•   
  •   

Monde Liban : heurts lors d’une manifestation anti-restrictions, plus de 200 blessés

03:50  28 janvier  2021
03:50  28 janvier  2021 Source:   msn.com

Hôpitaux saturés, pauvreté... le Liban débordé par la crise du Covid-19

  Hôpitaux saturés, pauvreté... le Liban débordé par la crise du Covid-19 Alors que le Liban a décidé jeudi de prolonger de deux semaines un confinement strict, les hôpitaux du pays peinent à faire face à la pandémie de Covid-19. En soins intensifs, le taux d'occupation est désormais de 91 % à travers le pays. À la crise sanitaire s'ajoute la crise économique marquée par des licenciements massifs. Pour venir en aide au pays du Cèdre, la Banque mondiale a annoncé qu'elle allait financer la distribution de vaccins d'iciHôpitaux au bord de la rupture, crise économique : la situation est critique au Liban malgré un confinement strict prolongé pour deux semaines afin de tenter d'enrayer une progression exponentielle des cas de nouveau coronavirus.

Mardi soir déjà, des heurts entre manifestants d ' une part et forces de l'ordre et militaires d'autre part avaient fait 45 blessés , contre 30 la veille, selon la Croix-Rouge libanaise. Des violences ont éclaté dans cette ville, proche de la frontière syrienne. Tripoli était déjà l'une des villes les plus pauvres du Liban avant la flambée du nouveau coronavirus et les confinements décrétés par les autorités en près d ' un an, qui ont aggravé les conditions de vie de ses habitants. De nombreux habitants de cette cité, notamment des journaliers, se sont retrouvés sans revenus depuis le début du dernier confinement.

Manifestation à Tripoli, au Liban , le soir du 26 janvier. Pour la deuxième nuit consécutive, de violents heurts ont éclaté à Tripoli, au Liban , entre les forces de l'ordre et des manifestants opposés au confinement anti -Covid. Au moins 45 personnes ont été blessées . Dans le contexte d ' une importante crise économique, plusieurs dizaines de protestataires ont ainsi défié les mesures en place pour se rassembler dans les rues. La situation a rapidement viré à l'affrontement et le gaz lacrymogène a répondu aux jets de cocktails molotov, de pierres et d'autres projectiles.

Plus de 150 personnes ont été blessées ces trois derniers jours dans les heurts qui ont éclaté lors de manifestations contre les mesures de restriction au Liban. © AFP/Fathi AL-MASRI Plus de 150 personnes ont été blessées ces trois derniers jours dans les heurts qui ont éclaté lors de manifestations contre les mesures de restriction au Liban.

La colère ne retombe pas au Liban, et elle s'exprime désormais quotidiennement. Plus de 200 personnes ont été blessées mercredi lors de violents heurts à Tripoli entre policiers et manifestants sortis pour la troisième soirée consécutive pour protester contre les restrictions sanitaires et les difficiles conditions de vie.

Selon l'agence nationale d'information, 226 personnes ont été blessées : 102 ont été soignées ou transportées vers les hôpitaux de la ville par la Croix-Rouge libanaise et 124 autres par les secouristes de l'Association médicale islamique. Au total, 66 personnes ont été hospitalisées. Sur Twitter, les forces de l'ordre ont fait état de neuf blessés dans leurs rangs, dont un officier dans un état grave.

Liban : affrontements à Tripoli entre manifestants anti-confinement et forces de sécurité

  Liban : affrontements à Tripoli entre manifestants anti-confinement et forces de sécurité Dans un Liban reconfiné face à l'explosion de cas de Covid-19, des heurts ont éclaté mardi soir, à Tripoli, entre des manifestants opposés aux mesures sanitaires et des forces de sécurité. Au lendemain de ces affrontements, la Croix Rouge libanaise a fait état de 45 blessés. À Tripoli, la grande ville du nord du Liban, des affrontements nocturnes ont opposé les forces de sécurité à des jeunes manifestants hostiles aux restrictions sanitaires, a rapporté mercredi 27 janvier la Croix-Rouge libanaise faisant état d'au moins 45 blessés.Au moins neuf des blessés ont dû être soignés dans des hôpitaux, a indiqué la Croix-Rouge, à la suite de bagarres mardi soir.

