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Monde ANALYSE. Fiasco de l’EPR, gestion des déchets, avenir du nucléaire… EDF est dans une passe difficile

11:11  25 février  2021
11:11  25 février  2021 Source:   ouest-france.fr

Israël pourrait ne pas faire partie de la stratégie si les États-Unis reviennent à l’accord nucléaire

 Israël pourrait ne pas faire partie de la stratégie si les États-Unis reviennent à l’accord nucléaire L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis a suggéré que son pays ne s’engagerait pas avec le président Joe Biden sur la stratégie du programme nucléaire iranien si les États-Unis revenaient à l’accord nucléaire de 2015. © Le Premier ministre israélien Netanyahu s'est opposé à l'accord nucléaire de 2015, que l'administra ...

Un manifestant anti- nucléaire devant la centrale de Flamanville en octobre 2016. Outre Areva et EDF , Stéphane Lhomme (Observatoire du nucléaire ) fustige l'Autorité de sûreté nucléaire qui aurait pu arrêter le chantier. Il décrypte les risques d'utilisation de l ' EPR qui pourrait entraîner un «processus Stéphane Lhomme est un militant anti- nucléaire , directeur de l 'Observatoire du nucléaire . Il est aussi président de l 'association Tchernoblaye. RT France : Vous militez depuis des années avec l'Observatoire du nucléaire pour médiatiser les défaillances observées dans l'usine du Creusot et de

Renationalisation du nucléaire , coûts de l ' EPR , gestion des déchets nucléaires , vieillissement des réacteurs : qui paiera la facture du nucléaire d' EDF ? La gestion des déchets nucléaires coûte déjà des milliards d’euros et la facture va continuer de gonfler puisque, chaque année, l’ électricité nucléaire d’ EDF produit environ 21 000 m3 de déchets radioactifs supplémentaires ! Et c’ est sans compter les quantités considérables de « matières radioactives valorisables » (comme le combustible usé sorti des réacteurs, entre autres) : en réalité, elles s’entassent sur le territoire français sans

La construction de l’EPR de Flamanville ne fait pas l’unanimité. © Archives Ouest-France La construction de l’EPR de Flamanville ne fait pas l’unanimité.

EDF obtient un feu vert pour la prolongation possible de ses réacteurs de 900 MW au-delà des 40 ans. Mais l’énergéticien doit encore décrocher une à une les autorisations individuelles, moderniser les autres, tandis que le chantier de l’EPR, le démantèlement des centrales arrêtées, les incertitudes sur l’avenir du nucléaire et la réforme exigée par Bruxelles plombent une entreprise très endettée.

EDF, numéro 1 mondial de l’atome grâce à ses cinquante-six réacteurs en France, quinze au Royaume-Uni et deux en Chine, a beau produire une électricité décarbonée, il chancelle sur son piédestal.

EDF envisage un rebond de son bénéfice de base après les retombées du COVID-19

 EDF envisage un rebond de son bénéfice de base après les retombées du COVID-19 PARIS (Reuters) - EDF a publié jeudi un bénéfice annuel en baisse alors que la pandémie de COVID-19 a frappé la demande d'électricité et pesé sur les revenus du groupe électrique français, mais a déclaré que l'élan devrait se rétablir. an.

La fission des atomes d'uranium produit de la chaleur, chaleur qui transforme alors de l 'eau en vapeur et met en mouvement une turbine reliée à un alternateur qui produit de l ' électricité . 1. Le circuit primaire. À la sortie de la turbine, la vapeur du circuit secondaire est à nouveau transformée en eau grâce à un condenseur dans lequel circule de l 'eau froide en provenance de la mer ou d'un fleuve. Ce troisième circuit est appelé circuit de refroidissement. En bord de rivière, l'eau de ce 3e circuit peut alors être refroidie au contact de l 'air circulant dans de grandes tours, appelées aéroréfrigérants.

Le site de construction de l ' EPR de Flamanville, en juillet 2013. Charly triballeau/afp. EDF n’ est pas prêt à sortir du nucléaire , ni même à en réduire la voilure. Si le plan stratégique CAP 2030 prévoit un doublement des capacités du groupe dans les énergies renouvelables en Europe (à plus de 50 Mais si les prix de gros de l ’ électricité , actuellement très bas, ne se redressent pas, EDF ne sera plus capable de financer seul un programme qui se chiffrera sans doute à plus de 200 milliards d’euros. « Est -ce qu’ EDF a les moyens, aujourd’hui, de reconstruire pour 60 gigawatts de nucléaire sur son

La loi de programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit la fermeture de quatorze réacteurs d’ici à 2035, dont quatre à six (donc ceux de Fessenheim) d’ici à 2028. Quid de la relève ? Emmanuel Macron n’a donné aucun gage quant à la commande espérée de six EPR, pour 45 milliards d’euros.

