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Monde Destitution : l'acte d'accusation de Donald Trump déposé au Capitole

05:25  26 janvier  2021
05:25  26 janvier  2021 Source:   lepoint.fr

RÉCIT. Chaos, violence, paranoïa : la fin de règne crépusculaire de Donald Trump

  RÉCIT. Chaos, violence, paranoïa : la fin de règne crépusculaire de Donald Trump Depuis l’attaque du Capitole, le 6 janvier, jusqu’à l’investiture de Joe Biden, quinze jours plus tard, les États-Unis ont traversé une crise politique sans précédent. Dirigé par un Donald Trump retranché à la Maison-Blanche, au cœur d’une capitale en état de siège, le pays a frôlé l’insurrection. Récit des derniers jours de règne d’un président perdu en lui-même, incapable de reconnaître sa défaite, s’attachant à récompenser ses amis, punir ses ennemis et monnayer les grâces présidentielles. © MANDEL NGAN / AFP À Alamo, Texas, Donald Trump signe une plaque sur le mur qui marque la frontière avec le Mexique le 12 janvier 2021. C’est un bruit de verre cassé.

Donald Trump est le premier président des États-Unis à subir Les démocrates remettent lundi l ' acte d ' accusation de Donald Trump au Sénat américain, sonnant l'ouverture formelle du procès historique en destitution de l'ex-président accusé d '« incitation à l'insurrection » lors des violences du Capitole .

Les démocrates ont transmis lundi soir au Sénat américain l ’ acte d ’ accusation de Donald Trump , marquant l’ouverture officielle de son procès historique en destitution pour « incitation à l’insurrection » dans les violences meurtrières perpétrées par ses partisans sous ce même dôme du Capitole

Destitution, États-Unis, international © Fournis par Le Point Destitution, États-Unis, international

Les élus démocrates désignés « procureurs » dans la procédure en destitution de Donald Trump ont formellement transmis lundi 25 janvier au soir son acte de mise en accusation au Sénat américain, marquant l'ouverture officielle du procès historique de l'ex-président pour « incitation à l'insurrection ». Dès mardi, le Sénat convoquera officiellement l'ex-président américain pour ce procès, qui ne démarrera toutefois que le 9 février.

Les sénateurs prêteront serment ce même jour pour devenir jurés dans cette procédure doublement historique : Donald Trump est le premier président des Etats-Unis à tomber deux fois sous le coup d'un « impeachment ». Et sera le premier à être jugé après avoir quitté la Maison Blanche.

La Maison Blanche évite de prendre position sur le procès de destitution de Trump, déclare Biden le laissant au Congrès

 La Maison Blanche évite de prendre position sur le procès de destitution de Trump, déclare Biden le laissant au Congrès L'administration Biden évite de prendre position sur la question de savoir si le Sénat américain devrait voter pour condamner l'ancien président Donald Trump sur une accusation de destitution qui il a incité à l'émeute meurtrière au Capitole américain le 6 janvier. © Win McNamee / Getty Des manifestants soutenant le président américain Donald Trump font irruption dans le Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC.

Les démocrates remettent lundi l ' acte d ' accusation de Donald Trump au Sénat américain, sonnant l'ouverture formelle du procès historique en destitution de l'ex-président accusé d ' « incitation à l'insurrection » lors des violences du Capitole .

Les démocrates remettent lundi l ' acte d ' accusation de Donald Trump au Sénat américain, sonnant l'ouverture formelle du procès historique en destitution de l'ex-président accusé d ' « incitation à l'insurrection » lors des violences du Capitole .

Dans un silence solennel, les neufs « procureurs » désignés par la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ont traversé, jusqu'au Sénat, les mêmes longs couloirs ornés de statues et tableaux pris d'assaut par des manifestants pro-Trump lors de l'attaque meurtrière du Capitole, le 6 janvier. Le procès débutera le 9 février.

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Donald Trump a « mis en danger la sécurité des Etats-Unis »

Puis leur chef, Jamie Raskin, a lu l'acte d'accusation pour « incitation à l'insurrection » dans l'hémicycle du Sénat, ses mots résonnant avec d'autant plus de force que tous ici, élus de la Chambre et sénateurs, ont été témoins, et victimes, des violences. « Donald John Trump » a incité « à la violence » et « gravement mis en danger la sécurité des Etats-Unis et de ses institutions » a déclaré l'élu démocrate, en citant notamment ses « fausses déclarations » niant la victoire de son rival Joe Biden lors de la présidentielle de novembre.

