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Monde Ethiopie : la Commission des droits de l'homme alerte sur le traitement des détenus en Oromiya

06:25  08 mai  2021
06:25  08 mai  2021 Source:   rfi.fr

Ethiopie : le Tigré, un haut lieu religieux, économique et politique

  Ethiopie : le Tigré, un haut lieu religieux, économique et politique Le Tigré, où le gouvernement fédéral du Premier ministre Abiy Ahmed a lancé il y a six mois une opération militaire, est une région excentrée de l'Ethiopie mais au poids culturel, économique et politique historiquement considérable. De hauts plateaux excentrésLe Tigré est une région de hauts plateaux montagneux et de basses plaines située dans l'extrême nord de l'Ethiopie, à plus de 600 km d'Addis Abeba, la capitale fédérale.C'est une des dix régions administratives de l'Ethiopie, divisée selon un système dit de "fédéralisme ethnique".

Un manifestant porte un t-shirt © Getty Images via AFP - STEPHEN MATUREN Un manifestant porte un t-shirt "Oromia" lors d'une mobilisation suite à la mort du musicien Hachalu Hundessa en juin 2020. (image d'illustration)

L'état de droit n'est pas respecté pour les prisonniers dans la région de l'Oromiya, en Ethiopie. C'est la conclusion d'un rapport publié jeudi par la Commission éthiopienne des droits de l'homme, une institution semi-publique dirigée par un ancien responsable de l'association Human Rights Watch. L'institution exprime sa « sérieuse inquiétude » sur le traitement des détenus. Elle se dit « alarmée » par les conditions de détention constatée et pense que « de graves violations des droits de l'homme ont été commises ».

des Nations Unies "perturbées" par la rupture violente de la prison de la prison de la prison

 des Nations Unies Le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies (HCDR) a déclaré qu'il est "dérangé" par la force "inutile et disproportionnée" utilisée par la police de Bahreïn pour démanteler un pacifique Situation de la prison principale du pays plus tôt ce mois-ci. © Le corps des Nations Unies a décrit la force utilisée par la police comme «inutile et disproportionnée» [dossier: Hama ...

Les observateurs de la Commission des droits de l'homme se sont intéressés aux personnes arrêtées dans le cadre de ce que les autorités appellent la « situation actuelle », c'est à dire les détenus politiques. Et particulièrement, dit la Commission, ceux arrêtés suite à l'assassinat du célèbre chanteur oromo Hachalu Hundessa, l'année dernière.

Les observateurs ont donc rencontré des prisonniers jamais formellement inculpés et jamais présentés à la justice. Certains étaient encore détenus alors qu'un tribunal avait ordonné leur libération. D'autres ont raconté avoir été battus par la police, certains ayant des blessures ouvertes ou des handicaps physiques dus à ces violences.

Il leur a également été fait état d'arrestations de familles entières de suspects et de corruption des policiers, en contrepartie de largesses. Des femmes ont été vues dans toutes les cellules visitées, parfois avec leurs enfants en bas âge, ainsi que des prévenus âgés de 9 à 18 ans, et tout cela dans des conditions d'hygiène et de promiscuité insoutenables.

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Dans sa réponse aux conclusions de la Commission, le procureur général de l'Oromiya a cependant déclaré que des enquêtes avaient été diligentées mais qu'aucune violation des droits n'avait été relevée.

Sur la question des droits de l'homme en Ethiopie, l'agence Reuters a publié vendredi une longue enquête sur la situation difficile des Tigréens dans le pays depuis le début du conflit dans leur province natale, sous le prétexte de lutte contre l'influence du TPLF. Elle détaille les arrestations arbitraires et les brimades dont sont victimes les Tigréens dans la rue, dans le travail comme dans l'administration.

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C'est intéressant!