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Monde Le patron milliardaire mexicain qui faisait la fête en laissant ses salariés mourir du Covid

09:35  05 mars  2021
09:35  05 mars  2021 Source:   korii.slate.fr

fait pression sur les États-Unis pour obtenir des détails sur l'arrestation de l'épouse d'El Chapo

 fait pression sur les États-Unis pour obtenir des détails sur l'arrestation de l'épouse d'El Chapo Le président mexicain de MEXICO CITY (Reuters) - Le président mexicain a déclaré mardi que l'arrestation de l'épouse du baron de la drogue mexicain emprisonné Joaquin "El Chapo" Guzman aux États-Unis était une affaire américaine , mais il a exhorté les autorités au nord de la frontière à fournir plus d'informations sur l'affaire.

«Vive la vie!», s'est exclamé le patron qui laissait ses salariés mourir. | Capture d'écran Ricardo B. Salinas via Youtube © «Vive la vie!», s'est exclamé le patron qui laissait ses salariés mourir. | Capture d'écran Ricardo ... «Vive la vie!», s'est exclamé le patron qui laissait ses salariés mourir. | Capture d'écran Ricardo B. Salinas via Youtube

S'il existait des jeux olympiques du cynisme et de l'irresponsabilité patronale, le Mexicain Ricardo Salinas Pliego, milliardaire et 166e plus grosse fortune mondiale, pourrait prétendre à la plus haute place du podium.

Comme le relate Buzzfeed, pendant que l'homme d'affaires faisait la fête sur son yacht géant et le faisait bruyamment savoir, son covidoscepticisme et son refus public d'appliquer des mesures sanitaires pourtant obligatoires aux salariés de son petit empire ont coûté cher –le prix le plus élevé– à certains d'entre eux.

L'épouse du roi de la drogue mexicain 'El Chapo' comparaît devant un tribunal américain accusé de liens avec le cartel de Sinaloa

 L'épouse du roi de la drogue mexicain 'El Chapo' comparaît devant un tribunal américain accusé de liens avec le cartel de Sinaloa Par Sarah N.Lynch et Jonathan Stempel © Reuters / Brendan McDermid FILE PHOTO: Imagen de archivo. Emma Coronel Aispuro, esposa de Joaquín Guzmán, "El Chapo", a la salida de una corte en Brooklyn, Nueva York WASHINGTON (Reuters) - Emma Coronel Aispuro, l'épouse du pion mexicain du cartel de la drogue Joaquin "El Chapo" Guzman, a fait sa comparution initiale devant un tribunal fédéral de Washington mardi pour avoir aidé son mari à diriger son empire de la drogue.

Ricardo Salinas Pliego est le patron de Grupo Salinas. Une partie de sa fortune repose sur Electra, une chaîne de magasins vendant en leasing, contre des intérêts à la limite de l'usure payés à sa Banco Azteca, des produits électroniques aux Mexicains et Mexicaines n'ayant pas les moyens de se les payer.

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Une autre partie de sa fortune, estimée par Forbes à 11 milliards d'euros et en forte croissance depuis le début de la pandémie selon Buzzfeed, se fait grâce aux agences de recouvrement de son conglomérat, chargées d'aller traquer celles et ceux de ces loueurs désargentés ne pouvant s'acquitter de leur mensualité. Dans un pays très durement touché par le Covid et la paralysie économique qu'il a provoqué, c'est bien sûr un business plutôt florissant.

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  Les salariés de 50 à 64 ans atteints de comorbidité pourront se faire vacciner à partir de jeudi en entreprise La vaccination ne peut s’organiser que sur la base du volontariat et dans le strict respect de la confidentialité « vis-à-vis des employeurs », a fait savoir la direction générale du travail. Alors que la vaccination contre le Covid-19 en entreprise n’était pas envisagée avant le printemps, avec l’ensemble de la population, le ministère du travail accélère le calendrier.

Ces douze derniers mois, Ricardo Salinas Pliego s'est surtout fait remarquer par la manière dont il a abordé la crise sanitaire: en niant sa gravité, et en utilisant tous les moyens mis à sa disposition pour critiquer toute mesure sanitaire prise en conséquences.

Vivre et laisser mourir

TV Azteca, sa possession et le second plus important réseau télévisé du Mexique, n'a eu de cesse de critiquer à l'antenne les recommandations officielles du gouvernement du pays. L'école qu'il a créée est restée ouverte quand toutes les autres se voyaient imposer une fermeture.

Buzzfeed rapporte qu'à Mexico, les bureaux de l'une des entreprises de Ricardo Salinas Pliego, un call-center affilié à son empire de manière non-comptable pour échapper à l'impôt, autre fameuse spécialité du milliardaire, sont restés ouverts en violation manifeste de confinements imposés par les autorités locales.

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Les employé·es se sont vus contraints de venir travailler même lorsqu'ils présentaient des symptômes manifestes de la maladie, certains sous-traitants ont été sommés de tenir leurs postes dans le plus grand des secrets, et la campagne de tests pourtant rendue obligatoire par les instances de Mexico n'a pas été appliquée.

Une poignée de salarié·es ont tenté de sonner l'alarme: les 200 personnes constituant leur unité ont été licenciés, sans autre forme de procès, avant que la contestation publique ne prenne forme et que la puissance publique ne se sente obligée d'intervenir.

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«La vie est toujours un risque. C'est pourquoi nous devons la vivre intensément», déclarait le milliardaire en décembre, lors d'une conférence annuelle qu'il organise.

Et alors que certains de ses salarié·es perdaient la vie en essayant de la gagner au sein d'un conglomérat faisant publiquement fi de toute précaution élémentaire, Ricardo Salinas Pliego pouvait parader sur les réseaux sociaux, fier de son insouciance.

Il se risquait ainsi à de somptueuses fêtes sur son yacht géant, s'offrait des visites en hélicoptère privé au-dessus de Mexico, passait un peu de temps sur les greens impeccables de parcours de golf pour personnes très fortunées, ou célébrait Noël avec cinquante personnalités de la télé non-masquées et pas plus distanciées, lors d'un repas avec groupe de musique.

«Vive la vie!», tweetait ainsi le milliardaire, sans une once apparente de remords: pas certain que les familles de celles et ceux que son idéologie du risque a laissés sur le carreau puisse exprimer le même enthousiasme.

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Dans l'Aveyron, 357 salariés d'une fonderie automobile qui travaille "à 80% pour Renault", se sont mis en grève et bloquent ce site industriel. Seul le groupe espagnol CIE Automotive a déposé une offre de reprise, qui prévoit la suppression de 214 emplois. "La reprise de 150 personnes sur 357 ça signifie la mise à mort de notre usine, qui ne sera pas en capacité d'assurer la production", assure la CGT.A l'entrée des bâtiments dont le gris tranche avec la verdure des collines environnantes, les ouvriers ont installé d'immenses braseros et une pancarte sur laquelle la stupéfaction a fait place à l'ironie : "Le monde d'après c'est ici".

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