Fournis par Paris Match Le représentant républicain Mo Brooks, le 6 janvier, avant l'assaut contre le Capitole. Ici coiffé d'une casquette appelant à «virer» la démocrate Nancy Pelosi qui préside la Chambre des représentants, il a aussi incité les partisans de Donald Trump à «botter des culs». © Jacquelyn Martin/AP/SIPA

Le rôle des forces de l'ordre dans l'attaque du 6 janvier suscite de plus en plus de questions. Selon Axios, certains démocrates s'inquiètent de complicités au sein de la police du Capitole. Selon le «Washington Post», plusieurs policiers ont été suspendus suite à l'émeute, dont un agent qui semblait poser pour un selfie avec les émeutiers. Plusieurs de ces policiers, dont la mission première est de protéger les parlementaires, ont témoigné de leur sympathie pour les théories fausses selon lesquelles l'élection présidentielle a été volée par Joe Biden. Le Secret Service, chargé de la protection des personnalités de l'exécutif, dont le président, a révélé au «Post» qu'il avait repéré des propos d'un de ses agents qualifiant de «trahison» la certification des résultats de la présidentielle par le Congrès. «Bonjour les patriotes! Hier tout avait bien commencé et comme d'habitude les Antifa ont cassé l'ambiance et attaqué la police et une ancienne membre de l'Air Force [Ashli Babbitt, ndr] a été assassinée....Il est enfin temps de passer à l'OFFENSIVE!!», indique un message publié après le 6 janvier par un profil au nom de cet agent. Plusieurs policiers venus d'autres Etats ont également pris part au soulèvement, indique le «Post». D'anciens militaires ont aussi été identifiés parmi les participants.

Trump banni de Twitter : Comment le président américain va-t-il s'adresser à ses partisans ?

  Trump banni de Twitter : Comment le président américain va-t-il s'adresser à ses partisans ? Le compte Twitter de Donald Trump a été suspendu par le réseau social, le privant de son canal de communication favori. Le président américain a indiqué vouloir se rabattre sur d’autres sites, et même créer « sa propre plateforme » © Dennis Van Tine/STAR MAX/IPx/AP/SIPA Donald Trump est encore président des Etats-Unis jusqu'au 20 janvier. COMMUNICATION - Le compte Twitter de Donald Trump a été suspendu par le réseau social, le privant de son canal de communication favori.

A lire :Qui sont les émeutiers du Capitole?

Les événements du 6 janvier témoignent indubitablement de l'emprise de Donald Trump sur le parti républicain et sur ses électeurs. Ils ont aussi démontré l'omniprésence des tenants de QAnon, une théorie du complot qui voit en Trump celui qui fera chuter une coalition d'élites pédophiles et satanistes. Les banderoles et les t-shirts portant la lettre Q étaient très visibles le 6 janvier. Le chercheur Marc-André Argentino, qui étudie le mouvement, juge qu'il est plus que temps de prendre au sérieux le danger. «Bien qu’il ait commencé comme une série de théories du complot et de fausses prédictions, QAnon a évolué, au cours des trois dernières années, vers une idéologie politico-religieuse extrémiste», écrit-il dans un article sur le site The Conversation.

Les observateurs attentifs de l'univers QAnon tirent depuis des mois la sonnette d'alarme. Bien avant les événements du Capitole, le journaliste du Daily Beast Will Sommer a documenté plusieurs épisodes de violence de la part d'adeptes de QAnon. Au mois d'août dernier, les auteurs du podcast spécialisé «QAnon Anonymous» ont consacré une émission aux policiers séduits par la théorie. Même le FBI considère QAnon comme une menace sérieuse. Un document datant de mai 2019, publié par Yahoo! News, cite spécifiquement QAnon et indique que «le FBI considère que les théories du complot (...) ont de grandes chances de se répandre et d'évoluer dans le marché moderne de l'information à brève échéance. (...) En raison de la nature très partisane de certaines théories du complot, les évènements politiques (...) vont sans doute avoir un impact sur la direction que prennent ces théories et sur les activités des extrémistes qui y souscrivent».

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 Il y aura plus de troupes américaines à DC pour l'inauguration de Biden qu'en Irak et en Afghanistan réunis, un rappel brutal du danger de l'extrémisme local La Garde nationale intensifie sa présence à Washington, DC, devant le président élu Joe Biden inauguration après le siège du Capitole le 6 janvier. À la suite du siège du Capitole, la sécurité est en train d'être renforcée dans la capitale nationale. Il y aura au moins 10 000 soldats de la Garde nationale à Washington, DC, d'ici samedi.

Depuis l'élection de Donald Trump en 2016, les attaques et projets d'attaques de terroristes d'extrême droite se sont multipliés aux Etats-Unis, selon un rapport publié en juin dernier par le Center for Strategic & International Studies. «Entre 1994 et 2020, il y a eu 893 attaques et projet d'attaques terroristes. Dans l'ensemble, les terroriste d'extrême droite en ont commis la majorité -57%-, contre 25% pour des terroristes d'extrême gauche, 15% de terroristes religieux, 3% par des nationalistes ethniques et 0,7% par des terroristes ayant d'autres mobiles», écrivent les auteurs du document. Les attaques d'extrême gauche désignent principalement «des attaques contre des biens associés à la recherche animale, à l'agriculture ou à la construction», soulignent les auteurs. Dans un document plus récent qui porte sur la période de janvier à août 2020, le CSIS estime que «la plupart des attaques terroristes nationales (...) ont été commises par des suprémacistes blancs, des extrémistes anti-gouvernement issus de l'extrême droite violente et des incels», ces «célibataires involontaires» qui prônent la haine des femmes.

Ces dernières années, plusieurs épisodes tragiques ont démontré que les adeptes des thèses de l'extrême droite sont prêts à passer à l'acte. En 2017, un participant des manifestations racistes de Charlottesville a tué une contre-manifestante en fonçant dans la foule avec sa voiture. En 2018, un fan acharné de Donald Trump a envoyé des bombes à plusieurs personnalités qu'il considérait comme opposées au milliardaire. En 2019, un adepte de la théorie du «grand remplacement» et soutien de Trump a tué 23 personnes dans un supermarché d'El Paso au Texas.

« A l’époque, Lille était en proie à des affrontements nocturnes réguliers », souligne l’auteur du livre « Les morts de la Deûle » .
Dans son livre, « Les morts de la Deûle », le journaliste Tomas Statius retrace l’emprise de l’extrême droite dans le contexte de cette affaire de « noyades » qui date de 2011 © M.LIBERT/20 MINUTES Des enquêteurs de la police judiciaire de Lille assistés par des plongeurs des sapeurs-pompiers sondant la Deûle en 2011 après la disparition de Jean-Meriadec Le Tarnec.

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