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Monde Pakistan: la récitation coranique, un art et une discipline de fer

12:35  17 avril  2021
12:35  17 avril  2021 Source:   afp.com

Le Premier ministre du Pakistan relie le viol sur la manière dont les femmes habillent

 Le Premier ministre du Pakistan relie le viol sur la manière dont les femmes habillent Les vigilants de défense des droits du Pakistan ont accusé le Premier ministre Imran Khan de "ignorance déconcertante" après que l'ancien cricket a lié la tenue des femmes pour une augmentation des cas de viol. Dans une interview de week-end sur la télévision en direct, Khan éduquée Oxford a déclaré qu'une augmentation des viols a indiqué "conséquences dans toute société où la vulgarité est à la hausse". © B.K.

Hassan Ali Kasi, un © Aamir QURESHI Hassan Ali Kasi, un "qari" ou réciteur du Coran, lors d'une interview à l'AFP, le 26 mars 2021 à Islamabad

Pour devenir un maître dans l'art de la récitation coranique, le Pakistanais Hassan Ali Kasi, 21 ans, a dû s'asteindre à une stricte discipline, passant des heures à faire des vocalises, pratiquant le yoga et suivant un régime alimentaire adapté.

Son acharnement a payé. Il a récemment été sacré champion d'une compétition internationale, disputée en ligne, qui l'opposait à des hommes venus de 25 autres pays.

Révérés au Pakistan, les "Qaris", les récitateurs du Coran, sont chargés de mener la prière dans les mosquées ou d'enseigner le texte sacré aux étudiants des madrassas, les écoles coraniques.

Les islamistes pakistanais s'affrontent avec la police sur des dessins animés français représentant le prophète Mohammad

 Les islamistes pakistanais s'affrontent avec la police sur des dessins animés français représentant le prophète Mohammad par Asiif Shahzad et Mubasher Bukhari © Reuters / Akhtar Soomro Supporters du parti politique de Tehreek-E-Labaik Pakistan (TLP) Parti politique islamiste contre l'arrestation de leur chef Karachi Islamabad (Reuters) - Des milliers d'islamistes ont bloqué les autoroutes et les voies ferrées et s'affrontèrent de la police dans différentes régions du Pakistan pour protester contre l'arrestation de leur chef devant les rassemblements en dénonçant les dessins animés français représentant le prophèt

Ils sont particulièrement demandés pendant le mois de jeûne du ramadan, qui vient de commencer.

"Cette charge revenait aux prophètes", déclare Hassan Ali Kasi à l'AFP dans la capitale Islamabad. "L'un des tout premiers éléments du prêche, c'était la récitation. C'est aussi vieux que l'islam."

Les "Qaris" doivent prononcer à la perfection l'arabe, un savoir parfois difficile à maîtriser pour un locuteur pakistanais, dont la langue nationale est l'ourdou.

La finesse du rythme et de l'intonation produit la mélodie lente distinctive de l'"adhan", l'appel à la prière, lancé cinq fois par jour au moyen de hauts-parleurs.

En compétition, la récitation peut durer jusqu'à 15 minutes. Pour l'aider à contrôler sa respiration, Hassan Ali Kasi recourt au yoga. Il exerce aussi constamment sa voix.

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 L'ambassade de France conseille aux citoyens de quitter le Pakistan L'ambassade de France au Pakistan le jeudi a informé tous les ressortissants français et les entreprises de quitter temporairement le pays, après que les protestations violentes anti-France paralysèrent de grandes régions du pays cette semaine.

"Un Qari devrait être capable de réciter pour un minimum de 50 secondes sans reprendre sa respiration", observe celui qui suit un cursus en études islamiques dans une université d'Islamabad.

- 'Un don de Dieu' -

"La gorge est très sensible. Un Qari devrait éviter l'eau froide et la nourriture grasse car elle produit trop de mucus, qui écorche la voix quand on touche les notes hautes", explique-t-il.

Il a appris son art de son père et il a très rapidement été reconnu au Pakistan, décrochant plusieurs récompenses avant d'aussi s'imposer sur la scène internationale.

Hassan Ali Kasi, un © Aamir QURESHI Hassan Ali Kasi, un "qari" ou réciteur du Coran, explique les secrets de son art lors d'une interview à l'AFP, le 26 mars 2021 à Islamabad

De nombreux "Qaris" sont repérés dans des madrassas pakistanaises, où les jeunes garçons apprennent à mémoriser par cœur le Coran, le plus souvent sans comprendre la langue arabe ni le message véhiculé par le texte.

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  La France recommande à ses ressortissants de quitter temporairement le Pakistan En cause, de violentes manifestations dans les deux plus grandes villes du pays pour réclamer l'expulsion de l'ambassadeur de France.Un parti islamiste radical, Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), a partiellement bloqué en début de semaine les deux plus grandes villes du pays, Lahore (Est) et Karachi (Sud), ainsi que la capitale Islamabad (Nord), pour réclamer l'expulsion de l'ambassadeur de France. Les manifestations ont été violemment réprimées par la police et ont fait au moins deux morts du côté des policiers.

Cet enseignement se fait aussi souvent aux dépens des autres sujets d'étude, ce qui amène certains à accuser les madrassas d'endoctriner de la sorte leurs élèves.

Mais pour des millions de garçons, venant des recoins les plus pauvres de ce pays profondément conservateur, c'est souvent la seule voie d'accès à l'éducation, ces écoles coraniques fournissant un abri, des vêtements et de la nourriture. Très peu de madrassas sont ouvertes aux filles.

Hassan Ali Kasi, un qari ou réciteur professionnel du Coran, doit également travailler constamment sa forme physique et son souffle. Ici le 26 mars 2021 à Islamabad © Aamir QURESHI Hassan Ali Kasi, un qari ou réciteur professionnel du Coran, doit également travailler constamment sa forme physique et son souffle. Ici le 26 mars 2021 à Islamabad

Les enfants qui vont au bout de leurs études peuvent devenir des enseignants ou diriger les prières dans des mosquées de par le monde entier, même si cela leur rapporte peu d'argent.

"Il faut travailler particulièrement dur", remarque Abdul Qudus, un représentant de Wafaq-ul-Madaris al-Arabia, le plus grand groupe de madrassas du pays. "La voix, c'est un don de Dieu. Mais il faut le polir", souligne-t-il.

D'après lui, des centaines de religieux en charge de mener les prières dans les pays du Moyen-orient sont passés par des madrassas, alors que d'autres diplômés enseignent le Coran sur internet à des Pakistanais vivant en Europe ou aux États-Unis.

Hassan Ali Kasi, qui s'entraîne pendant des heures avant chaque compétition, prête son succès à la qualité de ses professeurs. "Quand vous suivez un bon Qari, vous pouvez faire entendre votre voix dans le monde entier", dit-il.

zz/ecl/ds/fox/cyb/ia

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Depuis huit mois, le Pakistan est en proie à des manifestations antifrançaises à l'initiative d'un parti islamiste radical, le Tehrik-e-Labbaik. De son côté, le Premier ministre, Imran Khan, semble tiraillé entre la pression qu'exercent ces islamistes, capables de faire descendre des milliers de personnes dans les rues, et le maintien d'une bonne relation avec la France et l'Union européenne. Depuis une semaine, le Pakistan est le théâtre d'émeutes et de violences qui ont entraîné la mort et l'enlèvement de plusieurs policiers. Au centre de ces tensions : l'appel, par le parti Tehrik-e-Labbaik (TLP), au renvoi de l'ambassadeur de France à Islamabad.

usr: 1
C'est intéressant!