•   
  •   

Monde Armes chimiques, rôle de Damas : les "preuves" détenues par l'Occident étaient-elles suffisantes pour frapper la Syrie ?

09:45  15 avril  2018
09:45  15 avril  2018 Source:   francetvinfo.fr

Avec ses menaces de frappes en Syrie, Donald Trump veut "s'en prendre à la logistique des armes" du régime

  Avec ses menaces de frappes en Syrie, Donald Trump veut Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialiste des questions de défense, a expliqué, mercredi sur franceinfo, que "Donald Trump va faire ce qu'il a annoncé depuis des mois"."Que la Russie se tienne prête : les missiles arrivent sur la Syrie". Le tweet de Donald Trump est explicite, mais "le but de Donald Trump n'est pas de détruire le régime syrien, pas cette fois-ci, mais de clairement s'en prendre à la logistique des armes", a expliqué, mercredi 11 avril sur franceinfo, Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialiste des questions de défense.

Armes chimiques , rôle de Damas : les " preuves " détenues par l ' Occident étaient - elles suffisantes pour frapper la Syrie ? Centrafrique: des repères pour comprendre le conflit. La Birmanie annonce le retour d'une première famille de Rohingyas exilés au Bangladesh.

Il a ajouté que la Syrie et la Russie avaient invoqué des «problèmes de sécurité». La France, qui avait tout d'abord affirmé détenir des « preuves » de cette attaque chimique présumée et attribuée à «L’islam est une menace pour l ’ Occident » : l'enquête de Terra Nova chez LREM fait polémique.

  Armes chimiques, rôle de Damas : les © Fournis par Francetv info

La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont frappé plusieurs cibles syriennes dans la nuit du 13 au 14 avril, en réponse à l'attaque chimique présumée menée par le régime de Bachar Al-Assad à Douma.

"Les faits et la responsabilité du régime syrien ne font aucun doute", a déclaré Emmanuel Macron, samedi 14 avril, peu de temps après avoir ordonné, avec Washington et Londres, une série de frappes d'envergure contre le régime de Damas, en réponse à l'attaque chimique présumée dans la Ghouta orientale.

"Nous ne pouvons tolérer la banalisation de l'emploi d'armes chimiques", a repris le président français, assurant que la France possédait les "preuves" que l’attaque chimique avait été perpétrée par le régime syrien. L'opération a immédiatement été condamnée par l'ONU, la Russie, l'Iran et la Chine, qui ont dénoncé une "violation du droit international". La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni avaient-ils le droit de frapper ? Quelles sont leurs justifications ? Eléments de réponse.

Syrie : Emmanuel Macron confirme une attaque chimique (Vidéo)

  Syrie : Emmanuel Macron confirme une attaque chimique (Vidéo) Ce jeudi 12 avril, Emmanuel Macron a accepté de répondre aux questions de Jean-Pierre Pernaut. Et rapidement, le président de la République a assuré que des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie par le régime de Bachar al-Assad. Une séquence à découvrir sur Non Stop Zapping.En 2013, la Syrie avait promis de détruire toutes ses armes chimiques. Mais il y a quelques jours, la ville rebelle de Douma aurait été touchée par une attaque chimique. Et alors que Bachar al-Assad a démenti cette information, Emmanuel Macron a affirmé le contraire lors de son entretien ce jeudi 12 avril avec Jean-Pierre Pernaut : "Des armes chimiques ont été utilisées (...) au moins du chlore (...) par Bachar Al-Assad.

↑ « Armes chimiques , rôle de Damas : les " preuves " détenues par l ' Occident étaient - elles suffisantes pour frapper la Syrie ? », France Info,‎ 15 avril 2018 (lire en ligne). ↑ a et b Charlotte Chabas, « Rien n’empêche le régime syrien de mener une nouvelle attaque chimique demain », Le

Armes chimiques , rôle de Damas : les " preuves " détenues par l ' Occident étaient - elles suffisantes pour frapper la Syrie ? Des enfants migrants séparés de leurs parents et placés dans des cages par l 'administration Trump. Le HuffPost.

