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Monde Soudan: des hommes de main de l'ex-président Omar el-Béchir jugés à Atbara

08:20  12 avril  2021
08:20  12 avril  2021 Source:   msn.com

omar pause avec Abrams et dit qu'elle soutient Georgia boycotts

 omar pause avec Abrams et dit qu'elle soutient Georgia boycotts © fournis par le courrier quotidien MailonLine Logo Rep. Ilhan Omar a rompu de Stacey Abrams et a déclaré qu'elle soutenait les boycottes de Boycottes de la Géorgie, dont la décision de Georgia, y compris le match de l'All-Star. sur la loi de vote approuvée par le GOP.

L ’ ex - président soudanais Omar el - Béchir , évincé du pouvoir en avril dernier, a comparu ce lundi 19 août sous haute sécurité devant un tribunal de Khartoum où il est jugé pour corruption. Le procès pour corruption du président déchu Omar el - Béchir , au pouvoir durant trois décennies, s’est ouvert lundi au Soudan , où le processus de transition vers un pouvoir civil attend toujours son premier acte concret avec la désignation des membres du conseil souverain. L ’ ex -chef de l ’État, déposé par l’armée le 11 avril en réponse à des manifestations massives, est arrivé en matinée devant un tribunal de

Soudan : le président Omar el - Béchir , âgé de 75 ans, arrêté par l'armée après des mois de contestation populaire. Retour sur 30 ans de règne sans partage

La ville d'Atbara a vécu les premières manifestations menant ensuite à la chute d'Omar El-Béchir. C'est ici que certains hommes de main du président déchu sont jugés (Image d'illustration). © AFP La ville d'Atbara a vécu les premières manifestations menant ensuite à la chute d'Omar El-Béchir. C'est ici que certains hommes de main du président déchu sont jugés (Image d'illustration).

Il y a deux ans au Soudan, une révolution conduisait à la chute du président Omar el-Béchir après 30 ans de règne. Depuis plusieurs jours, à Atbara, petite ville du nord du pays qui a été l’épicentre de la révolution, des membres du NISS, les services de sécurité du président déchu sont jugés pour le meurtre de manifestants.

Avec notre correspondant au Soudan, Eliott Brachet

Devant le tribunal une cinquantaine de manifestants réclament la peine de mort pour les hommes de main d’el-Béchir, aujourd’hui sur le banc des accusés. Pour Said Ahmad, il faut que justice soit faite : « On demande que ces hommes soient pendus. On exige justice pour les martyrs. Je suis optimiste. C’est la première fois de ma vie que je vois des gradés des services de sécurité qui doivent rendre des comptes »

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 Les États-Unis demandent lundi que le Soudan et l'Éthiopie États-Unis, Secrétaire d'Etat Antony, a souscrit lundi pour une assouplie de tensions entre le Soudan et l'Éthiopie, car les craintes se développent d'un déversement du conflit sanglant Tigray.

Omar el - Béchir a été présenté dans une cage pendant son procès. Course contre la montre. Ce sentiment de liberté nouvelle encourage certains à soutenir leurs nouveaux dirigeants, et à s'investir. L'inflation galopante, les pénuries de matières premières et le manque de liquidités maintiennent le Soudan dans la crise économique. Ces éléments déclencheurs de la révolution sont toujours d'actualité. Un conseil souverain constitué de civils et de militaires assure la gestion du pays pendant une phase transitoire de trois ans avant des élections prévues en 2022.

Omar el - Béchir est actuellement détenu par les militaires et se trouve d’après le ministre «en lieu sûr». Il a également indiqué que la Constitution était suspendue pour le moment et que des élections seraient organisées après une période de transition de deux ans. Durant cette période, c’est un conseil militaire qui administrera le Soudan . Les frontières et l’espace aérien ont été fermés jusqu’à nouvel ordre. Des centaines de manifestants avaient attaqué jeudi les bureaux des services de renseignement et de sécurité (NISS) dans deux villes de l ’est du pays, Port- Soudan et Kassala, rapporte l’agence Reuters.

En décembre 2018, aux prémices de la révolution, Said Ahmad, étudiant en médecine, a été arrêté et incarcéré pendant 3 jours. « Aujourd’hui, on a plus de liberté, pas comme avant, note-t-il. Il y a deux ans, si l'on s’était rassemblé comme ça, des hommes seraient descendus de pick-up et nous auraient frappé ou tiré dessus. Aujourd’hui, on est en transition, des élections arrivent. Le pays avance, il y a des améliorations. »

Une impunité encore présente pour certains

Mais pour Badreddin Omar, l’impunité règne toujours notamment dans l’affaire de la dispersion sanglante du sit-in à Khartoum le 3 juin 2019. « C’est le plus gros crime, et c’est arrivé alors que Béchir était déjà tombé. C’est bien là le problème, les responsables de ce massacre sont au pouvoir. Ils ne vont pas être jugés. Les martyrs de la Qyiadah sont restés impunis. On reste mobilisés et l'on attend de voir quelles vont être les conclusions du comité d’enquête sur le 3 juin. Sans ça, on ne peut pas parler de vrai justice au Soudan. »

Il y a deux ans, Badreddin était de ceux qui sont montés dans un train depuis Atbara jusqu’à la capitale pour soutenir la révolution. Ils réclamaient un gouvernement 100 % civil et fustigent aujourd’hui la prépondérance des militaires au pouvoir.

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