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Monde Birmanie : à Rangoun, malgré le danger, les manifestants ne baissent pas les bras

15:15  26 février  2021
15:15  26 février  2021 Source:   rfi.fr

Birmanie: des milliers de Birmans dans les rues, crainte d'une escalade des violences

  Birmanie: des milliers de Birmans dans les rues, crainte d'une escalade des violences La mobilisation anti-junte se poursuit mercredi en Birmanie avec des milliers de manifestants à Rangoun malgré la crainte d'une escalade des violences, le rapporteur de l'ONU ayant été informé de déploiements de troupes dans la ville. Pour le moment, aucune présence significative de militaires et de véhicules blindés n'était visible, d'après des journalistes de l'AFP. Mais le rapporteur des Nations Unies Tom Andrews craint un regain de violences après avoir été informé de l'envoi de soldats "depuis des régions périphériques vers Rangoun".

Les policiers placés en ligne au milieu des grands axes pour en barrer l’accès, à Rangoun, le 26 février 2021. © AP Les policiers placés en ligne au milieu des grands axes pour en barrer l’accès, à Rangoun, le 26 février 2021.

En Birmanie, les manifestants se sont rassemblés ce vendredi 26 février à Rangoun comme tous les jours depuis le coup d'État.

Les rassemblements pacifiques ont repris à Rangoun. Près du carrefour Myaynigone, un quartier résidentiel. Les manifestants ont érigé des barrières avec des tables et du barbelé pour empêcher les policiers de les arrêter. Casques de sécurité sur la tête, les manifestants scandaient : « L'échec de la dictature est notre cause, notre cause ! », un refrain chanté lors des rassemblements anti-junte, indique l'AFP. Près d'un autre carrefour en centre-ville, Hledan, les manifestants s'éloignaient de l'artère principale en courant alors que la police se rapprochait.

Birmanie. De nouvelles manifestations samedi, la contestation contre le coup d’État ne faiblit pas

  Birmanie. De nouvelles manifestations samedi, la contestation contre le coup d’État ne faiblit pas En Birmanie, la contestation contre le coup d’État militaire du 1er février ne faiblit pas. De nouvelles manifestations se sont déroulées ce samedi 20 février. Nouvelles manifestations en Birmanie ce samedi, après le coup d’État militaire du 1er février et l’arrestation de la dirigeante élue Aung San Suu Kyi. À Rangoun, première ville du pays, des membres des différentes communautés ethniques du pays ont défilé ensemble pour afficher leur solidarité dans une contestation qui ne faiblit pas.« Nous devons remporter ce combat, a déclaré Ke Jung, membre de la minorité Naga présent à cette manifestation, à l’agence Reuters.

Via des haut-parleurs, les forces anti-émeutes ont diffusé des messages demandant aux manifestants de ne pas se rassembler à plus de cinq personnes. Ceux qui restaient encore là surveillaient les faits et gestes de la police, pour savoir s’ils pouvaient rester et filmer, ou s’ils devaient fuir. Une fois la circulation rétablie, certains automobilistes lançaient le salut à trois doigts, un symbole de résistance, écrit encore l'AFP.

Sur Facebook

Plusieurs manifestants se sont réfugiés dans des centres commerciaux qui fermaient tout juste leur grille, d’autres sont partis dans des petites rues adjacentes. En fuyant, certains jettent des bidons d’eau vides ou des morceaux de bois pour freiner l’avancée de la police. Internet n’est pas coupé, et ces événements sont retransmis en direct sur Facebook.

Aucun blessé n'a été rapporté mais la tension à Rangoun est vive depuis jeudi, quand un rassemblement pro-militaire a été toléré dans une zone du centre-ville habituellement interdite aux manifestants. Des affrontements entre habitants pro-démocratie et militants pro-armée munis de bâtons, de lance-pierres et certains de couteaux, avaient alors éclatés, rapporte enfin l'Agence France Presse.

À lire aussi : Birmanie: affrontements entre militants pro-junte et habitants à Rangoun

Birmanie : nouvelles manifestations, appel à un embargo sur les armes .
Le Rapporteur spécial de l'ONU a appelé à imposer « un embargo mondial » sur les livraisons d'armes aux militaires alors que la répression se poursuit.Dans un rapport rendu public jeudi, Thomas Andrews, un expert indépendant mandaté par l'ONU, souligne que « même si l'avenir de la Birmanie est déterminé par son peuple, la communauté internationale doit agir de manière urgente et décisive pour le soutenir ».

usr: 1
C'est intéressant!