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Monde Mumbai (Enquête exclusive, M6) : pourquoi la ville ne s'appelle plus Bombay

23:10  21 mars  2021
23:10  21 mars  2021 Source:   programme-tv.net

Bombay Begums sous le feu de la représentation inappropriée d'enfants

 Bombay Begums sous le feu de la représentation inappropriée d'enfants © Fourni par Mid-Day L'organisme suprême des droits de l'enfant NCPCR a demandé à Netflix d'arrêter de diffuser «Bombay Begums» en citant une représentation inappropriée d'enfants dans la série Web.

Mumbai (Enquête exclusive, M6) : pourquoi la ville ne s'appelle plus Bombay © Satish Bate/Hindustan Times/REX/ Mumbai (Enquête exclusive, M6) : pourquoi la ville ne s'appelle plus Bombay

Ce dimanche 21 mars, à 23.10 sur M6, Enquête exclusive s'intéresse à la mégalopole indienne qui abrite 22 millions d'habitants, Mumbai qu'on appelle encore souvent en France, par son ancien nom Bombay. Elle en a pourtant changé en 1995, voici pourquoi…

Ce dimanche 21 mars à 23.10, sur M6, Bernard de la Villardière et Enquête exclusive nous emmènent en Inde. Pas dans sa capitale fédérale New Delhi mais dans la capitale d'un des états de ce gigantesque pays, le Maharashtra, sur la côte ouest. Ils nous plongent dans l'une des cités les plus peuplées au monde, Mumbai. Aujourd'hui, 22 millions d'habitants vivraient dans ses entrailles, l'ONU évoque le chiffre de 30 millions à l'horizon 2035. Son urbanisme est aussi galopant que démesuré. Mais la démographie croissante charrie son lot de béton comme celui de bidonvilles. Mumbai est surnommée "Maximum city" ou la "Métropolis infernale". Mais pendant longtemps, une grande partie des Indiens et le monde entier l'ont nommé Bombay…

La réglementation des médias numériques en Inde fait craindre des restrictions à la liberté de la presse

 La réglementation des médias numériques en Inde fait craindre des restrictions à la liberté de la presse Par Sankalp Phartiyal © Reuters / Shailesh Andrade FILE PHOTO: Un homme regarde une vidéo sur son téléphone portable alors qu'il fait la navette en train de banlieue à Mumbai NEW DELHI (Reuters ) - Le nouveau contrôle par l'Inde des plateformes d'information numériques suscite des protestations de la part de l'industrie des médias et des militants qui craignent que les règles ne restreignent la liberté de la presse dans la plus grande démocratie du monde.

Effacer le passé colonial

C'est en 1995, que cette cité a pris officiellement le nom de Mumbai. Mumbai provient de la contraction de "Mamba" ou "Maha-Amba", nom de la déesse hindoue Mumbadevi. Le parti nationaliste hindou Shiv Sena ayant pris le pouvoir, il a décidé de rebaptiser la ville Mumbai pour effacer un peu plus les traces de la colonisation britannique. Ses arguments étaient que les colons avaient imposé le nom de Bombay après avoir déformé la prononciation du nom de "Bombaim".

A l'origine la langue portugaise

En effet , la métropole a connu plusieurs noms au fil des époques… et des langues. En 1534, quand les Portugais s'installent sur les îles de Bahadur Shah, aujourd'hui reliées entre elles et qui forment la ville, ils les baptisent "Bom Bahia", c'est à dire la "bonne baie". Le terme impose à tous que la péninsule et le port sont en sécurité. Les siècles passant Bom bahia aurait évolué en… Bombais. Si certains historiens évoquent d'autres hypothèses qui menèrent à ce nom, il n'en reste pas moins que lors de la colonisation par les Britanniques, vers 1750, Bombais anglicisé est devenu Bombay. Pour autant au sein de l'Inde, depuis cette époque, certaines langues régionales du pays l'ont désigné sous d'autres terme comme Bambai en Indi ou Mumbai ou Mambai en Marathi ou en gujarati… On comprend ainsi mieux pourquoi elle porte officiellement celui de Mumbai… Même si depuis 1995, alors que Mumbai est une des dix plus importantes plate-formes financières mondiales, la bourse refuse ce nom et utilise encore celui de Bombay!

Beaucoup d'infections, peu de décès: les mystères du Covid-19 en Inde .
«Il n'y a plus de Covid ici, explique en souriant un jeune serveur, masque dans la poche, à la terrasse d'un restaurant de New Delhi. On l'a vaincu et il est parti loin d'ici.» Cette scène n'a rien de surprenant dans la capitale indienne, où le port du masque et les gestes barrières ne sont désormais appliqués que dans certaines parties de la ville. Un relâchement dû à la fois à la lassitude générale face aux restrictions, à la relative accalmie de la pandémie sur le territoire entre décembre et février mais également aux mystères qui entourent la mortalité liée au virus dans le pays.

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C'est intéressant!