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Sport SNCF-Les syndicats réformistes renouent le dialogue avec Borne

16:05  11 mai  2018
16:05  11 mai  2018 Source:   fr.reuters.com

Dette SNCF: les prix des billets ne vont pas augmenter, assure Borne

  Dette SNCF: les prix des billets ne vont pas augmenter, assure Borne Les prix des billets de train ne vont augmenter pour les usagers de la SNCF, malgré la reprise par l'Etat d'une partie de la dette de l'entreprise publique, a assuré vendredi la ministre des Transports Elisabeth Borne. "Il n'en est pas question", a affirmé la ministre sur le plateau de France 2, où elle était interrogée sur une éventuelle augmentation des prix des billets de train. "La dette va être en partie reprise par l'Etat, sans augmenter les impôts (...) et sans augmenter les prix des billets, donc ça veut dire qu'il faudra faire des économies ailleurs", a-t-elle poursuivi.

PARIS (Reuters) - L'Unsa et la CFDT ont salué vendredi "la volonté d'avancer" et "l'écoute" de la ministre des Transports, Elisabeth Borne , avec laquelle ils ont renoué le dialogue après plusieurs semaines d'impasse dans les discussions sur la réforme de la SNCF .

La ministre des Transports, Elisabeth Borne , s’est déclarée quant à elle « préoccupée pour l’avenir » de la compagnie aérienne, dans la Le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde "demande au gouvernement de dialoguer avec les syndicats réformistes " sur la réforme de la SNCF , jugeant

L'Unsa et la CFDT ont salué vendredi "la volonté d'avancer" et "l'écoute" de la ministre des Transports, Elisabeth Borne, avec laquelle ils ont renoué le dialogue après plusieurs semaines d'impasse dans les discussions sur la réforme de la SNCF.

Tenants d'une ligne plus dure dans la mobilisation contre le projet gouvernemental, la CGT et Sud ont en revanche snobé ces réunions bilatérales programmées en vue de l'examen du texte au Sénat, à la fin du mois.

Devant Elisabeth Borne, les deux organisations réformistes ont présenté leurs propositions d'amendements - 42 pour la CFDT et une trentaine pour l'Unsa - portant en grande partie sur les conditions dans lesquelles les salariés de la SNCF pourront être transférés à la concurrence une fois le marché ouvert.

Fin du statut: 100 millions d'économies par an pour la SNCF (Borne)

  Fin du statut: 100 millions d'économies par an pour la SNCF (Borne) La fin du recrutement des cheminots au statut au 1er janvier 2020 permettra à la SNCF d'économiser environ 100 millions d'euros par an pendant 10 ans, a estimé mardi la ministre des Transports Elisabeth Borne. "Ce sont des économies à venir qui ont été chiffrées à une centaine de millions d'euros par an dans les dix prochaines années", a dit Mme Borne sur franceinfo au moment où débute le huitième épisode de grève depuis début avril.L'extinction du statut des cheminots est pour le gouvernement un point non négociable de sa réforme du secteur ferroviaire. Les syndicats, au contraire, y sont viscéralement attachés.

Lundi, la fédération CGT des cheminots – premier syndicat de la SNCF –, avait fait savoir qu’ elle proposerait, mardi, aux autres membres de l’intersyndicale du groupe public (UNSA, SUD, CFDT) de discuter de l’organisation de trois nouveaux jours de grève contre la réforme ferroviaire lundi 2

Les deux organisations dites réformistes , que La République en marche (LaRem) espère Soucieux de ne pas paraître rétif au dialogue , le gouvernement met en avant les concertations ouvertes au Deuxième syndicat à la SNCF , l 'Unsa attend des précisions notamment sur les conditions du

"La ministre a abordé cette deuxième phase dans un esprit de dialogue ouvert sur l'ensemble des propositions qu'on lui a faites", a déclaré à Reuters le secrétaire général adjoint de la CFDT-cheminots Sébastien Mariani.

"A la différence de certaines réunions dans le passé, on voyait qu'ils avaient travaillé sur la base des propositions et il y a eu un dialogue argumenté", a-t-il ajouté.

L'Unsa-ferroviaire a pour sa part rencontré une ministre "à l'écoute", selon les mots du secrétaire fédéral Florent Monteilhet, également joint par Reuters.

"DIFFICILE DE SAVOIR SI ON ABOUTIRA"

Elisabeth Borne n'a cependant donné aucun indice sur le nombre et la nature des amendements qui pourraient être retenus lors des débats au Sénat, à partir du 23 mai en commission et du 29 mai en séance publique.

SNCF-L'"incessibilité" sera inscrite dans la loi, dit Borne

  SNCF-L' La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a confirmé mardi la volonté du gouvernement d'inscrire l'"incessibilité" de la SNCF dans la loi, un ajout destiné à dissiper les soupçons d'une possible privatisation de la compagnie ferroviaire. Les syndicats, qui ferraillent depuis début avril contre la réforme du rail, accusent l'exécutif de vouloir vendre au moins en partie l'entreprise, ce que prouverait selon eux un compte rendu de réunion révélé dans la presse.Invité de France Inter mardi, Elisabeth Borne a de nouveau démenti tout "projet caché" allant dans ce sens.

A cette date, les établissements publics SNCF et ses deux filiales SNCF Réseau et SNCF Mobilités adopteront le statut de société anonyme. Cette série d’annonces en rafale a fortement déstabilisé les syndicats , notamment la CFDT et l’UNSA, les centrales les plus réformistes .

» LIRE AUSSI - SNCF : le gouvernement transforme une contrainte comptable en cadeau. «L'examen du texte au Sénat a permis, dans un climat de dialogue constructif, d'enrichir le projet de loi en prêtant une attention toute particulière au volet C'est bien qu'il existe des syndicats réformistes .

En attendant les prochaines échéances parlementaires, "c'est difficile de savoir si on aboutira à quelque chose d'acceptable", selon Sébastien Mariani.

Les "discussions se poursuivront dans les prochains jours", a fait savoir le ministère dans un communiqué.

Les deux forces réformistes assurent que les négociations engagées avec l'exécutif ne mettent pas à mal l'unité syndicale, qui tient depuis le début de la grève en pointillé, mais les derniers développements soulignent de facto les différences d'approche avec l'axe CGT-Sud.

CGT, Unsa, Sud et CFDT avaient critiqué à l'unisson la conduite de la première série de négociations organisées sous l'égide d'Elisabeth Borne et tous avaient claqué la porte le 19 avril, faute d'avancées suffisantes à leurs yeux.

Mais, selon l'Unsa et la CFDT, les réunions bilatérales de lundi dernier avec Edouard Philippe, à Matignon, ont ouvert une "deuxième phase" plus propice au dialogue.

Le Premier ministre a une nouvelle fois exclu à cette occasion de revenir sur les grands principes de la réforme - ouverture à la concurrence, fin du statut de cheminots pour les nouvelles recrues et transformation juridique de la SNCF - tout en montrant des signes d'ouverture.

La grève intermittente, qui a débuté le 3 avril, doit reprendre dimanche pour un nouvel épisode de deux jours. (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

SNCF: l'Etat reprendra 35 milliards de dette .
Edouard Philippe a confirmé vendredi que l'Etat reprendrait 35 milliards d'euros de la dette de la SNCF, dont 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022, en promettant de ne pas créer d'impôt spécifique pour compenser cette charge. "Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la nation et du contribuable en faveur de la SNCF", a souligné le Premier ministre, après avoir reçu à Matignon les syndicats représentatifs lors de rencontres bilatérales.

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