Manifestations anti -Trump à Washington, le 20 janvier. Peu après l'investiture de Donald Trump, des manifestations pacifiques ont dégénéré en confrontations. Les opposants au 45e président des Etats-Unis lançaient des projectiles sur les policiers, à quelques centaines de mètres du passage de la parade. De nouveaux heurts se sont produits entre manifestants anti -Trump et la police au centre de Washington, peu après l'investiture de Donald Trump.

À Mansoura, les heurts ont éclaté lorsque des opposants ont lancé des ordures sur un rassemblement pro-Morsi, selon un responsable de la sécurité. Selon le ministère de la Santé, une personne a été tuée et 237 blessées dans les heurts . Des sources médicales à l'Hôpital international de Mansoura ont fait état de victimes atteintes par balle. Au Caire, sur la place Tahrir, épicentre de la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Hosni Moubarak, des centaines de manifestants anti -Morsi se sont rassemblés en attendant le discours du président. D'autres se sont regroupés devant le ministère de la Défense

LIRE AUSSI> Le Liban s’enflamme à son tour, nuit calme au Pays-Bas

Les protestataires ont lancé des cocktails molotov et des pierres sur les forces de l'ordre qui ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogène. Des manifestants en colère ont tenté de pénétrer à l'intérieur du Sérail, siège du gouvernorat du Nord. D'autres se sont rassemblés sur la place al-Nour, l'un des lieux phares des manifestations monstres qu'avait connues le pays à l'automne 2019 contre la classe dirigeante.

Des tirs à balles réelles d'origine inconnue ont été entendus dans le secteur du site de la manifestation, tandis que des protestataires ont mis le feu à l'entrée d'un bâtiment de la police.

Les forces de l’ordre ont fait usage des canons à eau pour disperser les manifestants/AFP/Fathi AL-MASRI © Fournis par Le Parisien Les forces de l’ordre ont fait usage des canons à eau pour disperser les manifestants/AFP/Fathi AL-MASRI

« Nous sommes ici pour demander de la nourriture, les gens ont faim », expliquait Mohamad Ezzedine, un manifestant de 20 ans. « Il est temps que les gens descendent dans la rue », ajoutait-il.

Heurts au Liban lors de manifestations contre le confinement

  Heurts au Liban lors de manifestations contre le confinement Heurts au Liban lors de manifestations contre le confinement © Reuters/OMAR IBRAHIM HEURTS AU LIBAN LORS DE MANIFE BEYROUTH (Reuters) - Des heurts ont éclaté pour une troisième soirée consécutive mercredi dans la ville libanaise de Tripoli entre des manifestants dénonçant les mesures de confinement et les forces de sécurité, qui ont selon des témoins et la presse locale fait feu à balles réelles contre des individus tentant de pénétrer au siège du gouvernement local.

De nouvelles échauffourées ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi en Tunisie, où plus de 200 personnes ont été interpellées et 49 policiers ont été blessés là travers le pays, en proie à des troubles sociaux. Tunisie: heurts entre policiers et manifestants à Tunis - Продолжительность: 0:34 AFP 89 469 просмотров.

Следующее. Grande affluence à Paris lors de la nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites - Продолжительность: 2:10 FRANCE 24 588 просмотров. Patrick Pelloux : "On ne va pas faire un conflit social en laissant mourir les gens" - Продолжительность: 13:19 FRANCE 24 2 023 просмотра.


Vidéo: Pays-Bas, Liban, Espagne… ces pays où les mesures restrictives contre le Covid ne passent plus (Dailymotion)

« Nous avons pris la décision de poursuivre notre action, quel que soit le prix […] car nous n'avons plus rien à perdre », renchérissait un manifestant cagoulé. « Nous vivons dans des conditions misérables. J'ai frappé à toutes les portes, mais n'ai trouvé aucun emploi », ajoutait ce chômeur de 25 ans.

Après plusieurs heures d'affrontements, les forces de l'ordre et l'armée libanaise ont déployé des renforts autour du Sérail et sur la place al-Nour pour disperser les manifestants et les empêcher de prendre d'assaut le siège du gouvernorat.