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 La Maison Blanche évite de prendre position sur le procès de destitution de Trump, déclare Biden le laissant au Congrès L'administration Biden évite de prendre position sur la question de savoir si le Sénat américain devrait voter pour condamner l'ancien président Donald Trump sur une accusation de destitution qui il a incité à l'émeute meurtrière au Capitole américain le 6 janvier. © Win McNamee / Getty Des manifestants soutenant le président américain Donald Trump font irruption dans le Capitole américain le 6 janvier 2021 à Washington, DC.

Les démocrates remettent lundi l ' acte d ' accusation de Donald Trump au Sénat américain, sonnant l'ouverture formelle du procès historique en destitution de l'ex-président accusé d '"incitation à l'insurrection" lors des violences du Capitole , qui ne se tiendra toutefois pas avant février.

La perspective d'une condamnation de Donald Trump dans son procès en destitution paraissait très incertaine dimanche, plusieurs sénateurs républicains se disant fermement contre à la veille de la transmission au Sénat de l ' acte d ' accusation de l'ex-président pour "incitation à l'insurrection".

Le milliardaire républicain est accusé d'avoir incité ses partisans à se lancer à l'assaut du siège du Congrès pendant que les parlementaires certifiaient la victoire du démocrate. « Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts », avait-il lancé aux manifestants peu avant l'attaque du Capitole, qui a fait cinq morts.

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Une condamnation improbable

Une semaine jour pour jour après l'assaut, la Chambre des représentants avait voté sa mise en accusation, ou « impeachment », le 13 janvier. Ces violences ont bouleversé les États-Unis, et poussé plusieurs grands noms républicains à dénoncer le comportement du tempétueux milliardaire. Mais une condamnation au Sénat apparaît à ce stade improbable, le magnat de l'immobilier, toujours très populaire auprès de ses électeurs, comptant encore sur des soutiens clés à la chambre haute.

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Près d'un mois après avoir été voté par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, l ' acte d ' accusation contre Après avoir outrageusement dominé l'espace médiatique fin 2019, la saga du procès en destitution de Donald Trump se poursuit, mais avec une effervescence bien moindre.

La cheffe des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, a donné, jeudi 5 décembre, un coup d’accélérateur à la procédure de destitution contre Donald Trump , en demandant que soit rédigé l ’ acte d ’ accusation contre le président américain, coupable, selon elle, d’« abus de pouvoir ».

Car si les démocrates contrôlent désormais le Congrès, leur majorité est extrêmement fragile au Sénat : ils occupent 50 sièges contre 50 pour les républicains. En cas d'égalité parfaite dans un vote, la vice-présidente Kamala Harris a le pouvoir de faire pencher la balance du côté démocrate. Mais il auront besoin de 67 voix pour condamner Donald Trump. Un objectif qui semble difficile à atteindre.

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« Je trouve ce procès stupide »

Même si le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, n'a pas exclu de voter pour sa condamnation, il ne compte pas influencer ses troupes publiquement. « Je trouve ce procès stupide », avait, de son côté, tonné dimanche le sénateur Marco Rubio sur Fox. « Le pays est déjà en flammes et cela revient à verser de l'huile sur ce feu. » D'autres espèrent même bloquer la tenue du procès, en déclarant anticonstitutionnel de juger un ex-président.

« Ridicule », a rétorqué le chef de la majorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. Car cette « théorie (...) reviendrait à donner un passe-droit constitutionnel à tous les présidents. » Grand critique de Donald Trump, le sénateur Mitt Romney est l'un des rares républicains à soutenir la procédure, sans toutefois se prononcer encore sur le sens de son vote. Cet ex-candidat à la présidentielle fut le seul républicain à condamner Donald Trump lors de son premier procès en destitution, en février 2020 dans l'affaire ukrainienne.

Donald Trump manœuvre dans l’ombre, plus que jamais actif, puissant et avide de revanche .
Il n’est plus sous le feu des projecteurs, en tout cas pour l’instant. Mais, dans l’ombre, Donald Trump est là, il agit, il continue d’influencer son parti, de peser sur les Républicains. Et il devrait échapper à l’impeachment au Sénat, début février, où il compte encore de nombreux soutiens. Trump est peut-être parti, mais le « trumpisme » n’est pas mort. « Nous reviendrons, d’une façon ou d’une autre. » Cette phrase, lancée mercredi 20 janvier par Donald Trump au moment de quitter la Maison-Blanche, n’était pas qu’une promesse en l’air, une énième provocation du président déchu.

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