Lors de la visite de l’usine Framatome du Creusot, le 8 décembre, le président a enfilé sa casquette de chef des armées pour n’annoncer que le choix de la propulsion nucléaire du prochain porte-avions de la Marine. Annonce logique puisqu’on produira en même temps les chaufferies des futurs sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), comme ce fut le cas pour celles du « Charles de Gaulle » et des SNLE type « Le Triomphant ».

Le choix du Creusot était-il un moyen de rappeler la filière tricolore à ses obligations ? C’est là qu’ont été réalisés les éléments défectueux du réacteur de l’EPR de Flamanville, ainsi que des dizaines de pièces non conformes dont les documents de contrôle ont été falsifiés.

Nucléaire iranien: le chef de l’AIEA visite Téhéran la veille d'une échéance cruciale

  Nucléaire iranien: le chef de l’AIEA visite Téhéran la veille d'une échéance cruciale Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi est arrivé samedi à Téhéran, à la veille d'une échéance fixée par l'Iran pour la levée des sanctions américaines. Une rencontre à la veille de la date limite. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi est arrivé samedi 20 février à Téhéran. Cela alors que l'Iran a fixé au 21 février la date limite pour la levée des sanctions américaines et pour les inspections du gendarme du nucléaire.

« EPR = Fiasco ». Le Rainbow Warrior III de l ’organisation écologiste Greenpeace est arrivé au large de Flamanville dans la Manche ce vendredi midi 16 août pour une action devant le site de la future centrale nucléaire de 4e génération. «L’objectif de cette action pacifique est de faire une piqûre de rappel à Orano. Il est interdit de rejeter des déchets nucléaires dans la mer, mais Orano le fait quand même via un grand tuyau. Il faut que cela cesse», indique au Figaro Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France .

C' est ce qu'a annoncé l'Autorité de sûreté nucléaire française ASN après qu'Areva a mené des tests – notamment de résistance aux chocs. Cette affaire avait conduit à une série de mesures et d' analyses du BCCN (bureau de contrôle des chaudières nucléaires ) et un rapport d'environ 500 pages du gendarme nucléaire de l 'époque (direction de la sûreté des installations nucléaires ). On comprend que le "gendarme" actuel du nucléaire français (ASN) fasse de même et exige que toutes les précautions soient prises avant même que la cuve n'assure sa fonction majeure de barrière de

164 000 salariés, 69 milliards de chiffre d’affaires, 40 milliards de dettes

Plombé par le fiasco de son EPR français, qui coûtera sans doute 18 milliards (3,3 fois le devis initial) confronté à la vague de refonte de ses réacteurs de 900 MW. EDF doit aussi rattraper son retard dans la mise aux normes « Fukushima » de toutes ses centrales, alors que la submersion de celle du Blayais avait alerté sur un tel risque en 1999.

EDF doit, de plus, s’attaquer sans délai – l’ASN l’exige – au démantèlement de Fessenheim. Or EDF bute encore sur celui, plus complexe, de six réacteurs graphite-gaz. L’ASN se fait pressante et n’accepte pas qu’EDF ne s’y attelle qu’après 2070, alors qu’ils ont été arrêtés entre 1973 et 1994

S’ajoute le problème de la gestion des déchets : l’usine Orano de retraitement de La Hague est à saturation, tandis que le projet d’enfouissement profond de l’Andra à Bure n’a toujours pas de feu vert et essuie les critiques de l’Autorité environnementale.

Beaucoup de tracas pour EDF, 164 000 salariés, 69 milliards de chiffre d’affaires, un résultat net faible et 40 milliards de dettes, alors que sa branche dédiée aux énergies renouvelables pourrait lui être arrachée par la Commission européenne, soucieuse de préserver une concurrence loyale dans ce domaine.

Bill Gates: le nucléaire va redevenir incontournable .
«L'énergie nucléaire va redevenir politiquement acceptable, car elle est plus sûre et plus propre que le pétrole, le charbon et le gaz naturel.» Voici le constat sans appel que Bill Gates a adressé à la télévision lors d'une interview sur CNBC le 25 février dernier. Le milliardaire, qui a toujours plaidé en faveur du nucléaire, avance deux arguments chocs en faveur de cette énergie: la lutte contre le réchauffement climatique (le nucléaire ne produisant pas de gaz à effet de serre) et, paradoxalement, la sécurité.

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