Mardi soir déjà, des affrontements entre manifestants d'une part et forces de l'ordre et militaires d'autre part avaient déjà fait 45 blessés, contre 30 la veille, selon la Croix-Rouge libanaise.

Un pays frappé par la crise économique

Confinement au Liban : à Tripoli, des manifestants à bout basculent dans la violence

  Confinement au Liban : à Tripoli, des manifestants à bout basculent dans la violence "Mourir du Covid-19 ou mourir de faim." À Tripoli, dans le nord du Liban, le confinement et la pauvreté attisent la colère. Jeudi, un homme de 29 ans est mort après les violents heurts de la veille entre forces de l’ordre et manifestants excédés par les restrictions sanitaires. La tension va crescendo à Tripoli, deuxième ville du Liban et "capitale" du Nord, où mercredi, pour le troisième jour consécutif, de violents heurts nocturnes ont opposéLa tension va crescendo à Tripoli, deuxième ville du Liban et "capitale" du Nord, où mercredi, pour le troisième jour consécutif, de violents heurts nocturnes ont opposé les forces de l’ordre à des manifestants excédés par les mesures de confinement et leurs difficiles conditions

À côté des slogans contre l’ensemble des dirigeants, d’autres sont apparus pour la première fois, visant les armes du Hezbollah, pomme de discorde.Avec notre correspondante à Beyrouth, Laure Stéphan Le rassemblement de samedi est le premier depuis que les autorités ont commencé à alléger le »50 blessésMais la manifestation tourne rapidement à la confrontation : des jeunes opposés au Hezbollah courent se mesurer aux sympathisants du mouvement chiite, qui se sont déployés près de la place du rassemblement. L’armée s’interpose massivement.Jamal Cheikh est furieux de ces tensions : « Il y a

Des heurts ont opposé samedi dans le centre de Beyrouth des manifestants antipouvoir à la police libanaise, qui a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser des dizaines de personnes rassemblées près du Parlement. Ces dernières semaines, les accrochages se sont multipliés lors des manifestations de la contestation, qui accuse la classe politique de corruption et d'incompétence depuis le 17 octobre. Samedi soir, les heurts ont éclaté à l'entrée d ' une avenue menant au Parlement et bloquée par les forces de sécurité.

Tripoli était déjà l'une des villes les plus pauvres du Liban avant la flambée du nouveau coronavirus et les confinements, qui ont aggravé les conditions de vie de ses habitants. De nombreux résidents, notamment des journaliers, se sont retrouvés sans revenu depuis le début du dernier confinement.

Parmi les plus stricts au monde, ce confinement, combiné à un couvre-feu permanent et une fermeture des commerces, est entré en vigueur au Liban le 14 janvier et devrait durer jusqu'au 8 février.

Jusqu'ici limité à cette seule ville, le mouvement de protestation anti-confinement s'est étendu mardi et mercredi soir, des manifestants bloquant certains axes routiers dans d'autres régions du pays. Outre la situation sanitaire, le Liban est englué dans sa plus grave crise économique avec une dépréciation historique de sa monnaie, une hyperinflation et des licenciements massifs. La moitié de la population vit dans la pauvreté, face à une classe dirigeante accusée d'être aux abonnés absents.

Le petit pays de six millions d'habitants a recensé jusqu'ici 289 660 cas, dont 2553 décès. Alors que le secteur hospitalier subit une forte pression avec l'explosion du nombre de contaminations au Covid-19, les autorités cherchent à augmenter le nombre de lits disponibles pour les personnes infectées.

Explosion à Beyrouth : Six mois après, « chaque jour est un pas de plus vers un abîme sans fin », explique la responsable d’une ONG .
Patricia Khoder, la porte-parole de l’ONG Care au Liban, décrit une ville de Beyrouth qui se reconstruit lentement et une population sombrant dans la pauvreté © JOSEPH EID / AFP Beyrouth se lèvera, dit l'inscription devant le port en reconstruction. INTERVIEW - Patricia Khoder, la porte-parole de l’ONG Care au Liban, décrit une ville de Beyrouth qui se reconstruit lentement et une popula Le 4 août 2020, le cœur de la capitale libanaise, Beyrouth, était dévasté par une énorme explosion sur le port.

usr: 0
C'est intéressant!