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Monde Pérou: une élection présidentielle sans favori

06:30  09 avril  2021
06:30  09 avril  2021 Source:   msn.com

Pérou candidats présidentiels Spar sur les vaccins, l'oxygène en débat en tant que virus rage

 Pérou candidats présidentiels Spar sur les vaccins, l'oxygène en débat en tant que virus rage par Marco Aquino © Reuters / Sebastian Castaneda Pérou Les candidats à la présidence du Pérou participent à un débat, à Lima Lima (Reuters) - candidats à la présidence du Pérou, à la suite d'une chaîne de cordes Les débats avancés par les élections la semaine prochaine, ont chuté sur la pandémie avec des promesses de vaccins «à tout prix», de la tension sur le verrouillage et des plans visant à prendre le contrôle de l'offre d'oxygène médicale d'origine et de coronavirus à nouveau.

Un partisan du candidat à la présidentielle fait campagne pour le candidat dans le quartier de Villa El Salvador, à la périphérie de Lima, au Pérou, le 29 mars , 2021. © AP - Martin Mejia Un partisan du candidat à la présidentielle fait campagne pour le candidat dans le quartier de Villa El Salvador, à la périphérie de Lima, au Pérou, le 29 mars , 2021.

Quelque 25 millions de Péruviens sont appelés à désigner un nouveau président et à renouveler le Congrès dimanche 11 avril. Le pays est l’un des plus durement touchés par la pandémie. Il est aussi très instable sur le plan politique et ces élections ne devraient rien changer.

Les derniers sondages montrent un seul grand favori : le vote blanc ou nul. Il tourne autour de 20-25%. À quelques jours du scrutin, les Péruviens ne savent pas encore pour qui voter, ce qui est assez habituel. Ce qui l’est moins, c’est qu’aucun des 18 candidats à la présidentielle ne se détache pour le moment. « La dernière enquête d’Ipsos Pérou montre que trois candidats dépassent les 10%, mais avec la marge d’erreur, ils pourraient très bien être en dessous des 10%. Il n’y a pas beaucoup d’écart entre les candidats et aucun ne domine largement les intentions de vote », note Arthur Morenas, chercheur en Sciences politiques associé à l’Institut français d’études andines (IFEA) et à l’Institut des Amériques.

avec les électeurs marre des politiciens, '''s Election est grand ouvert

 avec les électeurs marre des politiciens, '''s Election est grand ouvert par Marco Aquino © Reuters / Sebastian Castaneda Fichier Photo: Débat des candidats à la présidence à Lima, Pérou Lima (Reuters) - Dans le concours de popularité de devenir Pérou Le prochain président, personne ne gagne. Les électeurs du pays andin, fatigués d'années de turbulences politiques et de corruption, sont divisés comme jamais auparavant sur l'OMS pour voter lorsque les sondages sont ouverts dimanche prochain.

Corruption et pandémie

Ce faible engouement peut d’abord s’expliquer par les multiples scandales de corruption, notamment l’affaire Odebrecht, qui ont touché le pays ces dernières années et miné la confiance des Péruviens. « Toute la classe politique, de droite à gauche, a touché des pots-de-vin », rappelle Alberto Vergara, professeur du département de Sciences sociales et sciences politiques à l’université du Pacifique, à Lima. Tous les anciens présidents sont poursuivis ou sont en prison. Six des candidats à la présidentielle et 134 candidats au Congrès, qui sera entièrement renouvelé le dimanche 11 avril, ont aussi affaire à la justice pour des faits présumés de corruption, selon le quotidien La Republica.

Pour Arthur Morenas, la corruption reste une préoccupation majeure pour les électeurs, même en pleine pandémie. « La question de la gestion de la pandémie est intimement liée à la question de la corruption. Il y a eu un scandale lié à la vaccination de plusieurs hauts fonctionnaires, dont l’ancien président Martin Vizcarra et sa ministre de la Santé, rappelle-t-il. Pour beaucoup de Péruviens, si la crise sanitaire demeure, c'est qu’il existe des privilèges, des passe-droits, qui font que la population dans son ensemble n’a pas accès au réseau de santé comme il le devrait ».

bretelles de Pérou pour "élection la plus fragmentée dans l'histoire" comme poignées de pandémie

 bretelles de Pérou pour de Marco Aquinino © Reuters / Sebastian Castaneda Pérou Candidat à la présidence de Pérou Yonhy LaCano de l'accenture Campagne de fête de parti populaire Campagne de clôture, à Lima Lima (Reuters) - Pérou Votez pour un nouveau président dimanche dans une vaste élection encadrée par une poussée meurtrière dans les cas de coronavirus et sous la longue ombre d'une crise constitutionnelle l'année dernière qui a vu la nation andine traversant trois dirigeants dans une semaine.

