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Monde Cette photo d'un soldat français "pointant une arme" sur un manifestant n'est pas prise au Tchad

16:40  05 mai  2021
16:40  05 mai  2021 Source:   france24.com

Tchad Junta chasse le chef rebelle au Niger

 Tchad Junta chasse le chef rebelle au Niger de la nouvelle junte dirigeante du Tchad sur le dimanche, a promis de raconter un chef de rebelle accusé de «crimes de guerre», cherchant de l'aide de Niger voisin pour le suivre avec ses combattants. © Issouf Sanogo Tchad Strard Strongman Idriss Deby Itno a été mis au repos le samedi L'armée a «situé l'ennemi réparti en petits groupes, se regroupant maintenant sur le territoire du Niger», a déclaré Azem Bermandoa Ajem Bermandoa Agouna.

Ce jeune tchadien est il mis en joue par un soldat français car il a manifesté contre © Observateurs Ce jeune tchadien est il mis en joue par un soldat français car il a manifesté contre "le régime" au Tchad ? Pas vraiment...

Une photo partagée des centaines de fois depuis début mai sur Facebook prétend montrer, selon la légende associée, un “jeune manifestant tchadien” mis en joue par “un soldat français” car “il a manifesté” contre les autorités tchadiennes après la mort du président Idriss Déby. Mais la photo a été prise en Centrafrique en 2014.

Sur la photo, on voit un jeune garçon armé d’une machette faire face à un soldat en treillis militaire avec l'écusson de la France sur le bras. Les légendes partagées avec la photo indiquent :

Tchad: la junte refuse de négocier avec les rebelles

  Tchad: la junte refuse de négocier avec les rebelles Les militaires au pouvoir au Tchad depuis la mort du président Idriss Déby Itno ont annoncé dimanche soir leur refus de négocier avec les rebelles qui ont lancé il y a deux semaines une offensive contre la capitale et s'étaient dit la veille ouverts à un cessez-le-feu.Dans une déclaration à la télévision d'Etat Télé Tchad, leur porte-parole Azem Bermandoa Agouna a annoncé les intentions des militaires de mater la rébellion et demandé au Niger voisin de les aider à "capturer" le chef rebelle du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT), Mahamat Mahadi Ali.

“Ce jeune tchadien qui se fait pointer une arme sur la poitrine par un soldat français dans son pays parce qu’il a osé manifester contre le régime despotique à la solde de la France est le nouveau symbole de la résistance au néo-colonialisme français”.

Cette publication fait suite aux manifestations qui ont eu lieu au Tchad après la mort du président Idriss Déby, tué lors de combats le 19 avril. Les manifestants s’opposent à l’intronisation du fils d’Idriss Déby à la tête d'un conseil militaire pour diriger le pays. Les contestations ont entraîné la mort d’au moins 5 personnes.

Une recherche d’image inversée en utilisant l’outil TinEye (cliquer ici pour savoir comment l'utiliser) permet de retrouver la photo sur le site de GettyImages, une banque d’images en ligne.

Tchad : plusieurs morts dans des manifestations d'opposition à la junte

  Tchad : plusieurs morts dans des manifestations d'opposition à la junte Une semaine après la mort du président Idriss Déby, l’opposition au Tchad a appelé à des manifestations mardi, au lendemain de la nomination par la junte d’Albert Pahimi Padacké au poste de Premier ministre. Au moins deux personnes sont décédées, lors de rassemblements sporadiques, interdits par les militaires au pouvoir. Journée sous haute tension au Tchad. Une semaine après la mort du président Idriss Deby, quelques dizaines de personnes se sont rassemblées, mardi 27 avril, dans la capitale N'Djamena, brûlant parfois quelques pneus, avant d'être rapidement dispersées depuis le début de la matinée.

On y découvre que la photo a été prise le 23 janvier 2014 par le photographe de l’AFP Issouf Sanogo, à Bangui, en Centrafrique.

Dans d’autres articles en ligne ayant repris la photo, comme sur ce site d’information égyptien, on retrouve même la légende détaillée de la photo indiquant :

“Un soldat français participant à ‘l'opération Sangaris’ montant la garde au carrefour PK12 à Bangui interroge un jeune milicien chrétien anti-Balaka portant une machette, à la suite d'une attaque durant la nuit par des miliciens anti-Balaka chrétiens dans le quartier majoritairement musulman PK13 de Bangui”.

Des soldats français bien présents dans des bases au Tchad

Qu’en est-il de la présence de la France au Tchad ? L'armée française a des éléments dans le pays : le poste de commandement interarmées de l'opération Barkhane, visant à lutter contre la présence de groupes armés jihadistes au Sahel, est basé à Ndjamena. Depuis 2014, 800 soldats stationnent ainsi dans le camp Kosseï dans la capitale tchadienne, et une trentaine de soldats français sont également positionnés à Agbéché, à la frontière avec le Soudan, selon Ouest-France.

Cependant, comme le précise l’AFP Factuel, ces soldats n’ont pas vocation à assurer des opérations de maintien de l’ordre sur le territoire tchadien, notamment dans le cadre de manifestations.

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Tchad : journée de mobilisation sous haute tension .
TENSIONS. Malgré l?interdiction, une coalition citoyenne appelle à des rassemblements ce samedi dans plusieurs villes. Des violences sont déjà signalées.À LIRE AUSSITchad : un gouvernement de transition nommé

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