Ce que disent les Occidentaux sur la nature de l'attaque à Douma

Paris, Washington et Londres en sont convaincus : l'attaque survenue le 7 avril, en fin d'après-midi, dans le quartier de Douma, dans la Ghouta orientale, où étaient basés des groupes rebelles, était bien de nature chimique. Dans un document publié samedi 14 avril (PDF), le ministère des Armées français reconnaît toutefois que la France ne dispose pas "d'échantillons chimiques analysés par ses laboratoires" prélevés dans la zone concernée. En l'absence d'experts français présents sur place, Paris a utilisé "des témoignages, photos et vidéos apparus spontanément sur les sites spécialisés, dans la presse et les réseaux sociaux" pour s'assurer que la fameuse "ligne rouge" sur l'emploi de ces armes, interdites par les conventions internationales, a bien été franchie.

Le Canada approuve les frappes occidentales en Syrie

  Le Canada approuve les frappes occidentales en Syrie Le Canada approuve la décision des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la France de mener des frappes contre l'arsenal chimique de la Syrie, a affirmé samedi le Premier ministre Justin Trudeau. Depuis Lima, où il assiste au sommet des Amériques, Justin Trudeau a soutenu "la décision des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France de prendre des mesures pour diminuer la capacité du régime (Ndlr: du président syrien Baschar al-Assad) de lancer des attaques par armes chimiques contre ses propres citoyens".

Quelles étaient les cibles ? Des frappes ont notamment concerné le complexe de Barzeh, au nord-est de Damas . La coalition occidentale affirme que ces installations sont impliquées dans la fabrication d' armes chimiques .

Armes chimiques , rôle de Damas : les " preuves " détenues par l ' Occident étaient - elles suffisantes pour frapper la Syrie ? Syrie : témoignage d'un pilote de Rafale ayant participé aux frappes .

Les services français ont étudié les symptômes des victimes et personnes blessées qui ont été filmées et photographiées dans les heures et les jours qui ont suivi l'attaque. "Suffocation, asphyxie ou difficultés respiratoires, mentions de fortes odeurs de chlore et présence d'une fumée verte sur les lieux touchés, hyper salivation et hyper sécrétions (...). Aucune mort par effet mécanique n'est visible", écrit le ministère des Armées, pour qui "l'ensemble de ces symptômes est caractéristique d'une attaque par armes chimiques".

Une analyse confirmée par plusieurs médecins de l'Union des organisations de secours et soins médicaux (UOSSM). "Les symptômes des victimes sont évidents : aucune présence de lésion traumatique, gêne respiratoire avec parfois suffocation, irritation oculaire, odeur de chlore, qui démontrent une attaque au chlore", assurent-ils dans une tribune. Signataire de cette tribune, le médecin de guerre et humanitaire français Raphaël Pitti a qualifié "d'incontestable", samedi sur franceinfo, la nature chimique de l'attaque du 7 avril. Il précise que deux produits y ont été utilisés, "le chlore qui a peu de conséquences létales et un produit qui tue immédiatement".

Donald Trump annonce des frappes en Syrie avec la France et le Royaume-Uni (vidéo)

  Donald Trump annonce des frappes en Syrie avec la France et le Royaume-Uni (vidéo) Cette nuit, les forces de la coalition ont bombardé des usines d'armes chimiques en Syrie. Donald Trump a confirmé dans la nuit un attaque conjointe avec la France et le Royaume-Uni face aux pratiques du régime de Bachar el-Assad. Une séquence à retrouver en vidéo sur Non Stop Zapping.Emmanuel Macron l'avait annoncé jeudi dernier dans le journal de Jean-Pierre Pernault : la France dispose de preuves affirmant que le régime de Bachar el-Assad a bien utilisé des armes chimiques contre la population. Le président de la République avait également confirmé que l'armée française interviendrait.