L’élection maintenue malgré des records de décès liés au Covid-19

Le Pérou affronte actuellement une deuxième vague de Covid-19, avec des records de décès enregistrés ces derniers jours. Quatre candidats à la présidentielle ont été contaminés pendant la campagne et l’un d’entre eux a dû être hospitalisé. Contrairement au Chili voisin, les élections n’ont pas été reportées. Des créneaux horaires sont réservés aux personnes vulnérables, trois fois plus de bureaux de vote qu’en 2016 sont ouverts pour favoriser la distanciation, avec prise de température à l’entrée. « La pandémie a joué sur la campagne. Il y a un malaise, un détachement et une apathie dans le pays qui se transforme en une absence de confiance envers les responsables politique et leur capacité à gérer la crise sanitaire », note Alberto Vergara.

Au Pérou, le vote est obligatoire, mais l’abstention pourrait être notable cette année. « Beaucoup de gens ne vont pas se déplacer, pense Alberto Vergara, en particulier au sein des classes aisées qui peuvent se permettre de dire : "Je ne vais pas voter et je paye l’amende en conséquence" ». Difficile de savoir quel candidat tirera parti de cette abstention. « Il y a eu une politisation assez importante des questions de santé, note pour sa part Arthur Morenas. La droite plaide par exemple pour que les entreprises privées puissent acheter des vaccins et vacciner leurs employés. La gauche dit au contraire que cela créerait un marché lucratif des vaccins, qu’on a déjà pu voir lors  de l’année de pandémie à au travers des tests PCR ou de l’accès aux lits dans les cliniques privées ».

Pérou vote au milieu de la coronavirus mortelle

 Pérou vote au milieu de la coronavirus mortelle Quelque 25 millions de Péruviens devraient se révéler dimanche pour voter pour un nouveau président au milieu de la semaine la plus meurtrière du pays de la pandémie coronavirus et une poussée de nouvelles infections.

Destitution et dissolution : deux « armes constitutionnelles » désormais communément utilisées

Dimanche se jouent aussi des élections législatives. Les derniers sondages laissent entrevoir un Congrès encore plus fragmenté qu’aujourd’hui et cela n’aidera pas à résoudre la profonde crise politique que traverse actuellement le Pérou. Deux Congrès et quatre présidents se sont succédé depuis les dernières élections de 2016. Les deux institutions se livrent un bras de fer, une lutte pour le pouvoir, à coups de destitution et de dissolution. « Cela rend le pays ingouvernable, regrette Alberto Vergara. En 2016, c’est un président de droite, Pedro Pablo Kuczynski, qui a été élu et une autre formation de droite – celle de Keiko Fujimori -  a obtenu la majorité au Congrès. Certains ont cru qu’ils pourraient gouverner ensemble, mais ils se sont entretués, du jamais vu depuis 50 ans. Depuis, il est acquis que la destitution du président et la dissolution du Congrès font partie du jeu politique. Ces deux boutons atomiques constitutionnels sont devenus des armes normales et c’est très dangereux ».

« Aux pires heures de la pandémie, voir les hommes politiques capables de tout pour prendre le pouvoir, a mis au jour leur irresponsabilité. Cela explique aussi pourquoi les Péruviens n’ont plus confiance », ajoute-t-il. Dans les colonnes d’El Comercio, Alberto Vergara propose que les candidats à la présidentielle qui arriveront au second tour signent un « pacte de non-agression : Je ne dissous pas le Parlement et en échange tu n’essayes pas de me destituer ». La seule façon, estime-t-il, de rendre le pays gouvernable à nouveau.

Présidentielle au Pérou: le novice Pedro Castillo et l'expérimentée Keiko Fujimori .
Le novice en politique Pedro Castillo, un instituteur représentant la gauche radicale, et l'expérimentée candidate de la droite populiste, Keiko Fujimori, s'affronteront pour le second tour de la présidentielle au Pérou, selon des résultats partiels portant sur 90 % des bulletins.Pedro Castillo, l'instituteur syndicalistePedro Castillo, qui a créé la surprise en se hissant en tête du premier tour dimanche, est un instituteur de 51 ans, sorti de l'anonymat en 2017 à la faveur d'un vaste mouvement de grève des enseignants dont il avait pris la tête.

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