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Monde Birmanie: malgré la peur, les manifestants s'opposent toujours aux putschistes

09:50  06 mars  2021
09:50  06 mars  2021 Source:   rfi.fr

Birmanie : intenses pressions sur la junte, poursuite des manifestations

  Birmanie : intenses pressions sur la junte, poursuite des manifestations Les États-Unis, l'Union européenne et le G7 ont adopté des sanctions pour condamner les violentes répressions du régime à l'encontre des manifestants, qui étaient toujours massivement mobilisés en Birmanie, mardi, contre le coup d'État. La pression continuait de s'accentuer sur la junte birmane, mardi 23 février. Le G7, les États-Unis et l'Union européenne ont adopté des sanctions contre le recours à la force des généraux tandis que desLa pression continuait de s'accentuer sur la junte birmane, mardi 23 février. Le G7, les États-Unis et l'Union européenne ont adopté des sanctions contre le recours à la force des généraux tandis que des manifestations massives se poursuivent depuis le coup d'État du 1er février.

Malgré la peur des représailles, les protestataires continuent à descendre dans les rues pour demander le départ des généraux putschistes et la libération des centaines de détenus emprisonnés ces dernières semaines. Coupures d'internet, renforcement de l'arsenal législatif, vagues Début février, ses 15 membres avaient publié une déclaration commune qui exprimait leur préoccupation sans toutefois condamner le coup d'Etat, Pékin et Moscou, alliés traditionnels de l'armée birmane, s ' opposant à une telle formulation. Les derniers soulèvements populaires de 1988 et de 2007 ont été

Avec notre correspondante à Rangoun, Juliette VerlinEn Birmanie , deux semaines - tout juste - après le coup d'État militaire qui a renversé le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Rangoun. Elles sont un peu moins nombreuses que les jours précédents. Il faut dire qu'une vague d'inquiétude a envahi la ville, hier soir, quand les tanks et les véhicules blindés se sont mis en mouvement dans les rues.Coupure internetCe matin à Rangoun, il y a quand même des manifestants devant les ambassades occidentales et les points de

Salut de militant anti-putsch le 5 mars 2021. © AFP - JACK TAYLOR Salut de militant anti-putsch le 5 mars 2021.

Des manifestants pro-démocratie continuent à descendre dans les rues, samedi 6 mars en Birmanie, au lendemain d'une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, toujours divisé sur la réponse à apporter à la répression militaire qui a déjà fait des dizaines de morts.

La peur est dans tous les esprits des manifestants qui continuent à s'opposer au putsch des militaires en Birmanie : au moins 55 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis le début de l'insurrection pacifique contre le coup d'État du 1er février qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi.

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  Birmanie. Des violences à Rangoun, Facebook ferme les comptes liés à l’armée Les manifestations sont toujours en cours en Birmanie après le putsch du 1er février. La tension monte à Rangoun et Facebook a annoncé fermer tous les comptes liés à l’armée birmane. Des militants pro-junte armés de tuyaux et de lance-pierres se sont confrontés ce jeudi 25 février à des habitants de Rangoun dans une soudaine montée de la tension en Birmanie tandis que Facebook a annoncé fermer tous les c La colère du peuple birman contre les généraux auteurs du putsch du 1er février secoue le pays, des centaines de milliers de manifestants descendant dans la rue quotidiennement pour réclamer la li

© Fournis par Le Point. D es manifestants ont continué à descendre dans les rues jeudi en Birmanie mais la peur était dans tous les esprits au lendemain de la journée de répression la plus meurtrière depuis le coup d'Etat, avec au moins 38 manifestants tués d'après l' ONU . Les Nations Unies ont haussé le ton, exhortant l'armée à cesser "d'assassiner" les contestaires pro-démocrates. Publicité. This is the AOL video player, press Space to toggle play and pause.

Certains manifestants sont équipés de sacs en plastique remplis d'eau, qu'ils balancent sur les bombes de gaz lacrymogènes, afin de les étouffer au maximum avant qu'ils ne fassent mal aux yeux. D'autres brandissent des miroirs en guise de boucliers pour semer la confusion dans le camp adverse. D'autres encore utilisent des extincteurs pour créer un nuage de fumée autour d'eux, leur permettant de s'enfuir plus facilement. Même avec toute leur ingéniosité, empruntant des tactiques aux mouvements pro-démocratie de Hong Kong et de Thaïlande, le terrain reste inégal, dit Thinzar.

À Loikaw, dans le centre du pays, des centaines de personnes, dont des enseignants en uniforme vert et blanc, défilent en brandissant des panneaux appelant à la désobéissance civile. « Si vous allez au travail, vous aidez la dictature », « Notre révolution doit gagner », scande la foule. Une multitude de messages de soutien afflue sur les réseaux sociaux: « Nous allons vaincre, mais soyez prudents », « Merci, vous êtes si courageux ». Dans le quartier de San Chaug, à Rangoun, la capitale économique, où des barricades de fortune ont été érigées pour se protéger des forces de sécurité, de petits groupes de manifestants se rassemblent. Les commerçants, qui ont ouvert aux premières heures du jour, se dépêchent de fermer avant que la police et l'armée se déploient, constate l'AFP.

Journée meurtrière en Birmanie : au moins huit manifestants ont été tués, la plupart par balles

  Journée meurtrière en Birmanie : au moins huit manifestants ont été tués, la plupart par balles Des centaines de manifestants ont en outre été arrêtés. L’ONU appelle « les militaires à cesser immédiatement d’utiliser la force contre des manifestants pacifiques ».Le pays est secoué par une vague de manifestations et une campagne de désobéissance civile depuis le putsch qui a renversé Aung San Suu Kyi le 1er février.