Le 13 avril dernier, à la veille de la frappe conjointe des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni, Moscou avait affirmé détenir plusieurs preuves et témoignages infirmant la thèse d'une attaque chimique menée par Damas le 7 avril.

Pour Bruno Guigue, les frappes de Washington, Paris et Londres sur la Syrie sont une «pluie de pétards mouillés». Dénonçant un Occident «en mal d'hégémonie», l'analyste estime que cette manœuvre ne changera rien : les ennemis de Damas ont perdu.

"Ceux qui sont tranquillement assis au chaud, chez eux, et qui contestent ce qui se passe sur le terrain, je ne peux que les inviter à venir la prochaine fois et à m'accompagner en Syrie. Je leur montrerai sur le terrain ce qu'il en est."

Raphaël Pitti, professeur de médecine d'urgence sur franceinfo

Ce qu'ils savent de la responsabilité de Damas dans cette attaque

Interrogé sur la "preuve" que le régime de Bachar Al-Assad avait mené l'attaque de Douma, la porte-parole de Donald Trump a répondu vendredi d'un mot : "Oui". De son côté, Emmanuel Macron a affirmé jeudi, lors de son entretien sur TF1 :"Nous avons la preuve que, la semaine dernière, des armes chimiques ont été utilisées, au moins du chlore, et qu'elles ont été utilisées par le régime de Bachar Al-Assad".

Le rapport publié samedi par le ministère des Armées est un peu plus nuancé. Plutôt que des "preuves" stricto sensu, Paris indique disposer d'un "haut degré de confiance" sur le fait que Damas soit responsable de l'attaque. Le ministère avance des arguments pour étayer cette thèse. D'abord, le fait que des "renseignements fiables" lui ont indiqué l'implication de "responsables militaires syriens" dans la coordination de cette offensive. Le contexte militaire local, ensuite, qui a poussé le régime, appuyé par les Russes, à reprendre ses bombardements intensifs sur la localité.

Syrie : quelles conséquences après les frappes occidentales contre Assad?

  Syrie : quelles conséquences après les frappes occidentales contre Assad? La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont frappé le régime syrien sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, bloqué par la Russie. Moscou a convoqué une réunion d'urgence tandis qu'en Syrie, les autorités de Damas promettent de continuer leurs combats contre les rebelles. © Reuters La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont frappé le régime syrien sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, bloqué par la Russie.

Armes chimiques en Syrie : les enquêteurs n'ont pas encore pu 22:02Fait-diversToulouse: échauffourées entre policiers et jeunes dans deux quartiers prioritaires. 22:01MondeArmes chimiques , rôle de Damas : les " preuves " détenues par l ' Occident étaient - elles suffisantes pour frapper la

Ces derniers affirment avoir accepté de participer à l'élaboration d' armes chimiques afin que la Syrie puisse disposer d'une arme dissuasive contre Israël qui disposait de son côté de l' arme nucléaire. l' Armée syrienne libre, à l'est de Damas [24].

Pour la France, utiliser ce type d'attaques dans une enclave rebelle a permis à Damas "de déloger des combattants ennemis abrités dans des habitations, afin d'engager le combat urbain dans les conditions les plus avantageuses pour le régime". Le ministère des Armées relève que cette stratégie a payé : "Depuis les attaques du 7 avril 2018, le groupe [rebelle] Jaish al-Islam a négocié avec le régime et la Russie son départ de Douma, témoignant du succès de la manœuvre employée."

