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Monde Le #sofagate ou l'affront protocolaire vécu par Ursula von der Leyen à Ankara

04:15  08 avril  2021
04:15  08 avril  2021 Source:   lepoint.fr

von der Leyen a marqué dans un snub gênant alors que Charles Michel pinches à la présidence de Turquie

 von der Leyen a marqué dans un snub gênant alors que Charles Michel pinches à la présidence de Turquie Votre navigateur ne supporte pas cette vidéo Ursula Von der Leyen a subi une gaffe embarrassante comme siège à côté du président de Turquie, Charles Michel a été nabbée par Charles Michel alors qu'elle se tenait Il attendit qu'il bouge sans chance. Mme Von der Leyen a exprimé sa gêne qui n'a pas été ramassée par M. Michel alors que la paire est arrivée en Turquie pour discuter de l'avenir de l'accord de réfugié.

  Le #sofagate ou l'affront protocolaire vécu par Ursula von der Leyen à Ankara © Fournis par Le Point

Un affront infligé à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, placée mardi par le protocole en retrait sur un divan lors de la réunion des présidents des institutions de l'UE avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara, a provoqué une polémique et beaucoup de ressentiment à Bruxelles.

"La présidente von der Leyen a été surprise. Elle a décidé de passer outre et de donner la priorité à la substance. Mais cela n'implique pas qu'elle n'accorde pas d'importance à l'incident", a expliqué mercredi son porte-parole Eric Mamer.

La scène a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #Sofagate, elle a suscité de nombreux commentaires sur l'inégalité de traitement entre les deux chefs des institutions européennes, et son caractère sexiste.

Polémique à Bruxelles après un affront fait à Ursula von der Leyen à Ankara

  Polémique à Bruxelles après un affront fait à Ursula von der Leyen à Ankara Un affront a été infligé mardi à la présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, placée en retrait sur un divan lors de la réunion des présidents des institutions de l'UE avec le président turc Recep Tayyip Erdogan à Ankara.La scène, qui a été filmée, a déclenché une controverse à Bruxelles."La présidente von der Leyen a été surprise. Elle a décidé de passer outre et de donner la priorité à la substance. Mais cela n'implique pas qu'elle n'accorde pas d'importance à l'incident", a expliqué mercredi son porte-parole Eric Mamer.

"Ehm", murmure l'ancienne ministre allemande de la Défense, apparemment désemparée: debout, elle semble ne pas savoir où s'installer alors que le président du Conseil européen Charles Michel et le président turc se calent dans les deux fauteuils préparés pour la réunion.

Ursula von der Leyen prend ensuite place sur un canapé, en retrait des deux hommes, face au ministre turc des affaires étrangères.

"Mme von der Leyen attend d'être traitée selon les règles protocolaires et elle a demandé à ses services de faire en sorte que ce genre d'incidents ne se répète pas à l'avenir", a annoncé son porte-parole.

"Les présidents des deux institutions ont le même rang protocolaire", a-t-il soutenu.

A contrario, le Conseil européen, l'organe représentant les Etats membres, a toutefois fait savoir que son président avait la préséance sur la Commission pour le protocole international.

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  « Sofagate ». Le président du Conseil européen, Charles Michel, « peiné » par la polémique Le président du Conseil européen a publié un communiqué sur Facebook, mercredi soir, pour réagir à « l’affaire du canapé » où la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, avait été reléguée lors d’une rencontre officielle avec le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan. La polémique a enflé toute la journée du mercredi 7 avril 2021 à propos du « Sofagate ». La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait été placée la veille par le protocole en retrait sur un divan lors de sa réunion avec le président du Conseil européen, Charles Michel, et le chef de l’État turc, Recep Tayyip Erdogan, à Ankara.

"Aucune disposition n'a été prise en dehors de celles demandées par une délégation de l'UE qui a préparé la visite", a assuré en fin de journée à l'AFP un responsable turc. La visite avait été préparée par l'ambassadeur de l'UE à Ankara.

Charles Michel a confirmé cette version: "L'interprétation stricte par les services turcs des règles protocolaires a produit une situation désolante: le traitement différencié, voire diminué, de la présidente de la Commission européenne", a-t-il expliqué dans un message sur son compte Facebook.

"Sur le moment, tout en percevant le caractère regrettable de la situation, nous avons choisi de ne pas l'aggraver par un incident public", a-t-il soutenu.

A Paris, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Clément Beaune a réagi de son côté avec vigueur.

"Ce sont des images qui font mal et qui manifestement montrent quelque chose d'organisé", a-t-il déclaré à la chaîne BFM TV.

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"Je ne veux pas d'une Europe naïve, fragile et donc là je crois qu'on a affaire à des interlocteurs, le président turc, qui eux connaissent la force des images, la valeur des symboles", a-t-il ajouté. "C'est un affront qu'on corrigera mais il ne faut pas laisser faire ce genre de choses."

"Abominable" pour l'image

La rebuffade intervient à un moment diplomatique délicat, alors que l'UE et la Turquie cherchent à renouer leurs relations après une année de tensions.

Les Européens ne cachent pas leurs inquiétudes face aux violations des droits fondamentaux en Turquie et la décision du président Erdogan de quitter la convention d'Istanbul sur la prévention de la violence contre les femmes et les enfants.

À l'issue de la rencontre, Mme von der Leyen n'a pas mâché ses mots lors de la conférence de presse. "Je suis profondément inquiète du fait que la Turquie se soit retirée de la Convention d'Istanbul", a-t-elle lancé.

"La question des droits de l'homme est hautement prioritaire dans la relation entre l'UE et la Turquie. Elle sera prise en compte dans l'analyse générale qui sera soumise aux dirigeants européens lors de leur sommet en juin", a averti mercredi son porte-parole.

L'affront fait à la première femme à occuper l'un des deux plus hauts postes de l'UE a suscité la colère de plusieurs élus européens à Bruxelles.

"D'abord, ils se retirent de la Convention d'Istanbul et maintenant ils laissent la présidente de la Commission européenne sans siège lors d'une visite officielle. C'est honteux. #WomensRights", s'est insurgée la présidente du groupe socialiste au Parlement européen, l'Espagnole Iratxe Garcia Perez, sur Twitter.

Charles Michel n'a pas été épargné. L'eurodéputée libérale néerlandaise Sophie in 't Veld s'est demandé pourquoi le président du Conseil était resté "silencieux".

Il s'est défendu d'avoir été "insensible" à cette situation: "Rien n'est plus éloigné ni de la réalité, ni de mes sentiments profonds", a-t-il assuré.

Mais le mal est fait. "En termes d'images, le résultat est abominable pour Charles Michel", a reconnu un responsable européen.

07/04/2021 23:30:43 -          Bruxelles (AFP) -          © 2021 AFP

Rencontre froide entre Ursula von der Leyen et Charles Michel après le «Sofagate» .
Six jours qu’ils ne s’étaient pas parlé, depuis que le « Sofagate » à Ankara a fait couler beaucoup d’encre. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a reçu ce lundi en fin d’après-midi le président du Conseil européen Charles Michel. Ce dernier a exprimé « ses profonds regrets » sur l’incident d’Ankara, mais on ne peut pas dire que l’ambiance entre eux deux se soit vraiment améliorée « Je ne permettrai pas qu’une telle situation se reproduise » voilà en résumé, ce qu'a dit Ursula von der Leyen à Charles Michel. Deux heures d’échanges et une réunion hebdomadaire habituelle ont banalisé leurs entourages.

usr: 0
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