© STR Des manifestants équipés de sacs en plastique remplis d'eau, pour les jeter sur les bombes de gaz lacrymogènes afin de les étouffer au maximum, le 1er mars 2021 à Rangoun. Un peu partout à Rangoun, des longyi, sortes de jupes longues nouées sur le nombril, étendus sur une corde à linge barrent les rues de la ville. Aussi inoffensif que cela puisse paraître, ces installations ont pourtant maintes fois arrêté les forces de l'ordre dans leur progression pour disperser une manifestation anti-junte.

© Fournis par Le Point. A ppel à un embargo mondial sur les livraisons d'armes, réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l' ONU , nouvelles sanctions américaines: la pression internationale s'intensifie sur la junte birmane, toujours sourde aux critiques face à l'escalade de sa répression contre les manifestants pro-démocratie encore dans la rue ce vendredi. Au moins 38 personnes, d'après les Nations unies - plus lourd bilan depuis le putsch du 1er février - ont été tuées mercredi par les forces de sécurité, qui ont tiré à balles réelles sur des rassemblements de contestataires

Tirs mortels

Vendredi, un homme de 26 ans a été touché par un tir mortel dans le cou lors d'un rassemblement à Mandalay (centre), et une ONG a rapporté des raids contre des immeubles d'habitation et un hôpital à la frontière thaïlandaise. Deux jours plus tôt, au moins 38 protestataires avaient péri, des images montrant les forces de sécurité en train de tirer sur la foule et des manifestants couverts de sang, touchés à la tête par des balles. Vendredi encore, des pannes d'électricité ont eu lieu dans de nombreuses régions du pays. On ne savait toujours pas samedi si ces coupures ont été délibérées ou si elles sont la conséquence d'infrastructures peu fiables.

Coupures d'internet, vagues d'interpellations, recours à la force létale: les généraux putschistes sont plus déterminés que jamais à éteindre le vent de fronde qui souffle sur le pays. Car ils profitent des divisions de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU, réuni vendredi, n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une déclaration commune. Des mesures coercitives ont été annoncées par les États-Unis et l'Union européenne, mais les observateurs exhortent à aller plus loin avec un embargo international sur les livraisons d'armes, une décision qui nécessite l'accord de tous les membres du Conseil.

Birmanie : funérailles à Mandalay, nouvelle manifestation pro-démocratie à Rangoun

  Birmanie : funérailles à Mandalay, nouvelle manifestation pro-démocratie à Rangoun Alors que les Birmans disent adieu aux manifestants tombés dimanche, la répression de l'armée se durcit ce matin à Rangoun, même si les États-Unis ont haussé le ton et que le conseil de sécurité de l'ONU envisage une nouvelle réunion. © AP/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved Funérailles à Mandalay, en Birmanie, lundi 1 er février 2021 C'était les funérailles de l'une des victimes des affrontements entre manifestants pro-démocratie et les forces de l'ordre en Birmanie.

Au moins dix manifestants auraient été tués et plusieurs blessés par les forces de sécurité le 3 mars en Birmanie , alors que des affrontements ont éclaté dans le cadre de la fronde dans le pays contre le coup d'Etat qui a renversé le gouvernement civil d'Aung San Suu Kyi le 1er février. La journée du 28 février avait déjà été particulièrement meurtrière avec au moins 18 morts dans les rangs des manifestants , d'après les Nations Unies. Une des victimes a été enterrée ce 3 mars, des centaines de personnes chantant autour de son cercueil couvert de fleurs : «La démocratie est notre cause.»

© STR Manifestants pro-démocratie à Rangoun, le 4 mars 2021. Appel à un embargo mondial sur les livraisons d'armes, réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU, nouvelles sanctions américaines: la pression internationale s'intensifie sur la junte birmane, toujours sourde aux critiques face à l'escalade de sa répression contre les manifestants pro-démocratie encore dans la rue ce vendredi. © Laurence CHU Les pays qui arment la Birmanie .

Un simple « remaniement ministériel »

Pékin et Moscou, alliés traditionnels de l'armée birmane et grands exportateurs d'armes dans le pays, refusent de parler de « coup d'État », l'agence de presse chinoise évoquant début février un simple « remaniement ministériel ». Notre pays veut être « un voisin amical », a déclaré, le 5 mars, l'ambassadeur chinois Zhang Jun, mettant en garde contre des sanctions qui ne feraient qu'« aggraver les tensions ou compliquer davantage la situation ».

Les autres voisins régionaux font peu entendre leur voix. Singapour, premier investisseur dans le pays, a été le seul à hausser le ton, évoquant par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Vivian Balakrishnan, « une honte nationale ». Mais le chef de la diplomatie a aussi estimé que toute pression extérieure sur les généraux aurait peu d'impact.

(avec AFP)

À lire aussi : Birmanie: les manifestants usent d'ingéniosité pour contrer la répression militaire

Birmanie : l'ONU condamne les violences, la Chine appelle « à la désescalade » .
Le Conseil de sécurité des Nation unies a approuvé, mercredi, une déclaration condamnant pour la première fois la junte militaire en Birmanie.« L'heure est à la diplomatie », a-t-il aussi souligné dans un communiqué, en affirmant que « la Chine avait participé à la négociation » organisée pendant six jours par le Royaume-Uni au sein du Conseil de sécurité pour cette déclaration « d'une manière constructive ». « Il est important que les membres du Conseil parlent d'une seule voix. Nous espérons que le message du Conseil sera de nature à améliorer la situation en Birmanie », a insisté le diplomate chinois.

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