Les autorités françaises balaient enfin le scénario d'une manipulation de la part des rebelles syriens, qui auraient employé eux-mêmes des armes chimiques à Douma pour pousser l'Occident à agir contre Bachar Al-Assad. D'une part parce que les services français ne disposent d'"aucune information" allant dans ce sens, mais également parce que l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont, en 2016, attribué à Damas l'utilisation de chlore dans au moins trois attaques. Même position concernant une éventuelle manipulation des images, "dans la mesure notamment où les groupes présents dans la Ghouta n'ont pas les moyens de mener une manœuvre de communication d'une telle ampleur".

Ce que dit le droit international en matière d'attaques

"Légalement, il n'y a presque aucune possibilité d'intervenir", affirme Jean-François Daguzan, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique, à franceinfo. En effet, selon les règles de l'ONU, seules trois possibilités peuvent justifier des frappes militaires. En premier lieu, l'opération doit être menée à la demande du pays où elle doit se dérouler. Mais Bachar Al-Assad n'a aucun intérêt à demander au Conseil de sécurité de l'ONU de frapper ses propres bases.

Syrie: les Etats-Unis devraient annoncer de nouvelles sanctions contre la Russie

  Syrie: les Etats-Unis devraient annoncer de nouvelles sanctions contre la Russie Aux Etats-Unis, l'administration Trump doit annoncer ce lundi 16 avril de nouvelles sanctions contre la Russie. Après les frappes aériennes sur la Syrie il y a deux jours, c'est une nouvelle conséquence de la présumée attaque à l'arme chimique menée par le régime de Bachar el-Assad. Avec notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier Fin mars, Donald Trump avait annoncé qu'il souhaitait retirer ses troupes de Syrie. Quinze jours plus tard, il a ordonné les plus importantes frappes américaines depuis le début du conflit.

«Si [la France] a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils [en Syrie par le gouvernement], nous frapperons », a réaffirmé le 13 février Emmanuel Macron devant l'Association de la presse présidentielle. «Nous frapperons l 'endroit d'où ces envois sont faits

Lors de son intervention télévisée au micro de Jean-Pierre Pernaut le 12 avril, Emmanuel Macron assurait détenir les « preuves » de l'utilisation d' armes chimiques par le gouvernement syrien «L’islam est une menace pour l ’ Occident » : l'enquête de Terra Nova chez LREM fait polémique.

Autre possibilité, définie par l’article 42 du chapitre 7 de la Charte des Nations unies : les pays peuvent entreprendre toute action militaire qu'ils jugent "nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales", sous mandat de l'ONU et avec l'accord unanime du Conseil de sécurité. Or, Moscou, alliée de longue date de Damas, n'a cessé de faire valoir son droit de veto à toute intervention en Syrie au sein de cette entité.

Enfin, un pays peut aussi invoquer la "légitime défense", définie dans l'article 51 de la Charte de l'ONU. C'est cet article qu'avait utilisé François Hollande pour ordonner des frappes sur le territoire syrien, dans la foulée des attentats de novembre 2015, arguant que les jihadistes présents dans la zone constituaient une menace pour la France. "Les frappes menées cette nuit ne répondent en aucun cas à de la légitime défense. Bachar Al-Assad n'a pas attaqué les pays occidentaux mais sa propre population", analyse Jean-François Daguzan.

"Quelles que soient les raisons invoquées, ces frappes sont illégales", reprend le chercheur, pour qui cet affranchissement du droit international a été permis par des précédents. Entre 1998 et 1999, "la guerre du Kosovo s'est déroulée hors de la légalité internationale. Les Kosovars étaient persécutés par les Serbes et il fallait faire cesser le scandale. Les Occidentaux ont contourné cette légalité pour intervenir et faire plier la Serbie." Idem en 2003 en Irak : "L'ampleur de l'intervention n'a rien à voir avec ces frappes, mais les Etats-Unis sont intervenus sans mandat de l'ONU."

Débat sur l'intervention française en Syrie : "Le président a franchi une ligne"

  Débat sur l'intervention française en Syrie : Lors d'un débat sans vote à l'Assemblée, les opposants ont dénoncé la décision d'Emmanuel Macron de frapper en Syrie. Fallait-il frapper en Syrie ? Les preuves étaient-elles suffisantes ? Et fallait-il le faire sans l'aval, par nature impossible, du conseil de sécurité de l'ONU ? Après les frappes de l'armée française samedi à l'aube en Syrie, en représailles à une attaque chimique présumée du régime syrien le 7 avril à Douma, députés et sénateurs ont débattu ce lundi de l'intervention française, opération militaire que le président Emmanuel Macron a décidée seul puis qualifiée de "réussie".

«Nous avons des preuves irréfutables qu'il s'agissait d'une autre mise en scène rues et les maisons de Douma dans la foulée de l'attaque présumée, sans trouver trace d'utilisation d' armes chimiques . France. «L’islam est une menace pour l ’ Occident » : l'enquête de Terra Nova chez LREM fait

Les trois pays - France, Etats-Unis et Royaume-Uni - sont les seuls à disposer d'une puissance militaire suffisante pour frapper conjointement, rapidement et en différents points l'arsenal chimique syrien. Trois cibles ont été visées, dont deux à Homs, dans le centre de la Syrie , et une à Damas .

Ce que défendent les Occidentaux pour justifier les frappes

Au-delà du droit, Paris et Washington semblent donc se placer sur le registre de l'exigence morale et de la légitimité face à Bachar Al-Assad, "un animal qui tue avec du gaz, qui tue son peuple et aime cela", selon les mots de Donald Trump. "Aujourd'hui, on est peut-être hors du cadre de ces résolutions, mais on est dans le cadre de la légalité internationale. Ce dictateur massacre son peuple et il le fait d'une manière intentionnée", argumentait le président de la commission Défense de l'Assemblée nationale française, la veille des frappes. Une position qui ne convainc pas certains observateurs.

"La légalité morale, c'est le piège absolu, parce que ce qui est moral pour vous ne l'est pas pour moi, etc… C'est un écran de fumée insupportable."

Didier Billion, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques

"On s'affranchit du droit international avec pour objectif annoncé de le faire respecter", commente Patrick Baudouin, avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH). "Cela répond à l'idée qu'il y aurait une sorte de droit international humanitaire relevant de la 'responsabilité de protéger'. Mais ce n'est pas une notion gravée dans le droit international", souligne-t-il. "Responsabilité de protéger, droit d'ingérence : ce sont des concepts vides de toute notion de droit qui permettent de justifier l'emploi de la force en dehors de tout cadre de responsabilité", renchérit Françoise Saulnier, directrice juridique de Médecins sans frontières. "A force d'entorses à la légalité internationale, nous sommes en train de solder les acquis juridiques de la seconde guerre mondiale."

Une partie de la classe politique française a aussi déploré ces frappes. Le député insoumis Eric Coquerel a comparé cette intervention à celle des Etats-Unis en Irak en 2003 et a exigé des "preuves". Marine Le Pen a dénoncé une intervention "en dehors de tout mandat de l'ONU", alors même que "les enquêteurs internationaux ne font qu'arriver aujourd'hui en Syrie." Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée samedi en Syrie et doit réunir des éléments sur les attaques chimiques à Douma. En attendant ses conclusions, la Russie a demandé à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU condamne fermement ces frappes.

Syrie: les experts internationaux entrent à Douma .
Des experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques sont entrés mardi 17 avril dans la ville de Douma où une présumée attaque chimique se serait produite le 7 avril. Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh Dix jours après l'attaque chimique présumée à Douma, attribuée à l'armée syrienne par les Occidentaux, les experts de l'Organisation pour l’interdiction des armes chimiques –OIAC- sont sur place. Ils devaient s'y rendre dès lundi, mais les Russes et les Syriens avaient invoqué des problèmes de sécurité pour reporter la visite.

—   Partager dans le Soc. Réseaux

Thématique de la vidéo:

C'est intéressant!